En route vers le
titre
Grandiose victoire et qualification des Aigles Noirs
emmenés par un tourbillonnant Fifi-Skeletor auteur de trois
buts
Ce jeudi, c'est une salle du Blanc Graver au public
surchauffé et nombreux qui a vu la dernière victoire
4-3 de notre équipe de mini-foot, les
Aigles Noirs, sur le
Real Team, les petits
paléontologues.
En effet, outre votre serviteur, on notait la présence de
Madeleine la Pom-Pom Girl de niveau interplanétaire et
intercosmique qui était venue soutenir les
Aigles avant une
tournée sur Andromède et Cassiopée et que l'on
surnomme déjà "Plumeaux Bleus". On remarquait
également la présence du "Grand Chef Indien" qui
prodigua ses nombreux conseils aux Aigles
Noirs tout au long de la rencontre. On chuchote
d'ailleurs qu'il a été approché pour le poste
d'entraîneur de ceux-ci. Affaire à suivre... Citons
encore parmi le public quelques autres membres des LGIH : Tim le
Marabout (qui malgré les dernières tentatives
d'enrôlement n'avait pu rejoindre le groupe et s'est
contenté du rôle de décapsuleur patenté de
canettes), Radu le Roumain et Vincent le Marocain. Absente : la
télévision adversaire qui n'a pu couvrir
l'événement, il est vrai qu'avec des caméras en
bois, des micros en pierre et une régie fonctionnant au
mazout, il était difficile de venir faire un reportage digne
de ce nom.
Le match débutait par un round d'observation tendu entre
les deux équipes crispées par l'enjeu. Rappelons que
les Aigles Noirs
étaient en tête de leur groupe et rencontraient les
deuxièmes classés. Rappelons également que les
Aigles étaient
fortement déforcés par les absences de Dimi le Polak et
David le Rital.
Avant la rencontre, l'optimisme régnait cependant chez les
Aigles. Bobo nous avait
d'ailleurs déclaré : "On va leur mettre une tanne. Si
pas dans les deux premières mi-temps, en troisième
mi-temps". Fifi-Skeletor avait renchéri en ajoutant
très sportivement : "On va jouer les chevilles". Jojo, le
capitaine valeureux, avait conclu simplement : "On va gagner".
Le premier fait marquant est à mettre à l'actif de
Guy à la 3e minute qui envoya un excellent tir au-dessus de la
cible. Puis ce furent les tentatives de Jojo (à la 5e minute)
et de Fifi (d'un tir puissant à la 8e) qui firent trembler nos
adversaires. Le premier but des
Aigles, qui dominèrent
la partie de bout en bout, tomba à la 17e minute Guy reprenant
victorieusement au fond des filets un ballon de Skeletor. Les
Aigles faillirent doubler la
marque à la 19e minute lorsqu'un envoi terrible de puissance
de Ben fut dévié par le gardien adverse. Deux minutes
plus tard, c'était chose faite, 2-0 par Skeletor après
une judicieuse récupération de balle. C'est sur ce
score que fut sifflée la mi-temps par une arbitre que l'on
aurait préféré ne pas rencontrer le soir dans un
endroit sombre. Il fallut attendre la 7e minute de la reprise pour
voir un arrêt fantastique de notre grand gardien Rodolphe. 9e
minute : 2-1 (sans commentaire). La 12e minute voyait un essai de Guy
avant que Skeletor ne marque son deuxième but de la
soirée à la 13e minute après un long effort. Les
Aigles continuaient leur
pressing à la 14e par un essai de Ben et à la 15e par
un belle reprise de Skeletor. C'est ce dernier qui signa son coup de
chapeau à la 21e : 4-1 dans une salle en délire toute
gagnée à la cause de Aigles
depuis le départ des supporters de l'autre
équipe (les joueurs du match précédents qui
étaient restés et avaient pris fait et cause pour les
plus faibles). Le Real Team profita ensuite lâchement d'un
relâchement pour inscrire deux buts insignifiants. Bobo et
Skeletor eurent ensuite l'occasion de tuer le match, mais très
sportivement ils n'ont pas voulu ridiculiser leurs adversaires.
Au-delà des trois buts de Skeletor, c'est toute
l'équipe, un tantinet fatiguée sur la fin, qui
mérite des éloges pour sa résistance et son
jusqu'au-boutisme. Jojo (qui avait appris durement la
différence entre du mousse et du bois et en avait gardé
un joli crin) déclarait en conclusion :"Finalement, ce qui a
le plus pesé dans ce match c'est la bûche, la dinde, le
foie gras et le marcassin de Noël, sans oublier le mousse, bien
sûr."
Les Aigles sont toujours
restés optimistes et ont voulu faire mentir le fameux proverbe
monégasco-mongol : "Qui sème le doute, récolte
des proutes". La 3e mi-temps pouvait commencer...
En route vers le "Final Four" et le titre.
Composition de l'Equipe : Rodolphe, Ben,
Guy, Bobo, Jojo, Fifi et Loulou.
Les buts : 1-0 : Guy, 2-0 : Fifi, 2-1 :
quidam, 3-1 : Ffi, 4-1 : fifi, 4-2 et 4-3 : on s'en fout.
F.C.
Editeur irresponsable du journal
Secrétaire/avocat commis d'office des Aigles Noirs
Courrier des Lecteurs
Après l'éclatante victoire des Aigles, nous avons
reu un nombreux courrier. Nous avons choisi de publier la
touchante lettre du petit Serge B. (5 ans, d'âge mental bien
sûr) qui a choisi la forme poétique pour nous dire son
admiration sans borne pour ses héros. C'est bien à son
âge d'avoir des héros, mais ils auraient peut-être
pu en choisir d'autres...
Voici son poème en alexandrins :
Oh Aigles Noirs, braves et aussi courageux
Vous qui nous enchantez de grandioses parties
L'astre de vos exploits brille de mille feux
Et éclaire de joie notre face réjouie
Volez, courez, dribblez, tacklez, marquez des buts
Animés de l'énergie d'un taureau en rut
Oh, attention! Un mur vert n'est pas un "mousse"
Il faut maîtriser les fougues qui vous poussent
Vos ennemis connaissent tous l'enfer sur terre
Pour vos assauts répétés ils ne peuvent rien
Vous les mordez de vos griffes et vos serres
Avant de les anéantir comme des vauriens.
Notons enfin l'apparition récente d'une marque
déposée de vin à cuvée limitée :
Les Aigles Noirs
Le Journal des Aigles Lundi 12 janvier 1998
Retour
aux résultats des matchs
E-POU-STOU-FLANT
4 buts de Fifi, un pénalty sur le montant, un
public chaud
comme un baraque à frites et ... une
fanfare
Comme toujours, les absents ont bien eu tort de ne pas assister ce
jeudi au match d'anthologie entre nos Aigles
Noirs et le pitoyable Marcel Team,
gagné bravement par nos couleurs par 4-3 après une
partie à suspens dans une ambiance électrisée
par un public tout dévoué à la cause de nos
Aigles. Et pourtant, dans le public, on
regrettait l'absence de "Plumeaux Bleus-Madeleine van the
sekretariaat" clouée au lit par un vilain virus vireux.
Toutefois, elle fut remplacée (avantageusement???) par son
mari, le Grand Chef Indien, qui eut l'excellente idée de se
transformer en homme orchestre-fanfare. Outre votre serviteur et son
géniteur, on dénombrait dans le public DJ Tim,
appelé également MC Balthazar (Vous voulez savoir
pourquoi? Yaka venir nous voir, na, na, na), Vincent le Marocain,
dont l'arrivée en 2e mi-temps coïncida avec la
remontée des Aigles, Radu le joyeux Roumain et sa charmante
compagne, la non moins charmante compagne de Pisicca, Spizza le
livreur de Margherita, Laurent au Grand Galop et... Catherinette,
reporter de charme et de choc qui avait eu la bonne idée
d'apporter son caméscope, mais la mauvaise de prendre les
batteries aux LGIH, ces dernières susnommées
s'avérant défectueuses. Voir ce que je disais sur les
caméras en bois et les micros en pierre dans mon article
précédent. L'ambiance fut chaude, très chaude,
car les autres n'avaient ni public, ni sens de l'humour. Un dernier
mot sur l'arbitre féminin. Il s'agissait de la même
maîtresse-femme que la fois précédente, ce qui
fit dire à Catherine H. (pour des raisons d'éthique,
nous ne publions que les initiales du nom) qu'elle était
probablement venue au match dans le cadre d'un programme
Weight-Watchers (Ah, les femmes entre elles!).
Sujet au défaitisme ambiant, notre au demeurant excellent
gardien Ro, n'était pas très optimisme. Il rappela le
fameux proverbe moldavo-sicilien : "La Saint-Vincent (22 janvier)
défait les plus vaillants", mais c'était sans compter
sur le célèbre dicton ardennais d'Anvers : "Aux LGIH,
on joue avec panache".
Avant le match, votre reporter avait recueilli les
réactions de quelques
Aigles.
Tim, fort nerveux, se contenta de dire : "On va gagner! On va
gagner"
Bobo ajouta de manière fort intéressante : "J'ai une
crampe dans le mollet droit".
Dans l'ensemble, les Aigles
étaient fort peu bavards et crispés par l'enjeu.
Toutefois, nos vaillants guerriers, tels des dieux nordiques venus du
Walhalla, montèrent au combat avec la rage de vaincre et le
couteau entre les dents.
Le match débuta par une domination hélas
stérile des Aigles Noirs.
A la 2e minute, un tir de Dimi alla s'écraser dans les
gradins (même pas 3 points) et à la 3e minute, le
même tira sec à côté. La minute suivante
vit un essai infructueux de Bobo à côté. La 5e
minute connut un essai de Jojo le Burkinabais qu'il ponctua par un
doigt d'honneur, ma foi fort élégant.
La tension monta lorsque Fifi-Skeletor envoya deux essais à
côté de la cible. Il faut dire qu'il avait plu et que le
terrain était rendu lourd et glissant par la pluie.... (Mais
si, mais si).
Ensuite, en deux minutes, on assista à un superbe envoi de
Fifi et à un tir fulgurant de l'Ami-Gay. Hélas, sur la
contre-attaque, nos adversaires eurent 100% de réussite en
marquant leur première occasion de but. 0-1 contre le cours du
jeu. Un faux bond trompa notre brillant gardien.
Mais nos couleurs repartirent de l'avant et la 18e minute fut
marquée par une talonnade géniale de Bobo. A la 20e,
Ro, notre gardien volant, sauva un but tout fait avant que Ben
n'envoie une deuxième tir fulgurant. Pas de chance à la
25e lorsque Fifi écrasa un tir puissant sur le montant du
but.
La 2e mi-temps reprit en fanfare (c'est le cas de le dire) avec un
penalty commis sur Dimi. Celui-ci voulut se faire justice
lui-même, mais c'est le montant qui vint en aide à nos
adversaires qui n'en menaient pas large. Mais sur la phase qui suivit
Fifi-Skeletor égalisa 1-1, ce qui correspondait avec
l'arrivée de Vincent le Marocain et de sa crécelle
infernale. Ensuite, ce fut de nouveau Ro qui sauva les siens et Dimi
fit une nouvelle tentative, mais son compteur restera hélas
bloquer à 0.
A la 6e minute, 1-2 et à la 8e minute, nouvel
arrêt-miracle de Ro et de toute la défense. Les
Aigles ne sont que plus dangereux quand
ils sont blessés. Il faut noter le comportement anti-sportif
de nos adversaires qui commirent de nombreuses fautes d'anti-jeu
caractérisé, révélant ainsi leur
petitesse d'esprit. Il faut dire qu'il n'avait pas de 6e homme, eux.
La 10e minute vit un tir terrible de Dimi avant que Fifi ne
rétablisse l'écart à la 13e : 2-2. Nouveau
sauvetage de Ro à la 18e et sur la contre-attaque, Fifi,
toujours lui, fit 3-2. Le public était en délire. La
fanfare se mit alors en branle. Par traîtrise, les autres
firent 3-3 à la 21e. Mais les Dieux du mini-foot était
avec les Aigles et Fifi fit 4-3
à une minute de la fin dans l'ambiance que l'on devine. Tout
le monde était debout (véridique!) et hurla de joie
lorsque l'arbitre corrompue et vendue à la cause des autres
siffla la fin de la rencontre (c'est d'ailleurs tout ce qu'elle
pouvait siffler d'ailleurs).
Les Aigles chantèrent : "Our
heart is filled with steel. Masters we have none" et "We were born to
be n°1" (Celui qui pourra me donner le nom du groupe qui chante
les paroles de cette chanson gagnera, outre ma considération
distinguée, un cadeau surprise. Réponse par email).
"Allez les Aigles, Allez les Aigles, Allez les Aigles Noirs"
entonna plus d'une fois le public. "On vient, on joue, on gagne et on
s'en va" répondirent nos joyeux guerriers.
Après ce match homérique, je pus recueillir quelques
déclarations à chaud :
Fifi, dans son style direct : "L'arbitre est une sale mal
baisée, elle a la moule qui pue". Fin de citation. Bien que ne
connaissant pas la vie sexuelle de la susnommée, on comprend
le mécontentement de Fifi face à cette mauvaise
arbitre. Il poursuivit : "Je suis content. J'ai marqué 4
goals, mais ils étaient bien amenés (par moi)".
Bobo : "On ne leur a pas mis une tanne, mais on leur a mis une
tanne"
Le même, deux bières plus tard : "Ca a chauffé
pour Marcel et ils sont repartis les couilles entre les jambes".
Jojo, se saisissant de la trompe à Cléon : "
Pouêt, Pouêt, Poueeeeeeet". Bien dit Jojo!.
Guy, très inspiré : "Euuuh. On a gagné. Mais
je ne suis pas mûr pour le mur" Pour expliquer le 3e but
adverse qui traversa un mur un peu poreux dont il faisait partie.
DJ Tim eut le mot de la fin : "C'était dur, mais on y a cru
et on a gagné".
On lèvera un voile pudique sur la suite des
événements qui vit les Aigles battre un nouveau record
interplanétaire : l'ingurgitation de 180 tequilas
frappées.
Courrier des Lecteurs
Le petit Laurent D. de Tract et Bel et Tais-toi : "Aga, Aga,
Areuh, Areuh. Ils ont tous des chapeaux ronds, Vive les Bretons, Ils
ont tous des gros c...". Merci, Merci Laurent pour ces propos
pertinents qui résument très bien la situation.
Monsieur A.M. de Chaudfontaine nous écrit : "Je suis un
lecteur assidu de votre journal, qui est au demeurant d'excellente
qualité et dont le rédacteur en chef est quelqu'un
d'intelligent et même de brillant. Toutefois, je suis
outré et choqué par les propos salaces de certains
joueurs. Ils devraient prendre exemple sur vous et user d'un langage
plus châtié". Merci de vos commentaires, mais nous ne
sommes pas responsables des propos tenus par ceux que nous
interrogeons. Dans un souci de transparence, nous avons
décidé de publier les interviews dans leur
intégralité, sans les édulcorer.
Grand jeu-concours
Nous lançons dès aujourd'hui un grand
jeu-concours. Envoyez-nous vos poèmes, chansons,
récits, livres, volumes, encyclopédies, fichiers
multimédia à la gloire des Aigles Noirs. Vous pouvez
remporter de nombreux prix.
1er Prix
Pour les femmes : une soirée entière avec vos
idoles.
Pour les hommes : deux bisous sur chaque joue de Plumeaux-Bleus et
de Catherinette. Plus si affinités.
2er Prix
Un beau livre sur la géologie offert par notre nouveau
sponsor : l'UD des Sciences de la Terre et sa gardienne du
savoir.
3e Prix
Un superbe coffret bleu turquoise à édition
limitée et numéroté, contenant un texte
relié en plastique résistant et des cartes aux couleurs
chatoyantes (rouille, noir et blanc) portant l'inscription : Rapport
CILE/975.
Editeur irresponsable :
Fab' le Rouge
Supporter N°1 des Aigles Noirs
Président du Fan-Club de ces mêmes Aigles
Secrétaire/Avocat commis d'office
Président du comité "Black Eagles Champions '98",
Rédac'Chef du Journal des Aigles
Avec la participation du Coiffeur Maurice, coiffeur officiel
des Aigles Noirs. Avec Maurice, y'a pas d'malice, tout est
lisse.
Maurice, partenaire officiel des Aigles Noirs
Retour
aux résultats des matchs
La fin de la belle
aventure
Battues 3-5, nos couleurs injustement
éliminées
Et pourtant tout avait bien commencé. On notait
effectivement une affluence record parmi les supporters des LGIH. Il
serait d'ailleurs plus facile de noter les absents que les
présents, car plus de 20 éminents membres du personnel
avait fait le déplacement. Parmi les absents, notons Grand
Galop, Radu le Roumain, Vincent le Marocain (c'est sa faute si on a
perdu, na) et l'ignoble franco-italo-algérien de Liège
Polo Mint qui a ainsi manqué à sa promesse, promesse
que je lui avais pourtant extorquée dans les règles de
l'art.
Par contre, outre les habitués, étaient
présents (dans le désordre et en espérant
n'oublier personne) : Plumeaux Bleus et le Grand Chef de la Fanfare
surnommé également Robert Waseige pour ses judicieux
conseils, la belle gardienne du Temple du Savoir des Sciences de la
Terre, Stefke la jolie Napolitaine, la fameuse pom-pom Smasheuse
Suisse et le Smasheur, Gaston le Tam-Tam burundais, Mr T van het
bureau de dessin, nommé photographe officiel des
Aigles, Baudouin le Roi des Paquets
appelé également l'Ange Blond, Ben l'Ancien et ... DJ
Tim.
Clairon, corne de brume, tam-tam, trompettes en tout genre,
pancartes à la gloire des Aigles, rien ne manquait donc
à l'ambiance.
Côté équipe, on notait le forfait
remarqué de Dimi le Foreur Fou, terrassé par une
migraine (pas ce soir Chéri,...). Pour le reste, il s'agissait
de l'équipe-type, la dream team qui nous a tant fait
rêvé, tant par son jeu chatoyant que par la
virilité et la beauté plastique de ses membres.
Dans les commentaires d'avant-match, Bobo s'était fendu de
son traditionnel "On va leur mettre une tanne, si pas dans les deux
premières mi-temps dans la troisième" Et c'est ce qui
se produisit, ils furent écrasés en troisième
mi-temps 1 casier à 0.
Ro poursuivit dans son style direct et pessimiste: "On va se faire
sodomiser comme à un examen de Monjoie".
Fifi concluait dans une envolée lyrique : "J'ai mal au
genou et à la fesse."
La première mi-temps débutait
héroïquement par plusieurs sauvetages de notre gardien
volant et de Jojo. A la 8e minute, un excellent essai de Fifi passait
de peu à côté. Le délire gagna le public
qui se leva comme un seul homme à la 10e minute lorsque Jojo
fit 1-0. A la 20e, un bon essai de Jojo nous rapporta 3 points (Oups,
pardon, c'est pas du rugby, pourtant c'était bien entre les
poteaux...). C'est dans la 1ère mi-temps que se situa la
première irrégularité de la rencontre, le
gardien n'arrêtait pas de déménager son goal.
Inutile de dire qu'il s'agissait là d'une des nombreuses
malversations qui eurent lieu au cours du match. Entre-temps, nos
adversaires, qui devaient sortir d'un quelconque atelier
protégé, avaient fait 1-2 par traîtrise, plantant
leur couteau effilé dans le dos puissant de nos
athlètes.
Toutefois, leur joie ricanante ne fut que de courte durée
puisqu'à la 10e minute de la deuxième mi-temps Fifi fit
fi de la défense adversaire et ponctua son effort solitaire
d'un magnifique but. Et à la 13e minute, David l'Italo nous
donna l'avantage 3-2 d'un but superbe. Ne le sont-ils pas tous me
direz-vous, puisqu'ils sont marqués par les
Aigles Noirs. Certes, mais celui-ci
était encore plus beau. Notons encore une tête ravageuse
de Bobo à la 15e et un arrêt-miracle de Ro, un de
plus.
Le tournant du match survint à la 17e minute quand
l'arbitre accorda un penalty aux autres
après une faute tout à fait imaginaire de Ro. S'il
fallait une preuve supplémentaire de la corruption de
l'arbitre, elle nous fut apportée un peu plus tard lorsque que
cet énergumène ne siffla pas une main dans le rectangle
adversaire qui aurait pu changer toute la physionomie de la
rencontre.
Que pouvaient faire nos vaillants guerriers face à tant
d'acharnement?
Leurs vaillants supporters eurent beau invoquer tous les dieux du
stade possibles, rien n'y fit.
Tout le public était effondré. Il me fallut soutenir
DJ Tim pour ne pas qu'il tombe, le malheureux faisait peine à
voir. Plumeaux Bleus pleurait ... comme une Madeleine. On dut
évacuer en civière plusieurs membres du public victimes
de malaise. Même le visage de la belle gardienne du Savoir des
Sciences de la Terre reflétait l'heure grave du moment.
Fifi résumait tout notre désespoir : "Pffff. A un
goal prêt, je raflais la cagnotte"
Il n'y eut pas de miracle le jour de Notre Dame de Lourdes... Mais
on savait déjà que Dieu était fauché.
O Aigles Noirs,
Vous qui nous avez tant enchantés
Votre détresse faisait si peine à voir
Que nos coeurs d'un bond se sont arrêtés.
Nous ne vous oublierons jamais
Votre présence est indélébile
Gravée dans nos coeurs de jais
Pardonnons à ces pauvres débiles.
Aigles Noirs for ever
FC
Editeur irresponsable
Avocat commis d'office
dont la mauvaise foi n'a d'égale que l'admiration pour les
Aigles
Courrier des lecteurs
Monsieur AM de Chaudfontaine : "Je constate avec plaisir que le
langage des Aigles s'est amélioré et qu'il est fait
usage du mot correct "sodomiser". Toutefois, je m'insurge contre
l'amalgame qui est fait entre la pratique sodomite et les cours de
géologie dispensés dans notre bel institut. Je constate
par ailleurs que la qualité journalistique est toujours aussi
bonne et je dirais même excellente. Cela devient une
(très) bonne habitude. Cela démontre un esprit
exceptionnel de la part du rédacteur en chef.
Courrier du Cur
Germaine de Fexhe le Haut Clocher nous envoie une lettre
pathétique : "Le vendredi 9 janvier, vers 18H00, je me
trouvais au Match de Remicourt quand soudain, nous nous sommes
croisés. Nous nous sommes dit bonjour sans nous
connaître. Tu étais chauve, blond (ce n'est pas
incompatible). Tu avais deux bouteilles de Bru dans les bras et tu
passais à la "caisse express", juste derrière moi.
J'aimerais te retrouver. J'espère que tu me
reconnaîtras. C'est mon cur qui parle."
AVIS
Notre grand concours se termine ce dimanche. Nous avons
reçu pour l'instant deux réponses. J'ajoute à la
déjà longue liste de prix la cassette du passage sur
RTC du Grand Sorcier lors de la venue de l'ambassadeur du Maroc.
Voilà un cadeau qu'il est prestigieux...
Vu la fin de notre épopée, nous vous proposons la
semaine prochaine, en lieu et place, une grande conférence sur
l'andropause des phacochères dans la région de
Dinant.
Enfin, n'oubliez pas samedi la Saint Valentin, pour ceux qui ont
la chance (ou la malchance) d'avoir un Valentin ou une Valentine.
Pour les autre, ce sera le rendez-vous annuel de l'humiliation des
célibataires et des coeurs brisés....
LGIH
SCOUMOUNE
Malgré une vaillante et brillante résistance,
nos troupes s'inclinent, vaincues par la malchance et la ruse de nos
adversaires
C'est devant un public peu nombreux, mais de qualité, qu'a
eu lieu le premier match officiel des LGIH. En effet, peu de
supporters avaient jugé bon d'effectuer le déplacement
à l'IEP, mais ceux qui avaient bravé les rigueurs de
l'hiver n'ont pas regretté leur venue tant le spectacle fut
total.
C'est effectivement le secrétariat des LGIH qui tenait,
à lui tout seul, à bout de bras notre valeureuse
équipe. Outre Plumeaux Bleus, la pom-pom girl de
renommée intercosmique, seuls votre serviteur et ses
géniteurs étaient là pour applaudir nos
couleurs.
Quant à l'équipe, le mari de Plumeaux Bleus, dit
Robert Waseige et entraîneur-adjoint par intérim du
LGIH, avaient dû composer avec de nombreux forfaits, dont les
moindres n'étaient pas ceux de l'Acrobate, envoyé en
mission d'espionnage au Canada et de Grand Galop, qui avaient ses
ragnagnas. L'équipe déforcée, mais pleine de
punch, des LGIH se composait toutefois d'éléments de
valeurs : Pisica le Petit Chat, Didou, notre stratège
français, Hans, le tarzan des Cantons rédimés,
l'Amy Gay de chez Tract', Tim le Gardien volant et Jojo le
Fonctionnaire de la Région Wallonne.
C'est ainsi que notre vaillante équipe se présenta
sur le terrain contre les gnomes mutants iodisés à
Tchernobyl des Easy Long qui usèrent de tous les artifices
pour gagner ce match et qui y parvinrent en concluant un pacte avec
Satan. C'est du moins ce que l'on peut supposer. Nous ne voyons
AUCUNE autre explication rationnelle.
Cependant, avant le match, Jojo avait le moral : "Je
déclare qu'on va leur mettre bien profond, et plusieurs fois,
et qu'on va les trouer comme Madonna".
Didou, le capitaine franco-savoyard (dans la montagne, un petit
savoyard chantait,
enfin bref) partageait ce bel optimisme :
"Le moral est bon, on va gagner". Le pauvre, il connaît bien
peu les LGIH.
Pour Tim, "on va gagner, oufti".
Le match commençait mal pour nos couleurs (noires)
puisqu'ils étaient pris traîtreusement à froid
à la 2e minute (0-1), mais ils répliquaient
immédiatement par un beau tir de Bomber Jojo, puis vint
l'égalisation par Hans-Tarzan. L'état de grâce se
poursuivait par une déviation magistrale de Tarzan et une
talonnade magique de Jojo. Mais sur le contre, l'ennemi surpris le
marabout pour faire 1-2 (6e min.).
A la 10e min., nous héritions d'un coup franc tiré
magistralement par notre meneur de jeu français Didou : deux
partout. A la 12e, notre gardien volant effectua un arrêt
superbe, mais dut s'incliner à la 13e sur un contre insidieux
de nos petits adversaires (2-3).
La 18e minute vit un ballon de Tim adressé à ses
défenseurs dévié par un faux bond du terrain
(qui était fort gelé) atterrir dans les pieds d'un
attaquant ennemi qui fit 2-4. Même le ballon était de
leur côté!
Notre international camerounais sauvait encore deux belles balles
avant de devoir s'incliner devant la ruse et la malignité des
adversaires suite à une mésentente avec Guyguy (2-5).
L'ennemi avait réussi a semé (provisoirement) la
zizanie dans l'esprit de nos couleurs.
La suite relevait plus du hourra-mini-football que de
l'académisme et le 2-6 vint sur un coup franc tiré dans
le trou de Tim. Même la magie de notre marabout africain se
révélait impuissante, comme certains d'ailleurs.
La première mi-temps se termina par un raid de Guy
ponctué par un tir sur le montant et un sauvetage sur la ligne
de Hans, suivi d'un beau coup franc de Jojo.
Jojo, très en verve, reprit la deuxième mi-temps en
force et expédia, coup sur coup, deux tirs surpuissants dont
il a le secret, mais en vain.
A la 4e min., l'horrible sorcière aux dents vertes
s'acharna sur nos couleurs, lorsque le vent violent qui soufflait
dans la salle détourna dans notre but un ballon que Tim avait
parfaitement maîtrisé (3-7).
Nos troupes, bien loin de se décourager, repartirent
vaillamment à l'attaque et Tarzan-Hans battait le gardien
adverse à plates coutures à la 8e pour faire 3-7.
A la 12e, Ben, au terme d'une action magique qui vit notre
stratège savoyard effectuer un retourné magique, tira
une première fois sur le poteau, puis une deuxième.
Evidemment, les poteaux bien durs, il aime ça l'Amy Gay.
15e : 3-8 : prout !
18e : 3-9 : reprout !
A la 20e, après un bel essai de Guy arrêté, on
ne sait comment par leur pitit gardien, Didou fixait le score
à 4-9 au terme d'une magnifique attaque très bien
menée.
Il n'y en eut plus alors que pour les nôtres. Le public
sentait l'exploit au bout des pieds de ses couleurs et chantait :
"LGIH, qu'on gagne ou qu'on perde, c'est toujours avec panache".
A la 22e, Jojo dans son style inimitable place au-dessus.
Même si la défaite était au rendez-vous,
même si en face, il y avait plus de joueurs, plus techniques et
mieux entraînés, on avait un public, NOUS et en plus, on
les a battus à la 3e mi-temps comme il se doit.
Le moral n'était pas entamé et Jojo nous gratifia de
la chanson officielle des LGIH (copyright Jojo 1998) :
"C'est nous les LGIH,
on joue au mini-foot comme des grosses vaches,
mais on est toujours à la tache;
nos slips lavés avec du Dash."
FC
Supporter inconditionnel des LGIH/Aigles Noirs
Journalis' Grand reporter
Courrier des lecteurs
Monsieur A.M. de Chaudfontaine nous écrit : "Je suis
extrêmement content de la bonne tenue de notre équipe
des LGIH qui porte haut les couleurs des Laboratoires de
Géologie de l'Ingénieur, d'Hydrogéologie et de
Prospection géophysique de l'Université de Liège
(Prof. A. Monjoie).
Je retrouve également avec plaisir toute la verve objective
et le talent de notre journaliste maison que toute l'unif' nous envie
et que je vais par la même augmenter."
(On peut rêver, ça ne fait pas de mal).
ZEKES NWAARS/LGIH LA
FURIA
Grande soirée de mini-foot champagne
Excellente prestation de nos deux équipes-phares, en
très net progrès
Les Zekes Nwaars :
La victoire de l'Espoir
Ambiance très très chaude pour le deuxième
match des Zekes.
Pour débuter, Fox donnait le ton : "On va les enculer
à mort. Mais si on perd, c'est Jodo dans le vestiaire". Son
langage fleuri et direct inspirait son équipier Wis : " Un
petit doigt dans le cul?"
Outre ces deux dignes représentants des Pervers
Sodomisateurs Réunis, l'équipe s'articulait autour de
ses meilleurs éléments : Le Messie et son fidèle
Brad, Dimi et son petit rikiki, Jodo et son camion rouge, Fifi et son
frérot.
Dès la 2e min, le match s'emballa par un terrible essai de
nos couleurs repoussé difficilement par notre sparing-partner
du jour.
Nous accordions d'ailleurs à ces pauvres hères la
consolation de marquer le premier but à la 3e min.
Remarquons tout de suite la fourberie (une fois de plus!) de nos
adversaires qui, pour brouiller les pistes, parlaient leurs dialectes
germaniques, probablement dérivé d'un sabir
haut-allemand n'ayant pas effectué la seconde mutation
consonantique.
Mais Fifi ne s'en laissait toutefois pas conter et y allait d'un
effort époustouflant pour ramener les deux équipes
à égalité.
Dans le public, on remarquait la prestation déterminante du
nouveau coach des Zekes. En effet, transféré à
prix d'or du Barça, Lolo dispensait judicieusement ses
précieux conseils : "Tue-le", "Pète-lui la rotule".
La 8e min contemplait un arrêt magnifique de Fox, le premier
d'une longue série et la 11e applaudit le doublé de
Fifi, bien isolé sur la gauche, avec un Wis qui court plus
vite que le ballon (2-1).
A la 14e, le nain gardien adverse repoussait péniblement un
tir fulgurant de Brad et à la 15e, à la suite d'un
une-deux Fifi-Dimi, ce dernier plaçait de peu à
côté. Partie remise.
A la 20e, le frère à Fifi récupère la
balla, la perd suite à un contre défavorable, la
reconquiert aux minus d'en face, puis file tout vers le but et trompe
le nain-gardien, 3-1.
Légère déconcentration : 3-2. Puis, à
la 22e min, Wis marque contre son camp. Ce n'est pas étonnant,
car il avait déclaré avant le match "Ce soir, je
marquerai à tout prix"
La mi-temps permit à Lolo d'expliquer sa fameuse tactique
en 2 phases : 1) intimidation de l'adversaire 2) on écrase, on
achève.
Effectivement, nous les laissions espérer à la 2e
mint (3-4). Puis Fox enchaîne les parades d'anthologie, faisant
notamment parler son subtil jeu de jambes.
Nous égalisions évidemment à 4-4 à la
13e min, puis une faute d'anti-jeu caractérisé permit
à Dimi de distiller un coup franc magistral : 5-4.
Les minus d'en face essaieront bien de "sonner" nos joueurs, Fifi
d'abord, Jodo ensuite. Nos mercenaires-adversaires tiraient leurs
dernières cartouches, mais Fox sortit alors le grand jeu,
notamment son "cul sur ballon" de derrière les fagots.
Bien sûr, il y eut l'apport du coach, Lolo, qu'on appelle
déjà "Le Sorcier".
Bien sûr, toute l'équipe a livré un grand
match, mais la prestation de Fox fut remarquable. Osons
l'écrire : "A star is born".
Laissons-lui le mot de la fin : "Dis Fafa, on va se
décalotter dans les douches?"
Changement d'objectif
avec les LGIH
L'équipe enregistrait tout d'abord le retour de Bobo qui
"espérait que son retour tant attendu puisse redynamiser
l'équipe".
Son moral était d'acier. Toute la journée
d'ailleurs, preuve de son immense professionnalisme, il avait
chanté : "Et ric, et rac, on va squetter l'baraque".
Avant le match, Jojo, toujours très disponible pour la
presse : "Je déclare que ce sont des branleurs monocouille et
qu'on va leur pisser dessus".
Didou, quant à lui, s'était remis de son rhume, mais
pas de son rendez-vous avec la p'tite, là. Toutefois, chaque
apparition de notre stratège français fut
acclamée et apprécié par la foule au bord du
délire (delirium tremens en langage scientifique).
Ce n'est pas tous les jours que l'on a le privilège de voir
à l'uvre un champion du monde.
Les deux premières minutes permirent à Ben et
à Tim de se mettre en valeur.
Après un bon début de match, un faux rebond du
terrain (assez gras, il faut le dire) trompait notre international
camerounais. Le même rebond permit aux autres de doubler la
marque un peu plus tard.
Bobo fit justement remarquer qu'on était supérieurs
à eux, sauf en défense, au milieu et en attaque.
A la 20e min, notre Oliver Bierhof eupenois, Hans-tarzan, fut
victime d'une faute honteuse dans le rectangle. Le pénalty
d'anthologie fut transformé par Jojo.
Le public réclamait Bobo, son idole, qui combinait avec
Jojo. Ce dernier prenait homme et ballon avant de marquer, un but
refusé par l'arbitre, on ne comprend toujours pas pourquoi.
Nous dominions encore les dix premières minutes de la
deuxième mi-temps avant que les autres ne fassent passer le
compteur à 1-3, puis 1-4. On déplorera un anti-jeu
caractérisé sur Jojo et un arbitre très
partial.
La 15e minute constitua le tournant du match. Le tir de Bobo fut
repoussé on ne sait toujours pas comment (magie, chance
outrancière ?) par le gardien et sur le contre, les autres
faisaient 1-5.
Mais à la 16e min, Didou enchantait le public et faisait
2-5 sur passe de Pisica dans une ambiance indescriptible (il faut
venir voir pour s'en rendre compte).
Le score ne devait plus changer malgré la domination
outrancière des dernières minutes par nos couleurs.
On peut que les LGIH ont amplement atteint leur objectif. Ils ont
marqué 2 buts et n'en n'ont pris que 5, 4 de moins que le
match précédent.
Une équipe en très net progrès donc. De toute
façon, et comme d'habitude, nous remportâmes haut la
main la 3e mi-temps : 16 Jup' pour nous, 0 pour l'adversaire et 1
pour l'arbitre.
Fafa
Grand reporter
Président du Club de supporters
Avocat commis d'office
Courrier des lecteurs
AM de Chaudfontaine : "Je suis extrêmement satisfait de la
prestation de nos couleurs et j'accorde un congé de deux
semaines aux joueurs et aux supporters. Les autres n'avaient
qu'à être présents.
En outre, dès à présent, chaque rencontre
sera précédée d'une mise au vert d'une semaine
(On peut encore et toujours rêver
.)
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