ðHgeocities.com/adrienlemayeur/fr.htmlgeocities.com/adrienlemayeur/fr.htmlelayedx fÔJÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÈ°‰wD\OKtext/htmlèÕ+ÝD\ÿÿÿÿb‰.HSat, 29 Jul 2006 14:05:33 GMT Mozilla/4.5 (compatible; HTTrack 3.0x; Windows 98)en, * fÔJD\ Adrien-Jean LE MAYEUR de MERPRES (1880-1958)
Adrien-Jean

LE MAYEUR

de MERPRES (1880-1958)

Pour une meilleure comprehension de la biographie de cet homme, l'on se doit de la diviser en 3 périodes, de 26 ans chacune:
- de 1880 à 1906: jeunesse et formation comme peintre
- de 1906 à 1932: la periode belge, et ses voyages
- de 1932 à 1958: sa vie à Bali

1. Sa jeunesse et sa formation comme peintre: 1880 - 1906
Né à Bruxelles le 9 Février 1880 dans une famille noble, liée a la royauté belge, il était le fils d’un peintre, Jean Le Mayeur.
Adrien a rapidement manifesté son interet de devenir peintre lui-meme, mais son père insista pour qu’il termine d’abord des etudes supérieures. Il devint donc ingénieur en architecture, et puis se consacra rapidement à la peinture..

2. La période belge, et les voyages: 1906 - 1932
Le Mayeur débuta en peignant des paysages belges, surtout dans les Flandres. Durant la première guerre mondiale, il fut attaché à l’armée en tant que peintre, ce qui était courant en ces temps où la photographie en était à ses premiers balbutiements. La peinture était la methode de choix pour conserver la mémoire visuelle des scenes de guerre et les champs de bataille.
Apres la guerre, Adrien commenca a voyager et peindre dans le midi de la France, le Maroc, la Tunisie, et ses voyages l’emmenèrent meme a Madagscar, en Inde, et au Cambodge. Il rentrait en Belgique entre ces voyages, afin de vendre ses toiles.
Mais comme tout peintre, il était à la recherche de la meilleure lumière, et il partit sur les traces de Gauguin (1848-1903) à Tahiti. Il fut cruellement décu par l’endroit et ne s’y attarda pas.

3. Sa vie à Bali: 1932 - 1958
Dans les années 1920, la KPM (Koningkelijke Paketsvaart Maatschappij), une compagnie hollandaise de voyages, promouvait ses affaires en proposant des destinations au charme naturel et aux populations amicales. Le Mayeur y fut sensible, et en 1932, décida de se rendre en bateau à Bali. Il mit pied à terre dans le nord de l’île, au port de Singaraja situé dans la province de Buleleng.
De là, il descendit dans le sud, et arriva à Banjar Kelandis, un faubourg de la capitale, Denpasar.
Son idée était d’y rester environ 8 mois, le temps de trouver de nouvelles sources d’inspiration. Il se mit à peindre, en préparation d’une exposition qu’il prévoyait tenir à Singapour. Il fut cependant très impressionné par le rituel des temples et des danses traditionnelles, et aussi par une danseuse de legong appelée Ni Pollok. Le charme de la nature et de la culture balinaises l’envoutèrent et lui firent changer ses plans initiaux: son exposition à Singapour en 1933 fut un succès car il vendit toutes ses toiles..
A 53 ans ans, Le Mayeur decida de s’établir a Bali, et y acheta un morceau de terrain en bordure de plage à Sanur. Il supervisa la construction de sa maison et l’amenagement du jardin.

Ni Pollock
In 1933, Ni Pollok avait 16 ans et était devenue trop agée pour danser le legong, qui était reservé aux jeunes filles de 12 à 16 ans. Elle accepta de devenir le modèle du peintre, et le thème principal de ses tableaux. En 1935, à l’age de 18 ans, elle devint son épouse, et le marriage fut célébré suivant les traditions balinaises

Durant les années 30, la maison des Le Mayeur etait une étape sur les circuits de visite de l’ile, et ils recurent la visite de nombreux touristes qui débarquaient des paquebots a Bali, lors de croisières autour du monde. Le Mayeur leur faisait servir des boissons et des amuses-bouche, et son épouse aux seins nus ébauchait quelques pas de danse au son du gamelan, un petit orchestre traditionnel. Les tableaux se vendaient très bien. Cependant, le gouverneur hollandais, en bon protestant traditionnaliste, était irrité de ce qu’il considérait comme une tenue vestimentaire déplacée de la part de Ni Pollock, et après quelques avertissements, menaca de faire expulser les Le Mayeur de l’ile si cela ne cessait pas. Celui-ci se plaignit de ces tracasseries au Roi de Belgique, qui lui-meme envoya un mot a la Reine Wilhelmina des Pays-Bas, laquelle écrivit au Gouverneur-Général des Indes Occidentales Hollandaises, et le puritain gouverneur de Bali recut des instructions fermes d’arreter de chercher noise au couple Le Mayeur!

Contrairement aux autres peintres occidentaux habitant a Bali, Le Mayeur n’était pas interessé par les peintres Balinais et leur art. Il n’eut aucun contact avec eux.
Le peintre exposa encore a Singapour (1937), Kuala Lumpur (1941) et a nouveau a Singapour (1941). Les trois expositions tenues a la YWCA (auberge de jeunesse) de Singapour en 1933, 1937 et 1941 créerent un impact significatif parmi la génération pionnière d’artistes singapouriens, en termes d’expression visuelle et de perception de Bali comme un paradis artistique. En 1969, le peintre Chen Chong Swee écrivit à propos des expositions Le Mayeur des années 30 à Singapour:
“Cet artiste belge avait l’intention de s’établir a Tahiti, car il aspirait à mener le meme type de vie que le peintre postimpressioniste Paul Gauguin. A son retour de son voyage, il passa par Bali et découvrit qu’il n’existe sur la planete aucun endroit comme Bali, avec ses danses et sa musique si émouvantes, et ses femmes à la fois vigoureuses et gracieuses.... C’est durant l’été 1938 qu’il tint sa seconde exposition a Singapour... Je me souviens avoir vu de nombreux tableaux paysages qu’il réalisa durant ses voyages en Inde. Ses oeuvres avaient été réalisées à main-libre, avec des coups de pinceaux épais et puissants, dans des couleurs claires et joyeuses. Ses pentures de Bali représentaient surtout des personnages. Ses oeuvres, que ce soient des esquisses en couleurs claires, ou des huiles aux couleurs vives, étaient clairement inspirées par l’ensoleillement tropical brillant et clair. Ses danseuses étaient gracieuses et énergiques, se mouvant au son des tambours et des cloches, étaient habillées de vetements lumineux, tandis que ses femmes, agenouillées à coté de métiers à tisser des sarongs, étaient la preuve de la tranquillité et de la finesse de la vie des Balinais. Pendant les expositions, l’épouse de Le Mayeur, et qui était aussi son modèle, habillée en costume traditionnel, était à portée de main pour recevoir les invités,. Elle se laissiat volontiers photographier avec les seins nus. Celà créa une certaine émotion à Singapour. [Kwok Kian Chow, directeur du Singapore Art Museum]”.

Durant la deuxième guerre mondiale
Du fait de sa nationalité belge et de son age, Le Mayeur ne fut pas emprisonné par les Japonais durant la guerre, mais assigné à résidence par les authorités d’occupation. Celà lui permit de continuer à peindre. Cependant, sa maison fut vandalisée, mais il parvint à conserver ses tableaux intacts. Les restrictions imposées par la guerre l’obligèrent à utiliser comme toiles du tissu de sacs de riz appelé “bagor".

Après la guerre, le tourisme redémarra, et une visite à la maison des Le Mayeur redevint une attraction pour ceux qui découvraient l’ile. L’hospitalité du couple était sans limites, et même le magazine National Geographic mentionne en mars 1951: "Bien que des visiteurs entrent et sortent de leur maison pendant toute la journée, l’hospitalité des Le Mayeur est sans limites."
Les touristes achetaient volontiers des peintures du Balinais belge, et de ce fait ses oeuvres se répandirent dans les collections d’art du monde entier.
Des chefs d’état tels que Sukarno (le premier président de la République Indonésienne) ainsi que Nehru (le premier ministre indien) l’honorèrent même de leur visite dans sa maison à Sanur en 1956. Ils furent tous deux très impressionnés par l’oeuvre de l’artiste. Ce fut à cette occasion que le President Sukarno exprima l’idée de construire un musée pour conserver les tableaux du peintre.

En 1958, le peintre retourna à Bruxelles pour se faire soigner d’un cancer à l’oreille. Malheureusement, la maladie était incurable et le peintre s’éteint le 31 mai de la meme année. Il est enterré à Bruxelles, au cimetierre d’ Ixelles. Ni Pollok retourna à Bali et épousa un médecin italien, qui fut forcé de quitter l’Indonésie peu après. Elle resta seule dans la maison de Sanur, jusqu’à sa mort le 27 juillet 1985, à l’age de 70 ans.

Le musée
Conformément à la volonté de son époux, Ni Pollock hérita de la maison ainsi que de son contenu. A la mort de celle-ci, la demeure devint un musée à la mémoire du peintre, tandis que le terrain passa dans les mains du gouvernement de la République Indonésienne. Cette demeure, construite en bord de mer, est encore en grande partie dans son état d’origine de 1935. Son toit en bois descend assez bas, et est décoré de facon très impressionante par des ornements sculptés. Les portes sont de couleur dorée et rouge, et les volets des fenetres sont sculptés de scènes du Ramayana (Bali est une ile hindoue).
Dans le petit jardin, où Le Mayeur peignait la majorité de ses tableaux, sont disséminées des staues et des autels. Le musée Le Mayeur comporte 88 peintures sur toile, panneau de bois, contreplaqué ainsi que de la toile de “bagor”, utilisée par les agriculteurs pour faire des sacs destinés à transporter le riz. Dans le musée, on trouve aussi des ustensiles de cuisine, des statues, des pièces de tissu, de papier, des tables et des chaises, tous objets ayant appartenu au peintre et son épouse. La plupart de ses toiles sont exposées à l’intérieur, et l’on s’étonne du peu de tableaux de sa période balinaise. Le Mayeur peignait le plus souvent à l’huile, mais il y a aussi des fusains et des portraits photographiques. Deux des portraits les plus beaux sont de Ni Pollock, mais au vu des autres, il est évident qu’elle n’était pas sa seule source d’inspiration.

Le musée abrite aussi des peintures des voyages du peintre en France, Italie, Maroc, Tunisie, Algérie, Inde, Thailande, Cambodge, et Tahiti.

A l’heure actuelle, les peintures du musée sont dans un triste état, à cause du climat de Bali, mais aussi de la piètre qualité des matériaux utilisés, surtout pendant l’ occupation japonaise.

Situé derrière le Grand Bali Beach Hotel, le musée est ouvert les mardi, mercredi, jeudi et dimanche de 8h a 16h, le vendredi de 8h a 13h30, et fermé le samedi et le lundi.

Bibliographie:

Adrien Le Mayeur and Ni Pollock sont mentionnes dans les ouvrages suivants:
1. P. De Bont:  "Pollok: Hemelnimf en Hibiscus aan de Lagune. Van Legong-Danseres tot Schildersmodel. Een Foto-impressie". 's-Gravenhage, 1992. http://www.antiquariaten.com/gemilang/catalogs/c00018.htm
2. Johan Fabricius: "No return from Bali" (titre original: "Bali, Eiland der demonen") http://www.babelguides.com/view/work/11007 and http://www.amerigo.nl/bali/9054291370.html
3. Nevil Shute: "Round the bend" http://www.amazon.com/
4. Louise Koke: "Our hotel in Bali" http://eloka.com/
5. The National Geographic magazine, édition de mars 1951.


Liens:
Photos de tableaux
Livre de Ubbens et Huizing
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L'hotel Tamukami à Bali
Texte en anglais
Webmaistre: P. Bekaert
Email: bekaert@yahoo.com
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