Marguerita

Laissez-moi vous conter l’histoire d’un homme dans sa quête de l’âme-soeur et qu’il rencontre Marguerita.

Marguerita est une femme inaccessible et c’est un nom d’une expression espagnole qui symbolise cet aspect de la femme. Une femme intouchable, une femme qui allume le coeur et qui ne fera jamais ton bonheur, dans ton malheur.

Elle était radieuse Et elle m’a ouvert l’écluse L’écluse de mes émotions Qui fermait mes horizons.

Ses pupilles enchanteresses Qui brisa ma forteresse Illusion de tendresse Illusion de caresse.

Tendre féminité Qui allume la masculinité Tendre frivolité Qui allume la naïveté Tendre vivacité Qui allume la créativité Tendre intensité Qui allume une réalité.

Il n’a s’agit qu’elle me parle pour laisser tomber mes gardes. Sa voix doucereuse de ses lèvres pulpeuses, transperçant mon coeur pour un instant de bonheur.

Ma pensée fut troublée par ce passage instantané me demandant qu’un présent à ma spontanéité, trop longtemps emprisonnée.

Quelle heure est-il mon beau monsieur, qu’elle m’a demandé? Je lui ai répondu que le temps n’exite plus à présent et ce depuis longtemps. D’un air ébahi, elle a esquissé un sourire tout en me disant de continuer de prendre mon temps dans tous mes agréments.

Sachant très bien que je ne peux avoir accès à cette femme, je lui réponds, de rien gente dame.

Une flamme sortant de ses yeux, transperçant mon corps et électrifiant mon creux *. Je venais d’ouvrir sa garde en lui alimentant son coeur de ma gêne à contre-coeur.

Elle me dit; viens avec moi pour un temps, que je te présente à mes gens. Incapable de dire non, je casse le glaçon, en laissant tomber le temps de mes affaires, pour aller à son repaire.

Regardes, c’est ici que je vis, qu’elle me dit. Regardant ses acquis je lui dis, ô quel beau nid. Suis moi qu’elle me signifie, que je te montre où je dors la nuit. Ouvrant la porte nuptiale, tout devenait spécial.

Toi qui vit qu’au présent, veux-tu devenir mon amant? Tout en me regardant par son regard insistant. Comment puis-je refuser, dans ce lieu de volupté, devenant son amant, moi son prince charmant.

De tendres baisers qui semblaient s’inachevés, tendresse retrouvée par la candeur de nos caresses longtemps écrouées. Ébats saccadés, rien ne fut oublier. Lâchant prise de la société, seulement nos coeurs furent écoutés.

Nos corps allongés côte à côte, je donnerais tout pour rester son hôte. Corps féminin des contes de mille et une nuit, je contemple tout en voyant ses yeux qui luient, demandant encore un présent, en voyant ses hanches cambrants et m’excitant. Restant dans l’ivresse, nous refûmes des caresses, la nuit durant, oubliant complètement le Temps.

Le lendemain au réveil, je n’ai pu voir s’il faisait soleil. Stores fermés pour empêcher de nous faire déranger. Je regarde Marguerita et je me blottis dans ses bras, sachant très bien que mon temps ne durera pas longtemps.

Que fais-tu vaillant amant? Je te contemple pour garder mémoire pour longtemps. Sachant ce qu’elle veut de plus, je pose ma tête sur son plexus. Elle caresse mes cheveux et je me sens comme un enfant heureux.

Quelque soit le temps qu’il fera, j’aurai toujours en mémoire d’être dans ses bras. Le temps qu’il faudra que la vie me donnera, afin d’être près de ma Marguerita.

(*) Creux= Les entrailles.


Le Taureau et la Marguerite

Tant de poussières sous mes sabots, sur une terre qui manque d'Eau. Marchant dans un pré de sécheresse, pas d'âme qui vive pour ma Tendresse.

Longeant la Haute clôture de ma stature, voyant un pré vert et une terre de culture. Sautant cette barrière de l'inaccessible, cassant le tabou pour être loisible.

Ayant faim, je mange tout ce qui est vert sur cette Terre, ma panse fut rassasié me donnant la force du Tonnerre. Parcourant le nouveau, j'arrive à un côteau, voyant une telle beauté, je m'abreuve de sa Source d'eau.

Après une telle abondance et de bombance, je me couche sur mon séant tout en contemplant le silence. Respirant l'air de ce côteau magnifique, de son oeil de Boeuf, tout est magique.

Un arôme lui vient au naseau lui titillant le cerveau, se penchant la tête tout en scrutant comme il faut. Il voit un marguerite seul parmi l'immensité, lui fallant pas plus d'être charmé.

Sois pas inquiète petite Marguerite qu'il lui dit, ma panse est pleine et je suis en répit. Je n'ai point peur de vous monsieur le Taureau qu'elle lui dit, car je sais bien que je vous embelli.

L'observant de son coin d'oeil tout en étant ébêté, se lève debout et reculant pour ne pas l'écraser. Il lui dit; petite marguerite tu feras ton temps, car je te protégerai contre toutes dents.

Passant la nuit auprès d'elle en faisant la Sentinelle, la Lune lui berce un chant pour son énergie jouvencelle. Ses sens se réveillent voyant au loin un troupeau, s'approchant de sa marguerite et de son cours d'eau.

Elle lui dit; va voir tes semblables et laisses-moi finir mon temps, car à l'aube s'en vient et tu ne peux te brattre avec autant. Il médite tout en regardant la marguerite, voyant qu'elle se fane, il s'aperçoit que le temps s'effrite.

Oh tendre Marguerite, tu es si belle je te mérite, ne meurs pas car mes entrailles s'agitent. Ne répondant plus à sa prière, ouvre son museau et mâche marguerite par ses molaires.

Personne d'autre que moi vivra cet Amour que j'ai eu pour toi, maintenant que je t'ai dans mes entrailles, j'irai à ma Foi. Que la plus faible de la créature resplendit en moi la Force, pour que je puisse mettre mes sabots avec confiance sur cette écorce.


L'adversité

Quand le Vent souffle dans tes entrailles, Le Coeur vibre aux coups de cisailles. Secouant l'Être dans toute sa volonté, Le rendant sans loup, sans chien, sans félicité.

Quand même bien que tu te cacherais la tête dans le sable, Tu es vu comme un ver ni plus ni moins exécrable. Relevant un haut le Coeur et tes peurs, Il n'en faut pas plus pour un torrent de pleurs.

Quand l'égo réagit en ressortant de sa coquille, Le David se lève et abat le Goliath comme une quille. Protégeant ta faible carapace, Devant toute rapace.

Quand la Tempête cesse de secouer ton fondement, Ton Coeur vibre dans de meilleurs sentiments. Te rendant libre comme le Vent, En immobilisant tout ressentiment.

Quand tu reconstruis la Tour d'Ivoire, Ta Volonté donne brique par brique dans l'Espoir. Élevant la Niche pour l'Oiseau, Afin d'éviter tout coup de ciseau.


L'Âme de mes nuits

Une splendeur qui calme mes peurs, une lueur qui sèche mes pleurs. Elle est mon amie plus que mon amoureuse, cachant nos complaintes de notre vie affreuse.

Limitant ses hautes finesses pour ne pas sombrer dans la tristesse, elle me berce pour que je sortes de ma forteresse.

Fragilité de nos corps pleins de volupté laissés de côté, ne restant que nos Cœurs pour la sincérité et l’âme pour la bonté.

Tellement proche et loin en même temps, il n’en faut pas moins pour être amant. Des amants qui font l’amour dans le champs, comme un amour se virtualisant.

Contemplant nos Océans tout en étant sur notre séant, se mémorant sans cesse l’émotion de nos torrents. La lumière de notre astre la Lune, nous éclairant sans cesse nos Enclumes*.

Se regardant la prunelle, se restreignant le puceau et la pucelle, hors des sentiers et des passerelles.

Tout ce qui brille et ce qui luit, c’est son âme au travers de la nuit. Ne faisant pas obstacle devant les ténèbres, il n’en faut pas plus d’avoir des bonnes vertèbres.

Âme de mes nuits Ange de ma vie, il ne m’en faut pas plus pour être accompli. Amour de mes nuits et sans condition pour l’amie, rien ne sert d’avoir un corps inassouvi.

(*) Enclumes : Outil rendant l’âme malléable


Ti-Loup

Forêt dense forêt qui danse, Ti-Loup dans l’Antre, Ti-Loup qui s’éventre. Sortant de l’ennui en parcourant la nuit, racontant ce qu’il fit comme l’Astre qui luit.

Il parcourt son Univers à la recherche du Tonnerre, sachant bien qu’il faut voir l’Éclair. Ombrageant le ciel, il incante le Haut pour faire vibrer son Bas afin d’avoir l’Essentiel, demandant rien de moins qu’une lanterne pour faire la Sentinelle.

Tant d’effort pour trouver la Vérité, se secouant la tête devant tant de satiété. Redondant son grimoire, il ne voit qu’une faible lueur d’espoir. Se demandant quoi faire pour voir le Merveilleux, Ti-Loup demande assistance des Cieux.

Trois et quatre Éclairs, trois et quatre coups de Tonnerre, il voit toute la Misère comme le fond de sa Tanière. Devant tant de souffrance et de Noirceur, il balance sa Lumière pour mettre de la Blancheur. Sortant ses griffes et ses dents répulsant sa Peur, se grattant la tête devant tant de Labeur.

Voyant le chemin qui l’amène à la Liberté, Ti-Loup ensemence pour avoir son arbre Fruité. Délaissant sa colère devant la misère,il décante pour mieux respirer son Atmosphère tout en entrant dans les autres Sphères.

Lâchant prise de ce qu’il voit, décide de retourner sous son toit. Cherchant dans le fond de son Écuelle s’il y a une Merveille, demandant au Tonnerre qui lui fasse son réveil.

Ti-Loup n’est pas méchant, Ti-Loup est devenu grand. Même s’il reste un garnement, il ouvre son Cœur grand grand. Voyant qu’il n’y a plus de misère à se satisfaire, il consolide ses acquis tout en préparant son prochain itinéraire.

Ti-Loup veut dormir, Ti-Loup termine de gémir.


Le Rebelle

À ma naissance l’amour fut une fronde, sortant comme une ronce parmi le jardin de rosiers… Je croisse et je m’aggrippe à la Vie, tout comme l’araignée qui tisse sa toile dans les branches du pommier *.

Me demandant en étant grand, où est passée la liberté… Sortant mes poings devant l’adversaire, en le faisant lâcher prise de ma volonté.

Faisant l’éclair devant ma misère… J’ai crié pour ne pas que cela soit un enfer. Préférant être un mystère… Au lieu de faire le mercenaire.

Adversaire de l’indifférence et du complot… Je lance ma torpille sous l’Eau *. Sortant ma flanelle du Rebelle… Pour ma survie dans le fond de l’écuelle. Tendre liberté qu’il faut protéger par l’Épée… Je frappe fort pour atteindre mon apogée. Fermant mes yeux aux couleurs de Sang… Sous l’emprise d’un sacrement.

Préférant la liberté au lieu de l’anneau… En ouvrant mes yeux dans le plus beau. Recommençant sans cesse mes fiançailles… Pour ne pas que mon coeur soit toujours dans la bataille.

Ramassant des amis que par une main… J’ai construit une armée sans fin. Une armée sans lien… Une amitié aux multiples lendemains.

Valeurs de l’homme ou de l’humain… Que cela ne tienne, je me sens restreint. Tantôt aimant et tantôt sauvage… C’est ça de vivre dans le présage.

Le soleil se lève et se couche… Seule cette réalité me touche. Marchant sans cesse sur la couche… Je soulève mes pas pour m’imbiber de la source.

Intensité et spontanéité… Je parcours mon chemin vers l’éternité. Tassant sans cesse ce qui m’a brimé… Je parcours sans cesse ma Liberté.

Voilà pourquoi je suis rebelle dans la viabilité… Pour que ne cesse jamais mon chemin vers la Liberté. À qui sait parler et écouter… Je suis le rebelle pour l’Éternité.

(*) pommier = L’arbre de la Connaissance. (*) Eau = Émotion


Ma Force

C’est venu de nul part car déjà cela résidait en moi. La vie m’a forgé moi ce que je suis et elle m’a indiqué ma force moi le mordeux de la vie.

Tu me dis qui je suis et moi je dis qui tu es car toi et moi sommes la réalité…

Tu ne me juges pas et moi je ne te juge pas car toi et moi sommes une Vérité…

Tu m’aimes et moi je t’aime car toi et moi sommes l’amitié…

Tu te bats et moi je me bats car toi et moi sommes devant l’adversité…

Tu m’aides et moi je t’aide car toi et moi sommes devant l’iniquité…

Tu te rebelles et moi je me rebelle car toi et moi sommes devant une société…

Depuis le temps que je chemine sur mon trajet déjà prédestiné, cette force je l’ai car l’amour montre ce chemin auquel les gens sont le reflet de mon miroir. Si je veux voir la perfection, tout aussi bien de casser le miroir car ce n’est qu’une illusion.

Pourquoi essayer de voir une différence si au départ, nous sommes pareils et nous respirons la même air, et que nous buvons la même eau, et que nous mangeons la même nourriture pour survivre, et que tout devant nous est là pour que cela soit à notre réalisation.

Pourquoi essayer de faire le Roi quand le trône est disponible pour la multitude. Pourquoi assujettir si tu n’aimes pas te faire assujettir. Pourquoi s’ennorgueillir avec les biens quand tu meurs sans tes biens.

La terre tourne…tu n’es pas obligé de tourner en rond. Prendre le temps dans le présent demande aucune effort…regardes tes pas derrière mais n’hésites pas d’avancer tout en vivant l’instant qui se présente devant toi. L’expérience est la vie et c’est ça la force car faut pas oublier que nous sommes tous des numéros un car tu as gagné la vie dans ta naissance.


Mon chemin

Là où j’ai passé, il n’a plus rien de chaque côté, juste le derrière, l’espace de mon séant…l’espace de mon temps…l’espace de ma rage de dents.

Mon chemin n’est pas droit, tout ça à cause des lois…

Mon chemin n’est pas étroit, tout ça à cause du hors la loi…

Mon chemin est clair, tout ça à cause de la Lumière…

Mon chemin devient sombre, tout ça à cause des jeux de l’Ombre…

Là où je passe maintenant, c’est sur mon séant, mordant à la vie tout en contemplant…devenant petit dans cet Univers des Grands comme l’écureuil amassant ses glands.

Mon chemin est grand, tout ça à cause du Vent…

Mon chemin est loin, tout ça à cause des lendemains…

Mon chemin est bas, tout ça à cause de mes pas.


L'Osti d'net

J’su short and sweet et trop direct… C’est de même que ça se parle au Québec.

On a pas l’choix de faire avec… Cé ça du direct.

Quand tu veux m’enlever mes bobettes… Ça se passe pas sur l’net.

Mets ça à « on »… Le show c’est d’avoir du fun.

Là je n’ai plus de place… Fermes ta switch pis débarasses.

Je manque de peau… Sors du Mcdo maudit pogo.

En s’en fout tu des m’as tu vu… Moé, je n’porte plus du Fubu.

Lâches le virtuel… Jètes un coup d’oeil dans ruelle.

Swing ton cel dans poubelle… J’vas la remplacer ta bébelle.

Auteurs : Sylvie Viau, Gilbert Blanchard, André Brisson


La p'tite mère

La p’tite mère nous accueillait au sous-sol, on jouait comme des débiles… Pis elle payait les bills.

Atmosphère réchauffée… Sans prix d’entrée.

Les fenêtres parfois fermées… Les voisins souvent alertés.

Chez la p’tite mère, c’était plein le frigidaire… Pas danger qu’a descende avec une couple de p’tites bières.

Assis sur la glacière… Pour écouter nos airs.

Quant à faire sans brassières… Du moins dans mon imaginaire.

Pas de danger que ça arrive à soir… Ni même un autre soir.

T’était une maudite bonne groupie… J’en parle encore où je suis.

Est-ce que t’as vu… Que c’était moé l’Intru.

Auteurs : Sylvie Viau, Gilbert Blanchard, André Brisson.


Le Lofteur

Tout a commencé lorsqu’il s’est dit…eille Bélé…réveilles toé.

Il a cassé le nid et il a fait du pouce à la Liberté. Traînant sur son épaule son baluchon et ses guenilles, il a dit adieu…on se reverra un moment donné.

Parcourant son cheminement, une amie l’a embarqué sur le pouce et lui dit : Eille Bélé…où tu t’en vas avec tes guenilles et ton baluchon?

Il lui dit : Je cherche un endroit où je serai bien pour reposer ma tête afin de guérir mon coeur qui devient aussi dur que du rubber.

Elle lui dit : Embarques Bélé car j’ai un ami qui t’aidera dans ce que tu recherches. Il te créera un loft afin que tu deviennes soft. Je ne laisse jamais mes amis dans l’infortune surtout en sachant que je crois en lui.

Il a embarqué en regardant son passé s’effacer. Il lui dit : Si ton ami est comme toi, il serait bon pour moi de m’y reposer.

Maintenant il vit dans un loft là où il n’y a aucun jugement formant un oeuf pour l’éclosion de sa liberté.

Le lofteur qu’il est, ne peut rien demander de plus quand il voit autant de liberté. Le lofteur qu’il est, est sur ce chemin tant convoité lorsqu’il sera devant l’humanité.

Le lofteur est peut-être bien votre frère lorsqu’il sera devant la misère.


Marguerita