La critique biblique postmoderne et les récentes
découvertes de larchéologie
Michael Hasel
Depuis les toutes premières fouilles archéologiques menées sur
le territoire du Proche-Orient antique en 1799(1), aucune autre
discipline na fourni plus de données et de perspectives
nouvelles sur les peuples, les lieux et les événements de la
Bible. Avec pour champ dinvestigation la terre entière, larchéologie
cherche à comprendre les cultures et modes de vie de lAntiquité
en étudiant les restes matériels du passé. Elle influence
ainsi notre compréhension des origines et de ce que nous sommes
devenus aujourdhui. Pont entre ce que nous fûmes et ce que
nous sommes, elle continue de fasciner les gens qui réfléchissent,
partout dans le monde, sur ces questions majeures : qui suis-je ?
Doù suis-je venu ? Pourquoi suis-je ici ? De nos jours,
sur les ruines du modernisme, le postmodernisme est devenu le
grand fondement délaboration de nouvelles conceptionsdu
monde2. Si son point de départ philosophique rend ce dernier
rebelleà toute définition, Os Guiness en a proposé ce condensé
: « Alors que le modernisme était un manifeste dassurance
et dautocongratulation humaines, le postmodernisme est un
aveu dhumilité, sinon de désespoir. Il ny a pas de
vérité au singulier, rien que des vérités. Il ny a pas
de grande causalité, rien que des causes diverses et variées.
Il ny a pas de civilisation (ou de culture, de croyance, de
norme et de style) privilégiée, mais une multiplicité de
cultures, de croyances, de normes et de styles. Il ny a pas
de justice universelle, rien que des intérêts et laffrontement
de groupes dintérêts »3.
En fin de compte, écrit le théologien dOxford Alister
McGrath, « cette désillusion envers le modernisme des Lumières
» a débouché sur une philosophie où « la vérité est quil
ny a pas de vérité »4. Ce grand principe de base a
abouti à une réinterprétation radicale de la Bible, entraînant
un nouveau niveau de critique de lhistoire biblique.
Niels-Peter Lemche, de luniversité de Copenhague, écrit
que « lon ne saurait trouver dans la narration historique
de lAncien Testament le souvenir [authentique] de lhistoire
ancienne dIsraël », et donc que « lhistoire
biblique de lancien Israël ne peut être sauvegardée »5.
Dans un autre recueil dessais, récemment publié sous le
titre Can a « History of Israel » Be Written ? (Une « histoire
dIsraël » est-elle possible ?), Hans M. Barstad conclut :
« Si lon doit sen tenir à la seule vérité
historique (vérifiable), lhistoire dIsraël sera non
seulement très brève (juste une dizaine de pages) mais aussi dun
insondable ennui »6.
On pourrait se demander quel impact ces discusion peuvent bien
avoir sur la culture populaire. Ces réinterprétations ont fait
lobjet dun article de l'hebdomadaire U.S. News and
World Report, « Combat pour lhistoire7 » À en croire un
best-seller disponible dans les grandes librairies, La Bible dévoilée,
dIsrael Finkelstein et Neil Asher Silberman, cette nouvelle
vision de lantique Israël nous dit que « la saga
historique que nous conte la Bible depuis la rencontre
entre Dieu et Abraham... jusquà lémergence et la
chute des royaumes dIsraël et de Juda ne doit rien
à une quelconque révélation miraculeuse ; elle est le brillant
produit de limagination humaine »8. Beaucoup des lecteurs
sont interpellés par des questions qui touchent au cur des
problèmes afférents à la fiabilité de la Bible9. Autrement
dit, comme le demande le titre dun récent best-seller, la
Bible est-elle vraie10 ? Pour les postmodernes, la pertinence de
telles questions va croissant, alors quaux yeux du
christianisme, elles sont essentielles pour sa prétention à
demeurer viable dans un monde qui change de plus en plus vite.
William G. Dever, un des plus grands spécialistes de larchéologie
proche-orientale, répond à ces attaques dans un récent ouvrage
intitulé « Que savaient les rédacteurs de la Bible et quand lont-ils
su ? » (voir note 9) : « Ce qui est ironique, cest que lattaque
la plus mortelle menée contre la Bible et sa véracité, au sens
historique comme au sens théologique, est venue récemment non
de ses ennemis traditionnels (athées, sceptiques, ou même ces
communistes sans Dieu craints jusquà tout récemment
par ceux qui croient lÉcriture) mais de gens qui aiment la
Bible, animés des meilleures intentions »11.
Larchéologie est une des principales disciplines nous
permettant de nous défendre face au révisionnisme postmoderne,
puisque des centaines darchéologues travaillent à dévoiler
le passé. Les découvertes effectuées ces 15 dernières années
ont apporté des réponses convaincantes, à la critique
postmoderne. Allons examiner certains des domaines concernés.
Des personnes : David et Goliath
Lhistoire de David et Goliath a captivé limagination
des lecteurs de la Bible. Elle nous parle de la foi dun
jeune garçon sans protection affrontant un champion bardé darmure.
Cest aussi le récit dune armée israélite restant
apeurée dans la vallée dElah sous les quolibets que lui
lancent, et à son Dieu, les Philistins. Cinq cailloux contre des
plaques et un casque en fer, cinq cailloux contre un glaive. Mais
quid de lhistoire derrière lhistoire ? Y a-t-il
vraiment eu un Goliath et un David ?
Philip Davies, professeur dÉtudes bibliques à luniversité
de Sheffield, écrivait en 1992 à propos de larchéologie
: « Lempire biblique de David et de Salomon na
pas laissé la moindre trace archéologique pour linstant
»12. Et de conclure que David et Salomon nont pas plus dexistence
historique que le roi Arthur de la Table ronde. Mais son argument
repose sur une absence. Dans sa conception, les personnages et
les récits de la Bible doivent avoir un pendant historique (archéologique).
« Tant que lon ne parvient pas [à établir cette
correspondance], on ne dispose daucune base concrète pour
affirmer que lIsraël biblique a un rapport
particulier à lhistoire »13. La Bible est donc tenue
coupable tant que son innocence nest pas prouvée14 ! Mais
de tels arguments, basés sur le silence, sont dangereux. En archéologie,
avec les centaines darchéologues à luvre de
nos jours au Moyen-Orient, ils peuvent avoir des effets dévastateurs.
En 1993, ceux qui travaillaient à Tel Dan dans le nord dIsraël
ont fait une trouvaille remarquable. À lextérieur de la
porte de la ville, on a trouvé une pierre en basalte, auparavant
incorporée à un mur. Quand on la retournée, on a constaté
quelle portait une inscription. Le responsable des fouilles
et un linguiste ont ensuite publié ce texte, qui mentionnait une
victoire du roi araméen Ben-Hadad, se vantant davoir défait
la « maison de David » et la « maison dIsraël ». La
datation de linscription a été faite sur la base de lécriture
pratiquée avant 850 av. J.-C. Ce texte doit son importance au
fait quy figure la première mention du nom David jamais
relevée en dehors de la Bible. Ce nom y est utilisé dans le
cadre dune référence à « la maison de David », le nom
dynastique de Juda, tel que la Bible lemploie aussi (1 Rois
12.26 ; 14.8 ; 2 Rois 17.21). Mais limportant, cest
quil ny a aucune raison de donner à une dynastie le
nom de quelquun qui naurait pas existé.
Lété passé, on a fait une découverte archéologique
exaltante, qui apporte un éclairage supplémentaire sur lhistoire
de David et Goliath. Daprès la Bible, Goliath venait de
Gath (1Samuel 17.4),une des cinq cités des Philistins. Des
excavations pratiquées en 2005 à Gath (Tel es-Safi), sous la
direction dAren Maier, de luniversité Bar-Ilan de
Tel Aviv, ont mis au jour un morceau de poterie, porteur dune
inscription. Selon la présentation quen a faite Maier à
Philadelphie, en novembre 2005(15), les caractères sont ceux de
lécriture proto-cananéenne (avec des lettres sémitiques).
Les groupes sans voyelles sont ALWT et WLT. Mais, si les caractères
sont sémitiques, ils ont servi à transcrire de lindo-européen.
On peut donc reconstituer les noms en question: « Wylattes » ou
« Alyattes ». Pour une oreille israélite, cela pourrait
ressembler au son de Wylattes/WLT/Goliath. Le fait que les noms
aient été écrits en indo-européen avec une écriture sémitique
a son importance. Lindo-européen indique une origine égéenne
(grecque), similaire à lendroit mentionné par la Bible
comme berceau des Philistins (Genèse 10.14 ; Jérémie 47.4 ;
Amos 9.7). La rédaction en écriture sémitique signale une
certaine mesure dadaptation de la langue, sous forme écrite,
à lenvironnement cananéen où sétaient installés
les Philistins.
Où cette inscription fut-elle trouvée ? Quand les archéologues
mettent au jour les strates des cités antiques, ils peuvent
dater les artéfacts quils y trouvent. Linscription
qui nous intéresse fut découverte sous les traces dune
destruction de la cité correspondant, à la campagne menée par
Hazaël de Syrie (2 Rois 12.18). Ainsi fixée dans un contexte
stratigraphique, linscription peut être datée du Xe au
IXe siècle av. J.-C., vers 950 et pas plus tard que 880 av.
J.-C. Le contexte a son importance, car il permet détablir
que le nom « Goliath » était connu dans la Gath des Philistins
quelque 70 ans après le combat entre les deux champions tel quil
est relaté dans 1 Samuel 17. Le professeur Maier en déduit que,
si linscription ne nomme pas directement le Goliath de la
Bible, elle implique « un Goliath ou plutôt deux noms similaire
à Goliath », attestant que ces noms étaient en
usage dans la Gath philistine quelques années après qua
été inscrit dans la Bible le combat entre David et Goliath.
Des cités : Hatsor, Guézer et la monarchie unifiée
Daprès 1 Rois 9.15,16, Salomon rénova les fortifications
des villes de Hatsor, Meguiddo, Guézer et Jérusalem. Larchéologie
peut-elle prouver que ces travaux ont bien eu lieu ? Dans les années
1950, des chercheurs mirent au jour à Hatsor une porte
monumentale datant de lépoque de Salomon. Yigael Yadin, de
luniversité hébraïque, prédit alors que de semblables
portes seraient découvertes sur les autres sites mentionnés par
la Bible, hypothèse qui savéra exacte. Les excavations de
Guézer mirent au jour une porte similaire, datée du Xe siècle
av. J.-C., époque de Salomon. Les textes découverts sur ces
deux chantiers confirment la correspondance avec Hatsor et Guézer.
Mais les érudits postmodernes doutèrent de cette corrélation
avec les activités de Salomon, affirmant que la porte était en
fait dune époque ultérieure16.
En 1990, jai eu lhonneur de participer à la reprise
des excavations à Guézer et, pendant ces fouilles effectuées
avec W. Dever, nous avons découvert les preuves requises pour
dater cette porte du Xe siècle17. Récemment, luniversité
adventiste Southern sest chargée de reprendre les fouilles
à Hatsor, le plus important chantier archéologique dIsraël
portant sur lAncien Testament18. Ces deux sites ont produit
des vestiges impressionnants de lépoque de Salomon. Les
portes de ces villes et leur environnement immédiat ont fourni
des pièces de céramique polie à engobe rouge. Les deux portes
étaient érigées en pierres de taille finement travaillées, réminiscences
de ce que raconte la Bible sur les habiles ouvriers phéniciens
embauchés par Salomon pour achever louvrage. Les archéologues
continuent de mettre au jour des confirmations des descriptions
bibliques du Xe siècle.
Des entités politiques et des cultures : Canaan et les
Philistins
Lemche a affirmé bravement quau second millénaire av.
J.-C. Canaan et les Cananéens nétaient pas bien définis.
Dans son livre The Canaanites and Their Land, il dit : « À lévidence,
les habitants du territoire censé être Canaan, en Asie
occidentale, navaient pas une idée précise de la
superficie réelle de ce pays, pas plus quils ne savaient où,
exactement, il se situait »19. En fin de compte, « les Cananéens
du Proche-Orient antique ne se percevaient pas eux-mêmes comme
cananéens »20. Les conclusions de Lemche ont été contestées21,
mais il persiste dans son interprétation des sources
historiques, quil tient pour « imprécises » et « ambiguës
».
Cette vision révisionniste de lhistoire de Canaan nest
tout simplement pas fondée sur larchéologie. Le terme
Canaan est apparu pour la première fois dans des textes
proche-orientaux de lAntiquité, et cest à partir de
ces documents que la plupart des scientifiques ont déterminé de
quelle région il sagissait. On trouve la première mention
de Canaan dans des textes provenant de la cité dÉbla,
située en Syrie (vers 2400 av. J.-C.), qui le décrivent comme
une terre ou une région. Selon les archives dAlalakh et de
Mari, composées de textes en cunéiforme, les habitants de cette
région étaient connus sous le nom de Cananéens et étaient
distingués dautres groupes humains. Les lettres dAmarna,
découvertes en Égypte, composent un tableau des plus utiles de
lorganisation politique de Canaan vers 1400 av. J.-C. Dans
ces documents, des termes tels que « tout Canaan », « les cités
de Canaan », « les terres de Canaan » et « le pays deCanaan
» désignent une entité géographique et territoriale, dont
certaines frontières sont mentionnées et qui constituait une
province égyptienne en Asie occidentale22.
Les Égyptiens font 15 fois mention de Canaan et des Cananéens
dans les récits de campagnes militaires dans la région. Dans
ces descriptions, les habitants ne sont pas seulement décrits
mais aussi représentés sur les murs de temples dÉgypte.
Ces bas-reliefs montrent que Canaan était un territoire riche en
cités qui sétendait de Gaza (au sud) aux régions méridionales
de lactuel Liban23. On trouve donc, de nombreux éléments
qui font la lumière sur ce territoire mentionné dans lÉcriture.
La Bible dit des Philistins que cest un groupe originaire
de Crète (Genèse 10.14; Jérémie 47.4; Amos 9.7). En 1992,
Thomas L. Thompson écrivait :
« Il nous faut assurément rejeter lidée que le concept
de Philistins correspond à une population étrangère,
intruse en Palestine »24. Il estimait que les éléments archéologiques
présentés étaient « superficiels » et affirmait que « la céramique
dite philistine nest tout simplement pas un
reflet du peuple philistin, pas plus quil ny a la
moindre justification à voir dans ces potiers eux-mêmes des
immigrants ou des descendants dimmigrants. [...] Cette céramique,
en fait, est le reflet dune synthèse des traditions potières
de plus dun groupe ethnique »25. Il na pas développé
son hypothèse à propos de la céramique et dautres
aspects de la culture matérielle, ce qui laisse les archéologues
dans le flou, se demandant ce que cet auteur voulait dire.
Pourtant, il est indéniable que larchéologie de ces 20
dernières années a jeté une vive lumière sur les Philistins
de la Bible.
En partant de textes et de céramiques (peintes avec les mêmes
motifs que les poteries mycéniennes ou dautres issues des
rivages de la mer Égée) dÉgypte, on a traditionnellement
perçu les Philistins non comme des indigènes mais comme étant
arrivés en envahisseurs ou comme migrants en provenance du monde
égéen. Les bas-reliefs de Ramsès III à Medinet Habou dépeignent
ces « gens de la mer » arrivant en bateau ou par terre sur des
chars. Le papyrus Harris I affirme que le dicton égyptien « et
les Philistins furent réduits en cendres » fait référence à
leur défaite face à la puissance militaire de lÉgypte26.
Les données archéologiques sont autant de témoins venant
soutenir cette hypothèse de reconstitution. La mise à sac de
nombreux sites de Palestine méridionale à la fin de lâge
du bronze et au début de lâge du fer a été attribuée
à des groupes de « gens de la mer » venus du monde égéen
(donc grec). Les potiers des cités philistines dAshkelon,
dAshdod, de Tel Miqne-Ekron et de Tel Qasile ont produit
des récipients remarquablement nouveaux, marqués par les
influences égéennes dans le sillage de ces destructions27; lanalyse
neutronique a confirmé lorigine locale, et non importée,
de cette céramique. On a aussi découvert de nouveaux types
architecturaux révélateurs des influences égéennes : (1) pièces
avec âtre dEkron et de Qasile, ayant leur équivalent à
Pylos, Mycène et Tiryns, en Grèce ; (2) divers aspects des bâtiments
égéens à mégaron, très évidents à Ekron. En matière de
culte, des influences sont attribuées à la figurine Ashdoda, et
trouvent leurs parallèles à Mycène. Les fouilles ont démontré
que la culture des Philistins était sophistiquée et bien avancée,
si on la compare à celle de leurs contemporains israélites28.
Il nest donc pas étonnant que Samson ait été tenté de
les rejoindre (Juges 14.1).
Conclusion
Larchéologie est une des rares disciplines exclusivement
préoccupées déléments tangibles artéfacts, bâtiments,
cités et terres, autant dobjets concrets, tridimensionnels
qui, bien quenfouis sous les sables du temps, témoignent
des peuples, des lieux et des événements du passé. Au fur et
à mesure quils sont ramenés à la lumière, au fil des
ans, le monde biblique se révèle à nous, offrant des
perspectives sur son foisonnement et sa diversité.
On a de plus en plus besoin, au Moyen-Orient, de recherches archéologiques
menées avec soin. Les universitaires et historiens spécialistes
de la Bible sont confrontés aux défis du postmodernisme et se
tournent vers larchéologie comme source première dinformation
sur lhistoire biblique. Bien que cette discipline soit
encore dans sa petite enfance, elle commence à combler les déficits
de détails de la grande histoire biblique à ses débuts. Dans
cette quête, les prétentions révisionnistes des érudits
postmodernes continuent de se voir interpeller par les données
concrètes recueillies au Moyen-Orient.
Michael G. Hasel (doctorat de luniversité de lArizona)
est professeur détudes du Proche-Orient et darchéologie
à luniversité adventiste Southern, où il est aussi
directeur de lInstitut darchéologie et conservateur
du musée archéologique Lynn H. Wood. En 2005, il fut boursier
Fulbright senior à lInstitut américain de recherche archéologique
de Chypre, à Nicosie. Courriel: mhasel@southern.edu.
RÉFÉRENCES
1. Pour la naissance de larchéologie en Égypte, liée à
la découverte de la pierre de Rosette pendant la campagne de
Napoléon, voir Neil Asher Silberman, Digging for God and Country
: Exploration in the Holy Land, 1799-1917 (New York : Doubleday,
1982), p. 13 ; William H. Stiebing, Junior, Uncovering the Past :
A History of Archaeology (New York : Oxford University Press,
1993), p. 57.
2. Pour des critiques du postmodernisme, voir Allen Bloom, The
Closing of the American Mind (New York : Touchstone, 1987) ;
Keith Windschuttle, The Killing of History : How Literary Critics
and Social Theorists are Murdering Our Past (New York : Free
Press, 1997) ; Terry Eagleton, The Illusions of Postmodernism
(Oxford : Blackwell, 1997).
3. Os Guiness, Fit Bodies, Fat Minds (Londres : Hodder and
Stoughton, 1994), p. 104.
4. Alister McGrath, A passion for Truth : The Intellectual
Coherence of Evangelicalism (Downers Grove, Illinois :
InterVarsity, 1996), p. 188.
5. Niels-Peter Lemche, « Early Israel revisited », Currents in
research 4 (1996), p. 27, 28.
6. Hans M. Borstad, « History and the Hebrew Bible », Can a «
History of Israel » Be Written ?, dir. Lester L. Grabbe, JSOT
sup 245 (Sheffield : Sheffield Academic Press, 1997), p. 64.
7. Jeffrey L. Sheler, « The Fight for History », U.S. News and
World Report 131/26 (24 décembre 2001), p. 38-45.
8. Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée
: les nouvelles révélations de larchéologie (Paris :
Bayard, 2002), p. 11.
9. Les approches postmodernes de la Bible ont été critiquées
par William G. Dever, What did the Biblical writers know and when
did they know it ? What archaeology can tell us about the reality
of Ancient Israel (Grand Rapids, Michigan : Eerdmans, 2001).
10. Jeffrey L. Sheler, Is the Bible True ? How Modern Debates and
Discoveries Affirm the Essence of the Scriptures (San Francisco :
Harper San Francisco, 1999).
11. Dever, What Did the Biblical Writers Know, p. 3.
12. Davies, « In Search of Ancient Israel »,
Journal for the Study of the Old Testament, suppl. 148 (Sheffield
: JSOT Press, 1992), p. 67.
13. Ibid., p. 60.
14. Sur cette évaluation, voir James K. Hoffmeier, Israel in
Egypt (New York : Oxford University Press, 1997), p. 10-17.
15. Aren Maier, « An Iron Age IIA Proto-Canaanite, Philistine
Inscription and Other New Finds From Tell es-Safi-Gath »,
contribution aux Rencontres annuelles des Écoles américaines de
recherche orientaliste, Philadelphie, Pennsylvanie, 18 novembre
2005.
16. Pour cette discussion en général, voir Gary N. Knoppers, «
The Vanishing Solomon : The Disappearance of the United Monarchy
From Recent Histories of Israel », Journal of Biblical
Literature 116 (1997), p. 19-44 ; voir aussi Dever, What Did the
Biblical Writers Know ?
17. Dever, « Further Evidence on the Date of the Outer Wall at
Gezer », Bulletin of the American Schools of Oriental Research
289 (1993), p. 33-54 ; Randall W. Younker, « A Preliminary
Report of the 1990 Season at Tel Gezer », Andrews University
Seminary Studies 29 (1991), p.19-60.
18. Amnon Ben-Tor, « Excavating Hazor : Solomons City
Rises From the Ashes », Biblical Archaeology Review 25/2 (1999),
p. 26-37.
19. Niels Peter Lemche, The Canaanites and Their Land (Sheffield
: Sheffield Academic Press, 1991), p. 39.
20. Ibid., p. 152.
21. Nadav Naaman, « The Canaanites and Their Land: A Rejoinder
», Ugarit-Forschungen 26 (1994),
p. 397-418 ; « Four Notes on the Size of the Land of Canaan »,
Bulletin of the American Schools of Oriental Research 313 (1999),
p. 31-37 ; Anson F. Rainey,
« Who is a Canaanite ? A Review of the Textual Evidence »,
Bulletin of the American Schools of Oriental Research 304, p.
1-15.
22. Lemche, Canaanites, p. 152.
23. Michael G. Hasel, Domination and Resistance : Egyptian
Military Activity in the Southern Levant, 1300-1185 BC, Probleme
der Ägyptologie 11 (Leiden: Brill, 1998) ; The Name Equation :
Mediterranean Peoples, Places, and Polities in the Egyptian New
Kingdom, en préparation.
24. Thomas L. Thompson, Early History of the Israelite People
From the Written and Archaeological Sources. Studies in the
History of the Ancient Near East 4 (Leiden : Brill 1992), p. 140.
25. Ibid., p. 271.
26. James Pritchard, Ancient Near Eastern Texts, 3e éd.
(Princeton : Princeton University Press), p. 262.
27. Pour une présentation générale, voir Trude Dothan, The
Philistines and Their Material Culture (New Haven : Yale
University Press, 1982) ; Trude Dothan et Moshe Dothan, People of
the Sea : The Search for the Philistines (New York : Macmillan,
1992).
28. Pour des références plus détaillées, voir Hasel, « New
Discoveries Among the Philistines : Archaeological and Textual
Considerations », Journal of the Adventist Theological Society
9/1-2 (1998), p. 57-70.