OBJECTIFS

 

 

 

 

Reportons-nous au cadre de l’action, tel que mentionné :

Notre intervention porte sur la Nuitversité, une nuit blanche d’échanges, de réflexion, d’ateliers, de création littéraire et artistique à l’UQAM, organisée par le comité justice sociale du GRIP UQAM. Si l’événement promet de toucher à des thèmes très divers, à la fois sociaux et environnementaux, il semble qu’il y aura convergence autour de la démocratie.

Nous sommes convaincus que l’opposé de l’anomie se trouve dans l’échange, ou, pour se tourner vers ce qui encore de nos jours demeure un modèle de démocratie – donc d’échange, l’agora d’Athènes.

L’objectif principal de la Nuitversité serait donc la création ponctuelle d’un agora dans les murs de l’université.

Cela ne peut qu’être le début de possibles changements plus significatifs à l’intérieur de l’université, même, rêvons, de notre société.

Il serait contre-logique de viser la création de structures permanentes visant à éteindre l’anomie à l’UQAM alors que c’est cette même anomie qui les rend impossible !

Le commencement de la fin de cette problématique ne peut se faire que par une accumulation d’initiatives ponctuelles, pouvant éventuellement aboutir à de petits changements durables, capables d’amener d’autres initiatives…

Des actions plus ambitieuses débordent largement du cadre du GRIP.

Nos objectifs sont donc de deux ordres. D’abord de susciter une situation d’échange lors de l’événement. Ensuite que ces échanges se traduisent par une volonté d’implication, au GRIP ou ailleurs.

Nous visons de ce fait un changement profond de la part des individus participant à l’événement. De leur attitude part rapport à la société. Quel genre de changement ?

Il faut tout remettre en question, faire de tous les enjeux une préoccupation quotidienne. Être de tous les combats, faire sienne chaque cause, chaque injustice. Chaque problème nous concerne. Cessons le puéril militantisme, oublions la victimisation. Décidons. C’est ça être humain, avoir le plein contrôle de son existence. Et ça, ce n’est pas seulement un beau principe lancé comme ça pour faire joli, c’est mille fois plus que ça. Il s’agit de penser, oui, mais aussi d’agir en conséquence, et ce constamment. Il s’agit de prendre le contrôle de sa vie. Individuellement comme collectivement. Et constamment. L’humanisme est l’affaire d’une vie entière.[1]

Bref, passer d’une attitude passive à une attitude active.

Ce lieu de sédition sera bien sûr irréel puisque existant seulement lors de la nuit, essentiellement lorsque l’université est fermée. L’influence, de prime abord, ne se fera pas sur la [non-]communauté universitaire mais sur les participants, donc quelques étudiants.

Nous n’avons aucun objectif de changement structurel. Ces ambitions seront celles d’autres luttes. Car avant tout, la Nuitversité se veut une prémisse à l’action !

 

 

 

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[1] Ibid., p. 430.