PANEL SUR LA CITOYENNETÉ
Le mardi 5 mars 2002 de
12:30 à 13:30
local à confirmer

Le Groupe de
recherche d'intérêt public (GRIP), http://www.er.uqam.ca/nobel/grip/ est un
organisme à but non lucratif, financé et géré par des étudiants. Il veut ouvrir
le savoir universitaire à la collectivité qui l'entoure et la supporte. Le GRIP
canalise les efforts de ses membres vers la recherche, la sensibilisation et
l'action sur des questions sociales et environnementales.
Bien
que les GRIP soient basés dans les universités, leur but est de travailler sur
des thèmes qui affectent les étudiants en tant que citoyens ; leurs actions se
réalisent donc autant dans la communauté en général que sur les campus. Ils
sont présents sur environ 200 campus universitaires en Amérique du Nord.
Certains GRIP travaillent à la promotion des intérêts de la population depuis
30 ans (voir notre historique en bas de page).
Le
GRIP-UQAM existe depuis plus de cinq ans. Au cours de
ses premières années d'existence, des dizaines de membres actifs ont travaillé
sur une multitude de projets. Que ce soit, par exemple pour faire adopter
l'implantation d'une politique de gestion environnementale à l'université UQAM verte ou de concrétiser le projet
de valorisation des travaux étudiants,
organiser des colloques d'envergure et des conférences thématiques ou présenter
des mémoires lors de la tenue d'audiences publiques, les implications ont été
multiples. Le GRIP-UQAM a, par la même occasion, établi plusieurs contacts au
niveau des groupes écologistes et communautaires, et entretient une
collaboration étroite avec les deux autres GRIP à Montréal.
Le GRIP a
plusieurs comités, dont celui de Justice
sociale. Il a comme mission de
sensibiliser la population étudiante aux questions de reconnaissance et respect
des droits de chacun et de l’équité.
Notre société
connaît actuellement d’énormes bouleversements politiques, économiques,
industriels, scientifiques, sociaux et culturels. La globalisation du monde, l’aggravation de
certaines problématiques causées par ce phénomène et la naissance de nouveaux
risques sociaux qu’elle a créés ainsi que le désengagement de l’État
préoccupent le comité Justice sociale du GRIP.
Les enjeux
sont majeurs pour la survie même de l’espèce humaine.
Nous avons
demandé à 4 personnes reconnus pour leur engagement de
venir nous entretenir de leurs actions, dont 1 enseignant qui a beaucoup écrit
sur la question.
Nous
voulons sensibiliser la communauté uqamienne à l’importance de l’engagement citoyen ainsi
qu’aux dangers de l’effritement de l’espace démocratique.
Cette
activité, qui se déroulera sous la forme d’un panel, aura lieu le 5 mars 2002,
à l’UQAM, de 12h30 à 14h00. Afin d’illustrer le propos d’une manière
intéressante et diversifiée, les
participants choisis sont :
Henri Lamoureux est un écrivain et un professeur d'éthique sociale
qui enseigne les principes de l'action collective à l'Université de Montréal, à
l'UQAM et à l'Université de Sherbrooke.
« Nous vivons en démocratie
et nous en sommes fiers. Nous croyons que le peuple est souverain et que les élus
tirent leur légitimité des citoyens qu'ils représentent. Pourtant, se
pourrait-il que, notamment au sein de la société civile, cette démocratie soit
l'objet d'un détournement de sens? Qu’un certain élitisme mine les mécanismes
de représentation? Que les intérêts de groupes particuliers prennent le pas sur
le bien commun? »
S'appuyant sur
une longue expérience d'action dans les milieux communautaires, syndicaux et
politiques, il pose un regard inquiet sur la qualité de notre vie démocratique
et sur les dérives qui aujourd'hui la menacent. Il a écrit, entre autres, Le
citoyen responsable et La démocratie
à la dérive.
Monsieur Patrick Rasmussen, militant et
psychologue, effectue des recherches dans le domaine du changement
social. Aussi porte-parole du Mouvement vert de la Mauricie, il travaille avec
d'autres professionnels à l'élaboration d'un plan de conversion du modèle
agro-industriel en modèle biologique.
«Il faut se
réapproprier son droit à la démocratie.
J'ai hâte de voir le grand méchant loup de la démocratie croquer les
trois petits cochons du modèle agricole industriel: l'UPA,
le gouvernement et les grandes corporations. Récemment, à Grandes-Piles
et à Saint-Roch-de-Mékinac, en Mauricie, les citoyens
ont eu recours à la désobéissance civile pacifique pour empêcher l'installation
d'une porcherie. Mais il n'est pas toujours nécessaire d'aller jusque-là. On
peut planter des arbres, intervenir auprès des élus pour empêcher une coupe à
blanc, boycotter les produits des entreprises polluantes, encourager
l'agriculture biologique en formant des groupes d'achat ou en contactant
l'organisme Équiterre qui coordonne les liens entre
producteurs et consommateurs...»
Monsieur Jacques Thériault,
de
Clowns sans frontière, effectue un travail de sensibilisation sur la situation
des enfants dans le monde et tente d’apaiser les souffrances des tout petits
par l’art.
Un jour, il y
a un clown. À Barcelone, en 1992. Il s’appelle Tortell
Poltrona. Des enfants lui demandent d’aller en
Croatie : « Il y a des enfants qui ont
perdu leur maison, qui ont perdu leurs parents. Ils n’ont plus rien, Tortell. Il faut que tu ailles là-bas faire un spectacle
pour eux ». Il y est allé et a compris que l’humour, comme l’art et la
tendresse, peut devenir un grand médicament, une véritable thérapie. À son
retour, il fonde Clowns Sans nationale
que nationale.
Une mission en
Bosnie vient d’être réalisée, une autre se prépare pour Haïti.
De plus,
Clowns Sans Frontières s’implique ici dans le milieu scolaire pour sensibiliser
les enfants à leurs droits. Les projets
sont nombreux et les interventions de Clowns
Sans Frontières se font à tous les niveaux : grandes tournées,
interventions ponctuelles, travail suivi, tout est possible, ici et ailleurs,
la planète est vaste et les enfants nombreux...
Des milliers
de nez de clown rouges sont distribués partout où
passe Clowns Sans Frontières,
histoire de laisser un souvenir tangible de ce moment heureux. Ils travaillent
à renverser l’ordre sombre des choses par le plaisir et le rire, ce qui est
l’art du métier de clown.
La
consommation est, selon Laure Waridel, un des outils
politiques puissants pour changer l’ordre des choses. Selon elle, les citoyens sont devenus des consomm'acteurs,
des citoyens qui s'expriment, par leur pouvoir d'achat, en faveur d'un monde
meilleur.
De plus, le groupe Environnement Jeunesse a lançé un nouveau guide du consommateur responsable, écrit
par Laure Waridel et plusieurs collaborateurs, qui
s’intitule " L’En-Vert
de l’assiette, un enjeu alimen...Terre ".
«Je crois au
rôle politique de nos choix de consommateurs, plaide-t-elle. Or, trop souvent
lorsqu’on est à l’épicerie, on se comporte comme les multinationales. On achète
ce qui n’est pas cher. On court après l’aubaine sans se rendre compte du coût
social et environnemental de cette aubaine... »
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