[yahoo, actualités, 31/05/02]
Le saccage de frigos de viande par les agriculteurs va coûter 10 millions d'euros au contribuable
L'affaire remonte au 15 octobre 2001, alors que la crise bovine battait son plein. Un groupe de jeunes agriculteurs lançaient une opération de contrôle de la provenance des viandes dans les entrepôts Vivindus et dans ceux de la société «Les Entrepôts Frigorifiques de Fougères» . Furieux de leurs découvertes, les jeunes syndicalistes du CDJA d'Ille-et-Vilaine avaient alors saccagé les lieux. Le préjudice dans le premier cas a été estimé à 1,105 million d'euros et à 10 millios d'euros dans l'autre. Conformément à la loi de 1993, qui stipule que la responsabilité des dégradations consécutives aux attroupements incombent à l'Etat, le contribuable devrait verser une somme supérieur à un montant de 10 millios d'euros pour indemniser les sociétés concernées.

"Pour qu'il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes"




YAHOO Actualités, 25/06/02

L'évolution des six Smic au 1er juillet

PARIS (AFP) - La décision du  gouvernement, prise mardi en Conseil des ministres, de revaloriser de 2,4% le Smic au 1er juillet, soit l'augmentation légale sans     coup de pouce, porte le salaire minimum à 1.154,27 euros bruts mensuels pour 169  heures travaillées (39H). Le Smic horaire s'établit ainsi à 6,83 euros bruts, et le Smic mensuel 35 heures, c'est-à-dire pour 151,67 heures travaillées, à 1.035,88 euros, selon les chiffres rendus publics par le ministère du Travail. Cette valorisation légale du Smic est calculée à partir de l'évolution des prix à la consommation de mai à mai, à laquelle s'ajoute la moitié de l'augmentation du pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO), calculé de mars à mars.

Six Smic (un Smic 39 heures, cinq 35 heures) coexistent cette année, en fonction de la date de passage aux 35 heures des entreprises. Lors de la mise en oeuvre des 35 heures, le gouvernement avait promis de réduire la duréedu temps de travail sans perte de salaire. Or, en travaillant 35 heures, les salariés payés au
Smic touchent un salaire minimum mensuel calculé sur la base d'environ 151 heures au lieu de 169 heures.

La seconde loi Aubry du 19 janvier 2000 sur la Réduction du temps de travail, a donc  introduit un système de "garantie mensuelle de rémunération" versée aux salariés payés au Smic passés aux 35 heures, destinée à leur permettre de conserver une rémunération équivalente à celle qu'ils percevaient avant leur passage aux 35 heures.

Les garanties mensuelles de rémunération des salariés payés au Smic, introduites par la loi sur les 35 heures, sont revalorisées de 1,8% cette année, ce qui donne selon la période de mise en oeuvre de la Réduction du temps de travail:

-- entreprises passées aux 35h à partir du 1er juillet 2002

     1.154,27 euros bruts mensuels

-- entreprises passées aux 35h du 1er juillet 2001 au 30 juin 2002

     1.147,52 euros bruts mensuels

-- entreprises passées aux 35h du 1er juillet 2000 au 30 juin 2001

     1.133,49 euros bruts mensuels

-- entreprises passées aux 35h du 1er juillet 1999 au 30 juin 2000

     1.114,35 euros bruts mensuels

-- entreprises passées aux 35h du 15 juin 1998 au 30 juin 1999

     1.100,67 euros bruts mensuels

Ce système de garantie mensuelle est indexé sur l'indice des prix et sur une augmentation égale à la moitié des gains de pouvoir d'achat du salaire mensuel de base (SMB), alors que  le Smic horaire augmente en fonction de l'indice des prix et de la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO). Or, le salaire horaire de base augmente plus vite que le SMB.

La loi ne prévoit pas que la garantie mensuelle puisse bénéficier des "coups de pouce" accordés éventuellement au Smic horaire. En conséquence, lors de la revalorisation annuelle du Smic horaire et de la garantie mensuelle, un écart de plus en plus important se creuse selon la date du passage aux 35 heures.

Sans fournir de calendrier, le ministère du Travail a confirmé lundi "l'engagement du gouvernement de provoquer une convergence rapide des Smic, à partir d'un schéma qu'il proposera aux partenaires sociaux lors d'une Commission nationale de la négociation collective dès septembre 2002".

"La mise en oeuvre de ce plan sera engagée dès que possible, au plus tard à partir de 2003" et "supposera un effort partagé pendant plusieurs années".

"Il vaut mieux pomper d'arrache-pied même s'il ne se passe rien que de risquer quelque chose de pire en ne pompant pas".





Yahoo actualités, 19/11/02
 
François Hollande: José Bové "ne peut pas être condamné à une peine de prison"

PARIS (AP) - Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a estimé mardi que José Bové "ne peut pas être condamné à une peine de prison" en raison de son rôle syndical.

"Est-ce que José Bové a manqué à des règles élémentaires de protection des personnes? A-t-il agressé des forces publiques? A-t-il menacé, a-t-il bafoué? Non", a souligné François Hollande. "José Bové a mené une action syndicale. On peut l'approuver ou ne pas l'approuver, la partager ou ne pas la partager."

"Je n'ai pas les mêmes positions que José Bové mais, en même temps, j'en partage d'autres et je considère qu'il joue un rôle important, utile au nom du syndicalisme agricole", a expliqué le numéro un du PS. "En conséquence, je crois qu'il ne peut pas être condamné à une peine de prison." AP

"On n'est jamais aussi bien battu que par soi-même"

 


06/12/02
La préfète d'Ille-et-Vilaine réquisitionne des terrains privés pour une rave party

RENNES (AP) - Après repérage du terrain, les services de la préfecture d'Ille-et-Vilaine ont porté leur choix sur un terrain d'une quinzaine d'hectares situé sur la commune de Marcillé-Raoul, à 30 km au nord de Rennes, pour l'organisation de la rave party qui doit se dérouler ce week-end en marge des Transmusicales de Rennes. On attend de 15.000 à 20.000 ravers.

Le terrain choisi appartient à trois agriculteurs. "J'ai pris une réquisition pour exonérer la responsabilité du maire et de la commune", a précisé la préfète Bernadette Malgorn.

De nombreux pompiers et trois escadrons de gendarmerie, soit quelque 200 hommes, seront sur place. Les organisateurs restent les premiers responsables, insiste la préfète.

La mairie de Marcillé-Raoul manifeste un certain fatalisme. "On nous a pris de court, on ne peut rien faire contre une réquisition", précise Alain Boué, secrétaire de mairie.

Les agriculteurs avaient commencé à faire des barrages dans la matinée, qui ont été levés après négociation. Dans un communiqué adressé en fin de journée, la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) d'Ille-et-Vilaine a fait part de son indignation et sa stupéfaction: "cette décision de la préfète est ressentie comme un mépris vis-à-vis des agriculteurs et des habitants du monde rural". AP




 


 

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