Voici un extrait qui vous fera sans doute patienter un peu avant l'arrivée du tome 5 en librairie! Vous allez voir, même s'il est possible que cet extrait soit seulement une imitation, il est très divertissant!
Le dos courbé, les yeux de Dumbledore paraissaient
soucieux, inquiets, comme si pour la première fois de sa
vie, le directeur de la fameuse école de Sorcellerie,
craignait l’avenir. Éclairé par une chandelle, il entama la
rédaction d’une lettre. Dans le silence qui régnait à
Poudlard, les crissements de la plume résonnaient comme des
plaintes sourdes. Lentement, posément, la main noueuse et
ridée écrivait :
" Chers amis, Compte tenu des événements de ces dernières
semaines, nous ne pouvons plus attendre. Seul l’union de
nos pouvoirs pourra rivaliser avec la force de Voldemort,
vous le savez. Nous devons reconstituer l’ordre du phénix.
J’ai déjà envoyé en mission certains de nos disciples. Mais
cela ne suffit pas. A nouveau des Moldus sont assassinés,
des sorciers traqués, et ce, même si le gouvernement refuse
de le reconnaître. L’heure est grave, nous devons agir. Il
est devenu trop dangereux pour le jeune Potter de rester
dans sa famille. Vous savez tous comme moi à quel point il
doit survivre, sinon… Nous devons être prêts à donner notre
vie pour la sienne, si c’est nécessaire. Cet accord unit
cet ordre. Je vous attends donc à la prochaine pleine lune
à notre endroit habituel. J’espère que vous serez tous
fidèles à votre devoir. "
Albus Dumbledore signa, puis la plume s’arrêta. La main
fatiguée de Dumbledore toucha alors sa baguette magique et
la lettre fut multipliée en onze exemplaires. Quelques
instants plus tard, onze hiboux s’envolèrent de Poudlard. A
la lueur du clair de lune, Dumbledore les regarda partir.
Puis il se retourna, caressa doucement le plumage de son
phénix, qui le regarda d’un air compréhensif.
" Il est temps Fumseck, l’ordre du phénix doit renaître. "
Le phénix lui mordilla la main, cligna ses pupilles et
s’envola à son tour. […]
Les Mangemorts étaient tous là, têtes baissées devant leur
maître. Harry souffrait des liens qui le retenaient à la
pierre tombale. L’esprit embrumé, le corps épuisé, il
n’avait plus la force de lutter. Le corps de Cédric gisait
par terre. Le sang coulait de son bras. Toujours ce sang.
Le sentiment de la fin. Puis Voldemort pointa sa baguette
sur lui et murmura dans un souffle " Avada Kedavra ". Harry
vit alors une lueur verte s’échapper et s’avancer vers lui.
Dépossédé de sa force, il ne pouvait plus bouger. Il
sentait la fumée verte entrer dans ses poumons, sans
pouvoir rien faire. Il étouffait. Les rires des Mangemorts
résonnaient dans sa tête, il n’entendait plus que ça, les
rires des Mangemorts. Suffoquant, il se réveilla avec un
goût âpre dans la bouche, après avoir passé la nuit à
lutter, se rendant coupable de la mort de Cédric et du
retour de Voldemort. Chaque nuit, la même angoisse le
prenait et chaque nuit, elle lui semblait plus réelle et
plus forte, ce qui lui indiquait que Voldemort devenait de
plus en plus puissant. Voilà un mois qu’il était revenu à
Privet Drive et la vie lui paraissait d’une morosité sans
pareille. Dudley n’avait pas perdu un gramme, ce qui était
pour sa mère un mystère scientifique insondable. Elle
soupçonnait même Harry d’avoir infligé un sort à son
cousin, ce qui donnait une excuse à son fils. Bien sûr ce
n’était pas le cas, mais Dudley soudoyait tous les enfants
de la rue pour qu’ils lui apportent à manger en douce. La
maison ne désemplissait pas des " amis " du Dudlinouchet
chéri à sa maman. Cela rendait très heureuse la tante
Pétunia, aveugle à la supercherie, et qui voyait ainsi son
fils comme le plus aimé de tout le quartier. Le manège de
Dudley n’amusait même plus Harry qui s’inquiétait
énormément, car il n’avait aucune possibilité de connaître
la situation du monde des sorciers. Il aurait bien écrit à
Sirius, Hagrid ou Ron pour savoir si Voldemort avait à
nouveau agit, mais il n’osait pas leurs avouer ses
inquiétudes. Comme tous les soirs, Harry se réveilla en
plein cauchemar, la cicatrice toujours plus brûlante.
Lorsqu’il entendit Hedwige taper à son carreau.
Heureusement, elle n’avait pas oublié son anniversaire,
puisque aujourd’hui, il avait 15 ans. Il s’approcha de la
fenêtre et s’aperçut qu’Hedwige n’était pas seule.
Coquecigrue, Coq pour les intimes, le hibou de Ron,
tourbillonnait autour d’elle d’une façon que lui seul
savait faire. Deuxautres hiboux l’accompagnaient, l’un qui
portait les initiales de Poudlard, l’autre au plumage très
sombre et très épais. Hedwige, en maîtresse des lieux,
exigea la priorité. Elle lui présenta sa patte d’un air
majestueux. Harry y trouva une lettre et une petite bourse
en cuir. Harry lut la lettre, elle était de Hermione :
" Cher Harry, Avant toute chose, Bon Anniversaire !
J’espère que tu as pu te reposer et oublier les événements
passés. "
Harry eu un maigre sourire, son cauchemar n’était
pas si loin.
" J’ai appris une grande nouvelle qui me rend
très fière. J’espère que tu ne te moqueras pas de moi,
parce que Ron ne cesse de le faire depuis que je lui ai
dit. Et bien voilà, j’ai été choisie pour être préfète par
le professeur Mc Gonagall. "
Harry sourit, mais cette
nouvelle ne l’étonnait absolument pas. Qui serait un
meilleur préfet Hermione ? Même Percy ne lui arriverait pas
à la cheville ! Il se mit même à s’imaginer que dans
quelques années elle prendrait la relève du professeur Mc
Gonagall elle-même. Harry serait prêt à parier sa
collection de cartes de Chocogrenouilles que c’était le
rêve le plus cher Hermione.
" Mes parents sont très fiers.
Ils m’ont accompagnée en vacances chez Victor. Son pays est
sublime, mais j’avoue que j’avais hâte de rentrer, il
faisait si froid ! Enfin, j’ai quand même découvert
beaucoup de pratiques et de légendes qui ne sont pas
étudiés à Poudlard. Je ne sais pas si tu pourras venir chez
les Weasley, je suis sûre que Ron va tout faire pour qu’on
termine les vacances ensemble, ce qui est plus sûr ces A
bientôt, j’espère. Amitiés. Hermione. "
Dans la petite bourse, il trouva quatre petites pierres
rondes, l’une rouge sombre, l’autre bleue, la troisième
verte et la dernière blanche. Harry se demanda à quoi elles
pouvaient bien servaient. Il regarda en bas de la lettre
d’Hermione et trouva une explication :
" Ces pierres représentent les quatre éléments : le feu,
l’eau, la terre et l’air. Une légende raconte que les
chevaliers les utilisaient, il y a des siècles, lorsqu’ils
étaient dans des situations très périlleuses. Si leurs
intentions étaient pures, alors ils acquéraient une force
inégalable, leur permettant de vaincre n’importe quel
adversaire. Il faut dans ce cas les serrer très fort en
répétant le nom des quatre éléments. Je ne sais pas si ça
marche, mais vu tes ennemis, peut être qu’un jour cela
t’aidera. Hermione. "
Harry n’avait pas vraiment hâte de les expérimenter tout de
suite. Il détacha ensuite une lettre de la chouette au
plumage si épais ainsi qu’une autre bourse identique à
celle d’Hermione. Il se demanda de qui elle provenait, la
réponse fut dans la lettre. Il s’agissait d’une carte
postale animée de Hagrid et Madame Maxime devant une
immense forêt.
" Cher Harry, Même si je suis à des centaines de
kilomètres, je n’aurais pas voulu manquer ton anniversaire.
Je suis partie avec Olympe dans les forêts de l’Est selon
le souhait de Dumbledore. C’est merveilleux ici, la
campagne est si belle. J’ai même croisé des colonies de
dragons sauvages. J’en ramènerais bien un, mais je ne pense
pas que la douane soit d’accord. On se voit à la rentrée.
J’aurais pleins de nouvelles créatures à vous montrer. Tu
verras, elles sont magnifiques. Avec toute mon affection,
Hagrid. "
Harry se demandait ce qu’Hagrid entendait par "
magnifique ", car il avait une conception très particulière
de la beauté. Dans la bourse, il trouva de tous petits
cailloux les uns marrons, les autres gris.
"Ils servent à changer de taille : les marrons font grandir,
les gris font rapetisser. C’est très utilisé dans la
région ! "
Harry supposa que les géants s’en servaient pour paraître
normaux. Ca peut être une farce marrante, se dit Harry, il
faudra que je montre ça à Fred et George. Au bout d’une
longue bataille, il finit par attraper Coquecigrue ; Celui-
ci était aussi petit qu’agile.
" Cher Harry, Joyeux anniversaire ! As-tu appris la
nouvelle ? Hermione est préfète ! Celle-là alors! Toujours
pareille Hermione ! Et en plus, elle est allée en vacances
chez son Vicky. Si elle croit que je vais lui pardonner
ça ! Se vendre à l’ennemi ! Quel culot ! Et après elle veut
porter l’emblème de la droiture de Poudlard ! On peut dire
qu’elle a choisi son camp. Je vais essayer de te faire
venir à la maison au moins les deux dernières semaines
avant la rentrée. Mon père a demandé l’autorisation à
Dumbledore, mais comme il y a beaucoup de problèmes au
ministère, je ne le vois presque plus. Je ne sais pas s’il
a donné son accord. Maman est encore plus énervée et
inquiète que d’habitude. Fred et George mettent quand même
de l’ambiance à la maison. Ils ont inventé un tas de trucs
rigolos, vivement la rentrée qu’on teste tout ça ! J’espère
que tu vas venir bientôt. Ron. "
Ron avait joint plein de délicieux gâteaux de sa mère, et
lui avait offert un abonnement au Quidditch magasine.
Enfin il prit la lettre de Poudlard, qu’il imaginait être
la liste de ses fournitures. Il y trouva une lettre du
professeur Mc Gonagall, mais celle-ci semblait plus longue
que d’habitude.
" Cher M. Potter, Vous voudrez bien prendre note que la
nouvelle année scolaire commencera le 1er septembre. Le
Poudlard express partira de la gare de King’s cross, quai
numéro 9 ¾ à onze heures précises. D’autre part, en tant
que directrice de la maison Gryffondor, je dois veiller à
la constitution de l’équipe de Quidditch. En effet, la
compétition va reprendre cette année et notre équipe n’est
plus complète depuis le départ de Dubois, notre gardien et
entraîneur. Je me vois donc dans l’obligation de nommer de
nouveaux membres. Étant donné vos compétences dans ce
sport, je vous ai choisi pour être le capitaine de l’équipe
de Quidditch. J’espère que vous accepterez ce poste tout en
ayant conscience des responsabilités que cela implique.
Hibouez-moi votre réponse rapidement. Si la réponse est
positive, vous devrez choisir dès la rentrée un nouveau
gardien. J’attends votre réponse rapidement. Avec mes
meilleurs sentiments, professeur Mc Gonagall, directrice-
adjointe. "
Harry n’en revenait pas. Il lut la lettre une deuxième
fois pour être sûr qu’il ne rêvait pas. Capitaine de
l’équipe de Quidditch ! Lui ! Il a été choisi ! Il
s’empressa d’attraper un bout de parchemin et une plume. Il
était si heureux qu’il n’arrivait pas à écrire et cassa
deux plumes avant de pouvoir répondre.
" Cher professeur Mc Gonagall, J’accepte votre
proposition. Je vous remercie. Je serais enchanté d’être le capitaine de l’équipe de
Gryffondor. J’espère que je serais à la hauteur et que nous
gagnerons la coupe. Merci encore, Harry. "
Quel
anniversaire ! Son cauchemar était cette fois bien loin.
Harry était si excité. Il renvoya la chouette du professeur
et paressa devant sa fenêtre ,relisant la lettre pour la
20ème fois. Il se voyait déjà, remportant la coupe en tant
qu’attrapeur et capitaine. Acclamé de tous, Drago aurait
les oreilles qui en fumeraient de rage ! Et Cho le
regarderait avec des yeux pétillants. Il commença à établir
des plannings d’entraînement, une liste de gardiens
potentiels et des tactiques encore plus subtiles que la
feinte de Wronski. Quand soudain, il distingua une forme,
une forme qui se faufila par l’ouverture de sa fenêtre et
vient se frotter contre lui. Un chat !C’était un chat ! Il
ronronnait. Harry l’attrapa et voulut le remettre dehors.
Les Dursley n’accepteraient sûrement pas qu’il ait un
animal en plus. Mais en l’attrapant, il sentit un bout de
papier enroulé autour d’une patte.
« Étrange, un chat-
postal ! Ce n’est pas courant. »
Il le regarda bien. Ce chat
ne pouvait pas venir de loin… Ce qui signifiait qu’un
sorcier était à Privet Drive… Son cœur s’emballa un
instant, puis se calma rapidement. Non, si c’était
Voldemort, sa cicatrice l’aurait brûlé atrocement et puis
Voldemort ne lui écrirait pas avec un chat ! Il regarda à
nouveau le chat. Non, ça ne lui rappelait pas grand chose.
Il prit alors le bout de parchemin et lut :
« Cher Harry,
J’avais très envie de passer ton anniversaire avec toi,
avant de partir en mission. J’ai trouvé refuge chez une
vieille amie qui vit non loin de toi, Miss Figg. Je crois
que tu la connais déjà. Eh bien oui, elle est de notre
monde. Je t’attends donc demain, demande aux moldus d’aller
la voir, je ne pense pas qu’ils s’y opposeront. Nous aurons
enfin le temps de discuter ensemble. Je t’embrasse. A
demain. Ton parrain. »
Harry se leva alors et alla à la
fenêtre. Il lui sembla apercevoir deux yeux jaunes briller
dans le noir. Il fit un signe. Un gros chien sortit de
l’ombre et aboya doucement. Harry fit un geste de la main.
Le chat sortit et le chien s’éloigna. Harry le regarda
s’éloigner tranquillement. Une boule lui serrait la gorge.
Il avait hâte d’être au lendemain…. "