Chapitre 8 : La Voix des Tortulias et le Gardien de Swondox

"Ils sont lents et faibles… laissons-les et partons aux devants… ils sont si bruyants… ils empestent l'air… le Gros nous ralenti… laisse-moi apaiser ma faim et nous gagnerons en vitesse… "

Aucune opportunité n'était ratée de la part du dragon pour se plaindre de ses compagnons. Continuellement il communiquait avec Kradim et ses paroles, sans que les autres puissent les entendre, prenaient de plus en plus de place dans l'esprit du jeune aventurier. Lorsqu'ils faisaient de cours arrêts, chaque parole, chaque action, chaque silence était commenté par la créature si bien que la présence même de chacun d'en eux devenait insupportable. Tellement que pour la première fois il douta de l'intérêt de poursuivre son implication dans cette histoire de famille dont il avait tout à perdre et rien à gagner.

Alors qu'ils en étaient à leur dernier arrêt au bord du lac Osterun, Kradim, qui en était à son tour de garde pour la nuit, entendit des bruits de pas venant de la forêt. Il porta la main à la poignée de son épée tout en se préparant à réveiller ses compagnons ainsi que sa monture lorsqu'un chant émana de l'endroit même où les pas s'étaient arrêtés. Il s'agissait plutôt d'une étrange complainte, sans parole, se rapprochant en quelque sorte du chant des baleines mais celui-ci semblait tout à fait surnaturel. Avant même qu'il ne le réalise, il était déjà loin du campement et avait relâcher depuis longtemps son arme.

Perdu dans ses pensés, il se rappelait certaines histoires d'enchantements de la sorte mais il ne put résister à l'appel. Après un court moment Kradim arriva dans une petite clairière où il vit une quinzaine de créatures grasse à la peau verte, quelque peu semblable à de gigantesques tortues tenant sur leurs pattes postérieures. Celles-ci n'avaient pas de carapace mais plutôt un large dos aux ossatures saillantes courbé vers l'avant. Leur allure rappelait quelque peu celui des Hommes-Salamandres de l'Aventurie mais beaucoup moins svelte. Tous avaient le regard tourné vers les étoiles et semblaient implorer pitié de celles-ci, tous sauf un, plus petit, qui fixait de ses minuscules yeux Kradim. La créature s'approcha du jeune homme et doucement il mit une patte sur son épaule puis l'autre sur sa tête et agita celle-ci de bas en haut. Kradim répéta le geste qu'il comprit de bienvenue. La tortue humanoïde se mit alors à parler, mais encore cela ressemblait plutôt à un gémissement servant à intensifier le chant de ses semblables. Bien qu'il ne distingua aucun mot ou aucune ressemblance à quelque langage que ce soit, Kradim se mit à percevoir certains messages mais principalement leur idée générale au lieu de phrases précises. Il comprit qu'ils se faisaient appeler des hommes "Tortulias" et qu'ils allaient à présent "le réveiller". Soudainement la noirceur avait laisser la place à une lumière grise brumeuse. De plus il ne restait que le plus petit Tortulias qui ne cessait de chanter mais derrière celui-ci se préparait quelque chose. Un vent mystérieux faisait tournoyer une poussière qui semblait tout recouvrir et lui donnait des formes. Les mouvements s'intensifiaient jusqu'au moment où un nuage complet sorti des pires cauchemars du jeune homme et se transforma derrière le Tortulias en dragon noir, le même qui avait terrasser son père. Alors qu'il était sur le point de bondir sur la petite créature verte, le dragon s'évanouit dans l'air et la poussière ne cessa de tournoyer. Les formes s'enchaînèrent à une vitesse ahurissante ne laissant qu'un moment à Kradim pour déterminer si elles étaient familières. Aussi subite qu'avait été la disparition du dragon noir, une autre forme se matérialisa derrière le Tortulias. Kradim faisait maintenant face à Bran Wotan portant les vêtements que Jonatide portait le lendemain de sa mort. Derrière ce double de lui-même, une légion de créatures dragonnes de toutes sortes s'alignait tel un armé sorti de l'enfer. La clairière qui jusqu'alors semblait réduite par la poussière à une simple chambre prenait maintenant des dimensions gigantesques si bien qu'un paysage bien familier apparu au loin; la Montagne Noire. Au centre de la plaine, Rimalk était en flamme et au-dessus d'elle, juché sur le château de Délogran, un immense dragon scrutait les alentours. La réplique de Kradim se mit lentement à se transformer en une copie conforme de la créature qui l'observait du haut du château de Rimalk. Elle ouvrit ses ailes et s'envola, ainsi que les innombrables créatures derrière elle, et fonça sur la ville en flamme. Tout à coup, tout redevint obscure et les autres Tortulias avaient cessé leurs chants et l'entouraient. Cependant leurs voix résonnaient toujours dans la tête de Kradim et lui transmirent un dernier message avant de disparaître dans l'obscurité de la forêt: "Tu es un officier de Fuldigor mais le sang des dragons est un terrible poison."

Kradim retourna à son poste auprès du campement mais il fut surprit par les rayons du soleil qui commençait déjà à percer le dense feuillage. La nuit avait semblé étrangement courte, même que Jüsa était éveillé jetait un sévère regard à son endroit lui reprochant d'avoir quitter son poste. Cependant le froid qui s'était établit fut rompu par le hennissement d'un cheval qui réveilla le reste de la compagnie; un Chagaye venait de choisir la monture de Yamazouki comme petit déjeuner. Le félin aux yeux d'un jaune vif, parfois lumineux, n'avait pas perdu de temps et avait déjà tirer le cheval loin dans la forêt lorsque Kradim arriva à l'endroit où les chevaux étaient gardés. Un silence funeste régnait à présent alors que tous à présent sur pied scrutaient les bois, armes en main, à la recherche de ces yeux jaunes prêt à bondir sur leurs proies. Après un long moment, il fut conclut que la bête de bronze au dos cuivré était définitivement part. Bien qu'aucun reproche ne fut ouvertement fait, Kradim se retira rapidement vers son dragon sous le sévère regard de ses compagnons. A son habitude des derniers jours, Kradim s'empressa de monter son dragon et de partir au devant. Cette fois ce n'était plus pour s'éloigner de ses compagnons de route mais pour réfléchir au message et aux images laissées dans son esprit par les Tortulias.

Finalement, après un mois de voyage, ils arrivèrent à Méthodyk épuisés et affamés, car non seulement la présence du dragon avait éloigné la majeure partie des dangers potentiels mais aussi le moindre gibier. De plus, très peu de baies mûrissaient à ce moment de l'année. Kradim quant à lui subissait jour après jour le harcèlement de son dragon qu'il avait nommé Skinfinxis mais depuis cette nuit sur les bords du lac Osterun il n'y portait plus attention. La vision de sa ville en flamme mais surtout l'idée de la puissance de destruction qu'il pourrait engendrer, lui ou le responsable de la mort de son père, était un risque trop grand pour qu'il continu à s'éloigner de sa quête première plus longtemps ou du moins suivre ce que semble être son destin.

Ainsi, alors que les portes de Méthodyk n'étaient pas franchies, il s'adressa à ses compagnons:

"Je ne vous suivrai pas ici. Je pars immédiatement pour Kalindor rejoindre Varzane, ou un autre marin qui voudra bien me prendre à son bord et me ramener vers Rimalk là où je crois avoir une part importante à jouer. J'ignore toujours où tout cela m'apportera mais j'espère bien vous revoir un jour où vous aurez vengé vos malheurs. Les miens sont encore incertain et imprécis mais je vous tiens pour mes amis et le serez toujours."

L'annonce de son départ fut aussi brusque qu'inattendu. Bien qu'auparavant ils aient trouvé d'une extrême générosité le choix de Kradim de s'impliquer dans leur histoire et lui suggéraient même de poursuivre la sienne, aujourd'hui ils voyaient la nécessité de sa présence pour affronter les forces de Mestam maintenant que leur survie secrète au massacre de Barnak ne tenait plus du secret. Certain d'entre-deux virent ceci comme un geste de lâcheté et un manque à sa parole mais, une fois Kradim éloigné son premier défenseur ne fut pas Hanzar mais Jüsa qui depuis longtemps semblait apprécié de moins en moins sa présence.

"Kradim se devait de partir, non pas qu'il ne veuille pas nous aider mais bien parce qu'une énorme puissance maléfique est placée entre ses mains et que celle-ci était en train de le conquérir. Cependant il s'est passé quelque chose au cours des derniers jours qui lui a ouvert l'esprit…"

Tous le regardèrent s'éloigner lorsque Hanzar le rattrapa à cheval:

- Laisse-moi partir Hanzar, je dois retourner à Rimalk.

- Je ne suis pas là pour t'en empêcher mais prends au moins ceci ainsi que mes remerciements, dit Hanzar en lui tendant un sac. Il te sera difficile de voyager beaucoup plus sans te nourrir.

L'arrêt fut bref mais Hanzar avait aussi depuis longtemps comprit que quelque chose empoisonnait son ami et, malgré son silence, dans son regard fatigué il comprit la gratitude que celui-ci lui rendait.

Un repos bien mérité attendait les jeunes voyageurs qui virent Kradim quitter l'horizon et s'apprêtaient maintenant à pénétrer dans la petite ville de Méthodyk. Enfin sur un territoire allié, ils purent relâcher leur garde quelque peu. Cependant ils eurent la confirmation que la nouvelle du massacre du royaume Barnakien s'était propagée lorsqu'ils furent accueillis solennellement par deux gardes nains en habit de cérémonie:

"Bienvenue voyageurs a Méthodyk, capitale du Nouveau Royaume de Guerimkless!"

Même si au-dessus des portes de la ville l'aigle bicéphale barnakien y flottait toujours, un marteau doré était à présent l'emblème officiel de la cité. De forte majorité naine, l'impressionnante Méthodyk était à l'instar des autres villes néoaventuriennes complétées et d'une prestance digne des plus belles villes du vieux continent. Arches et colonnes de pierres sculptées faisaient parti des banalités architecturales mais bien que chaque demeure soit plus originale que sa voisine, le tout semblait avoir été construit dans la même vision globale. Malgré l'immensité de certaines habitations, rien aurait pu laisser croire aux aventuriers avant de pénétrer dans cette enceinte qu'ils assisteraient à une telle merveille de construction. Tout laissait croire qu'il s'agissait de la première carrière prolifique de la région où les premiers arrivants s'établirent sur le lieu même de leur travail.

Le petit groupe circula à travers la ville tentant de se frayer un chemin à travers une foule de nains portant sacs et paniers de minerai qui entraient et sortaient de chaque ouverture possible. Cependant aucun mot était échangé, pas même un geste de salutation, mais malgré la densité de la foule jamais un nain ne venait en contact avec un autre. À l'enseigne d'une petite auberge, les jeunes aventuriers pénétrèrent et descendirent quelques marches avant d'aboutir à une gigantesque salle à manger où encore une multitude de nains étaient attablés.

Après y avoir prit un lourd repas, Joff alla converser avec l'aubergiste pour y réserver des chambres pour la nuit et tenter d'avoir plus d'informations sur ce Zjonaha. Bien qu'il semblait extrêmement occupé, Joff réussit à savoir qu'en effet la dissolution du Royaume de Barnak était connue et qu'un riche et charismatique habitant de Methodyk s'était autoproclamé "Maître" de la région. Cependant au nom de Zjonaha, son attitude changea complètement. Il devint plutôt paranoïaque et le soupçonna d'être un espion. C'est alors que Joff dévoila son identité comme faisant partie de la famille de Barnak. Aussi brusquement qu'avait été son premier changement d'attitude, le gros nain retourna à sa besogne et se contenta de dire: "Tant que vous serez à Méthodyk, vous serez en sécurité… le Maître vous rencontrera ici!" Puis il disparut dans un coin de sa cuisine.

Comme Joff retournait à la table où le reste du groupe terminait son repas pour leur transmettre ce qu'il avait apprit, le bruit d'une cloche étouffée résonna tel une barre de fer que l'on plante dans un sol gelé. Tout à coup la salle se vida laissant place à un cortège de nains en arme qui entourèrent le jeune groupe. Derrière ceux-ci arriva un gros mais fier nain richement vêtu que Joff reconnut aussitôt. L'aubergiste, maintenant "Maître de Méthodyk", s'adressa au groupe récitant un discours cérémonial qui exprimait toute la tristesse de ses citoyens envers ce qui s'était passé sur l'île de Barnak et l'honneur qu'était de recevoir de tels invités. Il leur annonça de plus que demain il les amènerait devant Zjonaha, leur protecteur. La cloche résonna de nouveau et la garde du Maître quitta la salle ainsi que l'aubergiste pour laisser la place à un raz de marré de nains qui vinrent reprendre leur place à la table.

Tout ce protocole semblait bien étrange mais au moins, comme l'aubergiste l'avait annoncé, ils se sentaient maintenant loin du danger et en avaient même oublié le départ de Kradim. Ils passèrent donc la nuit dans la maison même du Maître et à leur réveille, une table couverte de fruits de toutes sortes les attendait. Cependant ils ne rencontrèrent personne avant de sortir de l'auberge. Dans la rue-falaise qui descendait à la porte principale de l'établissement, huit bœufs cornus chacun monté par deux soldats nains aux longues lances les attendaient. Devant ceux-ci le Maître dans un autre de ses habits cérémonials annonça que ce détachement de sa garde personnelle les conduirait devant Zjonaha. Après leur avoir souhaité bonne chance au nom de son peuple, il se retira puis la garde se mit en marche.

Le détachement les amena de l'autre côté de la ville vers les montagnes et à mesure qu'ils avancèrent, l'activité fourmilière reprenait son cours normal. Après quelques heures de marche, l'un des soldats de tête rompit le silence. Soulevant la visière de son lourd casque pour communiquer clairement, le guide dévoila ainsi sa vraie nature: il ne s'agissait pas d'un nain mais plutôt d'une naine. Contrairement aux membres masculins de cette race, les traits de celle-ci étaient aussi délicats que ceux d'un enfant elfe mais son sévère regard lui donnait une présence digne du plus féroce pirate de Thorval. Elle leur parla ainsi:

"Suivez cette route, elle vous mènera au repère de Zjonaha, nous monterons la garde ici afin que personne ne vous suive."

Ils partirent donc le long du sentier qui longeait une rivière avec le peu d'informations qu'ils avaient acquerri sur ce fameux protecteur sans savoir à quelle distance se trouvait-il ni comment ils pourraient le reconnaître. Rapidement le chemin devint rapidement de plus en plus difficilement praticable et de moins en moins repérable. Si bien qu'ils se retrouvèrent au beau milieu des montagnes sans être certain de la route qu'ils suivaient alors que le soleil se couchait rapidement derrière des monts déjà dépassés. Aucun ne voulait l'admettre mais ils étaient définitivement perdus. Avant que la noirceur soit totale Hanzar annonça l'arrêt pour la nuit et suggéra de trouver un abri pour la nuit. Après s'être installé sous un rocher, ils se mirent à discuter du chemin qu'ils devraient prendre au matin.

Soudain un sifflement se fit entendre. Plusieurs fléchettes vinrent se planter dans le corps des aventuriers. L’instant d’après, un mur de feu entourait le groupe qui dormait à présent sous l'effet d'un poison. Enjambant le mur de flammes, une horrible créature aillée mais à silhouette humaine s’approcha des corps. Il se pencha au-dessus de Joff et le fouilla légèrement d’un tâtonnement. Lorsqu’il voulut se relever, il sentit la pointe du sabre de Hanzar s’appuyer sur son dos. " Éloignes-toi d’eux! " dit-il.

La créature se retourna dévoilant ainsi clairement son apparence. A première vue il s'agissait d'un amalgame des plus étranges créatures connues et inconnu en ce monde; des jambes de tigres, les bras et le torse d'un homme, une deuxième pair de bras sans articulation à peau de serpent, les ailes et la queue d'un dragon, la tête d'un orc mais les yeux situés au bout d'un membre mobile tel un escargot. Bien qu'en temps normal Hanzar n'aurait pas hésité une seconde avant d'en finir avec ce monstre, il se surprit à ne pas vouloir l'attaque immédiatement. La créature semblait très calme et s’éloigna comme lui avait demandé Hanzar.

Hanzar sourit et montra la fléchette, cueillit au vol, qu’il tenait entre deux doigts;

La créature sourit et dit :

- Faites sentir ces plantes à vos amis pendant qu’il sortait de son sac une poignée de petites fleurs pourpres.

Lorsqu’ils furent tous réveillés, Zjonaha se présenta:

- Je suis le fils des Douzes, Gardien des Monts Swondox.

Joff comprit immédiatement la nature divine de la créature qui se trouvait devant lui et lui raconta leurs aventures. Lorsque Zjonaha entendit le nom de Yanwick il se rappela immédiatement le médaillon. Il fit signe à Yanrick de s’approcher.

- Prête-moi le médaillon et suit moi.

Une ouverture était à présent visible pratiquement à l'endroit même où ils s'étaient arrêtés et Zjonaha y pénétra. Yanrick le suivi à travers un labyrinthe de grottes jusqu’à temps où ils entrèrent dans une salle dorée ayant un socle en son centre. Sur ce socle reposait une lame d’épée en argent. " Il y a longtemps, ton père est venu me voir pour me demander ce service… " Il approcha Yanrick du socle et lui redonna le médaillon mais en enleva la chaîne. Il lui indiqua la petite encavure à la base de la lame puis lui dit : " … mets-le en place! "

Lorsque Yanrick posa le médaillon sur la lame, des rayons de lumière aveuglant partirent du médaillon de tous les sens jusqu’à former un dôme magique au-dessus de la lame. Comme des rubans, deux rayons de lumière, l’un rouge et l’autre or, tressèrent la partie manquante de l’épée. Les deux rayons s’élevèrent de l’épée tout en grossissant de façon à se transformer en aigles de lumière et enroba, de la même façon que l’épée, le jeune Yanrick. La lumière était si intense que tout semblait disparaître dans la clarté sauf les lueurs bleues, rouge et or magique. Lorsque Yanrick fut libéré du cocon qu’avaient formé les deux aigles, Zjonaha s’aperçut qu’il avait changé autant du corps que de ses habits. Il n’était plus le petit garçon d’une dizaine d’année mais plutôt un jeune adulte. À la place de son long manteau rouge se trouvait une armure de plaques très ajustée de couleur bleue, rouge et or. Une ample cape reposait sur ses épaules. Tous ses vêtements étaient embellis par des gravures et pierres précieuses.

Yanrick, inconscient de ces transformations, reposa son regard sur l’épée. La poignée d’or qui s’était formée était surmontée d’un aigle bicéphale dont les ailes formaient la garde. Par contre le pommeau n’était qu’une boule de cristal tenue en place par une serre d’aigle. Le cristal lui refléta son visage vieillit. Il sursauta mais la voix rassurante de son père résonna dans la pièce : " Grâce à cette épée je serai toujours avec toi. Tu as la tâche de rebâtir notre royaume mais tu dois avant venger ma mort et celle de millier d’autres. Vous devez repartir aussitôt car votre quête ne fait que commencer"

La voix se tue, Yanrick retourna et d’un pas décidé avec l’épée magique en main il se rendit dans la salle où l’attendaient ses compagnons. Tous se demandèrent qui était ce jeune homme mais Zjonaha leur expliqua :

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