LA ESCUADRA ESPAÑA

L´ESCUADRA ESPAÑA

Mené par Abel Guidez

L'ambassadeur espagnol à Paris, Juan de Francisco Cárdenas, a pressé au premier ministre Léon Blum pour forcer une intervention militaire française. À cause de son caractère pacifiste, Léon Blum a repoussé cette option, mais il a cédé aux Républicains approximativement vingt bombardiers Potez 54 qui n'avaient pas encore délivrés à l'Armée de l'Air. 

Vu les protestations de les secteurs de gauche, le Ministre de l'Air, Pierre Cot, a défendu la légalité de cette mesure, grâce à un traité espagnol-français signé au commencement de l'année. 

Enfin une autorisation a été concédée. Mais il y avait une limitation: les avions seraient envoyés désarmés et sans lance-bombes (des qualités indispensables pour un avion de guerre!). Quelques fabricants d'armes, surtout de Paris, ont signé un accord avec l'Ambassade espagnole pour  équiper les avions convenablement. Mais les armes n'arriveront jamais à sa destination. Elles ont été perdues pendant le transport. Etant donné la confusion qu´il y avait dans la zone de la République, on n'a jamais pu expliquer cette perte. 

C´est ainsi que les Potez 54 ont opéré sans les lance-bombes et pendant plusieurs semaines on devait jeter les projectiles sur l'objectif à travers de la porte de l'avion, avec la conséquent perte de précision. 

Aussi on a demandé fermement qu'aucun des pilotes militaires de l´Armée  ne serait mis à disposition de la République. 

Pendant ce temps, l'Ambassadeur espagnol Cárdenas, qui avait des inclinations nationalistes, a été remplacé par Fernando de los Rios, un ami personnel d'Indalencio Prieto, et rapidement l'Ambassade espagnole à Paris devient un centre du recrutement pour des pilotes volontaires et d´achat du matériel de guerre. Il a confié à André Malraux (membre du Comité Mondial Antifasciste) l'administration et l´organisation financière du service de recrutement de personnel. 

Pierre Cot recommande à son chef de Cabinet, Jean Moulin, de l'aide à la République dans la mesure où leurs décisions ne dépassaient pas les directives déterminées par lui-même. 

D'après ceci, les services du Ministère de l'Air ont encensé les avions militaires avalaibles ou en cours de production. Ces avions étaient considerés comme disponibles et ils sont vendus à la Republique par des sociétés de la construction. On a trouvé seulement vingt Potez 54 approximativement, quelques prototypes de Loire 46 et Spad 91/6, et un bimotor de la reconnaissance Bréguet BR.460 ' Vultur'. Les chasseurs Loire 46 ont été envoyés en Espagne simulant une demande de l'Émirat arabe de Hedjaz. Ce stratagème a été utilisé après pour la dépêche de deux Dewoitine D.510. 

André Malraux et Abel Guidez. On peut voir derrière d´eux le moteur Lorraine Pétrel d'un Potez 542. 

 

 

Donné que le gouvernement Lituanien avait demandé 14 Dewoitines D.372, on a proposé changer ces avions par 14 monoplans D.500 (par le même prix) mais que encore on ne les avait construit. De sorte que les quatorze D.372 ont été vendus à la République. Ils ont aussi vendu les premiers dix D.371 produits et que personne n'avait pas encore délivré à l'Armée de l'Air. La Société Air France a accepté transférer huit vieux Latécoère 28 de transport. 

En plus de ces actions officielles, se développait une forte vente privée de matériel aérienne, stimulée par Lucien Bossoultrot, un député radical de Paris. 

Une image d'André Malraux, dans la tourelle avant d'un Potez 54. La foto était dédié à Bernard Soukoff, un membre de l'escouade. En dépit de son ignorance de l'aviation, Malraux a participé à quelques missions, et même il a été blessé légèrement à Medellín. Il était aussi blessé plus sérieusement pendant un atterrissage forcé à Manises le 27  décembre 1936. Selon Curtis Cate, Malraux á été blessé deux fois bien que légèrement: en septembre pendant le retour des attaques à Medellín des Junkers 52 ont tiré contre le fuselage du Potez de Malraux; il a été blessé dans le bras. Le second fois a été lieu pendant une des dernières missions de l´Escadre; le 27  décembre Malraux allait dans le Potez de Darry, qui a effectué un aterrissage forcé dans le campagne en détruint l´appareil; dans cet aterrissage Malraux n´a souffert que des égratignures dans le nez, le cou et le poitrine.

Au sujet des pilotes, Jean Moulin a fourni à l'Ambassade espagnole une liste des pilotes réservistes qui pourraient devenir des volontaires. Une autre solution consistait en accepter les demandes de licences non payés. Selon Curtis Cate, l´appartement de Malraux à Paris a devenu ràpidement  un annexe de l´Ambassade espagnole et un bureau de recrutement officieux. Malraux a recruté des pilotes commerciaux, qui alors traversaient des temps difficiles. Parmi eux il y avait des pilotes de la Première Guerre Mondiale et des aviateurs mercenaires qui tournaient de les guerres de l´Abyssinie, la Chine ou du Chaco. 

Mais les premiers pilotes que Malraux a recruté étaient des professionnels: Abel Guidez (chef de l'escouade), Jean Darry (l'assistant de Guidez), Víctor Véniel (il commandait l´Escuadra quand Guidez et Darry n´étaient pas), Jean Labitte, Adrien Matheron, Castaneda di Campo, François Poulain, François Bourgeois, Gontcharov, Ivanof, Klein et René Issart. Quelqu´uns ont signé des contrats jusqu´à 50,000 francs pour un mois, payable avec de l'argent espagnol, et aussi une assurance de vie et d´accident pour 500,000 pesetas. 

Au commencement d'août, l'Escuadra España avait déjà sa première base à Barcelone, d'où il a été déplacé à Madrid le 16 d´août de 1936. Quand elle est arrivé, on a trouvé que les autorités de la République détestaient ces mercenaires très bien payés et presque indépendants. Initialement ils ont fourni seulement cinq Potez 54  (sur ceux que Malraux a peint les lettres E,S,P,A,Ñ) et quelques vieux chasseurs Hispano-Nieuport 52, clairement insuffisants. Plus tard ils ont aussi reçu des chasseurs Dewoitine, armés avec des vieuilles mitrailleuses Vickers 7,7mm sur les ailes (seulement 400 balles par minut), on pourrait faire un ou deux rafales jusqu´à la mitralleuse s´arrêtait. Ils ont obtenu seulement un Loire 46 (avec le numéro de série 6 et la matricule française N-093). Cette Loire était très aimée par les aviateurs françaises de l´escouade, et il seulement  a été piloté par Véniel et Guidez. Mais cet avion a été détruit, avec d´autres avions,  par un  bombardement de quelques Junkers Ju-52 nationalistes sur l´aérodrome de Getafe en octobre 1936.  Fin septembre, l'escouade a été fournie avec un prototype du chausseur de le "programme Jockey": le Spad 91/6 "Léger". Ils ont aussi reçu le seul Boeing P-26 qui se trouvait en Espagne, mais il a été rendu quelques jours plus tard. 

Víctor Véniel sur le Dewoitine no.12 dans l´aérodrome de Cuatro Vientos dans les premiers jours d´août 1936

 

Dès le commencement, l'Escuadra España s´a consacré à encourager les soldats. Mais aussi ils ont accompli des missions spectaculaires, surtout le bombardement de Talavera de la Reina. L´Escuadra patrouillait et escortait des avions sur le Sierras et aussi ils interceptaient des avions ennemis. 

André Malraux, pâle et clairement fatigué, après d´une mission de guerre. 

 

 

 

Quelquefois il y avait quelques missions spéciales, par exemple porter à Barcelone un Junkers F.13 que se posa par erreur dans Barajas. Víctor Véniel était le responsable de déplacer l'avion à Barcelona-El Prat où il y avait une manque de transport. Pendant son voyage Véniel a volé bas pour éviter l'ennemi, et alors il a souffert les coups de feu des soldats républicains chaque fois qu´il survolait un poteau  republicain. Cela l'a surpris parce que la forme du Junkers F.13 n'était pas très connue alors en Espagne. Quand il est arrivé à Barcelone un groupe de soldats l'a attendu. Alors Véniel s'est rendu compte que la surface inférieure du Junkers n'a fut peint avec les couleurs républicaines, c´était un avion trop bas. Et alors, il avait volé bas de Madrid à Barcelone avec les marques de l'ennemi sur la surface inférieure de son avion! 

Víctor Véniel et le Loire 46 n.º 6 dans Barajas, en septembre 1936. L'avion a sa matricule française N.093 sous les ailes. 

 

 

Le chroniqueur russe Mikhail Koltsov a attribué à Guidez dix victoires. C'est une exagération, indubitablement en réponse aux délirants communiqués de l'aviation nationaliste qui affirmait qu'ils avaient abattu le demi des avions republicains dans seulement deux jours. Víctor Véniel a attribué à Guidez quatre ou cinq victoires approximativement, et quelques victoires pour Gouinet, Darry, Matheron et le tchèque Jan Ferak.

Le 14 d´août, les pilotes Darry et Gouinet (ex - officiel de l'Armée de l'Air) ont réclamé la destruction de deux Bréguet nationalistes 19 autour de Madrid. Cela est faux, parce que ce jour les nationalistes n'ont pas enregistré aucune perte, et dans ce temps ils ne s'ont pas approché à Madrid, en limitant ses objectifs à la zone de Las Sierras. 

Le 1 septembre le groupe de Malraux a attaqué pour surprise un aérodrome secrète des soulevés près d´Olmedo, cet épisode sera raconté partialement dans le roman de Malraux, dans cet récit un paysan vole dans un des avions pour indiquer la situation de l'aérodrome secrète.

L'attaque à Medellin 

D'après l'étude détaillée de Walter G. Langlois sur cet épisode, quelques sources consultées localisent cet épisode le jour 17 et d´autres le localisent comme deux attaques différentes, un le jour 16 et autre le jour 20 (Selon Curtis Cate). Dans le roman de Malraux, ces épisodes sont localisés le le 14 août par raisons de stratégie narrative simplement. Cette intervention a retardé la marche de la colonne du colonel Castejón pendant un jour. 

 

Le bombardement du "État Majeur" du général Franco dans Talavera de la Reina 

Cette action a eu lieu le 27 d´octobre de 1936. À ce temps,  l´Armée de l'Air du République était petite. Trois Potez 54 ont décollé le soir pilotés par Abel Guidez, René Darry et Víctor Véniel. En dépit que les trois équipages étaient très hétérogènes et beaucoup d´eux ne se comprenaient pas, l'opération a été un succès remarquable. Les trois Potez ont survolé l'aérodrome de Talavera et ont bombardé toutes les casernes et les installations visibles tranquillement. L'avion piloté par Darry a endommagé la piste d'atterrissage. Pendant le voyage de retour, un fois dans zone du République, un groupe de chasseusrs ennemis ont aperçu ses appareils et ils ont commencé à les poursuivre. Quand étaient très prochaines, le trois Dewoitine D.372 de l'Escuadra España sont venus pour les escorter. Cette opération, avec la dispersion des colonnes de l'ennemi dans Medellin le 16 d´août, sont les plus prospères de l'escouade. 

 

 Quand Malraux revient d´un voyage à Paris, Malraux apprend que l'Escuadra a perdu un de ses pilotes, à Hantz, dans un moment de grande activité de l'escadron. Sur Talavera il y a eu deux actions, une avec succès et une autre qui a été liquidé avec la perte du vieux Lioré et Olivier 213 à qui co, son équipage, d´une forme presque miraculeux, est revenu quelques jours plus tard. Le 7 septembre un escadron de Junkers 52 a attaqué l'aérodrome de Cuatro Vientos, en détruisant trois Dewoitine 37, trois Nieuport 52 et a endommagé des autres avions, de sorte que l'escadron est resté inactif pendant partie du mois de septembre. À la fin de septembre a eu lieu la perte du Potez "E", il a été abattu dans la Sierra de Guadarrama, et bien que c´est certain que le pilote (Deshuis) n´a sorti mal en point, trois membres de l´équipage sont morts et trois ont survécu mais ils sont déclarés non aptes pour continuer dans service actif. Quand les premiers internationals sont arrivés à Albacete par le milieu d'octobre, Malraux s´a déplacé jusqu'à cette ville pour chercher du main-d'oeuvre avec expérience dans des usines d'avions françaises. Depuis Albacete il est allé à Paris pour découvrir si l'engagement d'aide des russes avait fait varier les places du gouvernement de Blum au sujet de l´intervention. Quand Indalecio a créé le État Majeur republicain de l'armée de l'air, a pris la décision de transférer des avions de Barajas à Albacete (Los Llanos), d'où Abel Guidez, Victor Véniel et Jean Darry ont décollé pour faire un attaque nocturne sur Talavera de la Reina. Selon Curtis Cate, cette action était la dernière grande victoire de l'Escuadra España. Mais plus tard sont arrivés les représailles, une douzaine de Junkers 52, escortés par des chausseurs ont bombardé Barajas, en détruisant 5 Dewoitine et en faisant exploiter le dépôt de combustible. 

Une fois Alcalá de Henares est devenu une base entièrement Soviétique, l'escadron de Malraux a été déplacé à Albacete, et de là à Señera-Chiva, approximativement trente kilomètres à l'ouest de Valence. De ces bases ils ont fait de plus petites missions, tandis que l'aviation Soviétique a pris la charge de la défense de Madrid. Depuis ces moments, comme Curtis Cate raconte, les consultants militaires Soviétiques étaient ceci qui faisaient les décisions, et ils ont convaincu le sous-secrétaire de l'Air d'alors, Antonio de Camacho, pour dissoudre l'Escuadra España et pour l´incorporer à l'Armée Espagnole de l'Air, et au sujet de Malraux, il serait intégré avec le degré du lieutenant-colonel, et les autres pilotes passeraient à percevoir le même salaire que leurs homologues espagnols. 

En décembre 1936 l'escadron fut rebaptized avec le nom d'Aviation Antifasciste André Malraux ", elle a perdu beaucoup de son importance, depuis l´arrivée des unités soviétiques, bien entraînées, bien équipées et surtout nombreuses. Elle a donc été basée sur un front secondaire "de troisième ordre" dès l´aérodrome de La Señera, près de Valence, qui inspirera à Paul Bernier, le commisaire politique et chef-navigateur son nom de Julien Ségnaire. Cette unité va servir de pivot aux opérations aériennes en effectuant des missions de bombardement et de reconnaissance quotidiennes. 

Quand vers à moitié de décembre, le la XIII Brigade Internationale a commencé une offensive dans la région de Teruel, les Potez de l'escadron de Malraux a dû bombarder la ville de Teruel et leurs alentours. Le 26 décembre, l´un des Potez avec Julien Ségnaire comme navigateur, touche la gare et l´usine électrique de Teruel et comme il faut compléter le bombardement,  le 27 de décembre deux Potez del´escadrille de Malraux doivent se joindre à deux Potez 54 qui opérent dès l´aérodrome de Barracas pour bombarder l´objectif. Un des Potez (le "S") piloté par Darry, qui portait Malraux comme observateur, ne peut pas décoller parce qu´un des moteurs était endommagé et Darry a été forcé a débarquer surla piste en détruisant l´avion, mais il n´y a eu aucune mort. Ainsi seulement trois Potez sont allés bombarder Teruel. Quan ils tournaient, des Heinkel 51 allemands ont vu les bimoteurs et ils fondent sur la formation de Potez à peu près au moment que les trois Polikarpov I-15 "Chatos" d´escorte arrivent. Un des Heinkel, piloté par le capitaine Alfredo Arija est abattu et tué et ses ailiers fuirent. Mais dans le combat les Heinkel ont touché le "Ñ", piloté par Marcel Florein et le "O", piloté par le capitaine Gregorio Garay. Le "Ñ" perd de l´altitude, avec l´algérien Jean Belaîdi dejà mort dans la tourelle dorsale de l´avion. Le "Ñ" s´ecrase  dans la région de Mora de Rubielos, à 40 kms. au sud-est de Teruel.  Plusieurs membres de la compagnie étaient gravement blessés. Malraux et leurs hommes, qui étaient dans la base de La Señera, ont été capables de découvrir la place ou l´avion a tombée et ils sont allés pour secourir les survivants. Les pertes seront vengées dès l´après-midi par trois Potez espagnols, quei attaquent Puerto Escadón, Villastar et Campilla del Campo. Enfin, le 29 décembre, la base des chasseurs He-51, Concud-Caudé, est attaqué par un bombardement surprise des Potez et les trois Heinkel qu´y restaient sont détruits au sol.

La dernière action dans le secteur de Teruel aura lieu le 31 décembre, après quoi tout ce front se calmera jusqu´à août 1937.

 La perte de ces deux Potez a réduit la capacité offensive de l'escadron, et comme Curtis Cate raconte, les autorités espagnoles avaient beaucoup de raison quand ils ont estimé que le romancier illustre serait plus utile à la cause de la république s´il aurait fait une autre chose, que d'une façon ou d'une autre Malraux a fait après de son retour de Paris dans le mois de janvier. 

Quelques Ni-52 de l'Escuadra España ont été déplacés à Tabernas (Almería). Ces avions étaient très inférieurs aux avions ennemis, les Heinkel-51 et les Fiat CR.32.

Au sujet de le nombre d'avions de l'Escuadra España, Curtis Cate dit dans leur livre que Pierre Cot a envoyé plusieurs d´avions, qui oscilleraient parmi cinquante et soixante, de ces avions seulement quelques peu pourraient être considérés des appareils modernes, la plupart d'eux étaient des modèles anciens. Mais indépendamment de ce nombre, l'escadron de Malraux ne compterait jamais avec plus de six appareils en vol simultané, jamais avec plus de neuf sous conditions de voler et jamais avec plus que vingt dans total, comme Hugh Tomas signale dans "L´Illusion Lyrique: Espagne, 1936 ". d'après Salas Larrazábal, pendant la réunion du gouvernement français du 8 août on a connu la sortie de France des derniers treize Dewoitine, en complétant les quarante ou cinquante avions de lesquels on pourrait disposer au moment et on a décidé de commencer la Non-Intervention. Le même Salas Larrazábal, en utilisant comme source le roman " L´Espoir ", a déduit onze bombardiers, mais leur nombre devait être plus grand, parce qu´il dit qu'à Barcelone on a reconstruit six, et il cite quatre qu´on a perdu (deux dans La Sierra, un dans Getafe et un dans Valdelinares). 

Puis l'escouade a été déplacé à Alcantarilla et même elle a participé à bataille de Malaga. 

Le désastre de Malaga

 Après Alcantarilla, l´escouade de Malraux fut détaché à l´aérodrome de Tabernas, Almeria, pour couvrir  la retraite de la population de Malaga. Arrivèrent à l´aérodrome de Tabernas cinq Polikarpov I-15 "Chatos" sous le commandement de Javier Jover, de l´Aéronavale, et deux bombardiers Potez 540 (le "P" et le "B"), les derniers dont disposait l´Escadrille d´André Malraux. Le 11 février, les deux Potez décollent pour effectuer une mission de couverture avec trois chasseurs I-15 de protection. Vers dix heures ils sont surpris à basse altitude par une escadrille de chasseurs italiens Fiat CR.32 qui débordent les "Chato" et mitraillent les lourds Potez. Le "B", piloté par Guy Santès, tombe dans l´eau sur la plage de Castel del Ferro, près de Motril, le co-pilote Jan-Frederikus Stolk est tue et la reste de l´équipage sont blessés. D´ailleurs, le "P" tombe sur Liano de Dalia mais on ne enregistre acune perte chez l´équipage. 

Les critiques du général Hidalgo de Cisneros, chef de l´Aviation Républicaine. 

Je pense que ces mots d´Hidalgo de Cisneros sont assez représentatives des opinions des autorités espagnoles  au sujet de l´Escuadra España: 

" Au sujet de l'armée de l'air, le seule acquisition que nous avons obtenu pendant les premiers quatre mois de la guerre soit 12 chausseurs Dewoitine et 6 bombardiers Potez. Dewoitines et Potez étaient de vieux modèles et ils sont venus désarmés. 

Nous avons pu porter ces avions de France à Espagne par surprise, mais quand notre 'ami' Léon Blum, chef du Gouvernement français, a su cela, il a rangé très ennuyé une vigilance spéciale et stricte dans la frontière. Le résultat a été que les autorities françaises ont confisqué le armement de ces avions, qu'on envoyait par terre. Dans ce temps c'était essentiel que nous pourrions armer ces avions, mais en dépit de que beaucoup de fois nous l'avons tenté, monsieur Blum n'a pas redonné le armement. Trois années sont passées, nous avons perdu la guerre et cet armement était encore confisqué pour les autorités françaises. 

Avec ces avions ils sont venus 12 ou 14 pilotes françaises, menés par l'écrivain André Malraux. 

Je ne peux pas dire que Malraux n'était pas un homme progressiste, ils sont venu à notre pays avec des bonnes intentions d'aider les soldats républicaines, peut-être en rêvant agir en Espagne ce que Byron a fait en Grèce. Ce que je peut dire et je suis obligée à dire est que Malraux, la personnalité dont comme  écrivain aurait pu être utile, a perdu son identité pour essayer de mener un escadron sans avoir vu jamais un avion et sans avoir pas aucune conaissance au sujet de l'armée de l'air. Il ne s'est pas rendu compte qu´on ne peut jouer à être pilote sans être un d'eux, et encore moins dans une guerre. 

Au sujet des aviateurs que sont arrivés avec Malraux, je suis désolé pour désillusionner le grand nombre de françaises qui les ont considérés un genre de héros romantiques qu´aimaient la liberté, leur aide aux républicaines pourrait rachèter partialement les canailleries que les gouverneurs françaises ont commis contre la République Espagnole pendant notre guerre. À l'exception de trois ou quatre vrais hommes anti-fascistes qui sont venus en Espagne pour un idéal et ont lutté héroïquement, le reste ont été des aventuriers qui ne se sont pas souciés de notre bagarre. Ils étaient de vrais mercenaires, attirés pour le haut salaire (50,000 francs mensuels dans ce temps). Pendant leur séjour dans notre pays ils n'ont pas fait rien d´utile, mais ils nous ont causé beaucoup de maux de tête. 

Malraux, comme il ne savait pas rien au sujet de l´aviation, a dû les laisser le commandement. C'est facile de comprendre les ruses qu´ils pourraient faire sans un chef capable de les contrôler. Ils étaient un problème plus qu'une aide pour nous. 

J'ai essayé de les licencier beaucoup de fois. Mais le Gouvernement s'a opposé à cause de l'impression défavorable que pourrait produire en France l'expulsion de ceux-ci,  des paresseux et des effrontés. Une fausse propagande les a changés en " défenseurs héroïques de la liberté ". 

Finalement, je veux dire que les représentants des françaises n'ont pas été eux ". 

La fin de l'Escuadra España 

Dès l´arrivée des forces Soviétiques en octobre L´Escuadra España a perdu beaucoup de sa importance, parce que ses petites ressources humaines et matériaux, endommagées par les bagarres et les bombardements allemands, ne leur permettaient pas d'accomplir des actions efficaces. L'Escuadra España a fini par avoir 300 hommes, des pilotes et d´autre personnel, et approximativement 50 avions. 

Il y a eu aussi des incidents d'indiscipline sérieux. En novembre 1936 ces incidents ont forcé Malraux à licencier les aviateurs mercenaires. Hormis Jean Darry, ceux qui voulaient rester en Espagne devaient accepter les mêmes conditions et salaires que la reste de l´Aviation Républicaine. Ainsi donc Malraux a resté presque sans des pilotes et il a essayé de les trouver à les Brigades Internationales. 

On a dissous L'Escuadra España en février 1937. 

 

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