Tout Pour Toi
Bonjour chers Lecteurs,
Je sais qu’il y a longtemps que j’ai écrit un texte
étant lié à « Tout Pour Toi », mais je vous assure que mon temps se
fait de plus en plus rare depuis que je vais au cégep, que je travaille et que
je suis en couple. Bien sûr, la raison principale est qu’entre toutes mes
séries, TPT est celle qui m’inspire le moins, même si elle est mon bébé. J’ai
peur de gâcher ce que vous pensez de cette histoire en la continuant, parce que
je n’ai pas assez d’éléments pour écrire 15 épisodes intéressants. Je décide
donc de vous en laisser un bon souvenir en arrêtant ici. Ça me désole
énormément, mais avec le recul, je constate qu’il aurait été préférable de
cesser à la fin de la première saison. Je désirais parler de grossesse et non
de la croissance des enfants. Je me sens mal d’avoir promis la suite, mais
sachez que j’avais réellement l’intention de l’écrire. Je me rends dorénavant
compte que ce n’est plus possible. Et je ne veux pas tout bâcler, ça ne me
rendrait pas bien fière! Pour ceux et celles qui sont déçu(e)s, j’ai tout de même
joint ci-dessous le début du 3e épisode de la deuxième saison, ainsi
qu’un résumé des douze autres épisodes que j’avais tous planifiés. Je vais
maintenant me consacrer à Ghost’s Mind, ma deuxième série qui m’inspire tant.
Je vous suggère d’aller la lire, je m’y donne à fond!
Lolo
-xxx-
Tout Pour Toi
Épisode 2.03
« Tout semblait paisible dans ce lac si calme qu’il avait des vertus de miroir. Le soleil couchant y étalait un peu de ses couleurs de feu, voulant partager sa beauté avec son élément contraire. Sur les rives, les quenouilles se penchaient vers l’avant pour en capter le spectacle grandiose. Sur ces eaux tranquilles, un corps vêtu d’un voile blanc flottait, blafard. Toutes lueurs de vie l’avaient abandonné. Sur le visage pâle, deux yeux bleus se voisinaient, purs. De longues mèches de cheveux blonds se déposaient sur la bouche et les joues du cadavre… Elle qui habituellement les peignait pour qu’ils soient lisses…Jasmine… »
Maxime
se réveilla, en proie à un sentiment innommable : son cœur était crispé,
mélancolique. Il s’était retenu pour ne pas crier en reconnaissant le visage
glacé de celle qu’il avait tant aimé. Cette injustice avait failli le détruire
antérieurement : les policiers avaient cherché Rick, mais après un mois,
ils avaient conclu qu’il avait dû partir pour un autre pays maintenant que sa
tâche était accomplie. Max s’était révolté, mais cela n’avait rien changé. Il
avait voulu savoir toute l’histoire, pourquoi cet homme en voulait tant à Jas,
mais les parents de cette dernière lui avaient dit qu’il valait mieux ne rien
dire jusqu’à ce que le salaud soit arrêté. Il y avait maintenant six ans de
tout cela, et Max ne savait toujours pas pourquoi il avait perdu celle à qui il
tenait le plus au monde.
Des
cris retentirent au loin, provenant de la chambre de sa fille. Max s’élança
dans le couloir et il apparut dans l’embrasure de la petite pièce bien
entretenue. Maë serrait ses bras autour de ses épaules, la tête penchée pour
permettre à ses larmes de couler plus vite.
Maxime :
Qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce qui est arrivé, mon bébé?
Maëlys
ne répondit rien et elle se mit à se balancer d’avant en arrière tout en
chantonnant une comptine. Max, inquiet, vint s’asseoir sur le rebord du lit
alors que Christian pénétrait à son tour dans la chambre, les sourcils en
accent circonflexe.
Maxime
prit doucement le menton de sa fille entre ses doigts et il la força à lever la
tête et à le regarder dans les yeux. Celle-ci cessa de fredonner et elle se
jeta dans ses bras, chose qui n’était pas arrivée depuis plusieurs mois. Maxime
ressentit un mélange de soulagement mêlé d’anxiété.
Maxime :
C’est un mauvais rêve, Maë?
Celle-ci
secoua énergiquement la tête, la figure encore contre l’épaule de son père.
Christian jugea qu’il était préférable qu’il s’en aille puisque Maë détestait
quand les autres voyaient ses faiblesses ou ses erreurs. Elle se désirait dure
et impitoyable et en voulait au monde entier lorsqu’elle flanchait,
particulièrement aux gens présents qui étaient témoins de sa sensibilité. Dès
qu’il eut quitté la pièce, Maë releva son visage lentement et elle fixa son
père de ses yeux bleus.
Maëlys :
J’ai rêvé que maman était morte.
Maxime
eut un tressaillement à peine perceptible : ils avaient donc fait le même
rêve?
Maëlys :
Elle était sur l’eau et…
Sa
voix se brisa et elle se mura dans un mutisme qui lui empêchait d’énoncer la
suite. Seulement, c’était suffisant pour Max, il avait tout compris. Il se
souvint d’une nuit, quand elle était bébé, avant que Jasmine meure. Il avait
refait ce même cauchemar et en s’éveillant, il avait entendu les pleurs de
Maëlys. Il avait été persuadé que l’enfant avait fait un rêve similaire.
Maxime
étendit Maë sur le dos et il glissa sa main entre ses cheveux blonds et fins.
La fillette finit par s’endormir et Max resta à ses côtés.
*
*
Floriane marchait d’un pas rapide, espérant ne pas être en retard à
son travail. Elle se sentait si utile et si bonne quand elle s’occupait des
personnes âgées et qu’elle les rendait heureux et insouciants. Elle aimait être
l’oreille qui écoute le discours de leur vie, les faisant alors sentir
intéressants et importants. Elle trouvait cela gratifiant même si elle
finissait par perdre tous ses interlocuteurs.
Elle nota qu’un papier dépassait de sa veste et elle se rendit
compte que c’était le dessin que Dorianne lui avait donné la veille. Elle ne
put cacher son sourire de mère et elle continua sa marche assurée tout en
déposant au passage quelques pièces dans le chapeau d’un mendiant. Dans sa
vision périphérique, elle aperçut un mouvement dans une ruelle voisine. Elle
remarqua qu’il s’agissait d’un clochard qui fouillait dans les poubelles afin
de trouver des choses utiles à sa survie. Elle s’apprêta à partir quand la
jeunesse du sans abri la frappa. Cela la désolait de voir un homme de son âge
sans ressources et sans demeure. Elle sortit une pomme de sa sacoche et
s’avança pour la lui tendre. Il s’en empara avidement tout en levant vers elle
ses yeux pleins de gratitude, yeux qu’elle reconnut d’ailleurs.
Floriane : Samuel!
Celui-ci parut déboussolé, puis il observa son visage avec plus
d’attention.
Samuel : Flo… Floriane?
Floriane: Oui! C’est moi!
Elle l’étreignit solidement sans faire état de la saleté qui le
recouvrait presque entièrement. Cela lui faisait tant plaisir de retrouver ce
vieil ami et un élan de solidarité la submergea.
Floriane : Viens avec moi, Sam. Je vais m’occuper de toi, tu
vas voir!
Sur ce, elle l’entraîna hors de la ruelle et fit le chemin contraire
que celui qu’elle avait entreprit le matin même.
*
*
Maxime présenta une poupée Barbie devant les yeux agrandis par la
surprise de Maë. Elle la saisit rapidement et la déballa pour enfin la serrer
contre son cœur : la seule façon d’amadouer la fillette était de lui
offrir de nouveaux jouets. Elle pouvait se montrer alors beaucoup plus commode
et Maxime en profitait. Les autres gamines de la garderie observaient Maëlys
avec envie : elles aussi voulaient une aussi jolie poupée à la longue tignasse
blonde!
Maëlys se jeta dans les bras de son père et elle osa même
l’embrasser sur la joue, ce qui devait arriver une fois par an! Maxime se
demandait pourquoi, en général, sa fille était avare de démonstrations
affectives. Il s’en inquiétait puisqu’il était courant de voir des enfants
étreindre leurs parents et se blottir contre eux comme s’ils étaient leurs
protecteurs. Pourtant, Maëlys agissait la plupart du temps en vrai garçon
manqué et elle faisait bien comprendre à ceux qui avaient pour elle un mouvement
d’attention qu’elle n’appréciait pas particulièrement. Son amour pour les
poupées était le seul fait normal qui la caractérisait.
Elle prit la main de son père dans la sienne et l’entraîna vers la
sortie, impatiente de présenter la nouvelle Barbie aux dizaines d’autres.
*
*
Étienne sentit que quelque chose était différent lorsqu’il ouvrit
la porte de son appartement : une odeur étrangère flottait dans l’air et
l’ambiance semblait un tantinet différente. Il fit quelques pas, les sourcils
froncés, puis ses doutes se confirmèrent : une voix masculine lui parvint
de la cuisine. Une voix faible et enrouée. Floriane était donc avec un homme?
Son cœur se crispa à cette idée et il manqua d’aller s’enfermer dans sa
chambre, mais sa politesse l’emporta sur son sentiment de frustration.
Peut-être s’inquiétait-il pour rien, finalement. Il s’avança jusqu’à la pièce
où Floriane et un jeune homme vêtu de loques discutaient autour d’un café
fumant et d’un spaghetti blanc. Floriane leva les yeux vers lui, surprise, comme
si elle n’avait pas vu le temps passé.
Floriane : Étienne! Tu es déjà rentré?
Étienne : Il est plus de cinq heures.
Floriane jeta un coup d’œil à l’horloge qui était posée sur le haut
de l’armoire à manger.
Floriane : Ah! Oui! Tiens donc! Ta journée s’est bien passée?
Étienne haussa les épaules et s’adossa contre le mur.
Étienne : Comme d’habitude. Il n’est rien arrivé
d’extraordinaire.
Floriane sentit qu’elle ne pouvait plus continuer longtemps à faire
semblant que son ami n’était pas présent. Elle se leva donc et posa sa main sur
l’épaule de l’inconnu qui était toujours de dos à Éti.
Floriane : Étienne, tu te souviens de Samuel?
À ce moment précis, le clochard se retourna pour qu’Étienne puisse
le voir. Il faisait pitié : ses cheveux étaient hirsutes et malpropres,
son visage était couvert d’ecchymoses dont une lèvre fendue et des cernes
violettes encerclaient ses yeux rougis par son existence miséreuse. Son corps
arborait plusieurs hématomes dont les teintes passaient du jaune au noir.
Samuel : Salut Étienne. Tu as l’air bien.
Celui-ci réussit à dissimuler sa surprise, puis il fit un signe de
tête en guise de salutation.
Étienne : Je vais aller… dans ma chambre. J’ai des trucs à
faire.
Sur ce, il s’éclipsa. Samuel baissa les yeux et il réfléchit
quelques instants. Il finit par se lever et enfiler sa veste trouée.
Floriane : Qu’est-ce que tu fais?
Samuel : Je pense que ce serait mieux si je partais.
Floriane : Pourquoi est-ce que tu dis ça? C’est faux! Je ne
veux pas que tu retournes dans la rue! Regarde de quoi tu as l’air! Non! Non!
Tu restes ici et je prendrai soin de toi. Je t’en prie.
Samuel : Je crois que ce n’est pas une bonne chose, Floriane.
Bientôt, ta fille sera ici et…
Floriane : Oh! Dorianne! J’ai oublié d’aller la chercher à la
garderie!… Mais Sam! Reste! Étienne a changé ces derniers temps, mais il ne
faut pas que tu le prennes mal! Ce n’est pas en rapport avec toi. Je vais lui
parler et tout ira bien. D’accord?
Samuel : Je ne sais pas…
Floriane : Je suis certaine qu’au fond de toi, tu ne veux pas
y retourner. Tu as la chance de dormir sous un toit cette nuit, au chaud.
Samuel : Je… Je ne sais pas, Floriane.
Floriane : Mais oui! Tu restes! Assis-toi ici, je m’en vais
voir Étienne! Allez!
Sur ce, elle pressa ses épaules pour le forcer à s’asseoir, puis
elle alla à la chambre de son ami et y frappa trois coups avant d’entrer.
Celui-ci était étendu sur son matelas et il lisait un magazine sur les
automobiles. Les deux colocataires se dévisagèrent durant une seconde ou deux,
puis Étienne posa son magazine en soupirant.
Étienne : Quoi?
Floriane : Qu’est-ce qui ne va pas?
Étienne : Je crois que tu en es consciente.
Floriane accusa le coup sans broncher.
Floriane : Je veux l’aider, Étienne! Je ne sais pas si tu te
souviens, mais avant, avec Samantha et Samuel, on formait une famille! Il faut
le sortir du pétrin dans lequel il s’est foutu. Il a été là pour nous. On a
tous été là les uns pour les autres. On ne va pas arrêter maintenant parce
qu’on a une vie soit-disant rangée!
Étienne se mit debout et il s’approcha de son amie.
Étienne : Bon Dieu, Floriane! Avant, c’était avant! Point
final! Tout a changé. Tu as une fille, je te ferai remarquer. Et on ne fait pas
cohabiter une fille et un drogué ensemble! Dorianne est-elle si sans importance
que ça pour toi?
Sans y penser, Floriane le gifla violemment. Il recula de quelques
pas et détourna le regard, furieux. Il devait contrôler la colère qui le
rongeait avant de faire un geste qu’il pouvait regretter. Comme il l’avait fait
autrefois…
Floriane : Oh! Étienne, je m’excuse! Je ne voulais pas!
Étienne : Ça va. C’est pas grave.
Floriane s’installa sur le lit.
Floriane : Je n’arrive pas à croire que tu penses ça de moi.
Je croyais que tu le savais que j’aimais ma fille plus que tout au monde. Elle
compte plus que tout. Tu le sais ça, non?
Étienne : Oui.
Floriane : Samuel est son parrain. Il a assisté à sa
naissance. Il la tenait quand Samantha a poussé son dernier soupir. Je ne veux
pas qu’il retourne dans la rue. Ce serait inhumain de lui faire ça. Dorianne va
l’aimer, j’en suis certaine! Tout va bien aller.
Étienne : Non, Floriane. Tout n’ira pas bien. Tu ne comprends
pas? Il ne va pas arrêter de prendre toutes les trucs illégaux qu’il prend
juste parce que tu décides de l’héberger. Tu l’as déjà vu faire, merde!
Floriane : Je l’ai déjà vu arrêter aussi. Et réussir.
Étienne : La belle affaire! Et tu le retrouves six ans plus
tard de la même façon : quelle cure incroyable!
Floriane : Il a bien droit à une chance, Étienne. N’importe
qui a droit à une chance, non?
Elle se redressa et alla à la fenêtre.
Floriane : J’ai beaucoup parlé avec lui et il est encore
lucide.
Étienne : Il le sera jusqu’à ce que son corps en redemande.
Jusqu’à ce qu’il sorte et qu’il revienne avec ses veines infectées! On ne sait
même pas s’il a une maladie! Imagine que son sang entre en contact avec celui
de Dorianne… ou avec toi! C’est trop dangereux! Si tu veux vraiment l’aider,
amène-le à un centre de désintoxication. Là, je t’approuverai.
Floriane : Non! Je ne veux pas! Je lui en ai déjà parlé et il
a dit qu’il s’en enfuirait. Ce n’est pas sain comme milieu, c’est déprimant. Ça
ne donne pas envie de rester. Il faut qu’il soit avec une famille et qu’il soit
bien. Ça, ça l’aidera de façon beaucoup plus humaine.
Étienne se lança sur son lit et il enfouit son visage dans son
oreiller.
Étienne : Fais ce que tu veux.
Floriane : Tu es sûr?
Étienne : Non! Sinon, je n’aurais pas argumenté comme ça. Mais
si c’est ce que tu veux, vas-y! Je ne t’appuies juste pas.
Floriane (incertaine) : Ok… Heum… Étienne? Tu pourrais aller
chercher Dorianne s’il te plaît?
*
*
Maë tendit une poupée rousse à son père qui fut bien forcé de la
prendre. Elle s’empara de la nouvelle venue, désormais prénommée Sherie.
Maëlys : La tienne, elle s’appelle Leïla.
Maxime leva les yeux au ciel comme pour implorer l’aide de Dieu!
Il regrettait presque d’avoir fait ce cadeau à Maë.
Maëlys (changeant sa voix) : Bonjour Leïla!
Maxime : Bonjour Sherie!
Maëlys le foudroya du regard.
Maëlys : Elle parle comme un homme!
Maxime : Oups! Désolé!
La porte d’entrée claqua, annonçant l’arrivée de Christian. Maxime
déposa la poupée sur le sol et il s’apprêta à aller le rejoindre.
Maëlys : Qu’est-ce que tu crois que tu fais?
Maxime : Il faut que j’aille voir Christian, ma chérie.
Maëlys : Non! Tu restes ici et tu joues avec moi.
Maxime : Mais…
Maëlys : Pas de discussion!
Maxime : Très bien.
Maëlys avança sa Barbie vers celle que tenait son père.
Maëlys : Salut Leïla!
Maxime (aigu) : Bonjour Sherie.
Maëlys : Ted m’a invitée au bal. Est-ce que tu y vas, toi?
Maxime (aigu) : Bien sûr! Peter m’a aussi invitée.
Maëlys : Parfait! Nous pourrions aller magasiner pour nos
robes!
Christian pénétra dans la cuisine.
Maxime (aigu) : Quelle bonne idée!
Christian éclata de rire et il ne put plus parler durant une
minute entière. Maxime fulminait intérieurement!
Maxime : Quoi? Qu’est-ce qui te fait rire?
Maëlys : Papa! Papa! On continue!
Maxime : Deux secondes, Maë. (À Christian) : Réponds!
Qu’est-ce qui te fait rire?
Christian fit signe d’attendre et il se tint le ventre, plié en
deux! Quand il eut finalement prit sa respiration, après s’être calmé, il
annonça :
Christian : Rien du tout, Maxime… heu, je veux dire :
Leïla!
Il s’en alla, mais Max distingua très bien son rire qui le suivait
dans le couloir menant à sa chambre.
*
*
Étienne sortit de l’appartement au moment même où Suzanne allait y
entrer. Ils se saluèrent brièvement et se séparèrent. Suzanne alla dans la
chambre de Dorianne où celle-ci s’habillait avec l’aide de sa mère.
Floriane : Oh! Salut maman! Elle est presque prête.
Dorianne : Bonjour grand-maman!
Suzanne : Salut ma chérie! (À Floriane) : Pourquoi
veux-tu que je la gardes un samedi? Tu ne travailles pas les samedis, il me
semble.
Floriane : J’ai besoin de me reposer. Ça ne te dérange pas
trop?
Suzanne : Tu sais bien que non.
Dorianne enfila son dernier vêtement et elle accourut dans les bras
de Suzanne. Celle-ci la serra et l’emmena avec elle après avoir dit au revoir à
sa fille. C’est alors que Samuel sortit de sa cachette.
Floriane : Bon! Nous avons toute la journée!
Ils s’installèrent dans le salon, sur les divans.
Samuel : Tu as l’air heureuse, Floriane. Tu ne vis plus chez
tes parents, tu as un appart avec Étienne et ta fille, c’est génial. Un boulot
aussi.
Floriane : Oui. Je suis bien même si tout cela est exigeant.
Et toi?
Samuel : Oh! Ce n’est pas très intéressant. J’ai erré la
plupart du temps et j’ai tout essayé. La drogue semblait m’apporter un certain
réconfort, mais… c’était une illusion. Évidemment. J’ai squatté d’autres
édifices et j’ai visité toutes les ruelles de la ville. J’ai vendu, j’ai
consommé, je me suis fait tabasser… C’était l’enfer. La loi du plus fort. D’ailleurs
je me demande comment j’y ai survécu.
Floriane : Mais comment gagnais-tu ton argent?
Samuel : Comme je l’ai dit, je vendais… mais…il y a aussi eu
une période où… où… des hommes me payaient pour…pour…
Le regard de Floriane s’aggrava.
Floriane : Ça va. Tu n’es pas obligé de le dire.
Samuel resta silencieux un moment, reconnaissant.
Floriane : Quand tu iras mieux, je te présenterai Dorianne.
Samuel : Elle finira par s’apercevoir que je suis là.
Floriane (songeuse) : Oui, tu as raison.
Ils se turent pendant de longues minutes, perdus dans leurs pensées
respectives. Le silence était tel que la maison semblait inhabitée. Le seul
bruit était celui des voitures roulant sur la route. Samuel sortit de son
mutisme.
Samuel : Je m’ennuie de Sam. Je ne me suis jamais remis de sa
mort. Elle me manque tellement que des fois j’en pleure, tu vois.
Floriane sentit ses yeux se mouiller.
Samuel : Il y a un vide à quelque part en moi et je ne sais
plus comment le remplir. Il y a juste un gros trou immuable et je ne sais pas
comment le remplir!
Il avait dit cette dernière phrase en criant.
Samuel : Elle ne faisait que vivre, sans nuire à personne.
Elle avait l’art de vivre, en plus. Elle essayait tout, elle vivait des
aventures, elle riait, elle rayonnait tellement! Elle n’avait qu’à passer un
bras autour des épaules des gens pour que soudainement, ils se sentent mieux.
C’était pas de sa faute si elle savait pas choisir les bons amants! Elle était
jeune, elle pouvait pas savoir, merde! Ah… Elle voulait tant que tout le monde
soit heureux. Et… ses cheveux sentaient la poussière. Je m’en souviens. Nos
conditions d’hygiène étaient déplorables dans la bâtisse et on ne pouvait se
laver qu’avec l’eau du lac. Les autres sentaient les algues, mais elle, c’était
la poussière. Elle éclipsait le soleil avec ses rayons de joie. Elle pouvait
pas partir… Elle pouvait pas…Elle…
Sa voix se brisa et Floriane alla le serrer dans ses bras,
larmoyante.
*
RÉSUMÉS
2.03 Tu pleures, Samuel. : Dans la suite de cet épisode, Floriane et Samuel
auraient continué de passer du temps ensemble et Floriane, incitée par Sam,
aurait essayé du LSD. Étienne serait arrivé à ce moment et aurait sermonné Flo.
Il lui aurait crié qu’elle était désormais mère et que ce n’était plus le temps
de vivre son adolescence qu’elle avait consciemment consacré pour Dorianne. Étienne
aurait été d’autant plus convaincu que d’héberger Samuel n’est pas une bonne
idée. Un soir, en mettant Dorianne au lit, ET. Serait questionnée par cette
dernière « Tu aimes ma maman? ». Il détournerait la question et,
entendant des pleurs au salon, s’y rendrait pour découvrir un Samuel en larmes
sur la déchéance de sa vie. Pilant sur son orgueil, il le réconforterait et
tous deux retrouveraient l’amitié et la complicité perdues en cours de route.
Du
côté de Maxime, ce serait un peu moins tumultueux : la vie quotidienne.
Max qui tente de faire ses travaux d’Université est souvent dérangé par sa
fille. Christian finit par s’en charger pour aider son copain. En travaillant
au bar, comme d’habitude, Christian discuterait avec un radiologue qui lui
donnerait envie de pratiquer ce métier.
2.04 Nouvelle amie, nouvelles expériences, nouveau
drame. : Floriane s’occupe de
Nicole, cette patiente lui ayant raconté son histoire d’amour, la coiffant et
la maquillant pour sa fête. La petite fille de Nicole, Laora (Franka Potente),
vient chercher sa grand-mère pour la sortir et elle invite Floriane à se
joindre à eux. Celle-ci accepte. Elles passent une belle soirée et développent
une amitié inattendue. En repassant chez elle, le soir, Floriane découvre
Samuel pendu au bout d’une corde, dans le salon. Éti le sauve. Il convainc
alors Floriane que leur ami serait mieux dans un centre de désintoxication. Elle
doit admettre qu’il a raison.
Christian
et Maëlys magasinent et Christian la perd. Paniqué, il la cherche partout et la
retrouve avec une jolie femme avec qui ils vont manger une glace. Les deux
adultes échangent leurs numéros respectifs devant une Maë confuse : « Tu
vas te marier avec elle? ». Maxime, de son côté, finit par accepter les
avances de Madeleine et il sort avec elle en ville avant de rester chez elle
pour la nuit.
2.05 Fuite. : Maxime se réveille aux côtés de Madeleine et il s’enfuit. Il se rend
sur la tombe de Jasmine et s’excuse auprès de celle qu’il aime encore. En
rentrant chez lui, il doit inévitablement répondre aux interrogations de son
meilleur ami. Christian, apprenant tout, lui balance : « Merde! Tu ne
vas pas rester amoureux d’une morte toute ta vie! » Ils se disputent. Maëlys
fait tout ce qui est en son pouvoir pour que les deux adultes se réconcilient. Max
reçoit un appel mystérieux des parents de Jasmine : ils lui demandent de
se rendre chez eux.
Pendant
que l’amitié entre Laora et Floriane grandit, Olivier et sa copine Jenna
sortent Dorianne au cirque et à d’autres endroits du genre. Ils adorent la fillette
qui le leur rend bien. Nicole finit par mourir et Floriane se rend à ses
funérailles. Elle y rencontre Baylee, l’amoureuse de Laora. La lendemain,
Floriane passe la soirée avec Baylee et Laora et celles-ci s’engueulent pour
des différences d’opinions : Baylee désire sortir et faire la fête tandis
que Laora veut se remettre de la mort de sa grand-mère bien-aimée. Plus tard,
Floriane rentre chez elle et a une conversation avec Étienne. Les deux amis s’apprêtent
à s’embrasser quand les policiers arrivent et mettent Étienne sous état d’arrestation.
« Flo! Je n’ai rien fait! Je te le jure! »
2.06 Sur les bancs d’une cour. : La mère de Jasmine apprend enfin à Maxime qui est
Rick, celui qui a terrorisé Jasmine et qui l’a tuée. Jasmine avait déjà été
dans la drogue jusqu’au cou et Rick était son fournisseur. Il était obsédé par
elle et il profitait de ses moments de faiblesse pour abuser d’elle. Quand elle
eut le courage de le dénoncer, il s’enfuit. Maxime est terriblement blessé,
découvrant que celle qu’il aimait a été assassinée par un égoïste fou. Il
comprend enfin qu’il n’était pas réellement le premier dans la vie de Jas. Le
procès commence et tous sont appelés à témoigner contre Rick. Il écope
finalement de vingt ans d’emprisonnement.
Étienne
est accusé de meurtre sur la personne de Jake, dit le pervers, celui ayant
tenté de tuer Samantha. Il est également accusé d’avoir caché le cadavre. Les
jeunes ayant habité dans la bâtisse témoignent. Floriane aussi. Elle a un
mauvais pressentiment, mais heureusement, Laora est là. Peu de temps après,
Étienne est reconnu coupable d’homicide involontaire suivi de la dissimulation
du corps. 7 ans. Dorianne, profondément troublée, jète aux jury « Vous êtes
méchants! Méchants! »
2.07 Viens au paradis ce soir. : Décembre. Floriane se rend en prison pour donner des
cadeaux à Étienne. Olivier et Jenna demandent à Flo de leur laisser Dorianne
pour le réveillon et Noël. Celle-ci refuse. La fillette et sa mère vont rendre
visite à Samuel, au centre de désintoxication, et elles le couvrent de
présents. Suzanne, Carl, Floriane, Baylee, Laora et Dorianne fêtent Noël et
ouvrent leurs cadeaux. Les parents partent et les filles vont dehors pour faire
des anges dans la neige et des bonhommes! Baylee va ensuite se coucher, imitée
de Dorianne et Laora. Floriane, elle, se rend en prison pour voir son Étienne
et pour –enfin!- l’embrasser.
Christian,
Maxime et Maëlys vont acheter un sapin et ils le décorent avant de mettre les
cadeaux en-dessous. 25 décembre : pendant que Maë et Max vont sur la tombe
de Jasmine pour lui souhaiter Joyeux Noël, Christian boit le lait et mange les
biscuits pour faire croire à Maë que le père Noël est passé. Le trio construit
un château fort et fait une bataille de boules de neige.
2.08 Criminels. : Du côté de Maxime, ce sont les fêtes du Nouvel An.
Tout le monde est heureux et célèbre jusqu’au matin où Maëlys n’est pas dans
son lit. Personne ne l’a vu. On appelle la Police.
Laora,
un soir, se pointe chez Flo pour lui apprendre que Baylee a rompu pour aller
avec un homme lui ayant promis une carrière en mode. Elle se plaint de ne plus
avoir assez d’argent pour son appartement et Floriane lui offre de s’installer
avec elle. Une nuit, alors qu’elles dorment (Flo, Do et Lao), des hommes
entrent par effraction dans la maison.
2.09 9-1-1. : Floriane, Doriane et Laora se rendent sur le toit et attendent que les
hommes partent. Dorianne sanglote parce qu’elle a peur qu’ils fassent du mal à
son toutou, Fripouille. Elles appellent la police. Les malfaiteurs sont
rapidement retrouvés et arrêtés. Floriane va voir son amour, son Étienne, qui
lui dit avec brusquerie de vivre sa vie et de ne pas l’attendre pendant 7 ans.
Ils échangent des propos qu’ils finiront éventuellement par regretter. La jeune
femme est triste et elle part. Laora la réconforte de son mieux et les deux
amies manquent de s’embrasser, mais elles conviennent qu’elles ne s’aiment pas
de cette façon.
Max
reçoit un appel des kidnappeurs qui demandent une rançon de 100 000$. Il
demande l’argent aux parents de Jas qui acceptent pour leur petite fille. Les
malfaiteurs lui téléphonent de nouveau pour lui donner rendez-vous le
lendemain. Le jour J, Max se rend au point rencontre et il échange l’argent
contre Maëlys. L’homme s’enfuit après que la police ait récupéré l’argent.
Christian, haineux, se lance à sa poursuite.
2.10 Croisement. : Christian rattrape le kidnappeur et il lui fait sa fête!
À
la garderie, Maëlys et Dorianne, entremêlant ainsi les deux histoires, se
battent pour avoir le même jouet. Un soir, Laora et Floriane sortent dans une
discothèque pour s’amuser. Christian est le barman et il a le coup de foudre
pour Floriane. Le lendemain, il en parle à Max, avec des cœurs dans les yeux!
Max est heureux pour son ami habituellement volage. Floriane et Chris finissent
par se rencontrer de nouveau, dans un centre commercial, alors qu’ils sont les
deux accompagnés des fillettes. Celles-ci se détestent tandis que c’est tout le
contraire pour les adultes. Chris présente Flo à son meilleur ami lors d’une
soirée où Laora est également présente. Max reste béat devant Floriane. Les deux
copains sont intéressés et ils passent la soirée à se faire des coups bas.
2.11 Carré amoureux. : Floriane hésite à s’engager avec l’un ou l’autre
puisque son cœur appartient toujours à Étienne. Laora la convainc de vivre et d’oublier
le beau prisonnier. Olivier passe chercher Dorianne pour l’emmener à son
mariage avec Jenna. Entre temps, Samuel se pointe, ayant fini sa désintox.
Maxime
et Christian s’évitent ou s’ignorent carrément.
Christian
invite Floriane à passer une journée en sa compagnie et en celle des fillettes.
Elle accepte et ils vont sur un bateau où ils plaisantent, mangent, se
baignent, etc. La journée est fort agréable. Maë et Dorianne s’entendent
finalement mieux et Maë reste à coucher chez sa nouvelle amie. À son retour
chez lui, Christian se fait accuser d’utiliser Maë pour conquérir Flo.
Quand
Max va chercher sa fille chez Floriane, il en profite pour inviter celle-ci aux
attractions avec leurs enfants. Ils s’amusent toute la journée et toute la
soirée. Lorsque Max rentre, Christian l’attend. Il lui fait un interrogatoire,
jaloux.
2.12 Folie versus Raison. : Maëlys en a assez du climat de tension qui règne chez
elle et elle ordonne à ses deux tuteurs de se réconcilier. Ils le font et se
promettent de rester amis, peu importe ce qui arrive, peu importe qui est
choisi par Floriane. Samuel se trouve un emploi enfin, et il commence une vie
plus stable. Floriane et Maxime vont souper au restaurant et Max en profite
pour faire sa déclaration à Floriane qui lui promet d’y penser. Quelques jours
plus tard, Chris et Floriane vont à la plage et ils s’amusent comme des petits
fous jusqu’au moment où ils aperçoivent un enfant en train de se noyer. Cela
rappelle à Floriane la fois où, drogué, Samuel avait failli y passer, dans le
lac près de la bâtisse. Christian va sauver l’enfant. En la raccompagnant, il
lui fait sa déclaration et elle répond la même chose qu’à Maxime. Floriane, après
longue réflexion, fait un choix.
2.13 Le choix de Floriane. : Floriane téléphone à Christian et elle lui donne
rendez-vous sur le plage. Il s’y rend. Elle lui apprend qu’elle a choisi Max.
Christian est, selon elle, impulsif, imprévisible et intense, mais même si elle
adore ce genre d’hommes, il lui faut quelqu’un de plus stable et de plus
raisonné. Christian le prend évidemment mal. Le matin suivant, Floriane
rencontre Max dans un café et elle lui annonce qu’il est son choix. Il est
heureux.
Un
homme ivre au volant manque de foncer dans une femme en chaise roulante et
Christian, voyant tout arriver, sauve la femme. Pour s’assurer que Dorianne ne
sera pas mêlée, Floriane lui explique sa relation avec Maxime. Max en fait de même
de son côté. C’est ensuite le moment de la présentation aux parents (Max présente
Flo aux parents de Jas qui le considèrent presque comme leur fils). Christian
recroise la femme handicapée, Mary, est il l’aborde. Les deux fillettes jouent
dans la piscine jusqu’à ce que Maë pique une crise… d’asthme.
2.14 Chacun de son côté. : Christian, apprenant la nouvelle, quitte Mary pour se
rendre à l’hôpital, mais non sans lui avoir laissé son numéro de téléphone. La
petite Maë va s’en tirer, au soulagement de Chris et Max. Samuel revient de la
prison et il annonce à Flo qu’Étienne ne veut toujours pas la voir. Olivier
rend visite à Floriane et il la menace d’un procès. Il veut avoir la garde de
Dorianne.
Christian
doit se rendre dans un resto pour chercher Mary qui n’avait personne d’autre
pour la raccompagner chez elle. Elle avait un rendez-vous avec un homme qui
avait dû partir en voyant qu’elle était en chaise roulante. Christian prend
soin d’elle et il la couche.
2.15 Salaud. : Lors d’un souper d’amoureux, Jenna avoue à Olivier qu’elle veut
Dorianne.
En
se rendant dans la cuisine le matin, Christian voit Do, Flo, Max et Maë qui s’y
affairent. Ça le met de mauvaise humeur. Il va à la plage avec Mary qui lui
avoue avoir des sentiments pour lui. Il lui dit en aimer une autre et cela met
la femme dans un état colérique. Christian s’excuse et lui explique qu’il
croyait qu’ils étaient amis. Il déconne et va en ville ou il brise une vitrine
pour se défouler. Il est arrêté par la police.
Floriane
est éveillée par la sonnerie du téléphone. C’est Christian. Il lui demande de
venir le chercher et de payer sa caution. Elle s’y rend sans éveiller Max. En
le ramenant, il essaie de l’embrasser. Elle le repousse.
Christian
décide de partir en voyage pour un mois afin de réfléchir et de remettre ses
idées en ordre. Il fait ses au revoir à Max, mais pas à Flo.
Floriane
et Maxime ont une discussion sur leur relation et même s’ils s’avouent aimer
chacun une personne différente (flo : éti, max :jas), ils conviennent
de rester ensemble pour ne pas perturber les enfants.
Floriane
va voir Étienne en prison et elle lui dit qu’elle l’attendre vingt ans s’il
faut. « Je t’aime ».
Maxime
se rend sur la tombe de Jasmine et il lui dit qu’il n’ira plus la voir avant
longtemps, puisqu’il doit faire son deuil.
Floriane
revient chez elle et elle trouve une lettre d’Olivier. Il s’est enfui loin loin
loin avec Dorianne et Jenna. Il refait sa vie avec les deux filles qu’il aime. Floriane
est abattue.
FIN