6 mars2004
ALMONT SAINT-HILAIRE (AFP) - Le président de la Fédération française de cyclisme, Jean Pitallier, a expliqué avoir durci son règlement antidopage car "un tiers" du peloton "ne joue pas encore le jeu", samedi en marge des travaux du congrès de la FFC à Talmont Saint-Hilaire (Vendée). "Il s'agit de mesures fortes. Je sais qu'il existe des coureurs tout à fait corrects, mais je sais aussi qu'un tiers d'entre eux ne joue pas encore le jeu. Ce sont des +coquins+ qui traînent par exemple des pieds pour aller chercher une lettre recommandée de convocation", a expliqué le dirigeant devant la presse.
Le comité directeur de la FFC, a adopté vendredi, sous réserve d'approbation par l'assemblée générale, dimanche, la possibilité pour son président de suspendre à titre conservatoire, dans l'attente de la réunion de l'organe disciplinaire, un licencié faisant l'objet d'une procédure après un contrôle antidopage positif.
"Les coureurs +propres+ doivent parler avant qu'il ne soit trop tard, a poursuivi M. Pitallier. Il faut des sanctions exemplaires contre les coupables, les trafiquants. Mais je n'ai jamais dit qu'il fallait mettre les coureurs en prison, sauf si ce sont des trafiquants".
"L'affaire Cofidis n'est pas l'affaire du siècle", a toutefois estimé le dirigeant français.
"Il faut que les patrons des équipes soient confiants et se plient aux mesures adoptées, ne traînent pas des pieds, a insisté M. Pitallier. Les coureurs étrangers appartenant à des équipes françaises sont soumis aux mêmes règlements que les coureurs français".
"Nous sommes en phase avec le ministère pour effectuer des contrôles inopinés lors de stages, par exemple, des équipes, a détaillé le président de la FFC. Maintenant, on ne peut pas frapper à la porte du coureur chez lui, mais simplement le convoquer, c'est la seule solution envisageable".
Concernant les soigneurs, devenus indésirables dans les équipes cyclistes qui devront à l'avenir faire appel à des personnels diplômés pour les massages, M. Pitallier pense que "dans les prochaines épreuves, après Paris-Nice, il y aura des contrôles à ce sujet".
"Je sais qu'on va faire couler de l'encre, que le président de l'Union cycliste internationale (UCI), Hein Verbruggen, va certainement réagir", a conclu M. Pitallier.
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