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13 octobre 2005

Cinq journalistes en examen

Cinq journalistes du quotidien L'Equipe et de l'hebdomadaire le Point ont été mis en examen mercredi et jeudi par un juge d'instruction du tribunal de Nanterre pour «recel de violation du secret de l'instruction» dans l'affaire Cofidis.

Deux journalistes de L'Equipe ont été mis en examen mercredi, et trois journalistes du Point jeudi, selon des sources judiciaires et proches du dossier, suite à l'enquête sur un trafic présumé de produits dopants au sein de l'équipe cycliste Cofidis.

Les journalistes du Point « ont fait leur travail, et bien fait leur travail. Cette procédure est une atteinte à la liberté de la presse » , ont dénoncé les avocats de l'hebdomadaire, Me Renaud Le Gunéhec et Xavier Normand-Bodard. « Les enquêteurs cherchent les sources et ne les ont pas trouvées. C'est l'essentiel pour nous. Mais comme ils ne ramènent rien dans leurs filets, ils ramènent des journalistes » , a estimé une source proche des rédactions concernées.

Selon la même source, les journalistes des deux journaux ont été placés sur écoutes par l'Inspection générale des services (IGS, police des polices), chargée de l'enquête. Interrogé par l'AFP, le parquet de Nanterre n'a ni confirmé ni infirmé cette information.

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La condamnation de L'Equipe

A la suite des mises en examen de deux de ses journalistes, L'Equipe a réagi. La Société des Journalistes du quotidien sportif a immédiatement condamné la procédure judiciaire prononcée dans l'affaire Cofidis et «assure» ses confrères de «son soutien» , tandis que Claude Droussent, directeur des rédactions, souhaite un non-lieu.

Dans un communiqué jeudi, la SDJ rappelle que l'article 109 du Code pénal français ainsi que l'article 10 de la Convention européenne des Droits de l'Homme garantissent aux journalistes le droit de ne pas révéler leurs sources. « Tenter une nouvelle fois de remettre en cause ce droit, c'est remettre en cause le droit d'informer » , explique le communiqué. Par ailleurs, Claude Droussent, directeur des rédactions de L'Equipe, interrogé par l'AFP, déplore que « dans cette affaire, ce soit seulement des journalistes qui soient mis en examen. » En revanche, a-t-il poursuivi, « j'y vois la possibilité qu'il y ait une affirmation très forte et symbolique du respect de la règle absolue et intangible du secret des sources et une réflexion autour de la pertinence du judiciaire à venir perquisitionner dans les journaux et au domicile des journalistes ».

« C'est l'occasion de réaffirmer les grands principes qui régissent la profession de manière publique » , a souligné M. Droussent. L'Equipe informera ses lecteurs dans son édition vendredi. « Nous allons conduire sur le plan judiciaire tout ce qu'il faut, de façon à ce que cette affaire débouche très rapidement sur un non-lieu. C'est notre souhait le plus cher », a conclu M. Droussent.

Deux journalistes de L'Equipe ont été mis en examen mercredi, et trois journalistes du Point jeudi, selon des sources judiciaires et proches du dossier, suite à l'enquête sur un trafic présumé de produits dopants au sein de l'équipe Cofidis.


page mise en archives par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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