5 août 2005


L'athlète de Loretteville a pris l'avion, cette semaine,
à destination de Régina, pour participer aux Jeux du Canada.
photo : Karl Tremblay

De l'espoir pour Vincent, le cycliste blessé

Anne-Marie aussi a lutté

Anne-Marie Jobin a pris l'avion, cette semaine, à destination de Régina afin de participer aux Jeux du Canada en vélo de montagne. Pourtant, il y a un an, elle était pratiquement condamnée à se déplacer en fauteuil roulant à la suite d'une chute survenue à l'entraînement.

En signe d'appui au jeune Vincent Tremblay, 17 ans, qui lutte présentement pour retrouver l'usage de ses membres à l'hôpital de l'Enfant-Jésus, deux athlètes d'élite ont accepté de sortir du placard leurs douloureux souvenirs.

Le 16 juillet 2004, à moins de 24 heures des championnats canadiens, qui se tenaient au mont Sainte-Anne, Anne-Marie effectuait une reconnaissance du parcours lorsqu'un bête accident a brusquement freiné ses ambitions de performance.

L'athlète de 21 ans, qui devait participer au cross-country et à l'épreuve de descente, a plutôt vécu de longues heures d'angoisse.

« J'ai atterri sur la tête. J'étais consciente tout le long. J'avais mal au cou, mais j'ai vraiment commencé à paniquer parce que je ne sentais plus mon visage et mes bras. Ensuite, j'ai perdu la notion du temps », a-t-elle dit.

Selon l'évaluation médicale, la première vertèbre cervicale était fracturée à gauche et à droite. Par chance, la moelle n'a pas été touchée. Anne-Marie a appris la gravité de son état vers minuit.

« Nous étions avec elle 24 heures sur 24 sans savoir ce qui allait arriver. Les parents doivent prendre ça une journée à la fois et essayer de se garder du temps pour eux », a témoigné Sylvie Hardy, mère de la jeune femme.


Prisonnière d'une veste "halo" avec des tiges de chaque côté de la tête pendant trois mois,
à l'automne 2004, Anne-Marie Jobin a pu reprendre la compétition cette saison.

Détermination
Après une semaine dans la même position que Vincent Tremblay, avec un poids derrière la tête, Anne-Marie a pu quitter l'hôpital avec une veste "halo", qu'elle a dû porter pendant près de trois mois pour maintenir sa colonne vertébrale en place.

« Au bout de deux semaines, j'ai fait un peu de vélo dehors. J'avais hâte. Le 4 octobre, j'ai enlevé la veste. Je devais ensuite porter un collier mou un mois de temps. Quand j'ai appris l'accident de Vincent, j'avais les yeux pleins d'eau. Je sais ce que c'est de regarder le plafond, à l'hôpital », a affirmé Anne-Marie, qui a écrit un message à ce dernier.

« Il faut qu'il sache que ce n'est pas la fin, que c'est juste un obstacle. Il va devoir se surpasser, être déterminé et très persévérant », a terminé la sportive de Loretteville.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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