5 août 2005

Isabelle a failli y laisser sa vie

Isabelle Gagnon pédale, nage et court toujours avec fougue, malgré les cicatrices qui lui rappellent qu'elle a failli perdre la vie à l'occasion d'une collision avec une automobile.

Jean-François Racine
jfracine@journaldequebec.com

La triathlète de 31 ans pourrait écrire tout un chapitre sur les efforts de réadaptation nécessaires pour retourner en selle. Physio, ergo, chiro et masso n'ont plus de secrets pour elle. Une forme physique exceptionnelle lui a vraisemblablement évité une fracture du cou à l'occasion de cette chute horrible.

Le 7 septembre 2000, lorsqu'elle descendait à plus de 50 km/h la grande côte de Val-Bélair, une automobile lui a coupé le chemin en tournant dans l'entrée d'une résidence.

Tête première, elle a percuté le pare-brise, qui a volé en éclats. Le sang a giclé de profondes coupures à la gorge et au bras droit qui ont nécessité 22 points de suture chacune. Un centimètre de plus et la carotide était sectionnée.

Malgré des muscles endommagés, des vertèbres déplacées et une commotion cérébrale, elle a réussi, une dizaine de jours plus tard, à parcourir 60 km sur la route au profit de la Fondation Rêves d'Enfants.

« Il y a toujours une espèce de frustration à l'égard du conducteur. Ça change une vie complètement. Dans ma tête, ça ne passe pas. C'est impardonnable », a dit Isabelle, parlant à la fois de son propre accident et de celui de Vincent Tremblay, à qui elle veut transmettre un message.

« Il ne faut jamais abandonner. Il y a toujours des progrès, puis on atteint un plateau, mais, du jour au lendemain, tout peut changer. Je n'ai pas écouté mes médecins. Il faut faire des efforts, même les jours que ça ne fonctionne pas bien », a-t-elle dit en terminant.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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