Semaine du 4 au 10 mars 2002
4 mars 2002
  1h30 avant de partir travailler.  La première fin de semaine est déjà terminée.  Je dois dire que j'ai dormi presque toute la journée de samedi.  Avec le changement d'horaire, j'avais peut-être du sommeil à reprendre.

   Je m'ennuis de mon amour, ça a pas de bon sens.  Ça va faire du bien de retourner à la job, me semble que l'ennuyance est moins pire que pendant les fins de semaines où je n'ai rien à m'occuper.

    Au moins il y a une partie de hockey à écouter à la radio, ça va paraître moins long.  Ça va déjà être moins pire que vendredi soir, où la rencontre Lucas-Paz à la boxe était retransmise à la radio.  Me semble que le hockey j'arrive à imaginer le jeu mais la boxe, je pense pas que ça soit vraiment un sport de radio.

    J'ai de la misère avec mon ordinateur de ce temps là, alors si j'écris un peu moins, ne vous posez pas de question.  Je passe mon temps à replacer mes affaires et à faire du ménage dedans.

    Je me suis faite demander plus de photo.  Je vais y penser mais mon scanner n'est pas rebranché encore alors peut-être dans les jours qui suivent.

   Je suis dû pour une petite introspection.  Je vais faire ça se soir.  Après minuit probablement, il y a toujours moins de censure dans mes pensées la nuit.  Il y a des choses qui me chicotes et je dois creuser pour trouver de quoi il en retourne.

    Je vous ai dit que j'ai passé un examen de placement il y a une semaine et demie.  Et bien j'ai eu des nouvelles aujourd'hui. J'ai passé la première étape.  Je dois me présenter la semaine prochaine pour le deuxième volet (il y en a quatre).  C'est pas gagné, mais ça avance.  Peut-être mon temps sur les camions est compté.  Si je décroche l'emploi, ça commence au milieu avril.  Ça me fait de quoi mais je dois faire le "move" éventuellement, comme je vous le disais le
21 février dernier. On verra bien, la sélection n'est pas terminée.  Je me dis que si je décroche l'emploi, c'est que c'est mieux pour moi.
Wildthing
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5 mars 2002
  3h40 am.  J'arrive de mon shift.  Quand je suis sortie de Montréal à 23h40, il y avait deux "pousseux" à la sortie du pont champlain.  En passant à côté, je me suis rendue compte que c'était deux jeunes filles.  J'ai continué mon chemin, la place étant assez achalandée même à cette heure.  À environ 40 minutes de là, je suis arrêtée manger comme d'habitude.  Quand j'ai repris le volant une heure après et que je me suis réengagée sur l'autoroute, je dissernais à peine une ombre sur le côté.  C'était mes deux "pousseuses" qui étaient rendues là.  Ellles avaient l'air jeunes toutes les deux.  Politique de compagnie, on ne peut embarquer personne.  De plus est, je n'ai qu'une place et elles étaient deux.  Et ce qui m'a vraiment empêché d'arrêter c'est que j'ai promis à ma blonde que plus jamais je n'embarquerais qui que ce soit, ça la rend hors d'elle même.  Alors j'ai continué mon chemin encore une fois.  N'empêche, ça m'a prit 30 minutes à arrêter d'y penser.  2 filles qui font du pouce à cette heure (1h15am) en plein milieu de nul part.  Leurs manteaux étaient foncés, on avait peine à les voir dans le noir.  Elles auraient pu se faire frapper n'importe quand, par un chauffeur endormi ou inatentif.  En plus, avec le froid qu'il fesait.  Je me sentais mal de les avoir laissé là. Allez savoir quel fou pourrait les embarquer.  À cette heure, pas grand monde pour appeler à l'aide sur l'autoroute.  Je sais que je ne pouvais pas les embarquer, mais je m'en excuse quand même et j'espère qu'elles auront atteint bon port sans dangers ni engelures.

     Il y a une pensée qui m'a frappé tantôt.  Je lisais au truck stop, attendant que mon heure de lunch se termine et ça m'est venue en tête.  Je sais, vous allez me dire que ce n'est rien de nouveau mais je crois que c'est la première que j'en prenais vraiment conscience.  Voici donc ce qui m'a frappé:

                                 Le bonheur ne va pas au mérite
                                   Il est le fruit d'un dur labeur

     C'est fou mais ça m'a fait du bien de me dire ça.  J'ai passé des moments pas évidents ces derniers mois et je crois qu'inconsciemment, je me disais que je ne devais pas être quelqu'un de très bien pour en arriver là, que j'avais du tout faire tout croche pour me sentir aussi misérable que je me sentais.  Mais voilà, je n'y étais pas du tout.  J'attendais que le bonheur vienne à moi, qu'il arrive parce que je le méritais.  J'ai oublier à quelque part qu'on fait son bonheur puisqu'il n'a pas la même forme pour tout un chacun.  Si je veux être heureuse, je peux l'être.  Je dois faire l'effort d'atteindre la plénéitude pour ce faire par contre.  Je dois travailler sur moi-même.  Je dois profiter de ce que je fais de ma vie, je dois déclencher les choses pour qu'elles arrivent et je dois les apprécier à leurs justes valeurs.  Tout est une question de perception, le verre est à moitié vide ou bien à moitié plein, à notre choix.  La vraie interrogation ne serait-elle pas de savoir si nous accepterions vraiment d'être heureux?  Serions-nous capable d'accepter ne rien vouloir de plus? La question en elle-même  se pose-t-elle?
Lettre à mon amour
   Tu sais ce qui me manques parfois?  C'est de pouvoir sortir avec toi, à mon bras et affronter le monde.  Je sais que tu ne me connais pas comme ça, que je n'ai jamais été pour les démonstrations en public, mais voilà, je change.  Etait-ce la peur de l'engagement avant qui me laissait cette urgence de ne pas m'associer à personne?  Je n'en sais trop rien.  Sérieusement, je ne sais pas ce qui m'arrive.  Je voudrais crier au monde entier que je t'aime et que personne d'autre que toi n'arrive à capter mon regard.  Je voudrais t'intégrer à mon monde, que tu ne te sente pas exclue de ma vie sociale.  Que tu sâche que je n'ai pas honte de toi (mais pourquoi cette idée t'a déjà effleurée l'esprit?).

    C'est vrai que je ne représente pas le conte de fée mais mes sentiments sont sincères.  Oui, avant de te connaitre, j'ai vécu.  J'errais de coeur en coeur sans jamais vraiment savoir pourquoi je n'arrivais pas à me fixer quelquepart.  J'étais perdue, je ne savais pas ce que je cherchais.  En fait, oui, je savais, je cherchais à fuir, à vivre une vie de bohème amoureuse peut-être.  Mais voilà l'éternelle nomade qui veut se convertir en sédentaire pour ton amour.  Quand je suis dans tes bras, je me sens plus libre que je ne l'ai jamais été.  Tu brises mes chaines, tu fracasses mon armure, tu ouvres mes horizons.. 

    Ce masque que j'ai toujours voulu porter devant les autres, je veux le laisser tomber devant toi.  Bien sûr l'image que je dégage est celle de quelqu'un de fort, d'autonome et de décider.  Mais ce n'est qu'une image pour berner les gens quand  je ne veux pas qu'ils m'atteingnent.  Je veux rester forte, mais je me préoccupe pas de ce que les gens pense, je veux l'être pour te soutenir, t'épauler et t'aimer.

    Aujourd'hui, si je pouvais te dire une seule chose parmie des milliers d'autres, je te dirais que ça va bien aller.  On est ensemble et le reste, on finira bien par trouver une solution.  Si on marche du même pas, avec nos deux caractères forceurs, il n'y a pas un obstacle pour nous arrêter. 

    Pour moi tu es la plus belle d'entre toutes.  Ton corps est pour moi un endroit sacré, où le respect est la principale règle.  Jamais je ne veux cesser de m'émerveiller devant le grain de la peau, jamais je ne veux le prendre pour acquis.  Je ne veux pas non plus un jour arriver à le toucher sans le voir, j'aurais l'impression de profaner ce lieu sacré, de le violer dans sa beauté.  Bien sûr tu te trouve des défauts, mais je t'aime comme tu es.  Chaque caractéristique de toi fait que tu n'es pas une autre. Chacune de tes particularités, je les aimes plus que tout le reste, parce que c'est ce qui fait que tu es unique et que personne n'a la chance que j'ai de t'avoir.

    Je t'aime et tu me manques...
Wildthing
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