Semaine du 10 février au 17 février
10 février 2002
   Comment le monde font-ils pour juger ce qu'il ne connaisse pas.  Qui sont-ils pour oser dire connaitre nos motivations profondes, pour énoncer l'avenir qui n'appartient qu'à nous.  J'ai été blessé hier, je me suis sentie rejettée comme il  a longtemps que je ne me suis pas sentie.  Au milieu d'un groupe et avoir l'impression pourtant de les regarder à travers une fenêtre.  J'avais la même impression qu'à Noël quand on prends une marche dehors et on regarde des familles à l'intérieur des maisons réunis autour d'une table à festoyer.  Comme si je n'appartenait plus à ce groupe, comme si je n'étais plus le bienvenue.  J'ai essayé de cacher mon désarroi mais je n'ai pas réussi.  Après 1h00 de ce petit jeu de cache-cache, j'ai craquée.  Les larmes ont coulées.  J'ai été faible, j'ai fuis plutôt que tenir mon bout.  J'avoue que je le regrette, je n'aurais pas dû montrer que j'avais été touchée, j'aurais dû faire comme d'habitude et utiliser ce masque de détachement.  Pourquoi ais-je été si déstabilisée ?

   
Wildthing
Retour
12 février 2002
   Combien de fois je me réveille en me disant qu'aujourd'hui est le premier jour du restant ma vie.  Mais les bonnes intentions ne durent jamais longtemps.  Il vient toujours un moment où mon ego en reprends pour son rhume. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas rop comment.  Est-ce un manque de volonté?  Ou bien est-ce que j'ai pris l'habitude de me plaindre? 

    Est-ce que je me plaind parce que je n'ai pas été arrêté de travailler assez longtemps ou parce que je l'ai été trop longtemps.  Est-ce que je me plaind parce que je souffre ou bien j'ai appris à me plaindre en esayant de me soigner?  C'est flou dans ma tête.  Chose sûre, je suis tannée de me laisser porter par vents et marées

    Je veux retrouver le contrôle, l'estime de moi.  Arrêter de me sentir coupable de tout ce qui peut se produire sur cette planête.  Je veux être moi pour moi. Je veux être bien.

     Changeant de sujet, je vais finalement faire ma présentation à Alexander Galt vendredi matin.  En espérant qu'il n'y ai pas de tempête de neige cette fois-ci.  On va aller jaser de truck finalement!  C'est le fun, j'aime ça parler de ma job.

      Fin du monologue pour ce soir...
14 février 2002
   Vive la St-Valentin!  Bon, d'accord, être à 300km de l'autre n'aide pas trop au romantisme, mais je m'en promets pas mal pour l'année prochaine!  Ce n'est que partie remise.  Peut-être vais-je être plus stable dans ma vie ce qui va aider, c'est sûr!

    Aujourd'hui, j'ai reçu une lettre de convocation à des tests pour un emploi.  C'est bien.  Peut-être vais-je avoir la chance de changer d'emploi.  On croit en nous et on fonce !
Lettre à mon amour...
   Je suis loin de toi ce soir, je sais.  Tu peux cependant être assuré qu'il n'y a pas un endroit au monde où je voudrais  plus être qu'au creux de tes bras.  Ton sourire me manque ainsi que la douce chaleur qui émane de ton corps. Des journées comme aujourd'hui, on rêvasse de toutes ces choses qu'on aurait voulu faire si nos moyens auraient été illimités.

    Ainsi, j'aurais aimé te kidnapper ce matin et prendre l'avion, partir pour la fin de semaine.  Où je t'aurais emmené?  Sur les plages de Santa Monica où bien peut-être à Orlando pour prendre part à la magie de Disney.  Ou bien alors rester au québec et louer un petit chalet dans le nord. Une chambre luxueuse où on pourrait se prélasser après une belle journée passer à l'extérieur à se promener.

     J'aurais voulu passer une nuit de douceur avec toi.  Trouver le sommeil qu'au lever du soleil.  M'apaiser dans le réconfort du peau contre peau.  Oublier toutes les embûches que la vie a mise sur mon chemin en me concentrant sur ton souffle dans mon cou.

     Tout ce que j'aurais voulu faire pour te faire sentir mon amour mais voilà, je suis loin de toi aujourd'hui. Tout ce que je peux te dire c'est que je t'aime et que tu me manques..
Ta Cowgirl
15 février 2002
Je suis enragée ce soir.  Mon dieu que la société n'est pas évoluée.  Ça a pas d'allure!  Les préjugés sont partout. J'arrive pas à comprendre ce que tout le monde a à vouloir juger.  Pourquoi tout le monde regarde dans la cour des autres? Est-ce parce que c'est trop laid quand ils se regardent le nombril? Ça m'enrage! J'arrive pas à me calmer. Le monde me fait pleurer parfois. De rage et de honte à la fois.  Ce soir, mon coeur est en berne.

   Je ne sais pas si j'arriverai à me resaisir assez pour écrire quelque chose d'autre ce soir. Pour le moment, j'abandonne! Je suis pas capable.

17 février 2002
Me voilà donc ici et je ne sais trop quoi écrire.  Rien de prévue, pas d'idée de départ.  Je vais me laisser aller et on verra bien ce qui sortira.  Et surtout, on verra bien si ça a du sens.

    J'ai essayé de pas relire mon commentaire du 15 février, sinon j'aurais ré-enrager de nouveau, je suis sûre.  Après ils iront dire qu'ils pensent au enfants!  Personne ne devrait entrer en guerre en pensant aux enfants pour ensuite les envoyer au front et se faire mitrailler.  Je m'arrête ici sinon je ne pourrai écrire rien d'autre,

    Je suis présentement à lire "Adelaïde" de Marie Laberge.  J'aime lire et j'avoue que j'entre dans ce roman comme rarement j'ai réussit à me couler dans une histoire littéraire.  C'est le deuxième d'une trilogie.  Bref, je vous conseille si vous aimez les romans où les personnages déchirent les pages et où ils deviennent plus réels que les gens que vous croisez dans la rue.  Pour ceux que ça intéresse, "Gabrielle" est le premier tome, "Adélaïde" le second et "Florent" le troisième.  C'est des romans d'environs 600-700 pages chaque, mais on trouve que ce n'est jamais assez long.

    Pour ceux qui sont au Québec, il passe une émission à RDI mardi soir à 20hrs sur les retrouvailles de cette maman française qui avait vu son mari lui ravir sa fille il y a trois ans et qui vient de la retrouver.  À ne pas manquer tant qu'à moi.

    Pouvez-vous m'expliquer pourquoi on a toujours peur de paraitre faible en amour?  Non, je me reprends.  Pourquoi ais-je si peur de paraitre accrocher?  J'aurais tellement de compliments à lui faire.  J'aimerais tellement que mon bel amour puisse voir à l'intérieur de moi.  Je ne comprends pas la raison.  Pourtant, je ne suis pas le genre à compter en amour.  C'est pas du donnant-donnant.  Je m'interrogeais sur ça hier soir.  Cette peur est si dure à évaluer.  Ais-je peur de paraitre acquise si je me montre trop amoureuse?  Je ne sais pas.  Ais-je peur d'être inintéressante si dans sa tête je n'ai plus à être conquise?   Pourtant, je n'ai pas de misère habituellement à parler de mes sentiments.  Est-ce que je néglige le centre de mon univers en gardant mes pensées à son égard pour moi? Si tel est le cas, je m'en excuse.  Je voudrais pouvoir me laisser aller.  Je voudrais pouvoir te choyer.  Te dire ce que tu peux me faire ressentir.  Te permettre de te voir à travers mes yeux.  J'espère tellement que tu ne doute pas de toi à cause de moi, que tu ne crois pas que je ne vois pas ta beauté, ta douceur.  Mon amour, je t'aime.  Laisse moi le temps de chasser mes démons.  Laisse moi le temps d'apprivoiser le fait d'être éprise à ce point de quelqu'un.  Je te suis dévouée.  Tu es l'air que je respire, le soleil qui me réchauffe et l'espoir qui me fait me battre. Un jour, je te le promets, je saurai comment te dire ce qui m'habite.