| Semaine du 11 au 18 mars |
| 13 mars 2002 |
| Ça fait un bout que je ne suis pas venue, j'en conviens. Mais ma "run" a été cancellée et me revoilà sur le "sur appel". Ça me rends folle, ça me rends aggressive. Voilà peut-être pourquoi je ne suis pas revenue ici. Ça me mets sur un stress constant. Je n'ose pas entreprendre quelque chose puisque mon boss peut m'appeller d'une minute à l'autre pour que je rentre travailler. Ça gruge mon énergie à un point tel, vous ne pouvez pas vous imaginer. Pour la première fois depuis mon retour au travail, je peux dire que j'ai chauffé "sur le pilote automatique". J'avais juste hâte de retrouver mon lit et les bras de Morphée. Ce n'est pas mon style pourtant, j'ai l'habitude d'être bien éveillée même la nuit quand je suis au volent, comme si je venais de prendre un baril de café mais hier, oubliez ça, j'avais juste hâte d'arriver. Tellement même que je n'ai pas prit mon heure de souper. D'une certaine manière, j'ai payé 11$ pour pouvoir me coucher une heure plus tôt. Je n'ai pas vu les émissions spéciales de lundi sur les attentats du WTC. Cependant, après en avoir entendu parlé à la radio, je me demande si vraiment c'est nécessaire de tout remontrer ça. Le documentaire des 2 français qu'ils ont passés à la chaîne américaine...je sais pas, est-ce nécessaire à la culture nord américaine d'entendre le bruit des corps qui s'écrasait sur le sol après une chute de 90 étages? Qu'est-ce que ça nous apporte? Sommes-nous à ce point sensionaliste pour vouloir voir entendre le fruit de l'horreur. Je ne sais pas où les gens veulent en venir avec ça. Une question de gros sous j'imagine. Bon, je vous laisse sur ce, je dois aller me faire à diner le plus tô possible si je veux pas me faire appeller et aller travailler le ventre vide. Commencez vous à me croire que je hais le "sur appel"? |
| Wildthing |
| 16 mars 2002 |
| Enfin une journée de congé. Une seule mais c'est moi qui ai demandé à travailler samedi. Je crois que mon organisme a besoin de cette journée de repos, je commence à voir les signes de la fatigue. Je vous avais parlé d'une demande d'emploi que j'avais faite. J'ai passé la deuxième étape cette semaine. Je peux déjà vous annoncer que je vais rester camionneure encore pour un bout. Pas que mon entrevue a pas bien été, mais après avoir prit connaissance des conditions de travail (ce n'est pas du tout ce qu'ils annoncaient dans l'offre d'emploi), je crois bien que je vais décliner l'offre s'ils m'appellent pour la troisième étape. Je croyais avoir trouver une échelle pour monter sur la planche de jeu des conditions de vie, mais j'y ai plutôt trouvé un serpent qui me fesait descendre plus bas que je ne le suis présentement. Je suis montée à montréal ce matin faire une livraison. Les stationnements étaient de vraies patinoires. Avoir un si bel hiver et manger de la pluie verglaçante alors qu'on commence à avoir des goûts de printemps. Au moins les routes principales avaient été bien salées et ce n'était pas dangereux. C'est fou comme je pense moins à des choses élaborées quand je travaille de jour plutôt que de nuit. Est-ce qu'il y a plus de circulation de jour et que ça m'empêche de me perdre dans mes pensées ou bien est-ce que le noir de la nuit me permets d'éviter l'auto-censure? Je ne sais pas trop. Il est vrai par contre que je vois les choses différemment sous le couvert de la nuit. Comme je le disais au début, je suis brûlée. Cette semaine, j'ai dormi à heures irrégulières et surtout par périodes saccadées. J'ai du sommeil à reprendre (et dire qu'ils disent que c'est impossible de reprendre du sommeil... soupir). Je vois des flash derrière mes paupières et j'ai l'impression que le coeur me bat dans le bout des doigts. À moi les bras de morphée! Mais j'avoue que je les troquerais bien pour ceux de ma blonde... On ne peut tout avoir mais on peut toujours rêver. Bonne nuit ! xoxox |
| Wildthing |