| Lundi, le 13 janvier 2003 |
| Y'a-t-il une association des acheteurs E-bay annonyme? Parfois je me dis que ça devient une vraie drogue. Je finis toujours par aller voir sur eBay s'il y a des choses intéressante. Ça fait une semaine que je n'ai rien acheté. C'est bon! C'est sûr qu'il y a des choses que je ne peux laisser passer, puisque l'offre n'est pas grande, mais quand il n'y a rien qui m'intéresse, pourquoi est-ce que je vais voir des choses qui m'intéresse plus ou moins et que je fais une offre. Je vais devoir m'assagir. Mais aussi assagit que je puisse devenir, je ne pourrai laissé passer des articles (sauf les épinglettes) du Hard Rock Cafe à Sacramento. Je ne sais pas pourquoi j'aime tant cet endroit. C'est ma petite ville en Californie. Pourtant, c'est loin d'être gros et ultra touristique mais j'aime bien l'atmosphère. Parfois je me demande si je retrouvais un ou une partner pour retourner sur le team en californie si je ne repartirais pas. D'un côté, je me dis que non puisque je me retrouverais loin de mon amour, mais d'un autre, on se voit pas beaucoup de ce temps là, on se verrait peut-être autant même si j'étais partie. Une autre chose, j'aurais de la misère à aller voir mon employeur pour lui dire que je m'en vais. Je suis plutôt fidèle en affaire. Ah, je sais pas. Je trouve que ça a pas d'allure, mais ça gronde encore en dedans. Ça vient par passe. J'en parlais en fin de semaine à mon ancienne partner. De son côté, elle n'est plus tout t'a fait dans le métier, mais elle aussi il lui arrive d'entendre gronder en dedans. Faut croire qu'on peut se sortir de la californie, mais pas sortir complètement la californie de nous. Elle est plus sage que moi par rapport à tout ça par contre. Comme elle me disait: "C'est sûr que ça arrive que ça me manque, comme à toi. Mais je suis en couple. Et puis même sans ça, tu sais très bien qu'on ne peut pas faire ça pendant 5 ans en ligne. Qu'est-ce qui arriverait si je retournerais et qu'après 2 ans, je veuille revenir plus sédentaire ici. Tout serait encore à recommencer. Encore faire le deuil d'aller là-bas, retrouver un emploi qui a de l'allure ici. Recommencer au bas de l'échelle. À l'âge que j'ai, il faut que je pense à me bâtir une vie, des bonnes conditions, et tout ce qui a avec." Elle a raison. Et je le sais. J'aimerais pouvoir avoir sa sagesse parfois. Ça doit être pour ça que je l'apprécie tant, elle ne m'a jamais mal conseillé. Ma grosse semaine qui commence. On va se mettre 60 heures derrière la cravate. En plus, j'ai rendez-vous chez le doc demain matin en finissant. C'est supposément pour voir si je me suis bien rétablie de ma dépression. Comme elle va me voir à la fin de mon shift de la semaine (celui que je trouve le plus long comme je me lève toujours plus tôt le lundi), elle va me trouver cernée plus que normale. J'espère qu'elle pensera pas que je me suis pas remise. Pour mal faire, on ne sait pas ce qu'il adviendra de nos emplois. La compagnie avec laquelle ma compagnie a un contrat a été vendu et on se demande bien si le restant des contrats sera honnoré. S'il ne l'ai pas, je me demande bien sur quoi je vais me retrouver. Bah, on traversera le pont une fois arrivé à la rivière. Pourquoi s'inquièter d'avance pour quelque chose qui n'arrivera peut-être pas. Après tout, j'ai la chance d'être dans un métier où la demande est grande alors, si ça marche pas là, ça va marcher ailleurs. D'un autre côté, ma chum a raison, c'est pas une vie ça, il serait peut-être temps que moi aussi je commence à penser à me dégotter des conditions pour l'avenir. Est-ce vraiment possible dans ce métier? |