| Semaine du 27 au 31 janvier |
| 27 janvier 2002 |
| C'est les finales d'associations au football de la NFL. La Nouvelle-Angleterre a gagné contre Pittsburgh. C'était à 9.5 contre 1 contre eux. Ça fait du bien de voir les underdog gagner. Penser qu'on peut réussir même si tout le monde nous donne perdant, malgré les probabilités. Il suffit d'y mettre du coeur et tout peut arriver. Pourquoi pas ! J'ai fait le ménage de ma chambre aujourd'hui. J'ai accroché de nouveaux posters, j'ai redisposé les choses différemment. C'est fous comme parfois faire de la place autour de soi, changer un peu les choses, ça peut nous permettre de respirer un peu. C'est comme si ça nous donnait un deuxième souffle, comme si ça nous redonnait confiance de mettre de l'ordre aussi dans sa vie. |
| Wildthing |
| Retour |
| 28 janvier 2002 |
| J'arrive pas à comprendre pourquoi on est jamais heureux de ce qu'on a. On en veut toujours plus. Où est-ce que cette quête de la possession va-t-elle s'arrêter. Ça me fait peur, je l'avoue. Vais-je passer toute ma vie avec ce sentiment d'insatisfaction? Je ne veux pas ça! Il doit bien y avoir des bouquins qui donne une recette magique pour attendre la plénéitude. En fait, je ne crois pas au recettes magiques à long terme, alors ça ne m'avance pas trop. Je dois trouver un moyen de remédier à cette sensation désagréable... Nouvelle de dernière minute. Je viens de recevoir un e-mail particulier. C'est une entreprise qui s'occupe d'orientation qui me demande si je voudrais aller témoigner de la vie dans un métier non-traditionnel à une classe de 3e secondaire vendredi matin. Ça à peut-être l'air bizzard mais je trouve ça super intéressant comme proposition. Aller donner comme un "cours d'orientation choix de carrière" à des élèves du secondaire. C'est merveilleux. Je vais appeller la madame dès demain matin afin d'offrir mes services. J'espère qu'elle n'aura pas trouver personne d'ici là. Je vous tiendrai au courant, soyez-en sûr! |
| 29 janvier 2002 |
| Hier soir, en me couchant, je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Une idée ne cessait de tourner et retourner dans ma tête. Quand a-t-on le sentiment d'être enfin un adulte ? Même si le secondaire est terminé depuis 7 ans, dans mes souvenirs, c'est comme si c'était hier. Je regarde parfois autour de moi et je vois des gens de mon âge et ils ont l'air adulte. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me voir comme eux. Pourtant j'ai un emploi à temps plein, très bien payé, j'ai un char neuf... Que me manques t'il pour avoir l'impression de vivre une vie d'adulte? Des paiements? Certainement pas, j'en ai déjà bien assez. Ce pourrait-il que bien des gens que je considère "adulte" se sentent un peu comme moi? C'est à dire qu'il paraîsse adulte mais ne le ressente pas. C'est l'enfer, j'ai beau travailler 40, 50, 60 heures semaines et j'ai encore l'impression que c'est un emploi "en attendant", comme ceux que j'avais à temps partiel pendant que j'étais aux études. Pourtant, j'ai une carrière, un métier. Que me manque-t-il ??? |
| Wildthing |
| Wildthing |
| 30 janvier 2002 |
| Jalousie: Sentiment d'inquiétude douloureuse chez quelqu'un qui éprouve un désir de possession exclusive envers la personne aimée et qui craint son éventuelle infidélité. À regarder la définition comme nous donne les dictionnaires, non je ne suis pas jalouse. Par contre, comment appeller alors ce sentiment qui m'habite. Le dictionnaire dira alors que je souffre d'appréhension. Appréhension: Crainte vague, indéfinie. Je lui fais confiance, je mettrais ma vie entre ses mains. Là n'est pas la source de mon malaise. Peut-être est-ce moi le problème. Comment fait-on pour guérir un égo malade, affaiblie? Je crois que c'est à moi que je ne fais pas confiance. Je doute de mes capacités à garder quelqu'un près de moi, de garder son intérêt. Je dois trouver des livres pour travailler mon égo, pour le panser, le renforcir. C'est compliqué la vie quand les sentiments sont en jeux. Pour la première fois de ma vie, je suis fidèle. Pour la première fois, j'ai vraiment peur de perdre. Pourquoi mon égo est-elle en train de se retrouver au soin intensif ? J'étais destinée à un brillant avenir universitaire, toutes les portes m'étaient ouvertes. Je pouvais faire ce que je voulais de ma vie. Et puis en cours de première année de la faculté de droit de l'Université de Sherbrooke, j'ai abandonné. Pourquoi ? J'ai pris du retard, cause: problème de santé, problème de vie sentimentale. En ayant prit du retard, j'ai eu peur de l'échec et j'ai abandonné. "Qui prends mari, prends pays" qui disent. L'autre moitié de mon couple voulait partir à Ottawa, et je voulais suivre mais l'université m'en empêchait, j'ai régler le problème. Et mon couple a planté moins d'un mois après. J'étais perdue. Plus de logement, plus de carrière, malade et dépressive. Outch l'orgueuil ! L'année d'ensuite, j'ai essayé de retourner au cégep. Un désastre! L'informatique, c'était vraiment pas pour moi. Ça n'allait pas assez vite. J'ai donc tenté ma chance de nouveau en droit. Il m'ont prit tout de suite, mais en deuxième session. Je n'arrivais pas à suivre, j'avais trop envoyé mes notions de droit loin de mes pensées à la suite de mon échec de l'année d'avant. Nouvel échec, autre dur coup pour l'égo. Mon brillant avenir universitaire était finit. Je voulais fuir. Je voulais oublier mes échecs. J'ai même déménager de Sherbrooke pour ne pas avoir à revivre tous ces sentiments négatifs. Comment fuir ? Comment m'en aller loin sans partir définitivement. J'avais trouvé mon eldorado, j'allais faire un DEP en conduite de camion. Après 4 mois, je pourrais fuir, à moi les highway américains. La vie de bohème. Moi, mon camion, possiblement mon chien et les lignes blanches. C'etait un cours de niveau secondaire, ça se pouvait pas que j'y arrive pas. Même si j'accumulais les échec à ce moment là, ça, c'était impossible que j'y arrive pas. 4 mois ce sont écoulés et me voilà camionneure. Je pars en team avec une amie. Le québec était loin de mes préoccupations. Même, je dois dire que je détestais être ici. Je fuyais, je fesais ma vie ailleurs. Ma copine a lâché et je me suis retrouvée avec un inconnu. J'ai continué 7 mois avec lui. C'était pas pareil mais j'arrivais pas à lâcher, même si c'était en train de me rendre malade. Il aura fallut qu'il me joue dans le dos pour que je m'ouvre les yeux et que je lâche. J'étais de retour sur le local. Mais la maladie me rattrape. Certains médecins me disent qu'en continuant à pratiquer ce métier dans ma condition, c'est comme faire le noeud coulant à ma corde. Retour à la case zéro. J'ai beau faire l'autruche, un jour je devrai me réorienter. C'est comme si tous les coups que j'ai eu à l'égo jusqu'à maintenant me retombe dessus en double. Je me suis débattue, j'ai fait mon chemin et j'avais une carrière. En fait, je l'ai encore puisque je fais bien ma job mais ma santé me forcera à bouger, tôt ou tard. L'insécurité me tue. Et puis quand je suis sur une base insécure, j'ai l'impression de pas valoir autant que je pourrais. J'aime et j'admire les personnes fortes, mais sur une base comme ça, je ne peux pas l'être et j'ai l'impression d'être faible. J'ai l'impression d'être faible, donc pas une bonne blonde. Quelqu'un de faible ne peut pas être là autant pour l'autre que quand il est fort. C'est peut-être ça mon appréhension. Je ne suis pas à la hauteur de la blonde que je voudrais être pour mon n'amour. Vite ! Quelqu'un sauvez mon égo!!! |
| Wildthing |