Mardi, le 3 septembre 2002
  La semaine passée j'ai été témoin d'un accident de la route et d'un feu d'étable sur mes shifts.  Comme quoi tout peut changer en 15 minutes.  On ne prends pas assez le temps de dire à ceux qu'on aime qu'on les aimes.  Pourquoi ne pas vivre à fond son présent parce qu'on ne pense qu'à planifier notre futur... Un futur qu'on ne verra peut-être jamais. Notre passé façonne qui nous sommes, mais jamais il ne devrait pâlir l'instant présent. Jamais.

   Bien sûr, tout le monde sait ça, mais en pratique, combien d'entre nous vivent vraiment selon cette règle dans tous les moments de notre quotidien.  Malheureusement très peu, moi la première.  En fin de semaine, ma mère me parlait et mon amour m'a fait remarqué que je n'avais pas l'air trop intéressée à ce qu'elle me contait.  Je lui ai répondu: "Ça a pas rapport, je suis juste fatiguée"  Mais comment je me serais sentie s'il avait fallu que ce soit la dernière fois que je lui parle. Je n'y ai pas mis toute ma concentration parce que je me disais: " Elle me le recontera demain". Mais demain n'est jamais une assurance.
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Message à mon amour

  Tu crois qu'on peut réinventer une relation?  Peut-on se conquérir à nouveau sans se laisser pour autant? Peut-on se redécouvrir d'un oeil différent?  N'amour, je voudrais te faire la cours comme au premiers moments.  Tu te rappelle les messages que je t'envoyais de mon cellulaire de la californie?  Le coeur me battait fort chaque fois que mon cellulaire bippait pour m'annoncer des messages qui entraient.  Je ne comptait plus les heures entre mes shifts mais les heures entre les endroits où la ligne était assez bonne pour recevoir mon courrier.  Je prenais ma douche à la hâte pour avoir le temps de t'écrire un vrai plus long que 100 caractères à partir d'un vrai ordinateur.  Pire, parfois, je ressassais sans cesse le message que je voulais t'écrire  et quand je trouvais la tournure parfaite pour mes phrases, je m'arrêtais 5 minutes dans le premier truck stop que je voyais pour te l'envoyer aussitôt.

   Tu sais je regrette vraiment de ne pas jamais avoir pu t'emmener avec moi là-bas.  Que tu vois la beauté des paysages, le bleu du ciel si clair. Te dépayser et te montrer le monde au delà de notre province, de notre façon de vivre.  Un jour peut-être. Le seul problème, c'est que j'aimerais y aller par la route, et il n'y a pas meilleur siège que celui du passager dans un camion.  Oui, je donnerais beaucoup pour te voir le sourire quand tu découvrirais ces beautés naturelles et sauvages. (Soupir...) Te montrer mon monde....