Le 8 juin 2002
  C'est le mois de juin et ça parait!  Mois qui signifie le retour du beau temps, mais aussi du retour des chevreuil sur le bord de nos routes.  Pas chanceuse, je passe sur un tronçon d'autoroute simple exactement aux heures où les petites bêtes se tiennent sur le rebord du chemin, soit au coucher et au lever du soleil. Ça demande encore plus d'attention que d'habitude.  Ils faut faire attention autant à ceux qui se sont déjà faite frappé et qui jonche le sol qu'à ceux qui traverse l'autoroute de manière imprévisible.  Pas que je ne les aiment pas, mais j'ai hâte qu'ils retrouvent le fin fond de leurs bois.

    Parfois, je me dis qu'il ne faut pas trop en faire.  En plus d'être la saison du chevreuil, c'est aussi la saison des travaux routiers.  Ce soir je me retrouvais sur une partie de l'autoroute 20 où le traffic se fait en contresens sur 7 kilomètres.  Je suivait  une voiture qui suivait elle même un camion (qui avait l'air de croire que la limite de vitesse était de 40km/h plutôt que 90km/h).  À la queue leu leu, j'ai vu que la conductrice de la voiture devant moi mettait la main entre son visage et le rétroviseur pour se bloquer des lumières de mon camion. Afin d'être fine, j'ai fermé mes lumières et je suis tombée sur mes lumières de jour, qui sont beaucoup moins forte. Je suivant à la queue leu leu à cette vitesse, il n'y avait pas de risque à le faire et la petite madame trouverais les 6 km qui restaient moins long.  Toujours en est-il qu'une fois les réparations terminées et l'autoroute étant redevenue double, la voiture que je suivais a ralentie de manière exagérée.  Je l'ai donc dépassé en passant à un trouble mécanique.  Mais voilà que ce n'était pas le cas.  Première chose que j'ai su, la voiture se tenait à côté de moi, fesant attention d'être bien dans l'angle de mon miroir et elle a mis ses hautes.  Elle m'a tenue comme ça pendant 3-4 kilomètres.  Ça m'apprendra à être fine!!!  Elle a dû croire que sur le premier kilomètre pendant les rénovations j'étais sur les hautes et qu'ensuite j'étais retournée sur mes lumières normales.  Vraiment là, je ne méritais pas ça.

   
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