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                                                                   Les plus valeureux guerriers
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Xeen – 3 juin 2002

Résumé : Teal'c  parle …
Genre : fin d'épisode
Statut : complète
Spoilers : Tangent
Disclaimer : les persos ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de MGM, Gekko Prod, Double Secret Production, SciFi Channel et de tous ceux qui la revendiquent
Références à Star Trek Deep Space 9 (le jus de prune de Worf), Star Wars et Le Magicien d'Oz.

Cette fic a remporté la 3ème place du concours organisé par La Porte des Etoiles, le site de Valérie Tremblay.Sujet : inventer une fin d'épisode

*

"Mesdames, messieurs, je suis honoré que vous ayez bien voulu prendre place dans cet auditorium. Nous commencerons cette nouvelle session de questions-réponses dès qu'il vous plaira," dit Teal'c en s'inclinant.
Un bruissement de voix se répandit et quelques commentaires fusèrent des rangs serrés qui garnissaient maintenant l'auditorium O'Neill de la Tour des Conférences Internationales et Galactiques de Washington DC.
"Mon dieu, il a vieilli… il a des cheveux… je croyais qu'il était plus vieux… il n'y a pas Reya'k aujourd'hui… c'est un bel homme pour un extraterrestre…"
Le Jaffa qui se tenait sur l'estrade salua la foule et s'assit. Il posa le micro sur ses genoux et attendit que le brouhaha se calme.
Des mains timides commencèrent à se lever et plusieurs assistants se déployèrent dans les travées, des micros à la main. Teal'c désigna quelqu'un au hasard, et la séance commença dans la bonne humeur et avec discipline. L'auditoire était averti qu'au moindre manquement aux règles élémentaires de la courtoisie et de la politesse, l'échange serait interrompu.
Des milliers de terriens se rendaient aux sessions d'information tenues par les aliènes depuis que la Terre faisait partie de la Fédération. Les plus appréciés, outre l'Asgard Thor, qui était un des chouchous du public et un vrai boute-en-train, et le Tok'ra Selmak, dont l'hôte humain avait été autrefois général de l'Air Force, étaient sans aucun doute les maîtres Jaffa. Teal'c, représentant de Chulak au sénat, faisait salle comble à chaque apparition. En tant qu'ancien membre de l'équipe SG la plus connue du grand public, il bénéficiait d'une aura incontestable. Bien que le programme de la Porte des Etoiles ne soit plus qu'un vague souvenir pour les générations actuelles, habituées qu'elles étaient aux voyages dimensionnels, Teal'c était là pour leur remettre en mémoire les hauts faits de tous les pionniers de cette époque romantique qu'était la fin du XXème siècle et le début du siècle suivant.
"Maître Teal'c, si je peux me permettre une question indiscrète…"
Le Jaffa hocha la tête en signe d'acquiescement.
"Vous vous rappelez certainement que l'Armée de l'Air des Etats-Unis vous avait demandé de tester un appareil hybride, fruit de la technologie Goa'Uld et du savoir-faire terrien. C'est ce qu'a dit exactement O'Neill dans ses mémoires," protesta la jeune femme en rosissant devant les quolibets et les plaisanteries de mauvais goût de ses voisins.
Le Jaffa leva la main, intimant le silence à la salle.
"Le colonel O'Neill a certes parfaitement décrit cet épisode regrettable de notre combat contre les Grands Maîtres goa'ulds et dont je peux malheureusement être considéré comme pleinement responsable."
Le silence se fit immédiatement. Le Jaffa allait raconter une histoire. Il était coutumier du fait. Ses récits étaient imprévisibles. La foule arrêta de parler, de bouger, de respirer.
Teal'c se leva et se mit à faire les cents pas sur l'estrade, les mains derrière le dos, les sourcils froncés. Dans le silence impressionnant de l'auditorium O'Neill, ses pas lents et réguliers résonnaient comme le tic-tac d'un métronome.
"Les humains avaient modifié les commandes et l'armement d'un planeur de la mort goa'uld que nous avions chèrement acquis au combat. Grâce aux spécifications ingénieuses du major Samantha Carter…" Teal'c s'immobilisa, le regard perdu dans le lointain, perdu dans ses souvenirs. "… ce magnifique appareil fut doté des perfectionnements les plus sophistiqués et démonstration fut ordonnée par l'Etat-Major en présence du général de brigade Vidrine…"
Un sourire flotta sur le visage de Teal'c à l'évocation de ce moment.

"Teal'c ? Est-ce que c'est la Terre ?"
"En effet O'Neill."
"Et… est-ce qu'elle n'est pas en train de rétrécir ?"
"Sa taille n'est en rien modifiée O'Neill, mais nous nous en éloignons avec une extrême vélocité."

"Le serpent Apophis, ce faux dieu dont je fus pendant des années le Primat après que mon père eut rencontré sa mort par la main du vil Chronos, avait réussi à piéger le vaisseau à notre insu. Ainsi que nous l'apprîmes plus tard, les Tok'ras, bien que conscients que cette information eût été cruciale pour la Tauri, avaient préféré nous dissimuler les modifications apportées aux planeurs par Apophis après ma 'défection'. N'oubliez pas qu'à cette époque, j'étais considéré comme LE Sholva par l'ensemble des Grands Maîtres."
Des murmures se firent entendre. Les assistants se précipitaient déjà pour faire évacuer la salle quand Teal'c les en empêcha d'un geste péremptoire. Ils s'arrêtèrent net et reprirent leur poste. Le silence était revenu.
"Ni l'Etat-Major, ni la NASA ne purent nous sauver. Bien au contraire. Le plan audacieux du major Carter avait encore réduit nos chances de survie et de retrouver la terre ferme. Nous dérivions dans l'espace galactique, à la merci des vents solaires, prêts à mourir…"
Teal'c fit une pause. Plongé dans ses pensées, il reprit son va et vient sur l'estrade. Les spectateurs, captivés par la silhouette imposante du Jaffa qui n'avait rien perdu de sa superbe en dépit de son âge avancé (des rumeurs affirmaient qu'il avait depuis longtemps soufflé ses 200 bougies. Evidemment, personne ne le disait à haute voix afin de ne pas froisser les susceptibilités jaffas, tout un chacun sachant que les anniversaires n'étaient pas fêtés sur Chulak).
"J'ai appris, avec les années," reprit soudain Teal'c, "que les humains ne sont pas aussi fatalistes que les Jaffas. O'Neill, bien qu'il fût tout à fait conscient que sa mort était proche, se refusait à renoncer et faisait de l'humour comme à son habitude. Je le saluais comme mon frère tandis qu'il continuait d'échanger des informations avec la Terre. Quand il s'avéra que tout espoir était vain, je me plongeais dans un état profond de kelno'reem afin de nous gratifier de quelques heures de vie supplémentaires. O'Neill était confiant. Son heure n'avait pas encore sonné. Je ne partageais pas son opinion. Les faits prouvèrent que je me trompais."
A ce stade, la plupart des spectateurs s'étaient installés pour un récit long et instructif. Quelques signes des assistants les firent revenir à la réalité et ils ôtèrent leurs pieds des dossiers des fauteuils. Teal'c ne bougeait plus. Il ne disait plus rien non plus. On commença à s'agiter.
Teal'c leva les yeux, comme au sortir d'un rêve.
"Je vous remercie d'être venu, mes amis. Que ce jour, le premier de ceux nombreux qui vous restent à vivre, vous soit profitable."
Et sans autre forme de procès, il quitta la scène.

*

"Père !" l'accueillit G'erak, son arrière petit-fils. "Pourquoi t'es-tu arrêté ? Je ne connais pas cette histoire !" protesta le jeune garçon en se pendant aux basques de Teal'c. Ce dernier sourit et posa une main légère sur la tête de l'enfant.
"Ainsi tu aimerais connaître la fin de cette histoire ? Ne l'as-tu pas déjà entendu mille fois de la bouche même des enfants de O'Neill ?"
"Ça n'est pas la même chose quand tu racontes, père," le flatta le gamin.
Le sourire de Teal'c s'élargit.
"Te préparerais-tu à la politique et la diplomatie, mon fils ?" plaisanta-t-il, tenté de céder à l'insistance de son petit-fils.
Une moue boudeuse lui répondit. Sans prévenir, il éclata d'un rire homérique et entraîna le garçon surpris.
"Viens, mon fils. Ce que je vais te raconter, nulle oreille ne l'a jamais entendu."

*

Calé sur le canapé grenat du salon de la suite présidentielle qu'occupait le sénateur Teal'c pendant ses séjours auprès de la Tauri, le gamin sirotait un jus de citron avec une paille tarabiscotée en faisant force bruit.
Les grandes ouvertures vitrées qui s'ouvraient sur Washington inondaient la pièce d'une lueur rougeâtre. Le soleil serait bientôt en dessous de l'horizon et père en profiterait pour l'envoyer au lit sans tenir sa promesse, s'énerva G'erak. Il agita les glaçons au fond son verre et se resservit.
"Désires-tu te rafraîchir, père ?" demanda-t-il d'une voix un peu trop aiguë. Son aïeul le fixa d'un regard indulgent et fit signe que non. Au lieu de cela, il se leva et appela le room service.
"Pourquoi bois-tu toujours du jus de prune, père ?" risqua le garçon.
"C'est une vieille histoire, mon fils… Désires-tu que je raconte l'histoire du jus de prune ou préfères-tu que je finisse celle que tu voulais entendre cet après-midi ?"
G'erak manqua s'étouffer. Le sourcil en accent circonflexe de Teal'c le détrompa. Son grand-père se payait encore sa tête. Il avait passé trop de temps auprès de ces Tauri.
"Ce récit ne franchira pas les murs de cette pièce, G'erak. Promets."
Le garçon hocha la tête timidement.
"A cette époque," commença Teal'c, "le major Carter ne s'entendait pas toujours aussi bien qu'on a voulu le prétendre avec le général Jacob Carter, hôte de Selmak. A vrai dire, elle supportait mal de voir l'attitude de son père dictée par les exigences de la Tok'ra plutôt que par les besoins de la Tauri. Il avait développé un mépris ou plutôt une condescendance polie envers son monde d'origine et le major Carter en prenait ombrage. Quand elle décida d'obtenir l'aide de Selmak pour nous sauver, O'Neill et moi,  elle le fit de la seule manière susceptible d'apporter des résultats immédiats. Par la force. Il s'en suivit de pénibles échanges entre le père et la fille  avant que les choses ne reviennent à la normale. Le major Carter ne désirait pas se donner en spectacle devant Daniel Jackson qui l'avait accompagnée dans sa mission de sauvetage pas plus que Selmak ne voulait perdre son temps à discuter de vétilles alors que deux éléments clé du combat contre les Grands Maîtres risquaient de disparaître à tout jamais."
Teal'c marqua une pause. Il regarda les vaisseaux de plaisance qui croisaient dans le ciel de la capitale américaine et se laissa gagner par la nostalgie. Cette époque était une époque révolue. Ses amis avaient depuis longtemps disparu, emportés par l'âge, la maladie ou tués au combat. Il aurait donné avec plaisir son sixième enfant-goa'uld pour serrer dans ses bras Daniel Jackson, disparu lors de fouilles sur Ganymède ou pour entendre la voix gouailleuse de O'Neill et ses plaisanteries ridicules. Il aurait donné plus encore pour revoir le sourire lumineux et les yeux de ciel du général Sam Carter.
Ses amis.
G'erak s'agita, gêné par le silence de l'homme qui lui faisait face. Teal'c leva les yeux sur l'enfant qu'il avait oublié et sourit de ce sourire absent qu'ont les gens qui se souviennent de leur passé enfui. Teal'c avait vécu suffisamment pour avoir des amis en grand nombre, mais jamais ses amis-là n'avaient été remplacés dans son cœur. Il n'espérait pas que le gamin comprenne. Il but une gorgée de son jus de prune et respira bruyamment. G'erak vit les larmes qui scintillaient et baissa la tête.
Peut-être avait-il eu tort de demander à son arrière grand-père. L'évocation de ses trois amis lui était pénible. Il avait déjà pu le constater à plusieurs reprises. Pourquoi donc avaient-ils refusé l'usage du sarcophage ou l'implantation d'une larve ? La voix de son grand-père le tira de ses pensées.
"Selmak conduisit son vaisseau cargo endommagé le plus vite possible en direction du système solaire," reprit Teal'c. "Ainsi qu'il l'avait pressent, les cristaux lui firent défaut au moment le moins opportun. Le père et la fille avaient momentanément mis de côté leurs griefs et leurs différends pour effectuer ensemble les réparations du bâtiment et Daniel Jackson profitait de tous les moments qui lui étaient donné, ainsi qu'il le faisait toujours, sans se soucier du lendemain. Leur rencontre avec un vaisseau mère Goa'Uld mit en péril leur mission, mais Daniel Jackson s'en sortit honorablement, bien que je continue de me demander si l'humour spécifique de O'Neill et son habitude de citer les personnages de Frank L. Baum n'avait pas fini par perturber le jeune homme."
"Que veux-tu dire père ?"
"Daniel Jackson répondit au vaisseau-mère qu'il était le puissant Oz et ils faillirent être réduits en cendre par les Goa'Ulds avant de repartir."
"Le puissant Oz ? Qui est-il père ?"
"Ceci est une autre histoire. Une histoire pour les enfants terriens. Finalement, Selmak parvint à nous rejoindre. Nous étions très prêts de la mort, mon fils. O'Neill avait déliré pendant des heures. Le manque d'oxygène provoquait des hallucinations. Grâce au kelno'reem, j'échappais évidemment à ces inconvénients regrettables. O'Neill avait eu tout le loisir de réfléchir sur sa vie pendant ses vingt-quatre heures terribles où il croyait ne jamais rentrer chez lui. Je l'entendais soliloquer sur la vie du soldat, échafauder des plans d'évasion en Irak, grelotter en Antarctique, appeler son fils. Surtout, je compris pour la première fois à quel point les sentiments de O'Neill pour le major Carter étaient profonds."
"O'Neill n'avait pas encore épousé le général Carter à cette époque, père ?" s'étonna G'erak.
"Selmak fut obligé d'entrer physiquement en contact avec notre planeur," continua Teal'c sans relever.
"Comment cela ?"
"Il nous donna une petite poussée avec l'avant de son teltak. Cela finit par réveiller O'Neill. Il délirait toujours autant à cause du manque d'oxygène que du taux élevé de dioxyde de carbone dans l'habitacle. Dieu merci, le major Carter comprit aussitôt qu'il était en hypoxie et elle le chargea de me réveiller. O'Neill le fit, bien qu'il pensa qu'il était sujet à des  hallucinations. La manœuvre que nous effectuâmes avec les anneaux de transport t'est familière, puisque tous les cadets l'apprennent en première année."
"Et c'est tout ?"
"Nous fûmes rapatriés sur Terre par Selmak."
"Oh… Je croyais …"
"Que croyais-tu, enfant de ma petite-fille ?"
G'erak rougit et se tortilla sur le canapé.
"Oncle Luke et tante Léïa ont dit autre chose à maman…" insista-t-il, mal à l'aise.
"Que même les plus valeureux guerriers s'accordent des moments de détente ?" plaisanta Teal'c avant de se rappeler l'âge de l'enfant.
Il inclina la tête avec un air de conspirateur. Etonné, G'erak regarda fixement son aïeul. S'il n'avait pas su son âge, il ne lui aurait pas donné plus de 70 ans à ce moment-là. Il acquiesça timidement.
"Heu… oui. Sauf que oncle Luke ne disait pas les choses de cette manière."
Teal'c éclata de rire.
"G'erak, ce que je m'apprête à ajouter ne doit pas être raconté. Jamais."
L'enfant hocha avidement la tête.
"Quand nous sommes tombés sur le pont du teltak, le major s'est empressée de prévenir la Tauri que la mission était couronnée de succès. Je repris immédiatement mes esprits, car le kelno'reem m'avait gardé des effets pervers du gaz carbonique. En revanche, O'Neill était plus que mal en point et particulièrement délirant. Daniel Jackson retourna s'asseoir au poste de pilotage en entraînant Jacob Carter, ce qu'il n'aurait jamais pu parvenir à faire sans mon aide. Je refermais derrière moi le sas. Voilà."
"Pourquoi ne dois-je pas raconter cette histoire père ? Je ne comprends pas. Oncle.."
"Ton oncle Luke était un bavard impénitent, comme son père," dit Teal'c. "Ce que je te dis ne te suffit pas ? Les enfants n'ont plus d'imagination de nos jours…" soupira-t-il.
G'erak se faisait le plus petit possible.
"Je viens de te dire que j'ai fermé le sas derrière moi en sortant. Si tu as suivi ce que je viens de te dire, tu auras donc compris que le major Carter et O'Neill sont restés ensemble dans la soute. Le général Carter n'en a jamais rien dit. Daniel Jackson et moi l'avons dissuadé de parler."
"Vous avez réussi ?"
"Nous avons des moyens de faire taire même les Tok'ras,'" sourit à nouveau Teal'c. "Il est temps de te coucher, jeune Jaffa," dit-il en se levant.
Le gamin se frotta les yeux.
"Est-ce que je peux prendre une douche seulement demain, père ?"
"Ce soir, jeune Jaffa," dit Teal'c d'un ton sans réplique. "Je viendrais te rejoindre quand tu auras fini. Nous ferons kelno'reem ensemble."
G'erak quitta la pièce en s'inclinant et le vieux Jaffa débarrassa la table. Cette mission était restée chère à son esprit. En rangeant mécaniquement, il retourna en arrière dans le temps.


"C'est vous," souffla O'Neill en tendant la main vers Carter. "C'est bien vous ?"
Jacob lui répondit, faisant mine d'ignorer que cette phrase ne s'adressait pas à lui mais à sa fille.
Mais Jack ne pouvait détacher ses yeux du major Carter, pas plus qu'elle n'en était capable. Daniel fit un signe discret à Teal'c et d'un commun accord ils entraînèrent Jacob vers le poste de pilotage. Teal'c ferma le compartiment et Daniel fit asseoir Jacob aux commandes.
"Hé  !!" protestait-il déjà. "Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ne me laissez-vous pas parler à Jack ?"
"Je suis en possession de toutes les informations que O'Neill pourrait vous révéler général Carter," dit Teal'c de sa voix profonde.
Daniel hocha la tête.
"Teal'c a raison. Jack a besoin de se reposer."
"Samantha n'a pas besoin de repos et sans elle, je ne peux pas finir les réparations," objecta Jacob.
"Vous n'allez pas utiliser l'hyper propulsion avant d'avoir rejoint la Tauri," remarqua le Jaffa, "et si cela était votre intention, je suis tout à fait capable de vous assister."
"C'est une mutinerie ?" demanda Jacob qui se dressait sur ses ergots. Clairement, laisser sa fille en tête à tête avec ce vieux briscard de Jack n'était pas dans ses intentions.
"Je ne suis pas militaire," lui rappela Daniel à mi-voix avec un sourire en coin.
"Moi non plus, général Carter," dit sobrement le Jaffa.
"Ça va, ça va... J'ai compris. C'est juste que je ne pensais pas que… enfin, je ne savais pas que… ça dure depuis longtemps !?"
"De quoi voulez-vous parler Jacob ?" soupira Daniel. Il remonta ses lunettes d'un air ennuyé et jeta un regard froid sur le Tok'ra.
"Vous savez diablement bien de quoi je veux parler Daniel !" s'énerva Jacob.
"Pas du tout," affirma Daniel d'un air innocent. "Et vous Teal'c ? Vous comprenez ce que dit Jacob ?"
"Pas du tout, , je ne suis au courant de rien," affirma Teal'c en posant un regard blasé sur le panorama. "Et si je le savais, il ne serait pas dans mes intentions de répondre" conclut-il en posant ses mains sur le plot directionnel du teltak.
Jacob sourit d'un air las.
"Désolé les gars," dit-il en s'affalant sur le troisième siège. "Un père ne laisse jamais tomber, hein ?"
Seul le vrombissement des moteurs du vaisseau cargo lui répondit.



FIN