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| Les vrais durs ne dansent pas © Xeen 30 juin 2002 Résumé : et si MacKay avait rencontré Jack… Genre : humour Statut : complète Spoilers : 48 heures Disclaimer : Showtime/Viacom, MGM/UA, Double Secret Productions, Gekko Productions et SciFi Channel Note de l'auteure : j'ai regretté que l'insupportable MacKay, le scientifique amené au SGC par l'infâme Simmons-Q afin de sauver Teal'c, notre Jaffa adoré, d'une mort atroce, ne puisse pas rencontrer Jack. Ou que Jack n'ait pas eu vent des réflexions machos et débiles qu'il avait eu le culot de faire à Sam. Voilà l'omission réparée… * Jack sortit de son bureau en sifflotant. Tous ses rapports étaient terminés, triés et rangés, ceux destinés à Hammond en voie de lui être remis, et Teal'c était revenu à la maison. Il fit claquer la porte en la rabattant d'un coup de pied et partit d'un pas guilleret vers le mess. Après tout, un beignet et un café à…. (il regarda sa montre) … 2 heures et demie, ne pouvaient lui faire que le plus grand bien. Il hésita un moment avant d'appuyer sur le bouton d'appel du monte-charge qui le conduirait au bon niveau et rebroussa chemin, toujours sifflotant, les mains profondément enfoncées au fond de ses poches. Il s'arrêta devant le labo de Carter, se passa la main dans les cheveux et se regarda dans une glace imaginaire en redressant un nœud papillon imaginaire pour un public tout aussi imaginaire et en saluant la galerie, il entra dans le labo en négligeant de frapper. Et s'arrêta net. Le spectacle auquel il venait d'assister par le plus complet des hasards ne manquait pas d'intérêt. Il eut le réflexe d'éclater de rire, mais regagnant une totale maîtrise de soi, il fit au contraire quelques pas en direction du scientifique envoyé par le Pentagone qui se tenait la joue, les larmes aux yeux. Il se posa sur un coin de bureau et jeta un regard interrogateur à Carter. Elle fit comme s'il n'était jamais entré. Ses yeux brillaient de colère et il devait avouer qu'elle avait rarement été aussi jolie. Mentalement, il se dit qu'il fallait qu'il remercie plus tard ce crétin de scientifique d'avoir fait sortir Sam de ses gonds. La claque magistrale administrée par Carter avait complètement déstabilisé le crétin. La bouche ouverte, le souffle court, il hésitait manifestement sur la conduite à tenir. Il se lâcha la joue, et indifférent à la présence de O'Neill, recula de deux pas. "Qui aime bien châtie bien, major Carter. Je ne savais pas que je vous plaisais à ce point-là, Sammie," insistait le type. Sam rougit de colère et fit un pas vers lui, le souffle court. "Ne devriez vous pas être en route vers Moscou," dit-elle d'une voix menaçante. "Oh… oui…. Grâce à vous. Ne croyez pas vous débarrasser aussi facilement de moi. Vous êtes folle de moi mais vous refusez juste de le reconnaître. Le prestige de l'intelligence sur les esprits faibles, sans doute. J'ai toujours eu un succès fou avec les blondes, surtout quand elles sont un peu limitées comme vous." Interdit, Jack regarda Sam changer de couleur. Elle serra les poings sur ses dossiers et prit une profonde inspiration. Est-ce que le crétin se rendait compte qu'elle pouvait lui briser le cou sans effort avant même d'avoir pris son petit déjeuner et que s'il continuait, même si elle gardait son sang froid, il serait obligé d'intervenir. Il était son supérieur après tout ! Il avait rarement entendu autant d'imbécillités sortir en si peu de temps de la bouche d'un même homme. Il leva une fesse du bureau mais le regard impérieux de Carter lui intima l'ordre très clair de se rasseoir. Ce qu'il fit. Il était obligé d'admettre qu'il adorait quand elle s'énervait. Hélas, il pouvait compter ces moments sur les doigts d'une seule main. Carter gardait le contrôle dans toutes les situations. Il leva les mains en signe d'apaisement et hocha la tête. Même si Carter lui demandait de ne rien faire, ce crétin finirait à un moment ou à un autre par rencontrer son poing par inadvertance surtout s'il s'obstinait à vouloir insulter son second en sa présence. De son côté MacKay continuait ses rodomontades avec un invraisemblable aplomb. Jack commençait à comprendre ce que le sergent Siler avait voulu lui raconter à demi-mot à propos des altercations entre le scientifique et le major au SCG. L'enseigne Goldsmidt était même venu le prévenir que le major allait tuer MacKay au mess. Quand il était arrivé, ni l'un ni l'autre n'étaient plus à table. Personne n'avait pu lui raconter exactement ce qui s'était passé. Une histoire de citron… bref. Il se remit à observer le dangereux manège de MacKay. "Sortez immédiatement de mon laboratoire," disait Sam. "Vous n'avez plus rien à faire ici." "Mon avion est dans trois heures. Je crois que je vais rester un peu," dit-il en s'effondrant sur un siège. La marque rouge de la main de Sam s'estompait sur sa joue. "Histoire de vous expliquer pourquoi vous avez tort. Voyez-vous…" "Je ne voudrais pas vous interrompre," dit Jack en se levant, "mais le major et moi avons du travail en retard," ajouta-t-il en le soulevant de son siège. MacKay manqua perdre l'équilibre quand la chaise roula en se dérobant sous ses fesses. Il reprit toutefois contenance rapidement et pirouetta vers Jack. "Colonel O'Neill ! Plus on est de fous plus on rit," dit-il comme s'il venait juste de s'apercevoir de la présence du colonel. "Excusez-moi mais je dois finir cette conversation avec le major Carter." "Je viens juste de vous dire que la conversation est terminée. Carter et moi avons du travail en retard." "Oh, je ne pensais pas que cela était admis, même dans l'Air Force… Je comprends pourquoi vous êtes déjà major, Sammie," dit-il d'un ton grivois avant de s'effondrer. Jack secouait le poing avec une grimace. "Excusez-moi, j'ai glissé. J'ai dû vous faire mal… Vous allez bien ? Je crois que vous devriez aller faire un tour à la surface avec vos petites affaires," dit-il en le conduisant fermement vers la sortie tout en donnant force coups de pied dans son sac de voyage, "histoire de vous remettre les idées en place. Airman, raccompagnez monsieur MacKay au poste de garde et veillez à ce qu'il quitte Cheyenne Mountain, est-ce clair, airman ?" dit-il plus à l'adresse du scientifique groggy que du soldat. L'airman le salua et entraîna MacKay qui tirait son sac derrière lui comme un petit garçon que l'on vient de gronder l'aurait fait avec un ours en peluche. "Où en étions-nous Carter ? Un petit café ?" "Mon colonel, j'ai effectivement beaucoup de travail en retard." "Un gâteau ?" Elle lui sourit en haussant les épaules. "De la jell'o ?" dit-il avec espoir. "Non, je n'ai vraiment pas le temps. Je… je vous remercie, mon colonel." "De quoi ?" "Pour vous être énervé à ma place." "Oh… ça…." Jack le nez au vent, "j'ai juste glissé. Et puis ce n'était pas la première fois qu'il vous traitait de… blonde ? N'est-ce pas ?" "Non." "C'est dommage, on aurait certainement pu le garder ici. Il vous faudrait une aide, vous êtes pâle comme un linge," dit Jack qui enfourchait son dada favori, comment faire sortir Sam de la base. "Vous devriez aller faire un tour dehors de temps en temps. Vous avez entendu parler de ce concours ce soir ?" essaya-t-il. "Le concours de danse ? Janet m'en a parlé. C'est au cercle des officiers, n'est-ce pas ? Je crois que je vais passer mon tour. Ca fait bien trop longtemps que je n'ai pas dansé. Je suis rouillée." "Vous voulez dire que vous refusez de m'accompagner Carter ?" "Vous… Oh… C'est une invitation, mon colonel ?" dit-elle avec un sourire timide. Jack se gourmanda intérieurement. Elle n'aurait fait qu'une bouchée de ce MacKay et elle pouvait combattre un Jaffa à mains nues, cependant quand il s'agissait de sortir s'amuser, il n'y avait plus personne. Voyant son hésitation. Il insista. "Entre collègues, juste comme ça. Un concours de danse, ça vous ferait le plus grand bien, croyez-en mon expérience." "Je ne savais pas que vous dansiez mon colonel !?" "Je ne danse pas Carter. Les vrais durs ne dansent pas." "Je croyais que vous aviez glissé mon colonel." "En effet. Alors c'est oui ? Parfait, je passerais vous prendre vers 9 heures. Je me disais, Carter…?" "…" "Si vous mettiez cette petite robe bleue ?" "Vous pensez que…" "Oui Carter, mais c'est normal, je ne suis pas blonde !" dit-il en esquivant le stylo que lui lançait son second. FIN |