Comment pouvons-nous savoir si nous prenons une bonne décision ?

Est-ce que nos choix ont beaucoup de répercusion sur notre vie ? Est-ce que tout est décidé à l'avance ou pouvons-nous faire des erreurs et corriger celles-ci et ainsi rediriger notre vie dans la soi-disante bonne direction ?

La peur nous empêche des fois de voir d'une manière lucide parmi ces histoires de décisions. Et tous ces films qui nous montrent qu'une décision peut avoir des répercussions sur notre entourage, notre monde, notre univers... Et qu'une erreur peut créer un carambolage cosmique, à condition bien sûr de pouvoir voyager à travers le temps. Mais ça c'est une autre histoire...

Je crois que nous sommes quand même un peu distinct, autonome, mais en constante connectivitié, lié par certains facteurs. Or, ce que je fais n'a pas autant de répercussion sur mon entourage. Mon influence demeure minime. Tout le monde poursuit leur routine malgré tout, leurs choix étant les leurs. Par contre, il faut aussi considérer la vague de changements qui se produit lorsqu'une autre personne prend une décision. L'onde de choc nous tombe dessus sans que nous ayons un contrôle sur cette ondulation circonstentielle. Louer le film "Le battement d'ailes du papillon", vous comprendrez. Il y aurait une onde d'influence de base chez la population en générale dans leur vie quotidienne.

En science, à un autre niveau, les scientifiques ont aussi leur propre version des actions-réactions. Je lisais un article l'autre jour sur la théorie de la relativité vs. la mécanique quantique. Au début du siècle, la première théorie révolutionna la science en associant espace et temps, alors que la seconde idée rassemblerait le tout. En effet, des mathématiciens qui étudient la quantique sont à la recherche de l'équation avec un grand "E", celle qui permettrait de répondre à toutes les questions. Un peu comme les journalistes à la recherche de la Vérité avec un grand "V". Et les romantiques à la conquête de la Femme avec un grand corps... et une grande intelligence.

Dans la vie des décisions...

Dans mon cas, j'ai eu à prendre une décision et j'ai eu l'impression qu'en prenant une direction, l'autre porte allait se fermer, le chemin allait soudainement être abandonné, le sentier deviendrait interdit à tout jamais, mon monde arrêterait d'évoluer. Pour un gars avec beaucoup d'imagination, c'était l'enfer.

Cela a pris des amis pour me résonner. Le choix de sa carrière est un moment important, à condition de savoir ce que l'on veut.
La grosse question. Pour ceux et celles que cela intéresse, même à 26 ans, on peut en avoir aucune idée.

Or, afin de mieux raisonner, j'ai eu besoin d'un tas de papier pour écrire ce que je veux, désire, rejette, aime, adore, préfère, regarde, desteste, recherche, laisse de côté... avec les priorités, importances, impératifs, superficiels, sans intérêts... Après de nombreuses feuilles, je suis revenu à la case départ. Je veux tout, alors qu'on me demande de faire des compromis. Maudit !

C'est la réalité, et elle vient de me frapper. À moins d'être millionnaire, je ne pourrai pas me payer d'ici la prochaine année un voilier, un chalet, des voyages, une fête en croisière avec des amis, un tour sur la Lune, du bon vins avec du bon fromage en bonne compagnie, des études en astronomie, une course en F1, une promenade en Antarctique, une Porche (ou tout autre voiture sport de luxe), une sabbatique sur une plage au sable doux et chaud (encore faut-il travailler pour avoir l'impression d'en avoir une), bref la vie a ses limites, même si je crois que l'être humain pourrait vivre tous ses rêves et connaître le bonheur s'il en avait les moyens, la santé et le temps.

Dommage que le système existant dit libéral soit mal fait et nous force à rester conservateur dans nos ambitions, autres que productives et indutrielles. Ce système nous en donne assez pour vivre, faux dans de nombreux cas par contre, mais jamais assez pour s'en sortir. On reste condamné à vivre dans le milieu, entre la plaine ensoleillée et le ravin sans fond, à attendre un chèque pour continuer à rêver de projets jusqu'au jour où l'on pourra couper, souvent seulement temporairement, le cordon et ainsi respirer la liberté.

Or, après les mathématiciens, la population en générale, voilà que des décisions prises par certaines personnes dites importantes ont influencé des vies et des espoirs, pour transformer le système sans que celui-ci soit meilleur ou en amélioration. Ceux qui rêvaient de la Liberté 55 en sait quelque chose. Un bon article de la revue "L'actualité" (1er Oct.) fait état de la réalité qui a touché de plein fouet les épargnants qui rêvaient à une retraite de rêve jusqu'à la fin de leurs jours. Des manipulations et des spéculations ont provoqué l'onde qui a davantage détruit que bâti.

Et c'est le système d'aujourd'hui. La connectivité en temps réel, l'internet à  haute vitesse, le satelite et autres donnent beaucoup de pouvoir et d'influence à ceux qui les contrôlent, et créent beaucoup d'impact à la base, à ceux qui accueillent les progrès de la technologie.

En somme, aucun mathématicien ne pourrait trouver l'équation suprême. Quant aux politiciens, ils sont tout aussi aveugles. Il n'y a que la probabilité d'un relatif succès avec des dommages collatéraux. Bref, une ambiguïté. L'analyse unique de la mathématique et l'analyse simpliste du comportement humain n'est donc pas la solution.

Alors, comment chercher l'harmonie ?

J'ai lu cette théorie dans un livre de navigation :
Lors d'une tempête, un navire qui résiste à la mer à des chances de couler. Un rocher qui résiste à la vague a des chances de perdre des morceaux au fil du temps. En conclusion, ces deux éléments, qui résistent à la force de la nature, ont des chances de perdre leur combat, alors que seul l'oiseau qui se laisse balancer sur les vagues, même lors de tempêtes, a le plus de chance de s'en sortir... parce qu'il ne résiste pas à la force.

Qu'est-ce que tout cela veut dire... J'en ai aucune idée très exactement. J'ai juste trouvé que cela faisait du sens.

Des fois, le mathématicien croit que le monde est logique, le politicien croit que le monde est sous contrôle. Tout ce que je souhaite, c'est que ces mêmes personnes se retrouvent sincèrement surprises des imprévus et des événements (de préférences agréables) lorsque celles-ci surviennent.

Ça serait reconnaître l'influence de la nature dans l'Humanité, et l'Humanité dans la nature.

Finalement, je ne serai pas au gouvernement dans les prochaines semaines. Peut-être que cela me donnera l'occasion de voir le monde du travail d'un autre oeil. Je vais donc goûter à autre chose, tenter une nouvelle expérience, surfer un peu. Je prendrai un autre chemin si ce désire de folie de vivre revient me hanter. Si c'est le cas, cela voudra dire qu'il est temps d'écrire une autre page d'histoire et de revoir ma route...

À tous et chacun bonne chance et à la prochaine.


                                                    Yoan

PS : Si vous avez des commentaires, je vous invite à les partager.



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Le jeudi 25 septembre 2003
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