ADSL enfin ?
Le Conseil
de la concurrence a demandé mardi à France Télécom
Interactive (maison mère de Wanadoo) de geler son offre
d'accès rapide à Internet par ADSL pendant 15
semaines, à compter de la recette des équipements,
prévue aux alentours du 15 juillet. A partir de cette
date, France Télécom devra communiquer à
tous les fournisseurs d'accès qui en font la demande
les informations qui leur sont nécessaires à la
mise en place de leur offre ADSL. Cette suspension sera interrompue
si un autre fournisseur d'accès que Wanadoo lance son
offre ADSL. La mesure prise par le Conseil de la concurrence
va permettre à Club Internet, et à tous les fournisseurs
d'accès intéressés, de mener les tests
et de préparer une offre commerciale. La décision
du Conseil de la concurrence devrait débloquer l'homologation
de l'offre tarifaire de France Télécom sur l'ADSL,
déposée depuis plusieurs semaines devant l'Autorité
de régulation des télécommunications.
Des internautes français
vont pouvoir se brancher sur l'internet à haute vitesse
et sans limitation de durée à partir du mois de
novembre, avec l'ADSL. Le gouvernement français a débloqué
lundi 11/07 l'offre ADSL , baptisée Netissimo par France
Télécom, qui sera proposée à partir
du mois de novembre dans les six arrondissements du centre de
Paris et dans trois villes des Hauts-de-Seine (Issy-Les Moulineaux,
Neuilly-sur-Seine et Vanves). L'internaute devra acquitter 265
FF (40 euros) par mois pour l'offre de base qui permet simultanément
de téléphoner et de surfer à haut débit
(500 kilobits du réseau vers l'abonné, 128 kbits
de l'abonné vers le réseau).
Club-Internet, filiale du
groupe Grolier Interactive, compte lancer une offre ADSL d'ici
à novembre et vient d'aligner ses tarifs Numéris
sur ceux des accès RTC (77 frs par mois).L'abonnement
mensuel serait compris entre 300 et 400 francs par mois. Il
faudra y ajouter des frais d'inscription et le coût du
modem ADSL, autour de 2 000 francs pièce. Le Conseil
de la concurrence a demandé mardi à France Télécom
Interactive de geler toute offre d'accès rapide à
l'internet par l'ADSL, avant que ses concurrents fournisseurs
d'accès soient en mesure de proposer une offre similaire,
à la suite d'une plainte déposée fin mai
par Club Internet. Celui-ci a porté plainte fin mai devant
le Conseil de la concurrence, au motif que ces tests permettraient
à Wanadoo de lancer une offre d'accès rapide ADSL
bien avant les autres fournisseurs d'accès.
Tensions en Asie
Après la Yougoslavie nos prévision concernant
Taiwan et la chine semblent elles aussi se réaliser.
Bientôt des infos inédites à ce sujet. Nous
vous conseillons de récupérer les fichiers Real
Audio encore disponibles sur les pages Actualités et
concernant la Yougoslavie car il est possible que cet espace
soit, hélas bientôt indispensable en raison de
l'évolution des événements.
Précisions
à propos des providers libres.
Nous avons reçu une question nous demandans de préciser
ce que nous entendions par "providers libres".
Un provider libre comme n'importe quel autre média, par
exemple une radio ou un journal est une entreprise qui vit de l'argent de ses clients, lecteurs ou utilisateurs
et pas de la publicité.
Dans le cas d'un média libre le client n'est pas trompé.
Un lecteur de Minute peut esperer un journal strictement à droite,
l'abonné à Canal+ des invités et des commentaires proches du
Parti Socialiste.
Dans les deux cas seul un âne pourrait
voir des commentaires objectifs. Mais si les idées correspondent
à son orientation il obtient un service qui justifit
sa dépense, il n'est pas lésé. En cas de
dérive la sanction est immédiate, le client part
avec son argent!
Dans le cas de providers gratuits,
de journaux vivant de la publicité c'est l'annonceur
qui réglemente tout même si on ne s'en vante guère.
Ainsi l'information pluraliste n'existe pas et l'anticonformisme
n'est pas de mise. Des journalistes, dessinateurs peuvent être
virés du jour au lendemain. On a vu le cas à gauche
au Monde (Konk),
TF1 (Plantu) ou a Libération par exemple. De même à droite au Figaro et dans le groupe
Valeurs Actuelles
(du temps ou le Figaro et France Soir étaient de droite)
à la fin des années 70 avec l'éviction
des journalistes proches de la "Nouvelle Droite".
Il y a de nombreux cas mais inutile d'entrer dans le détail.
Apprennant l'orientation d'un journaliste, la sortie d'un
article, un projet de couverture il suffit à un grand
groupe publicitaire de menacer de couper les vivres pour obtenir
la censure ou le licenciement d'une personne.
Parler d'épuration
n'est pas trop fort quand on voit ce qui est arrivé à
Régis Debray pendant la guerre contre la Yougoslavie ou comment
Jean François Kahn s'est couché devant ses financiers aprés
avoir pourtant dénoncé ces méthodes totalitaires.
LA RICHESSE
DES EUROCRATES.
La richesse des
commissaires européens est légendaire. La nouvelle
Commission vient d'être nommée et, à cette
occasion, on publie les salaires: grosso modo 100 000 F par
mois. En fait, ces salaire ne sont qu'un «détail
de l’histoire» et c'est ce que cachent la presse et les
médias. L'enrichissement réel repose sur d’innombrables
avantages: voitures, appartement de luxe, nourriture gratuite,
droit de recevoir ses amis sans limite, salle à manger
de grand luxe, voyages à gogo. A titre de simple exemple,
la précédente Commission qui, après des
années de mauvais services est démissionnaire
de la façon honteuse que l'on sait, part avec un butin
incroyable: les commissaires vont toucher pendant trois ans
60 000 F par mois. Au titre de la richesse, il faut , aussi,
ajouter le droit au reclassement: Yves-Thibault de Silgy, qui
fait partie des démissionnaires, fait valoir son "droit
au reclassement". La France, toutes affaires cessantes,
essaie de le faire nommer Président de la Banque Européenne
d 'Investissement (BEI). Tous ces avantages sont nets d’impôt.
Pour les comparer aux gains des "moujiks", il faut,
donc, multiplier au moins par deux. C'est pour cela que les
experts pensent que l'enrichissement annuel d'un Commissaire
européen est de 20 millions par an environ. Au bout de
la chaîne, les impôts rendus nécessaires
pour payer ce faste jettent à la rue des milliers de
chômeurs dans toute l'Europe.
THE ECONOMIST
A LONDRES.
Ce journal vient de
faire paraître un article sur la France. Voici, traduit
en Français, une partie de son texte:
"Elitisme
et corruption sont les deux mamelles de la France. La corruption
locale à petite échelle est monnaie courante.
Mais ce n'est pas le seul vice qui irrite les électeurs".
"Ceux-ci sont également agacés par l'arrogance
qui si souvent accompagne la corruption..."
et plus
loin "L'ENA n'a pour but que de produire les mandarins
dont a besoin l'état dirigiste".
Le journal
évoque aussi: "Les dessous de table de la décentralisation".
ALQUDS AL-ARABI
(journal arabe):
"Les journalistes
sont des privilégiés; ils jouissent, sur le plan
financier et social, d'avantages supérieurs à
celui des fonctionnaires ... Le contenu des quotidiens relève
du discours politique officiel ..."
Ce n'est pas de
la France dont il est question, comme on pourrait s'y attendre,
mais de l'Irak ... Cela montre que, sous toutes les latitudes,
les moyens de domestication de la presse sont les mêmes.