Traduction non-officielle
DECLARATION DU REPRESENTANT OFFICIEL DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERE DE LA RUSSIE
Mary Robinson, le commissaire Suprême de l'ONU aux droits de l'homme, a prononcé le 16 février à Genève une déclaration ordinaire concernant la situation en Tchétchénie.
La tonalité antirusse de cette déclaration met en évidence une fois de plus la manière partiale, préconçue et bornée du commissaire Suprême d'envisager la situation compliquée dans le Caucase du Nord. Ce n'est pas la première fois que Mme Robinson fait une déclaration en s'appuyant sur une information fausse et même tendancieuse sur les actions des forces fédérales au cours de la campagne antiterroriste en Tchétchénie. Cette fois-ci, elle a déformé l'information du Comité International du Croix Rouge qui a déjà exprimé son incompréhension à ce sujet.
Il y a une impression que Mme Robinson ne tient pas sciemment compte de l'information portée régulièrement à sa connaissance sur les mesures de la Russie visant à minimiser les pertes parmi les civils, à prêter l'assistance humanitaire aux victimes de toute la région, à réhabiliter l'infrastructure sociale et économique, à rétablir les droits de l'homme dans la République et l'ordre légal. Les services russes de protection de l'ordre légal ne passent pas les infractions et les crimes commises en Tchétchénie. Le parquet examine tous les recours portés.
Les accusations de M.Robinson relatives au "régime extrêmement restrictif de l'accréditation des journalistes" sont gratuites. Dès le début des événements en Tchétchénie presque aucun journaliste russe ou étranger n'a essuyé un refus d'accréditation.
Les accusations mal fondées et les menaces adressées à la Russie, émises par le fonctionnaire du Secrétariat de l'ONU au rang du vice-secrétaire général de l'ONU nous rendent perplexe.
La position pareille est en contradiction avec les missions du commissaire de l'ONU aux droits de l'homme formulées par l'Assemblée générale de l'ONU, avec la manière du Secrétaire général des Nations Unis d'estimer les événements.
La situation créée rend douteuse l'opportunité du déplacement du commissaire Suprême ou de son représentant personnel dans le Caucase du Nord. Nous ne voyons pas comment la visite pareille pourrait contribuer à l'amélioration de défense des droits de l'Homme en Tchétchénie.
Il est bien connu que les autorités russes ont prouvé en réalité qu'elles sont prêtes à coopérer avec toutes les organisations internationales, y compris l'ONU et les pays suivant la voie du dialogue constructif et contribuant aux efforts de la Russie de normaliser la situation en Tchétchénie. Désormais nous saluerons cette manière d'aborder les problèmes mais le langage des accusations et des menaces sera inadmissible pour nous.
Le 19 février 2000