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LES FORGERIES DE FORCARI

Libération ment, Libération ment, Libération est...
 
 

M. Forcari est journaliste à Libération. M. Christophe Forcari est menteur, payé pour cela, à Libération.

Son article « unité brune à Paris » (http://www.liberation.fr/page.php?Article=64157) comprend plusieurs mensonges qu’il faut redresser :

A propos de la fête de l’identité à la salle Wagram le 9 novembre dernier, il écrit :

    Croix celtiques, blouson noir ou kaki, crâne rasé, service d'ordre à l'entrée, saluts bras tendu échangés entre les cerbères. Les militants d'extrême droite s'étaient fait le «total look» pour assister samedi après-midi à la Fête de l'identité et des libertés, salle Wagram à Paris. L'occasion de se retrouver entre soi. Et comme par hasard, le jour anniversaire de la nuit de cristal, qui, le 9 novembre 1938, marqua le début des persécutions contre les juifs dans l'Allemagne hitlérienne.

Il y avait effectivement des croix celtiques, des blousons et des crânes rasés. Retenons que M. Forcari n’aime visiblement ni la Bretagne, ni les fripiers du Sentier, ni même les coiffeurs. Si on lui disait qu’il faut exterminer tous les Juifs et tous les coiffeurs, il demanderai sans doute « pourquoi les Juifs ? » tant il abhorre ceux qui rasent les crânes…  dans ce délire confus, M. Forcari voit des bras se lever – ce que personne sur place n’a vu, même pas les deux envoyés de C&R à qui cela aurait fait bien plaisir – et fantasme sur une coïncidence de dates. On imagine M. Forcari téléphonant anxieux au CDJC pour avoir à la fin de l’année son agenda où, jour après jour, figurent en bas des pages ce qui s’est passé entre 1933 et 1945, gracieusement fourni aux journalistes pour qu’ils puissent relever pour chaque occasion où il y aurait trois bombers réunis sous une porte cochère un fait vraiment horrible, fasciste et nazi ad usum abrutis.

    Cette manifestation interdite aux badauds a réuni environ huit cents militants issus des franges les plus radicales de ce courant politique, mais également des déçus du MNR de Bruno Mégret et des ex-membres d'Unité radicale (aujourd'hui dissoute) dont se réclamait Maxime Brunerie, auteur de la tentative d'attentat contre Jacques Chirac, le 14 Juillet.

Interdite aux badauds ? M. Forcari y est donc venu, déguisé en badaud et s’est vu refuser l’entrée ? Il me semble que s’il s’était présenté et s'il avait payé son billet, on l’aurait bien laissé passer, sans même lui demander de montrer patte blanche. Que craignait donc M. Forcari pour être ainsi obligé de se grimer en badaud ? qu’on le reconnaisse à l’entrée, qu’en ce diurne anniversaire de la nuit de cristal on le passe par les longs couteaux et que son cadavre disparaisse à jamais dans les profondeurs souterraines de la salle Wagram, qui, c’est bien connu, communiquent avec les anciens cachots de la Sainte-Vehme ? Cela revèle chez M. Forcari un goût baroque, une imagination fertile, une trouille kolossale, un mépris de la réalité sidérant et une certitude assez comique d’être reconnu dès qu’il apparaît quelque part. Le tout fait ce qu’on appelle – par abus de langage – un journaliste.

    Jean-Yves Le Gallou, numéro deux du MNR, n'a pas loupé l'occasion de parader salle Wagram, alors que son patron répète, depuis sa déculottée à la présidentielle, qu'il n'est pas d'extrême droite. Tout comme Louise Alleau, épouse de Gilles Soulas, gérant de la librairie négationniste l'Æncre et ex-trésorière nationale du MNR. Un microcosme à l'aise devant les stands où s'étalaient des tracts dénonçant «le mensonge stalinien» de l'existence des chambres à gaz. Pierre Vial, conseiller régional Rhône-Alpes et patron du mouvement païen Terre et Peuple, avait fait le déplacement.

Tiens donc ? certaines personnes ne demanderaient pas l’autorisation à M. Forcari avant d’aller, un pluvieux samedi du mois de novembre, vaquer à ce qu’elles veulent. La vie est mal faite. Elles poussent le mépris jusqu’à ne pas considérer que ce que pense M. Forcari de leur présence ou de leur absence. Et tout cela, ces gens qui « paradent », qui prennent des « déculottées », qui forment un « microcosme », cela menacerait la démocratie et la dignité humaine, la république et les droidloms et toutes sortes de choses de cet ordre. Ou l’esprit de M. Forcari est bien confus, ou toutes ces choses qu’il prise et prétend défendre sont bien chancelantes… Les tracts contre le mensonge stalinien ont été vus par nos deux envoyés sur place, ils n’y ont pas trouvé trace de révisionnisme historique. Mais sans doute M. Forcari peut-il produire un de ces tracts pour prouver qu’il n’agite pas une énième fois ce chiffon rouge pour sauver son petit monde de certitudes chancelantes et sa gamelle ?… pour la laisse, il peut faire confiance à ses maîtres.

 

T.G. et M. de C&R

 

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