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A PROPOS DE LA MODIFICATION DE LA LOI DE 1905

 

 

 

On parle donc de remettre en cause la séparation du sabre et du goupillon, afin de venir en aide au cimeterre. Bref rappel des faits, selon les hérauts de la culture occidentale que sont le Monde et Libération :

« LAICITE - Faut-il réviser la loi de séparation des Eglises et de l'Etat ?

Des mosquées financées par l'étranger (...) La loi du 9 décembre 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat interdit de subventionner les cultes. Les associations cultuelles peuvent recevoir des dons et bénéficient de mesures fiscales spécifiques.(...) Il existe en France 1 600 mosquées et salles  de prière, la plupart de moins  de 30 m2 et installées dans  des locaux de fortune. Seules quelques mosquées, comme celle de Lyon, qui a coûté 4,6 millions d'euros, financés à 90 %  par un don saoudien, ont été spécialement conçues pour un usage religieux. (...) Les municipalités ont plusieurs possibilités pour aider à la construction de mosquées : mettre à disposition des terrains communaux par bail emphytéotique (à très long terme et pour une somme symbolique) ; accorder par contrat de location des locaux communaux. Certains maires contournent la loi en finançant des associations paravents placées sous le régime de la loi de 1901. » (Le Monde, édition du 18 janvier 2000)

« L'Etat envisage de financer des mosquées
 « Un aménagement de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat sera nécessaire.
Par Catherine COROLLER

lundi 20 janvier 2003


 « Un «toilettage» de la loi de 1905 «à la marge». La formulation est prudente, mais il n'empêche. Le gouvernement est bel et bien en train de réfléchir à quelques aménagements au fameux texte de séparation des Eglises et de l'Etat. Sachant cela, les déclarations de Pierre Bédier et de Jean-François Copé prennent un sens particulier. Le secrétaire d'Etat aux Programmes immobiliers de la Justice et le porte-parole du gouvernement se sont prononcés dans le Monde daté de samedi en faveur d'une réforme de la loi de 1905 pour permettre le financement de la construction de mosquées par des fonds publics. Ce ne serait pas la première fois que Jean-Pierre Raffarin ferait trompeter par ses ministres des propos quelque peu provocants pour tester les réactions d'une opinion publique chatouilleuse sur le sujet. » (http://www.liberation.fr/page.php?Article=82132)

L’idée serait donc d’en « finir avec l’hypocrisie » du financement occulte des mosquées par des puissances étrangères (Arabie Saoudite en premier lieu) et de favoriser l’émergence d’un « Islam de France » conçu comme plus policé, moins envahisseur, avachi par la dissolution ambiante. Le problème, pour être reconnu par des instances officielles et se voir offrir une telle médiatisation, doit avoir atteint des proportions parfaitement démentielles. On en trouve un bon exemple ici :

« Mais l'ingérance de pays étrangers dans la gestion notamment financière du culte musulman de France interdite par la loi de 1905 ne s'arrête pas à la mosquée de Paris, loin de là ! :

 « L'Union des organisations islamiques de France, structurée à la manière d'un parti politique, a investi le terrain : ses conférenciers sillonnent la France pour aller prêcher un retour aux textes fondateurs de l'islam avec un double langage brouillant le clivage traditionnel entre « progressiste » et « intégriste ». Leur cible : les jeunes en mal d'identité. Ce travail théologique relayé par des activités sociales dans les banlieues porte ces fruits. Bien que prêchant un islam français, détaché des querelles maroco-algériennes, elle distille un discours identitaire qui, de l'avis d'un observateur de longue date, entraîne une « dégradation du vivre ensemble ».

 « La Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) : Fédération marocaine autrefois influente, elle est devenue une « coquille vide », selon les observateurs. En vue des élections, la FNMF fut relancée par Rabat qui fit pression sur les mosquées marocaines pour qu'elles se rangent sur ses listes. Les Marocains, plus pratiquants que les Algériens, sont majoritaires dans la gestion des lieux de culte et constituent une force importante dans ces élections...

 « Foi et pratique et le Tabligh : deux associations issues d'un mouvement piétiste et prosélyte originaire du Pakistan. Très traditionaliste, le tabligh est en principe opposé à toute participation politique. Ils gèrent peu de lieux de culte mais sont influents dans beaucoup de mosquées.

 « Le Comité musulman des Turcs français (CMTF) : représente environ 150 mosquées et travaille directement avec le département des affaires religieuses de l'Etat turc. Ses responsables insistent sur le respect de la laïcité.

 « La Fédération française des associations islamiques d'Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA) : représente une communauté numériquement importante mais encore peu organisée. Assani Fassassi, son président, prône un islam éclairé mais appelle les pouvoirs publics à prendre en compte les pratiques traditionnelles.

« D'autres exemples de taille :

« La grande mosquée d'Evry : construite avec des fonds saoudiens, elle a été récupérée par les musulmans marocains pour en faire le haut lieu de leur communauté. Dirigée par un personnage controversé, Khalid Merroun, elle n'a pas le rayonnement escompté.

 « La grande mosquée de Mantes-la-Jolie : gérée par des Marocains et financée en partie par l'Arabie Saoudite, elle est très active dans le quartier du Val-Fourré. Mohamed Aouri, son délégué pour la consultation, était partisan d'intégrer 20 % d'universitaires dans le CFCM.

 « La grande mosquée de Lyon : son recteur, Kamel Kabtane, partisan d'un islam laïc et républicain, contesté localement, n'a pas encore réussi à en faire la «mosquée-cathédrale» - selon l'expression consacrée - qu'il ambitionnait pour la région Rhône-Alpes !

 « La mosquée Islah à Marseille : dirigée par des Algériens et proche de l'UOIF, elle revendique néanmoins son indépendance !

 « La grande mosquée de Saint-Denis de la Réunion : construite en 1901, elle a apporté aux débats pondération et expérience. Après dix ans de tribulations au début du siècle précédent, l'islam a trouvé sa place à la Réunion qui compte désormais 38 mosquées pour 50 000 musulmans. »

(http://www.particonstitutionnel.net/p1082001.htm)

 

Pour remédier à ces ingérences, la méthode serait de permettre la subvention des mosquées par l’Etat, afin de « visibiliser » l’islam, de l’officialiser, de le faire sortir d’une certaine « clandestinité » discriminatoire que rien ne justifierait. L’une des excuses invoquées le plus fréquemment est qu’une grande partie des locaux attribués au mahométans sont à la limite de l’insalubrité. Cette absence de visibilité et de confort favoriserait un « Islam des caves », donc le ressentiment et sentiment d’exclusion des pratiquants, donc l’intégrisme, l’absence de volonté de s’intégrer, donc des troubles. L’Humanité, il y a deux ans et des poussières, résumait ainsi le problème :

    « Les responsables musulmans de France n'ont pas d'ellipses pour qualifier les conditions dans lesquelles un nombre important de croyants doivent exercer leur culte. La France manque de mosquées. L'islam de France se bâtit en partie sur ce manque et ce n'est pas sans conséquences sur les identités qui s'affirment peu à peu. Une problématique qui devient désormais incontournable dans le champ politique. (...) " La laïcité française est fondée sur un corpus juridique clair, explique de son côté le mufti de Marseille, Soheib Bencheikh. Tant qu'on n'optera pas clairement pour la visibilité de l'islam, on favorisera un islam de cave, de l'ombre, de l'obscurantisme. " » (http://www.humanite.presse.fr/journal/2001/2001-11/2001-11-17/2001-11-17-048.html)

 

La menace est donc claire : des sous ou le Djihad… L’ennui, c’est qu’il y a la loi, qui interdit à l’Etat de se mêler des bondieuseries d’autrui. D’où l’idée de se donner les moyens légaux de la contourner, pour venir en aide à ces malheureux opprimés, obligés de faire leurs simagrées dans des placards à balais plus propices aux viols en réunion qu’à l’élévation de l’esprit.

La question divise, évidemment. Qu’en pensent les principaux intéressés, au juste ? Eh bien c’est à croire que ces subtilités juridiques ne les passionnent pas vraiment. Certains, bien loin de reprocher quoique ce soit à loi de 1905, la vantent comme le meilleur moyen d’officialiser la présence de l’Islam en France :

« Chèrs frères et soeurs, il est absolument primordial que toutes les associations musulmanes s'enregistrent en tant qu'association de loi 1905 auprès de leur préfecture.
En effet, ce type d'association procure de grands avantages fiscaux, mais elle nous permet surtout d'officialiser, une bonne fois pour toute, la présence de l'Islam en France. En effet, Nous sommes la deuxième religion du pays (et peut être la première en terme de pratiquants). Mais attention, il ne faut surtout pas abandonner les statuts de loi 1901, ceux-ci seront primordiaux pour toute activité culturelle au sein de la mosquée. En effet, l'association 1905 a uniquement pour objet l'exercice d'un culte, hors en Islam on ne sépare pas le spirituel du temporel ou le cultuel de l'action collective charitable ou éducationnelle. Nous vous conseillons donc d'avoir deux associations, une culturelle et l'autre cultuelle avec deux noms et deux bureaux (président, secrétaire, trésorier) différents.
 » (http://www.mosquee-salam.com/aidejur.asp) - Site de la mosquée de Bondy

De son côté , Le site de L’Insolent rappelle :

Il est (...) contraire à la Loi et à la Constitution de construire en France un édifice cultuel sur fonds publics, la religion étant une affaire privée. Soulignons aussi l’article 1er de la Loi : "La république assure la liberté de conscience." Cette phrase est complétée par la précision : "Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions ci-après" (c’est-à-dire celles de l’article 2). La Liberté de conscience et de l’exercice du culte devrait suffire à l’islam et à ses diverses formes puisque cela suffit à celles du christianisme et du judaïsme. (...) on nous affirme qu’il existerait en France 5 millions de musulmans, dont 2 millions ou 2,5 millions, — admirons la précision de l’information, — seraient des citoyens français. Cela est faux dans la mesure où par ailleurs, en totalisant la fréquentation des 1 300 mosquées établies dans l’Hexagone[1], au total les pratiquants de l’islam en France ne dépassent probablement pas 500 000 personnes, dont une majorité d’Étrangers, divisés en multiples écoles, influences et sensibilités. Tout cela entache et contrarie singulièrement le projet, hérité du socialisme, d’une représentation "communautariste" unique englobant en France les formes diverses de la pratique islamique et en y rattachant des gens sous le seul motif qu’ils sont d’origine maghrébine, turque ou africaine. Puisque plus de 90 % d’entre eux ne pratiquent manifestement pas cette foi, n’est-il pas contradictoire de prétendre les unifier arbitrairement et les réislamiser administrativement lors qu’on souhaite, par ailleurs, les intégrer à une nation dont la conscience historique semble avoir été, de la chanson de Roland à Victor Hugo, autre chose que l’islam. (http://insolentjgm.tripod.com/CL2002/cl020605.htm)

Un point de vue que je partage pas Tariq RAMADAN, professeur d'islamologie à l'université de Fribourg, partage modérément. A l’en croire, si la conscience historique de la France contient d’autres ingrédients que les fariboles du Prophète, il va bien falloir que ça change :

Quelles sont les conditions objectives de la confiance ? J'aimerais en mettre trois en évidence. La première, qui me paraît déterminante, c'est de faire le travail nécessaire sur les mémoires récentes, sur la réalité coloniale et sur la réalité de l'immigration, et de cesser de ne plus associer systématiquement l’islam avec l'immigration. Reconnaît-on la réalité de la société ? Accepte-t-on de construire une société pluraliste avec une population musulmane issue de l'immigration ? Accepte-t-on d’additionner les mémoires au lieu de les amputer ? Il faut revisiter notre mémoire coloniale et la mémoire des peuples dont sont issues les immigrations et en faire un élément constitutif de la mémoire de la France. Si on veut une société pluraliste, il faut que, dans l'enseignement, les programmes d'histoire intègrent ces mémoires, et que l’on admette que la mémoire de la France, c'est l'addition des différentes mémoires, et non pas une seule. Il faut une histoire revisitée, très concrètement et de façon très exigeante (http://www.ldh-france.org/docu_hommeliber3.cfm?idHomme=677&idPere=613)

En outre, ce n’est pas parce qu’on leur offrira des mosquées que les coranolâtres ne seront plus soutenus par des Etats étrangers :

« Il est dit et répété régulièrement que les musulmans manquent de mosquées, que l'Etat devrait passer outre la loi de 1905 pour les construire, et même former des imams! De fait de très nombreuses mosquées ont été construites, avec des subventions publiques à des associations culturelles ou d'aide sociale. La loi de 1901 est pour ces raisons systématiquement utilisée comme cadre légal pour ces associations, plutôt que la loi de 1905 sur les associations cultuelles. Ces financements sont supposés éviter l'influence des Saoudiens. Mais s'ils ne financent pas les mosquées, les Saoudiens continueront néanmoins à financer les réseaux d'aide sociale, propices au prosélytisme. » (http://www.courcelle-bruno.nom.fr/Tribalat.html)

Pour reprendre l’interrogation de base, modifier la loi devrait permettre à l’Etat de tempérer les ardeurs des nouveaux Colons, tel semble être le calcul fait. Or il est clair que l’islam n’acceptera jamais ni la mainmise de l’Etat ni l’adaptation aux mœurs locales. Tout au plus il pourra accepter de se conformer, sincèrement ou pour la galerie peu importe, à l’idéal républicain et démocratique. C’est ce qu’il ressort des déclarations d’un autre Ramadan, Hani cette fois-ci :

« La seule solution envisagée par nos deux penseurs [2] se résume à ceci : les musulmans seront inoffensifs lorsqu’ils penseront comme nous pensons, lorsqu’ils s’élèveront à notre degré de civilisation, et dépasseront le stade primitif qui est le leur et qui les conduit à soutenir des lois et des coutumes barbares. Cette supériorité supposée relève d’une logique qui n’est pas si éloignée, finalement, des convictions de Bush ou de Berlusconi, ou encore d’Oriana Fallaci. La seule différence réside dans le style et la méthode utilisés : les uns prennent le ton humaniste qui sied aux hommes de religion. Les autres brandissent le drapeau et en appellent à la patrie, car à n’en pas douter, le Valais est menacé par la fureur islamiste qui sévit en hautes montagnes. (...) Tous finalement tiennent le même discours : nous ne pourrons débattre avec l’islam que lorsqu’il sera réduit à ce que nous voulons qu’il soit. En d’autres termes : Toi, le musulman, tu ne seras accepté que dans la mesure où tu diras ce que tes interlocuteurs voudront bien entendre. Cela s’appelle de l’ethnocentrisme. Et c’est tout le contraire d’un authentique dialogue de civilisations. Bien sûr, l’après 11 septembre 2001, la menace d’attentats dits « islamistes », les clichés récurrents sur la condition de la femme selon le Coran, les châtiments corporels, les régimes théocratiques et les guerres de religions ne contribuent certainement pas à favoriser des échanges constructifs. Il n’est plus question d’aller au fond des problèmes. La superficialité commande à l’heure actuelle que l’on soit expéditif. Et les médias entrent parfaitement dans cette logique de diabolisation. (...) Face à la désinformation, la pire erreur serait pour les musulmans de renoncer à être sincères et francs, en rappelant que la liberté d’expression n’a de sens que si elle permet de manifester une opinion divergente, que la discussion sur la nature idéologique de l’Etat ismanique ne signifie pas le rejet de la démocratie en Suisse et en Europe, que la foi en la Révélation ne se traduit pas par le mépris des lois républicaines, lesquelles sont par essence respectueuses des convictions de tout citoyen. » (édition du mercredi 22 janvier 2003, p. 2)

L’ironie hautaine du barbu frotté d’éloquence occidentale impressionnera peut-être ceux qui assument mal la supériorité culturelle MANIFESTE de l’Europe sur l’Afrique du Nord. Chez C&R, nous n’avons pas la mauvaise conscience héréditaire. [Ethnocentrisme] ? Si ça te fait plaisir, Hani ! C’est pas nous qui viendront prétendre le contraire et protester de notre attachement au respect et à la tolérance envers une religion qui ne mérite ni l’un ni l’autre ! Encore plus formidable, l’autre Ramadan, dans un style encore plus verbeux, nous gratifie de ces vues éclairées chez la Ligue des Droits de l’Homme :

 (...) Il faut faire sortir des caves les mosquées ou alors… faire descendre les chrétiens et les juifs dans les caves. Il faut se donner les moyens de la justice, de l'équité et de l'égalité dans les lieux de culte. (...) Aujourd'hui, la réalité des musulmans et des Français de confession musulmane est encore une fois en pleine évolution. Leur tissu associatif est le plus actif de France. Ils prennent conscience qu'ils sont citoyens de ce pays, qu’ils doivent s’y construire. Cessons de coller une étiquette sur ce tissu associatif et de le soupçonner en permanence et établissons des partenariats locaux. Combien d'acteurs discutent vraiment avec des Français de confession musulmane pour développer des partenariats locaux ? N'attendons pas du ministère de l'Intérieur qu'il fasse une représentation de l’islam par le haut. Il n'y a que par le bas que les choses se feront. Laissons les choses se faire mais offrons la possibilité, à partir de la base, de développer de vrais dialogues. Si on veut une société plurielle, il faut développer ce partenariat local. Dernier point : il faut vraiment refuser toute discrimination. En tant que citoyen, j'aimerais que cela devienne une règle. Il y a des gens qui, du fait de la confusion entre musulmans et terroristes, ont fait quatre ans de prison pour rien, à cause de leur faciès. Il y a des gens qui sont traités comme moins que rien, comme des citoyens de seconde zone, alors qu’ils sont des citoyens comme les autres. Que l’on développe une vraie citoyenneté égalitaire de ce pays ! Que l’on n'accepte aucune discrimination, quelle qu’elle soit, en fonction de l’appartenance communautaire ! Que l’on aille jusqu'au bout de la logique de citoyenneté : chacun est ce qu’il veut être, chacun s'habille comme il en a envie ; on ne décide pas pour lui quelle est l a bonne liberté qu’il doit choisir. Peut-on arriver à cela avec les citoyens français de confession musulmane ? C'est la question qu'il faut se poser, derrière nos préjugés et derrière nos silences. Sinon, on prolongera la situation où certaines choses sont dites, et où d’autres, totalement contradictoires, sont vécues par certains citoyens. (http://www.ldh-france.org/docu_hommeliber3.cfm?idHomme=677&idPere=613)

 

Les revendication musulmanes de « visibilité » ne s’arrêtent donc clairement pas à la reconnaissance d’un culte par la subvention de lieux où le pratiquer. L’islam reste une religion CONQUERANTE, vigoureuse, décomplexée, sans tous les handicaps qui empêchent le christianisme agonisant de défendre son territoire et ses prérogatives. Se rappeler les propos de Warraq : il n’y a pas d’islam tolérant, il n’y a que l’islamisme et des gens qui l’appliquent avec plus ou moins de relaxitude – or pour prendre du recul par rapport à un texte sacré, il faut déjà faire preuve d’un certain degré d’intelligence et reconnaître la notion de laïcité. Pour une majorité de musulmans de par le monde, le compte est loin d’être bon et nous avons affaire à des gens qui ne sont capables que d’une interprétation littérale du Coran. Quant aux conceptions occidentale et nord-africaine de la laïcité, ce qu’en dit Dr. Dalil BOUBAKEUR

Recteur de l'Institut Musulman De la Mosquée de Paris est plutôt révélateur :

« Sachez que lors de "l'affaire du foulard", les musulmans ont senti un non-respect de l'Islam beaucoup plus qu'une négation de la laïcité à l'école. On a eu l'impression qu'une nouvelle guerre de religion allait s'annoncer. Evidemment, ce n'était pas le cas. Mais j'ai dû expliquer le contexte juridique à des musulmans qui ne comprenaient pas l'attitude de la France sur ce point-là, pensant que le foulard serait interdit partout alors qu'il ne l'était que dans le cadre scolaire. » (www.mosquee-de-paris.com/Conf/Monde/III0107.pdf)

 

Globalement, donc, la question est donc mal posée. Personne ne semble vouloir aborder la seule qui compte, à savoir la simple présence de l’islam, qu’il soit « de France » ou « en France » Accepter que des théocraties délirantes fassent pousser des minarets sur une terre où crevotent nos pauvres clochers ? Inadmissible. Sponsoriser ces minarets, dans l’espoir que l’animal ne mordra pas la main qui le nourrit ? Dadaïste ! Agir ainsi, c’est non seulement entériner la présence de l’islam sur une terre où il n’a que faire, c’est renforcer sa présence, sanctifier sa expansion. Leur payer des mosquées ?! Pourquoi pas des stages de tournantes ou des formations à la crémation de bagnoles, avec certificat pour les plus méritants ?

Ni « islam de France » ni « islam en France » - ISLAM HORS D’EUROPE !

 

[1] « La plupart sinon toutes sont rattachées à des pays étrangers allant de l’Arabie saoudite à la Turquie, y compris la Grande Mosquée de Paris attribuée autoritairement à l’Algérie, alors qu’elle a été construite en 1926 à l’initiative de Lyautey, et que la partie la plus active des pratiquants de l’islam est en France originaire du Maroc. » http://insolentjgm.tripod.com/CL2002/cl020605.htm

[2] Deux autres intervenants dans les colonnes du 24Heures, François Brélaz et Shafique Keshavjee, quelques jours plus tôt.

 

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