RABAT


 A l'embouchure de l'oued Bou regreg, Chellah (ci-dessous) voit le jour. Les origines de Rabat se trouvent dans ce territoire dont les maîtres édifient la kasba des Oudaïas : un couvent fortifié [ en arabe : un ribat ]. Le nom de Rabat en garde le souvenir.

Mausolée Mohammed V

D'abord petite ville berbère, Rabat connaît un essor important sous le règne de Yacoub El Mansour qui veut en faire une somptueuse capitale. De la grande porte des Oudaïas, à la colossale mosquée Hassan, les réalisations dont grandioses.

Avec l'afflux de la population étrangère, la ville se développe. Mais elle devient aussi la république des pirates connus sous le nom de "corsaires de Salé" et redoutés en Europe. La ville s'enrichit alors.

Rabat est aujourd'hui capitale du Maroc et résidence habituelle du roi.

 


Chellah

A l'écart de la ville, cette nécropole Mérinide du XIIIe siècle a été bâtie sur les ruines de l'ancienne cité Romaine de Sala Colonia. 

C'est le premier sultan Mérinide Abu Youssef Yakoub qui choisit très précisément ce lieu et qui décida de construire une mosquée au milieu des ruines de Sala. Il y fut enterré en 1286 ainsi que sa femme et quatre de ses successeurs.

Le sultan Abou al-Hassan érigea les impressionnantes murailles qui ceinturent la cité des morts. Après s'être emparé de toute l'Afrique du Nord, il décida en 1339 de construire un véritable complexe funéraire.

On peut voir encore quasiment intacte la stèle d'Abou Al-Hassan ainsi que celle de sa femme, Chams Al-Doha, "Soleil du Matin", chrétienne convertie à l'Islam qui reposent tous deux ici.

Cette dernière, surnommée Lalla Chellah, fait toujours l'objet d'un véritable culte : on vient encore se recueillir sur sa tombe près de huit siècles après sa mort.

A droite du minaret en contrebas des koubbas, les tombeaux des saints, le  bassin aux anguilles, propre à assurer la fertilité aux femmes. Selon la légende, le bassin serait alimenté par une source miraculeuse, la source des Canons, où vivrait un poisson couvert d'écailles d'or.

En remontant vers la sortie, on observera une dernière fois, sur fond de verdure de la vallée du Bou Regreg, le minaret et ses zelliges en faïence polychrome, blancs, noirs, verts et bleus, prestigieux décor pour un nid de cigognes.

 

Chellah : vue de l'extérieur


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