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Le cheval (suite)
Acheter un cheval
Avoir
son propre cheval est un rêve pour de très nombreux cavaliers. Cependant, il
s'agit d'une énorme responsabilité avec des conséquences pouvant s'étaler
sur plusieurs années.
Dans
ces conditions, il est indispensable de bien y réfléchir et de s'organiser
en amont avant de prendre une décision sur un coup de tête.
Dans
ce dossier, nous allons vous apporter des pistes pour vous aider à préparer
cet événement. Mais, nous ne vous donnerons pas de recettes universelles, ni
de budgets car chaque cas est différent. En effet, entre un cheval de compétition
en pension dans un centre équestre de la région parisienne et un poney de
promenade hébergé dans un pré, les besoins sont complètement différents.
Le choix de notre cheval
Il
s'agit d'une phase cruciale et très attendue. C'est sur la réussite de
cette opération que vont s'appuyer des années de vie commune. Il y a
trop de propriétaires malheureux pour lesquels s'occuper de leur cheval
devient une corvée.
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Afin
de cerner le profil du compagnon idéal, plusieurs points sont à examiner
scrupuleusement et sans complaisance :
- Le
niveau technique du cavalier déterminera l'expérience requise pour
le cheval. L'adage "À jeune cavalier, vieil cheval et vieil
cavalier, jeune cheval" est une ligne de conduite à conduire
en toutes circonstances.
- Selon
le caractère du cavalier, on cherchera un cheval avec un tempérament
en adéquation.
- Le
mode de vie prévu pour le cheval déterminera son degré de
rusticité. De plus, il sera plus facile d'avoir un cheval qui a déjà
connu un environnement proche de celui qui l'attend.
- Les
objectifs du cavalier détermineront les capacités physiques du
cheval et ses capacités d'évolution.
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Selon
le profil que vous avez déterminer auparavant, vous avez plusieurs
possibilités :
- éleveur
pour un jeune cheval ou un poulain.
- centre
équestre pour un cheval expérimenté.
- écurie
spécialisée pour un cheval de compétition ou de haut niveau.
- particulier
pour toutes ces choix.
Dans
tous les cas, une ligne de conduite est à observer pour éviter les embûches.
Connaître les raisons de la vente est un moyen de cerner le cheval mais
il faut tenter de les vérifier car il est difficile de faire confiance
à 100 % aux interlocuteurs. Cet avertissement est surtout valable pour
les chevaux d'âge, quelque soit le type de vendeurs.
Sur
place, il est indispensable de tester le cheval sous toutes les
coutures, aussi bien à pied que monté. La qualité de son caractère
est en effet aussi important que ses capacités physiques. Vous devez
ainsi prendre votre temps en préparant le cheval au box et en le
maniant en main. Si possible, il est toujours intéressant de le voir évoluer
en liberté (sur le plat et à l'obstacle) et de voir son comportement
notamment quand vous le rattrapez.
Monté,
vous le testez dans les domaines qui vous intéressent sur des exercices
types qu'il doit réussir en dressage et à l'obstacle. Pour un cheval
avec lequel vous avez des ambitions sportives ou techniques, vous devez
juger ses capacités à évoluer par sa souplesse, la qualité de ses
allures, sa musculature, son écoute et sa concentration.
Il
est indispensable de voir le cheval évoluer en extérieur et de voir
ses réactions par rapport à des situations inattendues, comme passer
sur ou à côté d'une bâche.
Si
vous pensez manquer de compétences ou d'expériences, il ne faut pas hésiter
à se faire accompagner par son enseignant, par exemple. En effet,
celui-ci vous connaît bien et peut ainsi évaluer le couple que vous
feriez.
Toutefois,
vous devez méfier des intérêts financiers qui peuvent exister entre
le commerçant et votre accompagnateur, comme les commissions à la
vente.
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Selon
la valeur d'achat, la visite vétérinaire peut être plus ou moins
approfondie mais reste indispensable pour éviter des déceptions
futures et d'éventuels frais plus importants. Le vétérinaire requis
doit être spécialisé dans le domaine équin et averti des objectifs
et besoins envisagés pour mieux donner un jugement. Les radiographies
sont indispensables pour les chevaux destinés à une carrière sportive
mais peuvent également être utile pour tous et, notamment, les chevaux
de randonnée.
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C'est
une phase délicate mais indispensable. Vous devez exiger que cette
possibilité vous soit offerte pendant une durée d'une à deux
semaines. À l'issu de cette période, le vendeur offre différentes
possibilités en cas d'échec : reprise du cheval avec remise de
l'argent (si une avance a été faite) ou échange du cheval par un
autre (avec une nouvelle période d'essai et, éventuellement, une
rallonge si le prix est différent).
La
dernière solution est évidemment la plus employée par les
professionnels mais vous êtes enchaîné à un seul interlocuteur ce
qui est très frustrant.
Pendant
cet essai, vous devez rester objectif quant au couple que vous formez
avec ce cheval. Il est difficile de rester froid et de ne pas s'attacher
rapidement mais trop d'indulgence peut vous faire passer à côté de
problèmes qui peuvent devenir insolubles dans l'avenir et vous rendre
la vie impossible.
Pour
voir ses capacités d'évolution, vous devez le tester dans des
situations insolites mais restant à sa portée.
Pendant
cette phase, le futur propriétaire doit également rechercher une éventuelle
modification du comportement de son cheval car il est malheureusement
trop fréquent de rencontrer des chevaux mis sous calmants afin d'être
assagis...
Au moment de
l'achat, l'ancien propriétaire doit remettre 3 documents indispensables
:
- Le livret signalétique
ou le carnet d'identification (si le cheval n'est pas d'une race
reconnue) : il comprend notamment le signalement et les
vaccinations.
- La carte de
propriétaire si le cheval a un livret signalétique : elle doit
obligatoirement être remise et le nouveau propriétaire doit
envoyer le certificat de vente remplie au SIRE à Pompadour pour
enregistrer la vente et les nouvelles coordonnées .
- La facture ou
attestation de vente (pour les particuliers et les éleveurs) : elle
permet d'éviter les différents ultérieurs.
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Fait par alexandra
le 18 novembre
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