LE HARFANG DES NEIGE 

(suite)

 

Classification

  • Classe : oiseaux

  • Ordre : strigiformes (hiboux)

  • Famille : strigidés

Description physique

Ce superbe et majestueux hibou dépourvu d'aigrettes possède un plumage très caractéristique, blanc plus ou moins marqué de rayures et de points bruns, qui le rend facile à distinguer des autres oiseaux. Les femelles sont plus foncées que les mâles et les juvéniles le sont encore davantage. Chez les deux sexes, le plumage blanchit avec l'âge, le mâle pouvant devenir d'un blanc immaculé.

Tout comme les autres hiboux, le harfang possède une grosse tête arrondie, un visage aplati avec de grands yeux situés dans des disques appelés faciaux, un court bec fortement crochu et des doigts armés de serres pointues et crochues. Ses yeux jaunes sont très grands proportionnellement à sa taille (ils sont aussi grands que les nôtres). Ils sont aussi disposés vers l'avant et fixes, ce qui explique pourquoi le harfang doit tourner la tête si fréquemment. Il la tourne d'ailleurs souvent avec tant de rapidité qu'il laisse à l'observateur l'impression de pouvoir la déplacer sur 360 degrés. Son cou peut en réalité pivoter sur 270 degrés, sans plus.

Le harfang est l'un des plus grands représentants de sa famille. Il mesure de 56 à 68,5 cm de longueur. Comme chez de nombreux hiboux, la femelle est plus grande que le mâle.

Habitat et alimentation

Le Harfang des neiges est essentiellement un habitant du Grand Nord. Il niche dans la toundra arctique et y passe tout l'hiver, protégé du froid extrême par son épais duvet. Au Québec, il occupe la partie la plus septentrionale, soit les grandes étendues dénudées d'arbres de la péninsule d'Ungava et de la baie du même nom. Mais heureusement pour nous qui aimons l'observer, les harfangs de l'Arctique canadien élargissent grandement leur aire de répartition vers le sud lors des hivers de disette, quand pour des raisons encore incomprises, leurs proies deviennent nettement moins abondantes. Ils s'aventurent alors jusque dans le nord des États-Unis.

Leurs incursions hivernales, qui se produisent à peu près tous les quatre ans, semblent être reliées aux fluctuations cycliques d'abondance des populations de petits mammifères, et plus particulièrement du lemming. Ce petit rongeur constitue la majeure partie de la diète du harfang dans son habitat nordique. Les lièvres et les lagopèdes, ainsi que des poissons et des oiseaux tels les petits des oies et des bernaches, font aussi partie de son menu. Sa vue perçante, autant le jour que la nuit, fait de lui un excellent chasseur. Le harfang avale ses proies vivantes et entières et les os, les poils ou les plumes sont régurgités en petites boulettes.

Reproduction

  • Durée de l'incubation : 33-37 jours

  • Nombre de couvées par année : 1

  • Nombre d'oeufs par couvée : 3-14, plus souvent 5-9

La saison de reproduction débute par une parade du mâle des plus remarquables. C'est qu'en plus de lui faire un spectacle de vols gracieux, le mâle s'approche souvent de la femelle avec dans son bec un lemming, la proie favorite du harfang.

La femelle s'occupe toute seule de la construction du nid, de l'incubation des oeufs et de l'alimentation des jeunes au nid. Elle confectionne toujours son nid au sol, dans une faible dépression située sur une butte ou au sommet de gros rochers d'où elle peut facilement surveiller les alentours. Le nid est habituellement très rudimentaire, bien qu'il puisse être tapissé d'herbes séchées, de mousses et de plumes.

L'incubation débute dès la ponte du premier oeuf. Comme les oeufs sont pondus à des intervalles d'une ou deux journées, les jeunes qui demeurent au nid pendant 14 à 26 jours sont d'âges différents. Durant toute cette période, le rôle du mâle est de protéger le nid et d'apporter la nourriture à la femelle qui nourrit les oisillons.

À l'âge d'environ 50 jours, les jeunes commencent à voler et dix jours plus tard, ils sont déjà assez habiles à la chasse pour capturer seuls leurs proies.

Moeurs

Le harfang est un oiseau solitaire, beaucoup plus diurne que les autre hiboux. Il est généralement calme et timide, sauf quand il s'agit de protéger son nid.

Le plus vieil harfang gardé en captivité serait mort à l'âge de 35 ans et en milieu naturel, à l'âge de 17 ans. Son principal prédateur est le Renard arctique qui attaque surtout ses jeunes.

Statut de l'espèce

Étant donné que le harfang habite à l'écart des zones habitées, son abondance au Québec aurait peu changé. Il subit par contre une pression de braconnage notable lors de ses visites périodiques dans le sud. Sa beauté et sa grandeur font malheureusement de lui un oiseau convoité comme trophée de chasse.

Pour plus de chances d'observation

Le harfang est beaucoup plus actif le jour que la nuit. Au Québec, il séjourne dans nos régions peuplées surtout dans les régions agricoles le long du fleuve St-Laurent, depuis le sud-ouest jusqu'en Gaspésie. Il montre une nette préférence pour les grandes étendues à découvert. Vous le verrez perché seul au haut d'un lampadaire, d'un poteau électrique ou d'un piquet de clôture. Bien des gens sont agréablement surpris, lorsque sans s'y attendre, il l'aperçoivent au sommet d'un quelconque perchoir sur le bord d'une autoroute.

ÉcoConseils

Faites connaître notre oiseau emblème au Québec! Sa position au sommet de la chaîne alimentaire ainsi que les conditions de vie difficiles qui prévalent dans l'écosystème fragile de l'Arctique dont il fait partie, font que cette espèce ne sera jamais abondante. Il est donc souhaitable de veiller à

 

Fait par Sabrina le 25 novembre 2002

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Mis à jour le 26 novembre, 2002