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LE CÉTOINE D`AFRIQUE

Les Cétoines,
bijoux du monde vivant
Superbes coléoptères végétariens,
les cétoines ont conquis presque toute la planète.
En France, les espèces ne sont pas spécialement
nombreuses et elles sont toutes pour la plupart
protégées. La maintenance de ces insectes
commencent à se diffuser lentement en France et
de plus en plus d'espèce sont disponibles dans
le commerce. En 1994, dans un article sur Oryctes
nasicornis paru dans la
revue INSECTES (revue de l'OPIE N° 95) Pierre
Robert fournissait une photo et indiquait :
"Comme chez beaucoup de Scarabéides, il est
possible dès le troisième stade larvaire de
distinguer par transparence au milieu de la face
ventrale de l'avant dernier segment abdominal,
l'organe de Herold (pointe terminale chitineuse)
caractéristique des individus mâles."
Le livre allemand sur les cétoines
de A. Löwenberg (Exotische Käfer) fournit
des photos qui pour les dynastides confirment
celle de P. Robert. Il y montre aussi comment
reconnaître les mâles de cétoines. Pour les cétoines,
il faut pour la plupart des espèces regarder à
la face ventrale du dernier segment abdominal.
L'organe de Herold, de forme triangulaire,
s'observe plus ou moins facilement par
transparence au niveau du tiers proximal mais
c'est surtout sa pointe chitineuse que l'on
observe sous forme d'un point noir ou brun rouge.
Comme vous pouvez voir, chez la plupart des espèces
de cétoines et contrairement aux dynastidae,
c'est au niveau du dernier segment qu'il faut
regarder cependant chez certaines espèces comme Gnorimus
octopunctatus, la différence se trouve sur
l'avant dernier segment.
Bien entendu, le sexage sera
d'autant plus facile et fiable que les larves (L3)
seront grosses. Mais c'est théoriquement
possible même avec des petites espèces comme G.
octopunctatus. Quand à la fiabilité du
sexage, A. Solon annonce d'excellents résultats
avec Chelorrhina
polyphemus, Dicranorrhina
spp, Jumnos
rukeri et Eudicella
spp. Bien sur pour des
statistiques précises il faudrait élever séparément
des centaines de larves, ce que peu d'éleveurs
font pour les espèces communes.
Alors regardez mes photos,
suivez les flèches et à vos loupes ! Convaincus
ou sceptiques, n'hésitez pas à me faire part de
vos commentaires car il y a encore beaucoup à
apprendre sur ce sujet et ça peut être intéressant
de savoir ce qu'on achète pour les espèces
rares et chères...
Fait par Atlantide le 4 décembre 2002
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