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Louis Rosier était un gentleman driver passionné de sport auto ; il animait souvent l'avant du peloton, lors des Grands Prix d'après-guerre, bien avant que ne soit créé le Championnat du Monde de Formule 1.
Il signe sa première victoire en Formule 1 à Spa en 1949 et en signe ensuite plusieurs autres, pendant la saison 1950 (au Grand Prix des Pays Bas et au Grand Prix de l'ACF à Bordeaux), au volant de la fameuse Talbot Lago... Hélas, aucune de ces épreuves ne figurent dans le
calendrier du Championnat du Monde.
Qu'à cela ne tienne, Louis Rosier s'inscrit pour la célèbre course d'endurance des 24h du Mans, faisant équipe avec son fils Jean-Louis (à qui il ne cèdera le volant que pendant deux tours!). Alors âgé de 45 ans, il était en train d'écrire une des plus belles page des 24h du Mans, puisqu'en plus de signer le meilleur tour, en 4'53"5, il termina victorieux, avec deux tours d'avance sur ses poursuivants, après avoir tenu le volant pendant plus de 23h!
Louis Rosier poursuit sa carrière en Formule 1, roulant en Ferrari 375 privée qui ne bénéficie pas des derniéres évolutions et remporte, malgré l'infériorité de sa monoplace, le Grand Prix de l'ACF 1952, disputé à Albi (épreuve une fois de plus hors-championnat). Ensuite, Louis Rosier n'a plus l'occasion de lutter pour la victoire lors des courses officielles du Championnat du Monde. On le verra plus tard piloter la 250F pour l'écurie Maserati.
Sa passion pour le sport automobile le pousse à continuer à faire des courses jusqu'à ce qu'il soit tué dans un accident, lors de la course des 1000 km de Paris 1956, sur le circuit de Montlhéry.
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