TEXTES ESSENTIELS

                       CE QUE DISENT LES UMMITES.

LETTRES 57

Un certain nombre de phrases ou de mots n'apparaissent pas dans la copie espagnole
dont nous disposons. Ils sont issus d'autres traductions. Nous les avons laissés en
typographie de couleur rouge.

Lettre 1

ANNALES HISTORIQUES D'UMMO SUR TERRE

Comme tout au long de ces derniers mois, vous et cinq hommes d'Espagne et de France,
nous avez suggéré, par téléphone, l'envoi de notes qui résument l'histoire de notre arrivée
sur la planète Terre, nous avons cru intéressant de vous faire un résumé des premières
vicissitudes endurées par le premier groupe d'explorateurs arrivé de notre Planète "UMMO"
jusqu'à la Terre.

ASIMULTANÉITÉ DU CONCEPT PHYSIQUE DU TEMPS DANS L'UNIVERS

Avant tout, nous devons vous avertir de l'existence de difficultés d'ordre technique et
scientifique pour l'identification de dates et instants de temps entre deux points de notre
Univers.

De nombreux physiciens de la Terre n'ignorent pas que le fait d'identifier un instant (t) sur la
Terre avec un autre instant (t') écoulé en un point de notre même Galaxie, n'a pas de sens.
Ainsi quand nous nous referons à un intervalle D t équivalent sur cette Planète à deux ans
par exemple, il serait aberrant, et cela constituerait une erreur en fonction de la physique
actuelle, de supposer cohérent et simultané un autre intervalle semblable sur notre Astre
"UMMO".

Mais ce rapport est purement historique et comme il n'est pas destiné à des experts en
Cosmologie et en Physique Relativiste, nous utiliserons un langage conventionnel qui, bien
que manquant de rigueur scientifique, rendra plus intelligible le récit.

Ainsi, quand tout au long de nos paragraphes nous utiliserons des expressions comme
"deux ans avant" , vous ne devez pas seulement supposer que le mot "ANNÉE" est une
unité Terrestre de Temps, mais aussi supposer que ces deux années qui se sont écoulées
sur UMMO sont simultanées à deux autres vécues par vous sur la Planète TERRE, ce qui
n'a pas de sens.

UNITÉS PHYSIQUES UTILISÉES SUR UMMO

L'UNITÉ PHYSIQUE DU TEMPS EST L'"UIW". Son équivalent terrestre est de 3.092
minutes. Nous le définissons comme l'intervalle de Temps écoulé jusqu'à ce que l'isotope
C du Thorium réduise sa masse de 50% de sa valeur. (ndt: L'ex thorium C ou 208Ti a en
effet une demi-vie de 3,1 min).

TEMPS DE ROTATION D'UMMO : Approximativement de 600 UIW c'est-à-dire 30,9
heures.

LE JOUR D'UMMO EST DE 600 UIW = 30,9 heures terrestres.

TRANSLATION D'UMMO AUTOUR D'IUMMA

Nous la divisons en "XEE" et il y a 18 XEE.

Un XEE est l'année d' UMMO, et équivaut à 60 jours .

Le XEE est pour nous l'équivalent de l'année sur Terre.

A des fins pratiques vous pouvez supposer qu'une année Terrestre équivaudrait, si nous
faisions abstractions de son caractère d'ASIMULTANÉITÉ, à 4,72186 Années d'UMMO ou
XEE.

UNITÉS PHYSIQUE DE LONGUEUR D'UMMO

L'ENMOO équivaut à 1.874 mètres terrestres.

L'UALI équivaut à 12 4,33 élevé à la puissance années-lumière.

UNITÉS DE FRÉQUENCE D'UMMO

Il s'agit du "XII" ( En phénomènes périodiques), dont la traduction présente diverses
acceptions car ce mot représente non seulement le jour de UMMO mais aussi la rotation
d'une roue ou cycle par unité de Temps.

PREMIER CONTACT AVEC LA PLANÈTE TERRE ET SON INTERPRÉTATION

Deux ans avant le 28 mars 1950 (ANNÉES TERRESTRES), nous captâmes une émission
radioélectrique de très faible niveau de fréquence (413,43877 Mégacycles par seconde)

La durée des signaux captés était faible, 6,38 minutes, et ces signaux étaient composées
d'impulsions courtes et d'impulsions longues. Nous avons su par la suite qu'il s'agissait du
code terrestre MORSE. Mais nos techniciens l'interprétèrent comme un code binaire (point
= zéro, trait = un).

Cette erreur provoqua une traduction incorrecte du message car de nombreuses
interprétations étant possibles, la plus correcte et la plus cohérente semblait être
l'expression analytique de l'équation qui représente mathématiquement quatre points
orthogonaux sur un plan. C'est à dire : UN CARRÉ. C'est pour cela que la présumé Planète
d'où étaient issus les signaux fut baptisée avec le mot "OYAGAA" dont la traduction est
Astre Froid (du) Carré.

INFORMATION SUR LE CENTRE DE DÉTECTION

C'est un de centres automatiques de notre planète chargé de l'exploration des signaux
provenant de notre Galaxie, signaux qui peuvent être de Nature Électromagnétique ou
Lumineuse, mais aussi des trains d'ondes Gravitationnelles (dont vous ignorez
pratiquement les techniques de générations et d'émissions), mais utilisés largement par
d'autres Civilisations en plus d'UMMO.

LOCALISATION DU POINT ÉMETTEUR DANS L'ESPACE

Il nous fut facile de situer le point approximatif d'où était partie l'émission (en utilisant notre
Système de référence de Coordonnées Galactiques). L'étoile naine d'où provenait le signal
était parfaitement visible: (LE SOLEIL de votre Système). De plus nous étions certains
qu'au moins quatre Planètes tournaient autour de celui-ci.

La première correspond à Neptune, la seconde à Saturne, la troisième à Jupiter et la
quatrième, à cause d'une erreur compréhensible dans nos calculs, correspond au groupe
formé par Vénus et Mercure, car l'existence de tels astres froids était seulement déductible
en fonction des altérations observées sur le SOLEIL.

A partir d'UMMO, il est impossible de contempler optiquement une planète de cette
magnitude à plus de cinq années lumière.

Jusqu'alors (28 mars 1950) on n'avait pas fait attention à votre SOLEIL, tout simplement
parce que l'on n'avait jamais reçu de ce point le moindre signal d'ondes électromagnétiques
ou gravitationnels ce qui fait que nos spécialistes présumaient l'inhabitabilité de ce groupe
planétaire.

ÉTUDE SPÉCULATIVE DE LA PLANÈTE DÉTECTÉ

La nouvelle fut reçue avec intérêt par notre communauté et avec surprise par nos
techniciens; l'étape suivante fut de spéculer sur les rares données non exemptes de larges
marges d'erreur autour de la probabilité de chacun de ces quatre planètes cités de ce
système planétaire, de présenter des possibilités d'identification avec le récent centre
émetteur de la "Planète du carré".

Nos spécialistes en spéculant sur la raison de l'émission du message se référant à cette
figure géométrique, supposèrent qu'il obéissait à la simple raison d'employer un code
interplanétaire à base de figures géométriques simples.

Dès lors nos techniciens avaient calculé les masses probables de ces quatre planètes:

Celle identifiée aujourd'hui comme NEPTUNE : 52.1024 OOBO

Celle, probablement SATURNE : 286.1024 OBOO

Celle identifiée aujourd'hui comme JUPITER: 940.1024 OOBO

Cette planète qui n'existe pas, sa déduction se fit en partant des influences gravitationelles
de MERCURE et de VENUS: masse estimée: 2,6.1024 OOBO.

Un OOBO - Unité de Masse- équivaut à 1,733 kilogrammes-masse

On pouvait donc écarter les trois premières Planètes dont la masse paraissait excessive
pour abriter les êtres biologiquement humains. Les températures de celles-ci (comme on a
pu le vérifier par la suite) ne paraissaient pas non plus être les plus aptes pour le
développement biogénétique des êtres pluricellulaires.

Comme vous avez pu le constater tout au long des paragraphes précédents, les erreurs de
nuances en analysant l'épisode de réception de ce message furent assez graves.

En arrivant sur Terre, nous avons eu conscience de toutes ces erreurs compréhensibles.
En premier lieu, nous avons pu éclaircir la véritable origine du signal. Il ne s'agissait pas,
comme nous le croyions, d'un message interplanétaire envoyé par une Civilisation
Terrestre, mais d'un fragment de conversation codé envoyé par un navire de nationalité
Norvégienne qui, entre le 4 et le 8 février 1934 émit ce message quand il se dirigeait vers
Terre Neuve.

Des scientifiques de cette nationalité experts en électronique, appelée alors TSF,
essayaient des équipements de haute fréquence pour démontrer la viabilité des
communications par réflexion ionosphérique. (A ce moment-là vous ne connaissiez par
encore des techniques qui sont maintenant familières aux ingénieurs terrestres). Une partie
du signal arriva par hasard jusqu'à notre Planète.

L'émission mit 14 ans pour arriver sur UMMO, car les ondes électromagnétiques se
propagent par une géodésique qui, considérée dans l'espace à trois dimensions, est une
ligne.

L'UMMOAELEWE ORDONNE L'ÉTUDE ET L'EXPLORATION DU SYSTÈME ÉMETTEUR

Immédiatement notre UMMOALEWE ( nous appelons ainsi notre Conseil au Gouvernement
Central composé de trois personnes) ordonna la mise en place d'études pour l'exploration
directe de ce système planétaire. Les processus de déplacement entre les Astres que
nous devons suivre pour une de ces explorations présente une complexité inimaginable
pour vous.

En premier lieu la distance mesurée dans l'espace temps tridimensionnel classique est si
énorme que dès le départ on rejette toute tentative de réaliser le voyage sur l'axe "droit" qui
sépare les deux planètes.

Un vaisseau qui atteindrait même 118.000 kilomètres seconde (vitesse maximum
conseillée pour ces déplacements) et qui se dirigerait sur la trajectoire supposée droite que
suit la lumière jusqu'à cette Planète, mettrait plus de trente ans à arriver.

Et même si l'on pouvait résoudre le problème ardu qui consiste à posséder une source
énergétique suffisamment puissante pour accélérer le vaisseau jusqu'à une vitesse proche
de celle de la lumière, dans laquelle le véhicule augmenterait sa masse relative jusqu'à une
valeur fabuleuse, quatorze ans de voyage représentent une durée excessive pour un
groupe d'explorateurs.

Il est très difficile de vous expliquer le système utilisé par notre Science et Technique pour
résoudre le problème, mais nous allons essayer de vous le résumer en quelques
paragraphes.

L'ESPACE SELON LES COSMOLOGUES D'UMMO

En premier lieu nos frères spécialisés en Cosmologie savent depuis longtemps que le
l'ESPACE n'est pas simplement un espace continu de quatre dimensions (les trois
dimensions plus le temps).

L'ESPACE RÉEL est un complexe pluridimensionnel, dont nous ne connaissons que dix
dimensions.

Bien que vous puissiez imaginer que nos sens ont seulement accès à TROIS de ces
dimensions (ESPACE PSYCHOLOGIQUE) et au TEMPS, ceci obéit à une simple
évaluation faussée du concept psychologique de PERCEPTION.

Le monde extérieur que nous connaissons est une illusion élaborée par notre cerveau.
Quand une fréquence électromagnétique nous apparaît comme une belle couleur, si sa
valeur baisse (exprimé en cycles/seconde), elle est alors captée par nos organes nerveux
en reproduisant une sensation totalement différente: "LA CHALEUR".

Les différentes dimensions de la nature apparaissent camouflées avec des perceptions
différentes. Ce que nous appelons "MASSE" est en réalité la perception illusoire d'un autre
groupe de dimensions.

LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES DANS LA PHYSIQUE D'UMMO

En étudiant la véritable nature des corpuscules ou entités que vous appelez PROTONS,
MÉSONS, NEUTRONS, ÉLECTRONS, nos scientifiques ont découvert qu'en réalité il
s'agissait de petites déformations de l'espace appelé à tort TRIDIMENSIONNEL dans l'axe
d'autres dimensions.

Imaginez un drap étendu; ceci serait la comparaison de l'Espace TRIDIMENSIONNEL que
nous appellerions "VIDE". Si maintenant nous faisons un petit creux ou déformation dans le
drap, ce creux pourra représenter la masse du proton ou parfois du MUON en fonctions de
l'axe dans lequel s'est exercé la déformation, comme la grandeur ou profondeur du creux.

Ainsi, si vous vous situez en regardant le drap par une face, vous verrez une concavité
(proton) mais si vous le regardez à l'envers, vous l'interprèterez comme une convexité ou
protubérance (antiproton).

De plus si vous situez vos axes à partir de différentes perspectives, cette déformation peut
vous paraître plus ou moins oblique, c'est à dire exercée en différents axes ou dimensions,
vous semblant être telle fois un "neutron" et telle autre fois ce que vous appelez Particules
élémentaires.

En un mot l'interprétation d'une telle particule dépendra du système de référence dans
lequel se situe l'observateur.

Ceci est la raison pour laquelle les PHYSICIENS de la Terre sont si perplexes en
découvrant des centaines de corpuscules atomiques dont la série ne semble pas avoir de
fin. En réalité vous être en train de poursuivre des fantasmes. Quelque chose comme si
vous essayiez de chasser les multiples reflets projetés sur les murs par un simple cristal
de polyèdre frappé par la lumière du soleil.

Ceci n'est pas une critique de la recherche terrestre dans le domaine de la Physique
Quantique et Nucléaire quand vous analysez les différentes caractéristiques de ces
corpuscules, mais tout simplement du fait que vous les considérez comme des entités
différentes.

CHANGEMENT DE DIMENSION OU CHANGEMENT D'AXE TRIDIMENSIONNEL

C'est bien la permutation d'un corpuscule en un autre, chose que vous avez déjà observé
selon nos nouvelles, mais que vous ne savez pas encore contrôler. Ce n'est ni plus ni
moins qu'un qu'UN "CHANGEMENT D'AXE" c'est à dire UN CHANGEMENT DE
DIMENSION.

Quand la masse d'un proton disparaît devant vous pour se convertir en Énergie, ce qui est
arrivé en réalité c'est que son AXE a subi un tour de 90 degrés AXIALEMENT à une
dimension classique de l'Espace. Mais ceci est valable pour vous et votre système de
référence car pour un autre observateur situé dans la perspective de la quatrième,
cinquième ou sixième dimension, ce qu'il observera est précisément le phénomène
contraire, que l'Énergie se concentre pour former une particule qu'il appellera aussi
"Proton".

En réalité vous êtes en train de vivre dans vos laboratoires de Physique ce qui a tant été
rêvé aussi bien par les physiciens terrestres que par les auteurs de science-fiction:
c'est-à-dire le "PASSAGE A LA QUATRIEME DIMENSION". Un peu comme cette phrase
que vous utilisez si judicieusement: parler en prose sans le savoir.

Au moment où vous réussirez à contrôler, comme nous l'avons fait, l'inversion homogène
de toutes les particules élémentaires du corps humain ou d'un objet quelconque, ceci devra
être interprété comme le passage d'un système référentiel de l'espace tridimensionnel à un
autre également tridimensionnel mais distinct du premier.

En réalité c'est moins fantastique que ce que vous pouvez imaginer et à partir de là,
différent de tout ce qui a été rêvé par les écrivains futuristes de la Planète Terre.

CONDITIONS ISODYNAMIQUES DE L'ESPACE

Il faut vous expliquer un troisième concept pour que vous puissiez comprendre le principe
de nos VOYAGES à travers la Galaxie.

L'espace qui sépare les différentes accumulations galactiques de l'ESPACE ne doit pas
être interprété avec la comparaison simpliste d'un drap étendu et plat, mais plutôt avec ce
même drap ondulant au vent, ondulations qui, si nous sommes logiques avec cette image
didactique, se produisent dans une "Quatrième, cinquième, etc. ..dimension".

L'origine de telles ondulations est extra cosmologique, produite par un ESPACE JUMEAU
(Espace Fantôme - E.F.), mais ceci est le moins important dans cette explication. Ce qui
est sûr, c'est qu'elles se produisent et qu'elles facilitent les voyages Extra Planétaires,
même se cela peut vous paraître étonnant.

Imaginez deux tâches d'encre situées sur le drap à 10 cm de distance: ceci serait la
trajectoire que devrait suivre un astronef, ou la lumière, qui partirait de la première tâche
jusqu'à la seconde.

 
                                   57-f1

Si maintenant je plie le drap suivant un axe qui coupe perpendiculairement le plan médian
de la distance qui sépare les deux tâches, il est certain qu'en plus de cette distance (celle
que les mathématiciens appellent Géodésique) il en existera une autre plus courte qui, en
sortant de la surface du drap, traverse l'espace aérien qui sépare ces deux points.

De plus vous pouvez observer qu'une telle distance est axiale par rapport à une distance
qui tombe en dehors de l'Espace Tridimensionnel représenté par le tissu du drap. L'unique
voie pour réussir à nous situer dans un cadre tridimensionnel de référence qui ne soit pas
celui de la propre toile du drap qui nous sert d'exemple, sera d'orienter nos propres
particules élémentaires vers un AXE différent; exprimé en langage physique de la Terre:
permuter les particules subatomiques avec un contrôle homogène et rigoureux.

Pour des raisons évidentes, nous ne pouvons vous expliquer aucun aspect technique de ce
procédé, que d'autre part vous n'êtes pas loin d'atteindre bien que nous souhaitions
ardemment qu'il soit appliqué beaucoup plus raisonnablement que l'énergie nucléaire.

POSSIBILITÉS DU VOYAGE INTERSTELLAIRE, SES CONDITIONS

Dans ces conditions un voyage interstellaire n'est pas quelque chose que nous puissions
faire à notre guise; il dépend, comme vous avez pu le comprendre, de ce que nous
appelons les "conditions isodynamiques de l'espace" (exprimés sous une forme
compréhensible pour vous). En un mot les plis de l'espace permettent le rapprochement de
deux astres de manière telle que le voyage soit possible.

Mais ces ondulations ou plis de l'espace sont "APÉRIODIQUES", ils ne subissent pas une
loi déterminée. On peut les prévoir à court terme mais avec de grandes marges d'erreur.
Par exemple en ce moment (janvier 1967) nous savons que l'un de ces intervalles
favorables approche, la marge d'erreur s'étend de décembre à mars des deux années
1966-67. Les prédictions et leur technique sont plus difficiles que ce que peuvent être pour
vous celles du temps météorologique ou bien des tâches et des tempêtes solaires car de
telles perturbations n'obéissent à aucune loi connue et malheureusement leur source est
l'ESPACE FANTOME et elle ne nous est absolument pas accessible.

Néanmoins le voyage fut rapidement possible. Après 193 XII (xii est une rotation ou "JOUR"
de UMMO), les conditions furent favorables pour la première exploration; 24 hommes
partirent pour ce système Planétaire à l'intérieur de deux OAUOLEA UEUA OEMM (c'est
ainsi que nous nommons les véhicules de forme lenticulaire qui se déplacent en dehors de
notre atmosphère).

Comme nous continuerons à vous le relater dans le prochain rapport, ce voyage fut
essentiellement exploratoire et le premier objectif couvert fut NEPTUNE, ensuite la planète
MARS et enfin la TERRE mais sans atterrissage.

DÉTAILS DU PROCHAIN RAPPORT

Les notes que nous vous enverrons relateront les vicissitudes encourues par le second
groupe qui a atterri près de la ville de DIGNE (France, le 28 mars 1950), en étant confronté
à une civilisation dont nous ignorions le langage et les techniques les plus fondamentales,
le processus d'apprentissage, les angoissantes méthodes de défense improvisées les
premiers jours pour ne pas tomber aux mains des Autorités Françaises, les motifs qui nous
amenèrent à enfreindre vos lois en recourant au vol pour obtenir du papier monnaie, (argent
qui fut restitué par la suite), tout cela mérite sans doute d'être dit pour fonder une première
tentative d'élaboration des premières relations entre les deux planètes.
 

Lettre 2

date: 30 janvier 1967

PREMIÈRE ARRIVÉE A PROXIMITÉ DE LA TERRE.

Le 7 janvier 1949, après l'exploration de Neptune et de Mars par nos frères déplacés dans
deux Nefs spatiales, celles-ci arrivent à proximité d'une nouvelle planète pourvue d'une
atmosphère beaucoup plus dense que celle enregistrée sur l' antérieur.

La première exploration fut réalisée en orbite hélicoïdale sur une trajectoire elliptique dont le
périgée était distant de 337 kilomètres de la Terre et l'apogée de 398 kilomètres.

EXPLORATION DE NEPTUNE

Durant l'exploration de Neptune on avait déjà reçu une grande gamme d'émissions
radioélectriques de la Terre qui permit à nos frères d'identifier cette Planète.

La présence de vie supérieure sur celle-ci était donc évidente. Aucune autre source
d'émission ne fut identifiée et l'on en déduisit raisonnablement que le reste des autres
planètes liés gravitationellement à votre SOLEIL, n'avait pas de formes biologiques
intelligentes ou tout au moins dotées de techniques développées. Ce dernier raisonnement
amena les explorateurs à se diriger vers la planète MARS.

EXPLORATION DE LA PLANÈTE MARS

Ce premier examen réalisé à une hauteur de 2523 kms révéla l'absence d'une atmosphère
suffisamment dense pour permettre le développement extérieur d'êtres pluricellulaires
complexes. Les trous de multiples impacts de météorites et la structure cristalline du sol
étudiée par nos instruments de sondage à distance, révélèrent l'absence d'une vie
bactériologiquement active et productrice de la décomposition du sol, tout au moins dans
les petites zones qui ont été explorées.

Postérieurement nous avons découvert sur cette planète non seulement des formes
protéiques et aminoacidées mais aussi des êtres unicellulaires et pluricellulaires végétaux
simples. Vous ne tarderez pas à les découvrir.

EXAMEN ET EXPLORATION DE LA TERRE

Le programme strict d'examen de cette planète habitée commença à être mis en
application.

Avant tout la rationalisation des mesures pour la fuite en cas d'attaque nous obligea à
maintenir une très grande vitesse de translation qui nuisait à la précision des observations.
Il semblait évident que "l'astre du carré" enregistré par nous était précisément celui que
nous étions en train d'analyser (je m'explique au pluriel en me référant à mes frères car MOI
j'étais sur UMMO).

PREMIER EXAMEN DE L'ÉCORCE TERRESTRE PAR LES UMMITES

Les cumulus abondants à cette date sur le continent américain et sud-asiatique, nous
empêchèrent d'observer avec netteté le dense réseau de communications (identifié par la
suite comme pistes et voies ferrées alors qu'une première identification erronée avait fait
penser à des canalisation tubulaires). Ceci nous permit d'évaluer par une première
estimation votre degré de civilisation technique (nous n'avons plus depuis longtemps de
réseaux routiers).

Votre premier aéronef fut détecté à proximité d'un archipel qe nous avons par la suite
identifié comme étant les îles Bahamas. L'image fut agandie dans le laboratoire de bord et
ses caractéristiques morphologiques furent analysées. Ceci fut le premier élément
indicateur du niveau technologique que nous pûmes obtenir.

Durant les 4h 25 m que dura l'analyse on put descendre à une hauteur de 5,4 km sur une
zone identifiée ensuite comme étant le sud-ouest de la République Helvétique (Suisse), on
capta des images de centres urbains et industriels ainsi que des nœuds ferroviaires,
concentration de flore, structures flottantes sur l'océan Atlantique et des fragments de
cours d'eau et de multiples échantillons de gaz atmosphériques à différents niveau
d'altitude.

PREMIÈRES IMAGES D'UN HUMAIN OBTENUE DANS CETTE EXPLORATION

Nous conservons encore comme curiosité historique l'image obtenue de celle de la ville de
Montreux (Suisse) sur laquelle on voyait les premiers individus humains captés par nos
équipements. Les traits confus n'empêchèrent pas cependant l'analyse des éléments
physiologiques fondamentaux et la morphologie du vêtement.

A cette époque il fut impossible d'étendre l'intervalle d'exploration si vous l'on voulait revenir
sur UMMO avant que les conditions ISODYNAMIQUES de l'espace ne reviennent à une
phase défavorable.

Pas une seule fois nos NEFS ne prirent contact avec le sol terrestre.

ANALYSE SUR "UMMO" DES DONNÉES RECUEILLIES SUR TERRE

L'impact que produisit sur notre société la nouvelle de l'identification de la civilisation
d'OYÂGA (votre planète) fut véritablement émouvante.

Nos techniciens se consacrèrent immédiatement à un examen soigneux des éléments
objectifs obtenus (échantillons d'air, images optiques, phénomènes captés par voie
radioélèctrique) ainsi que les rapports subjectifs des frères qui composaient cette première
expédition.

ÉTUDES ET HYPOTHÈSES DE LA STRUCTURE SOCIALE ET DEGRÉ DE
CIVILISATION

Il était nécessaire de nous forger, avec des faits abondants mais sans doute insuffisants,
une première image probablement déformée de la structure sociale et du degré de
civilisation.

Cette conception primitive que nous avions eue alors est aujourd'hui très éloignée à la vue
de notre perspective actuelle. Mais je désire vous donner à titre de curiosité l'idée que nous
avions eue à cette époque de ce que pouvait être la civilisation terrestre. Les erreurs furent
nombreuses mais malgrè cela l'ébauche réalisée présenta de nombreux points
concordants avec la réalité.

ÉTUDE DES IMAGES DES HUMAINS ET DE LEURS VÊTEMENTS

En premier lieu on disposait de trois images correspondant à des êtres humains. La
première et la plus complète montrait des individus de sexe different déambulant entre des
structures édifiées. L'analyse soigneuse, même si elle empêchait de distinguer les traits
faciaux, n'offrait pas de doute d'identification sexuelle grâce à la localisation des seins
féminins sur quelques silhouttes. Mais il était impossible de distinguer de petits détails dans
l'habillement.

Nous découvrîmes également que les femmes se caractérisaient par une abondante
pilosité crânienne, bien qu'il puisse s'agir d'une quelconque perruque fibreuse sur la tête.
Malheureusement sur quelques images de femmes qui étaient clairement différenciées par
le buste, celles-ci se couvraient les jambes comme les hommes, ce qui avait introduit une
polémique sur la différenciation des vêtements des deux sexes. Cette analyse était très
importante car nos frères, sélectionnés pour se déplacer jusqu'à la Terre, devaient être
pourvus de vêtements semblables à ceux des Terrestres pour passer inaperçus.

Malheureusement, il ne nous fut pas possible de déteminer ni la composition de ceux-ci
(nous ne sûmes pas s'il s'agissait de tissus fibreux jusqu'à notre arrivée) ni les plus
essentiels détails de leur confection.

DÉBAT SUR LA ZONE D'ATTERRISSAGE DE NOS FRÈRES

Un second point qui fut très débattu fut celui de la zone la plus apte parmi celles explorées
pour la descente de nos frères. Il devait s'agir d'une zone dépeuplée, mais non désertique
car sinon tout contact prudent avec les habitants aurait été impossible.

Ceci, de votre point de vue, parait très simple car il suffisait d'éxaminer les images
topographiques captées et ensuite de sélectionnner un environnement géographique
semi-sauvage. Mais nous ignorions à cette époque si les hommes de la Terre vivaient dans
des "fourmillières" souterraines. N'oubliez pas que nous, nous concentrons les villes et les
constructions à l'air libre uniquement quand il s'agit de ce que vous appelez installations
industrielles. Pendant que le reste vit dispersé dans des "maisons émergentes" qui peuvent
se "replier" sous terre.

De plus d'autres planètes habités concentrent les êtres humains dans de grandes colonies
souterraines. En était-il de même pour cette Planète Terre?

QUESTIONS SUR LES CHEMINÉES ET LES CIGARETTES

Les constructions que nous savons aujourd'hui correspondre à vos maisons ont été
identifiées au début comme étant des usines. Mais ce qui nous a le plus intrigué, ce furent
les images obtenues de longs tubes verticaux situés dans toutes ces constructions, des
tuyères situées dans les véhicules que purent capter nos caméras, celles-ci expédiant des
vapeurs et aérosols (fumée) de couleur sombre. Vous ne pouvez imaginer la stupeur que
nous causa quelque chose qui vous est familier; l'analyse spectrale de tels gaz présentant
une forte dose d'oxyde de carbone, de goudrons et d'hydrocarbures.

Nous avons imaginé alors que les organismes physiologiques des terrestres ne pouvaient
pas vivre dans une atmosphère d'oxygène et d'azote sans les gaz cités antérieurement et
c'est pour cela que vous les ajoutiez à l'air environnant pour le rendre le plus respirable.
Ceci nous avait rempli d'inquiétude car nous pensions aux conséquences que pouvait avoir
pour nous un tel climat artificiel.

Une fois arrivés sur Terre, comme nous vous le raconterons plus loin, notre hypothèse fut
corroborée en vous voyant avec ces cylindres de tabac que nous avons interprété au début
comme des générateurs de gaz pour la respiration ; en nous émerveillant encore plus en
observant que les enfants et d'autres individus ne les portaient pas.

SÉLECTION DE LA ZONE DE DESCENTE

Je vous disais que de fortes discordances avaient surgi parmi les techniciens au moment
de sélectionner la zone terrestre où devait se réaliser la descente des expéditionnaires car
nous risquions, en choisissant l'endroit apparemment le moins peuplé de nous situer
précisémment au sein d'une concentration souterraine et d'être ainsi détectés et même
détruits par vous.

L'étude détaillée des images correspondant à divers aéronefs nous donna un indice de
votre niveau technique. Quelques uns avaient encore une traction aérodynamique par
hélice. Nous avons examiné soigneusement les soudures réalisées entre les couches de
métal (nous ne savions pas encore qu'il s'agissait d'un alliage d'aluminium) et les
structures de quelques mécanismes auxiliaires de ces aéronefs.

DONNÉE CONFUSE : LA MULTIPLICITÉ DES LANGUES

Il y eu un élément qui nous fit concevoir une idée totalement aberrante par rapport au
réseau social terrestre. On avait enregistré plusieurs centaines d'émissions
radioélectriques provenant de nombreux points de cette planète et ce, dans une gamme de
fréquences très étendue.

Ainsi nous pûmes constater avec surprise l'énorme multiplicité linguistique et nos
spécialistes en techniques acoustique, en classant les langues qui présentaient une
homogénéité dans les phonèmes, en ont quelques fois identifié deux ou trois comme étant
une seule langue.

Notre attention fut fortement attirée par le fait qu'une grande partie des émissions captées
par rapport à des longueurs d'ondes métriques, présentaient le même type de langage
binaire (impulsions courtes, implusions longues) déjà capté dans le premier message.

Mais en essayant de le traduire de la même manière que le premier nous nous rendîmes
compte de notre erreur. Quel pouvait être le véritable code utilisé par vous? On arriva à une
conclusion: les habitants de la planète Terre utilisaient une multitude de langages locaux et
pour mettre en relation les différentes communications, vous deviez logiquement utiliser un
langage international unique basé en sifflements courts et longs dont le code était encore
indéchiffrable pour nous.

Plus tard nous avons constaté qu'une telle hypothèse était très simpliste car le code
MORSE sert de véhicule à de nombreuses langues et pour compliquer encore plus le
panorama, nous avions capté aussi des émissions vidéo de Télévision. Mais nous
ignorions que de telles fréquences étaient porteuses d'une image. Comme nous les
interprétions acoustiquement et qu'en plus toutes celles enregistrées provenaient
d'Amérique du nord, nous avons pensé que dans cette zone on parlait trois langues dont la
dernière (signaux vidéo) n'avait pas la moindre ressemblance avec les autres.

L'énorme anarchie linguistique (compliquée davantage par nos erreurs d'interprétation)
ajoutée à l'immense gamme de différences techniques observées avec les multiples
équipements et constructions des différentes zones de la planète, nous remplirent
véritablement de perplexité.

Il était impossible ainsi d'avoir un panorama cohérent de ce que pouvait être la Civilisation
Terrrestre.

ÉTUDE DE LA COMPOSITION ATMOSPHÉRIQUE TERRESTRE

Par contre, la composition atmosphérique obtenue par divers échantillons en divers points
et à diverses altitudes, nous montra que nous pouvions descendre sans l'aide
d'équipements auxiliaires de respiration.

POINT CLEF : CONNAÎTRE LA STRUCTURE DES MOLÉCULES PROTÉINIQUES

Mais il restait à résoudre la TRÈS IMPORTANTE question de la structure énantiomorphe
des molécules protéiques. Étaient-elles dextrogires ou lévogires ?

Si les molécules biologiques des êtres et aliments étaient l'inverse des notres, il serait
impossible pour nos organes digestifs de les assimiler et nous serions condamnés à la
faim si nous n'apportions pas nos propres aliments. Il fallait donc doter les expéditionnaires
d'autres équipements auxiliaires pour purifier l'eau au cas où elle aurait des sels toxiques
en suspension, peut-être assimilables par les habitants de la TERRE mais pas par nous.

POLITIQUE À SUIVRE AVEC LES TERRESTRES

La politique à suivre avec vous fut soigneusement élaborée. Défense violente en cas
d'attaque Initiation de contacts officiels si nous étions détectés et contrôlés pacifiquement.
Neutralité absolue et essai avec toutes les techniques à notre portée de passer inaperçus.
Conduite à tenir dans le cas où il serait impossible de passer inaperçus des Terrestres.

On installerait alors un observatoire souterrain dans la zone rurale idoine et sous terre on
étudierait les méthodes et les techniques d'observation les plus accessibles.

Même sur ce point nous nous sommes trompés comme nous le verrons plus loin, car nous
nous sommes aperçus avec stupeur qu'il était parfaitement possible de nous mélanger à
vous sans provoquer d'étonnement.

LANCEMENT DU PROGRAMME D'EXPÉDITION

Immédiatement, le programme des préparatifs fut mis en œuvre. les personnes qui
composeraient cette première expédition furent dès le début soigneusement sélectionnées.

Parmi les six retenues, il y avait seulement deux femmes. Tous apprirent de longs
fragments des différents langages captés (en ignorant totalement leur signification) ;
simplement pour familiariser le subconscient avec la structure phonique des codes
d'expression acoustique terrestre. Ils purent examiner tout le matériel informatif capté et ils
se familiarisèrent avec les formes végétales multiples dont les images étaient les plus
nettes de la flore terrestre aperçue. Peu de choses en vérité pour quelques personnes qui
allaient être confrontés à un Monde inconnu.

(Dans un prochain rapport je vous ferai une synthèse historique de notre second voyage et
de la decente des premiers frères).

Nous savions que si vous aviez atteint un certain degré de civilisation, vous détecteriez
instantanément notre présence. Au cas où cette présomption serait fausse, s'imposerait
alors le critère de ne pas manifester ostensiblement notre présence.

Si nous désirons étudier une Civilisation dans toute sa pureté, notre présence devrait éviter
de provoquer des perturbations sociales, des dynamismes anormaux dans les moyens
techniques de défense, détection et interception ainsi que de sérieuses perturbations dans
les moyens de communication relatifs au probable réseau d'informations. Un réseau social
ainsi déformé ou perturbé par la présence d'êtres étrangers ne peut être étudié
analytiquement dans toute sa pureté. Vous trouverez une comparaison avec un spécialiste
des bactériologies qui désire par exemple étudier une nouvelle souche de...

Il ne devra pas perturber le bouillon de culture avec de nouveaux germes qui altèreraient le
processus biologique des premiers. S'il le faisait, devant le champ de son microscope, les
formes élémentaires de conduite de ces microorganismes seraient anormales.

Lettre 3
Date: 12 -2-1967

DESCENTE SUR TERRE DE NOS FRÈRES.

Les six personnes qui partirent la première fois pour cette Planète furent:

OEDEE-95 / fils de OEDEE-91: "DIRECTEUR DES EXPÉDITIONNAIRES"
Spécialiste en BIOLOGIE, il était âgé de 31 ans terrestres. Directeur des expéditionnaires.
Actuellement il occupe la fonction de Chef de coordination des frères d'UMMO déplacés ici.

UURIO-79 / fils de IYIA-5 :
Expert en Psychobiologie humaine, âgé alors de 18 ans terrestres. (Le seul de cette
première expédition qui est encore sur cette planète). (NdR :en 1967))

INNOO-33 /fille de INNOO-29. : Experte en physique de la structure de la matière, âgée
alors de 18 ans terrestres.

ODDIOA-I / fille de ISAAO- I32:
Spécialisée en communications: âgée de 78 ans terrestres.

ADAA-66 / fils de ADAA-65:
Expert en sociologie, âgé de 22 ans. Le seul de nos frères qui est décédé sur Terre,
Il est mort le 6 novembre 1957 en Yougoslavie, victime d'un accident. (On ne put récupérer
son corps).

UORII-19 / fille de OBAA-7, :
Experte en pathologie du système digestif , agée de 32 ans.

DONNÉES SUR LE DÉPART DES EXPÉDITIONNAIRES D'UMMO

Je me souviens encore des images du départ que j'ai moi-même vu sur l'écran de la salle
semi-sphérique qui, dans nos maisons, nous sert pour contempler des images à distance.
Il ne serait pas très exact de le comparer aux équipements de Télévision Terrestre.

Trois "Nefs de forme lenticulaire pour les voyages Galactiques" partirent de notre UMMO
avec comme destination la Planète Terre.

En ce qui concerne le moment le plus favorable pour le départ, là aussi nous n'eûmes pas
beaucoup de chance. On prévoyait la possibilité que quelques années d'UMMO plus tard,
les conditions ISODYNAMIQUES DE L'ESPACE seraient exceptionnellement favorables
(en 1952 nous aurions pu arriver sur Terre en réalisant le voyage en moins de 64 jours,
grâce à la distance incroyablement courte qui se produisit à cette époque là). Mais la
probabilité que de telles conditions se produisent fut évaluée avec un niveau suffisamment
bas pour que les décisions de départ soit prise à l'avance.

LETTRE DE PRÉSENTATION DES EXPÉDITIONNAIRES D'UMMO

Les expéditionnaires portaient un message avec des instructions complexes qui pouvaient
permettre une transcription relativement rapide en langues terrestres, dirigée par le
CONSEIL GÉNÉRAL D'UMMO au CONSEIL ou CHEF des habitants de cette Planète, pour
le cas où les terrestres intercepteraient nos frères.

Cette lettre, imprimée sur une lame d'alliage de fer, carbone et hormovanadium avait une
série d'images idéographiques, représentant des attitudes et des gestes humains,
combinés avec des figures géométriques et des chiffres en système binaire.

L'interprétation de son contenu par les experts en philologie et sémantique terrestre n'aurait
pas été difficile en permettant ainsi la probable première communication de nos
expéditionnaires avec ce que nous supposions être le GOUVERNEMENT GÉNÉRAL DE LA
TERRE.

L'équipement qui devait être transporté par le groupe expéditionnaire était complexe mais
réduit au niveau du volume et de la masse.

LE BAYIODIXA UDI, FACTEUR CONDITIONNANT L'ÉQUILIBRE BIOLOGIQUE

Nous ne connaissons pas la valeur du coefficient BAYIODIXA UDI (intraduisible).

La science biologique terrestre n'a pas encore développé ce concept si important.

Il s'agit d'une formule qui exprime les conditions d'équilibre biologique qui se mesurent dans
un milieu donné. Chaque Planète possède des conditions particulières qui permettront ou
non l'existence d'un cycle biologique du carbone dans sa troposphère.

Le développement biogénétique de la morphologie des animaux et végétaux sera fonction
d'une série de constantes physiques.

Ce développement biogénétique n'est pas une conséquence du simple "HASARD", même
si celui-ci intervient à un degré non négligeable aux niveaux sousatomiques dans le
développement des gènes. Ce qui fait que la forme et la structure physiologique des
espèces varieront considérablement d'une planète à l'autre, et ce d'autant plus si la
constitution cellulaire de l'être vivant est simple.

Ainsi, non seulement les espèces de virus d'UMMO sont totalement différentes de celles de
la Terre, mais même au niveau des animaux pluricellulaires complexes, il est presque
impossible de trouver de grandes analogies avec les espèces connues terrestres.

PARAMÈTRES QUI CONSTITUENT LE BAYIOIXA UDI:

La formule qu'exprime le "BAYIOIXA UDI" est une fonction complexe dans laquelle sont
intégrés une multitude de paramètres comme: gravité, ozonisation de l'atmosphère,
Intensité de radiation Gamma, pression et composition atmosphérique, spectre et radiation
solaire, cycle gravitationnel d'éventuels satellites et des planètes voisines, gradients
électrostatique atmosphérique, courants électriques telluriques, etc, etc...

qui, avec la composition (en pourcentage) des éléments chimiques de l'écorce de la
Planète, permet de prévoir qu'elle sera l'orientation évolutive des être vivants
indépendamment d'autres facteurs qui peuvent l'altérer comme par exemple des radiations
qui provoquent des mutations et auto-sélections par l'influence imprévisible du milieu.

Cette formule ou coefficient est d'une importance transcendantale quand il s'agit d'analyser
la possibilité d'un voyage interplanétaire. Mais malheureusement, il n'est pas facile de
connaître sa valeur exacte sans une étude laborieuse "in situ".

Sans elle, les explorateurs risquent de s'introduirent dans un milieu biologique adverse dans
lequel ils peuvent être victimes non seulement de maladies infectieuses et contre de tels
germes, l'organisme - déjà adapté à un autre environnement -, n'a pas les plus
élémentaires défenses, et, s'il n'y a pas les moyens prophylactiques convenables, l'OEMII
peut périr irrémédiablement à partir du moment où la carence de l'équipement protecteur de
l'épiderme et organes externes expose ceux-ci à l'influence du nouveau milieu.

ÉQUIPEMENTS PROTECTEURS DES EXPÉDITIONNAIRES.

Ces équipements protecteurs sont différents des scaphandres spatiaux que vous utilisez
pour l'exploration extérieure et sous-marines.

L'individu est doté d'un NOUVEL ÉPIDERME PLASTIQUE qui permet la transpiration en
empêchant en même temps l'infiltration à travers ses pores d'agents chimiques et
biologiques.

Mécanisme OPÉRATOIRE: Au préalable on dispose, près des orifices naturels, une série
de dispositifs avec des fonctions adaptées aux nécessités de chaque organe. Ainsi: des
capsules placées dans les fosses nasales fabriquent de l'oxygène et de l'azote à partir de
la transmutation du carbone pur. De plus: l'anhydride carbonique est capté par le même
dispositif décomposé en éléments basiques: carbone et oxygène sont transmutés (vous
dites transmutés, terme qui nous parait incorrect) le premier avec une libération d'énergie
qui est utilisée pour le réchauffement de l'épiderme. C'est l'EWEGO.

ÉQUIPEMENTS DES YEUX ET DE LA BOUCHE:

Les yeux et la bouche sont convenablement protégés. Ainsi les premiers sont équipés avec
un système optique composé par des lentilles de gaz qui, contrôlées par un ordinateur,
permettent l'adéquation de la vision, aussi bien dans un milieu atmosphérique que dans le
vide des espaces sidéraux.

ALIMENTATION: Un double tube qui conduit à un équipement situé dans la région lombaire
et se termine par un dispositif assujetti à la lèvre inférieure. Le tube est doté, à l'intérieur, de
cils mécaniques qui poussent lentement en son sein des capsules qui contiennent divers
aliments concentrés. Ces capsules, de section elliptique, sont protégées par une très
mince pellicule gélatineuse très soluble dans la salive.

MÉCANISME D'ACTIVATION: Un signal transmis d'une manière codée par la paupière (en
ouvrant et en fermant celle-ci un nombre-séquence de fois) pousse différentes capsules
jusqu'à la bouche pour l'alimentation du frère explorateur.

L'autre conduit transporte un sérum nutritif avec différentes concentrations régulées.

APPORT D'EAU: L'eau nécessaire est obtenue en grande partie par la propre urine de
l'individu (après un processus d'élimination de sels, purification intégrale et durcissement
de l'eau chimiquement pure par des carbonates.)

ÉQUIPEMENT DES OREILLES

Les oreilles sont pourvues de sondes transducteurs acoustiques excités par un
émetteur-récepteur par ondes gravitationnelles qui sert pour transmettre de courts
messages parmi les membres du groupe.

Les messages ou conversations d'une certaine durée se réalisent presque toujours par
voie télépathique.

ÉQUIPEMENT POUR LA DÉFÉCATION:

Une sonde qui est introduite dans le rectum, au travers de l'anus, recueille les matières
fécales préalablement traitées par un courant turbulent d'eau à 38° terrestres avec une
succion provoquée par un dispositif fixé sur les fesses. Là elles sont décomposées en
éléments chimiques de base. Une partie de ceux-ci est gazifiée et transmutée en oxygène
et hydrogène qui serviront pour obtenir synthétiquement de l'eau, liquide qui compensera le
cycle urine-eau par ingestion dans ces pertes de transpiration. Le reste de ces éléments
est transmuté en iode qui sera expulsé à l'extérieur sous forme gazeuse.

PROCÉDURE DE DOTATION D'UN NOUVEL ÉPIDERME

Une fois tous ces dispositifs placés (tous de petits volumes) sur son épiderme, l'individu nu
est pulvérisé avec des aérosols protecteurs différents. Tous forment une fine pellicule
élastique qui constitue un véritable épiderme protecteur. Le sujet jouit ainsi d'une liberté de
mouvement et peut s'habiller avec des vêtements spéciaux et se mouvoir librement au sein
d'une atmosphère adverse au point de vue biologique.

Ce nouvel épiderme (cette nouvelle peau), ne protège pas des effets expansifs de la
pression sanguine s'il se trouve par exemple à la surface d'un astéroïde pratiquement
dépourvu d'atmosphère.

ÉQUIPEMENT POUR EXPLORATION SANS PRESSION ATMOSPHÉRIQUE .

Dans ces cas, l'explorateur n'utilise aucun scaphandre spécial supplémentaire. La couche
la plus superficielle est recouverte maintenant par une nouvelle couche élastique métallisée
qui, observé avec un dispositif optique de fort agrandissement, présente une structure
réticulaire (une authentique maille); les mouvements corporels sont maintenant plus lents à
cause de la plus grande rigidité du système mais il n'empêche pas lea mobilité générale de
l'OEMII.

ÉQUIPEMENT COMPLÉMENTAIRE REQUIS POUR TOUTE EXPLORATION.

En plus de ses équipements individuels, les expéditionnaires sont équipés de dispositifs
pour la conversion de l'azote, du carbone, de l'oxygène, de l'hydrogène, de l'eau en
hydrates de carbone et autres composants basiques pour l'alimentation d'urgence, à utiliser
sur Terre au cas où les molécules protéiques, aminoacides et esters des aliments
terrestres soient inverses de ceux d'UMMO (vous savez tous que chaque molécule
organique asymétrique peut adopter deux formes dans l'espace: dextrogyre ou bien
lévogyre).

Il fallait aussi des appareils pour la purification de l'eau et sa synthèse, équipements de
sondes, de photographie (nous utilisons d'autres systèmes de fixation des images, donc
dans ce cas le mot photographie est incorrect),

Des sondes géologiques,

Des équipements qui permettent de capter des sons et prendre des images ou bien de
contrôler à distance les différents facteurs physiques du milieu.

Aainsi que les dispositifs de défense dont nous ne pouvons vous révéler la nature pour des
raisons évidentes.

La dotation était complétée par des détecteurs spéciaux pour la mesure des grandeurs
physiques, enregistrement de fonctions géologiques et atmosphériques, équipements de
télémétrie, analyse moléculaire et spectrale.

ÉTUDE DE LA STRATÉGIE À SUIVRE.

Comme nous vous le disions dans un rapport précédent, on étudia à fond la stratégie à
suivre face aux habitants de la Terre.

Nous ignorions les moyens de détection ou contrôle à distance que vous possédiez. Ainsi
par exemple pendant notre voyage d'étude que nous vous avons déjà relaté, on a enregistré
des émissions d'ondes en 1347 mégacycles et en 2402 mégacycles (que vous appelez
ondes décimétriques) et nous ignorions que de telles bandes étaient assignées aux
services de radiolocalisation (radars terrestres) et de toute manière nous avions assigné
une valeur probabiliste à une telle possibilité. Si malgré tout nos frères n'étaient pas
détectés, ils avaient ordre de monter un observatoire souterrain doté d'installations
d'urgence pour l'obtention synthétique de l'eau et des dépôts d'aliments basiques laissés
par nos Nefs.

De même des installations pour l'obtention synthétique (d'urgence) d'hydrates de carbone
et lipides (graisses comestibles) à partir de la transmutation du silicium et aluminium (nous
connaissions l'existence des argiles sur la surface terrestre) apporteraient une solution, en
dernier recours, au problème de l'alimentation au cas où se prolongerait d'une manière
angoissante l'existence forcée si nos vaisseaux tardaient à revenir.

A partir de l'observatoire, on commencerait tout un cycle d'études des caractéristiques
géologiques, atmosphériques et biogénétiques de cette planète.

Il était donc impossible de prévoir le tour que prendrait la situation et jusqu'à quel point serait
possible l'observation de la structure psychologique du Réseau Social Terrestre.

Les décisions par rapport à la forme d'action pour étudier les hommes de la Terre devraient
être adoptées par les expéditionnaires une fois sur la planète inconnue.

NORMES QUI RÉGISSENT LE CORPS EXPÉDITIONNAIRE D'OUMO

Tous nos vaillants expéditionnaires avaient de la famille sur UMMO:

OOEOEE-95: 4 enfants. UURIO-79 et ADAA-66: 2 enfants, les autres un enfant chacun.
Tous savaient ce à quoi ils s'exposaient; nous connaissions des précédents malheureux où
la mort de nos frères fut la conséquence de notre esprit scientifique.

Nous maintenons sur UMMO une mentalité grégaire si développé qu'il n'y avait
pratiquement pas de problèmes graves de discipline dans notre réseau social.

L'OEMII peut se sentir humilié quand il doit obéir à un supérieur beaucoup plus jeune que lui
ou de sexe opposé, mais il se soumet de bonne grâce, tout en conservant le droit de
pouvoir être en désaccord idéologiquement avec son supérieur et le lui exposer chaque fois
que son point de vue est argumenté.

L'OEMII d' UMMO est aussi beaucoup plus libre que l'homme terrestre dans les relations
hiérarchiques,

Mais les conditions exceptionnelles exigées dans une expédition interplanétaire demandent
un renforcement des critères disciplinaires au niveau des relations entre les membres du
groupe expéditionnaire.

Ceux-ci choisissent librement (une fois sélectionnés en fonction de leurs aptitudes
psychosomatiques spéciales) leur conformité avec les sévères normes du groupe. Aucune
forme de serment n'est nécessaire, aucune expression solennelle d'obéissance comme
certains ordres religieux de la Terre.

A partir du moment où nous acceptons de nous intégrer au petit groupe de voyageurs, nous
savons clairement que notre volonté doit être absolument annulée par celle de notre
supérieur, qu'il soit homme ou femme. Nos corps sont entièrement à sa disposition.

Vous comprendrez que nous allons être immergés dans un monde étranger et peut être
même adverse, où l'indiscipline d'un membre peut gravement se répercuter sur les frères
expéditionnaires, sur les intérêts scientifiques et sur notre Réseau Social d'Ummo.

La punition minime d'une transgression peut constituer à nous présenter devant notre
supérieur en subissant l'humiliation (très importante pour notre psychologie) d'être
totalement dénudé devant lui. Les punition physiques proscrites depuis très longtemps sur
UMMO peuvent être appliquées avec une rigueur extrême comme la perte de la Vie.

Mais ces dernières sanctions n'ont pas été nécessaires depuis notre premier voyage sur
Terre.

PRÉCISION DE L'HORAIRE DE "L'OAWOLEAIDA"

A 4 heures 16 minutes 42 secondes TMG (heure terrestre de GREENWICH), on effectua
l'OAWOLEAIDA (ce mot est intraduisible en langage terrestre);

On appelle ainsi l'instant critique pendant lequel le vaisseau interplanétaire avec ses pilotes
et passagers subit une inversion axiale de ses particules sousatomiques ce qui suppose la
substitution d'un système référentiel à trois dimensions par un autre.

Ce changement de dimensions nous est nécessaire pour réaliser un voyage en utilisant la
distance réelle la plus courte, différente évidemment de celle que parcourt la lumière dans
l'autre système référentiel de l'espace tridimensionnel dans lequel nous vivons
normalement.

PERCEPTION VISUELLE DE L'OAWOLEAIDA

L'OAWOLEAIDA, vue par un observateur qui se trouve sur TERRE, présente des
particularités très singulières.

Par exemple, la Nef apparaît soudainement comme surgie du néant ou disparaît
automatiquement quand le processus est inverse.

En réalité la disparition est apparente car le vaisseau continue à exister au sein d'un autre
système à trois dimensions.

Néanmoins un autre vaisseau qui désirerait le poursuivre à l'intérieur du même cadre
tridimensionnel non seulement ne pourrait pas le voir, mais il ne pourrait plus établir de
contact avec lui (tant contact mécanique que radioélectrique ou gravitationnel).

La vive couleur au ton orangé que diffusent nos nefs est due à une incandescence
particulière provoquée artificiellement pour les décontaminer de tous type de germes
vivants qui pourraient adhérer à sa surface. Sans adopter cette précaution, ces germes
seraient aussi inversés tridimensionnellement et portés sur notre planète avec les
conséquences imprévisibles d'ordre biologique faciles à deviner.

Il y a une autre caractéristique facilement observable: le très fort champ magnétique qui
apparaît autour de l'axe de symétrie de nos vaisseaux, (et peut être aussi dans d'autres
vaisseaux spatiaux appartenant à d'autres êtres extraterrestres).

Ce champ magnétique qui atteint de nombreux milliers de WEBBER / m2, n'est pas
comme on pourrait l'imaginer, un indice sur le fait que notre système de propulsion soit
magnétodynamique.

Cette forte induction magnétique n'est que l'inversion axiale, d'un angle de 90°, de l'intensité
du champ électrostatique produite par un puissant générateur dont la fonction consiste à
inverser les particules élémentaires du vaisseau et de ses passagers.

SCHÉMA D'IDENTITÉ DES CHAMPS ÉNERGÉTIQUES

Souvenez-vous que les vecteurs représentatifs des champs gravitationnels,
électrostatiques et magnétiques forment un trièdre au sein de l'espace pluridimensionnel.
Les trois champs sont en réalité IDENTIQUES;

C'est notre perception physiologique illusoire, qui leur attribue une nature différente selon
leur orientation.

 
                                   57-f2

A l'heure citée, trois de nos vaisseaux "apparurent subitement" en un point situé à la
hauteur de 7,336 km au-dessus d'un endroit situé à quelques 13 km de la ville française de
DIGNE et à 8 km de la localité de "LA JAVIE" (Département des Basses Alpes), non loin de
la frontière de la République Cantonale et Fédérative SUISSE.

DATE ET HEURE DE LA DESCENTE SUR LA PLANÈTE TERRE

C'était le 28 octobre 1950. Les trois nefs descendirent rapidement touchant terre à 4 heures
17 minutes 3 secondes GMT.

Les pieds extensibles des vaisseaux s'enfoncèrent à peine dans le terrain rocailleux d'un
contrefort alpin, non loin de celui que nous avons identifié par la suite comme Pic du
CHEVAL BLANC haut de 2322,95 m au dessus du niveau moyen de la mer et non loin du
petit cours fluvial de " LA BLEONE".

Durant quelques 60 minutes, personne ne sortit de nos vaisseaux, en attendant une attaque
possible; Nos équipements sondèrent dans un rayon de 800 mètres l'émission possible de
radiations infrarouges provenant d'être humains. Une grande nébulosité empêchait à ces
heures de la nuit la vision directe des alentours.. Les images obtenues avec la gamme
d'ondes de 740 millimicrons permirent néanmoins de visualiser les alentours.

Des plantes d'une morphologie étrange croissaient dans les environs. La morphologie
érodée du terrain permettait de reconnaître quelques accidents accusés comme le lit de la
rivière citée (BLÉONE). Jusqu'au matin suivant l'on ne parvint pas à identifier la nature d'un
groupe de lumières blafardes qui apparaissaient en trois points définis dans le lointain.

PREMIÈRE SORTIE DE QUATRE FRÈRES

Rassurés parce n'apparaissait aucune trace détestable d'êtres humains dans les environs,
quatre de nos frères non expéditionnaires descendirent, parmi les trente six qui
composaient la dotation totale des trois nefs. Ils étaient munis d'équipements protecteurs et
de dispositifs de défense. L'une des nefs se maintenait suspendue à 30 centimètres du sol
pour couvrir leur retraite en cas d'attaque.

Par couples, ils se consacrèrent pendant 30 minutes à l'exploration des environs, sondant
continuellement le sol pour détecter d'éventuels bruits souterrains provenant d'installations
humaines dans le sous-sol. De telles précautions peuvent vous paraître ingénues, mais
pour nous, à cette époque là, l'hypothèse de l'habitat souterrain des êtres humains n'était
pas encore écartée, loin de là.

Néanmoins l'endroit paraissait désertique. Furent recueillis du sol quelques insectes et
arrachées quelques espèces végétales identifiées ensuite selon la classification botanique
de la Terre comme:"Valériana celta" et "Erica Carnéa".Celles-ci furent emmenées dans le
Vaisseau où tous purent les examiner avec une curiosité réjouie. Comme il fallait s'y
attendre, la morphologie de ces petits animaux et plantes différait des espèces connues sur
UMMO.

IDENTIFICATION D'ÉCHANTILLONS DU SOL ET CONSTRUCTION DE LA GALERIE

Peu après sortaient les six expéditionnaires accompagnés de 20 membres de l'équipage. Il
était nécessaire de commencer les travaux d'une construction souterraine d'urgence.

On réalisa une évaluation expérimentale des caractéristiques du sol. Ce qui nous frappa le
plus ce fut l'absence de Titane dans la composition chimique des roches de la Terre.

Sur notre sol d'UMMO, cet élément chimique est aussi fréquent que l'aluminium dans les
argiles terrestres. Furent aussi détectés de nombreux phénocristaux inclus dans des
roches porfidiques. La désagrégation des roches ignées était de plus évidente en
constatant la composition dosimétrique de sable et argile. Les carbonates et les silicates
abondants permirent d'élaborer une hypothèse de l'évolution géologique de ces terrains.

Il était nécessaire de réaliser la perforation en fondant à grande température des grés et
des calcaires. La haute composition siliceuse du sol provoqua au début un sérieux
problème qui fut rapidement résolu. Les matériaux ainsi fondus furent transmutés en un
isotope d'azote. De cette façon, à l'extérieur n'apparaissaient pas des tas de terre qui
auraient révélé notre présence à d'éventuels observateurs humains terrestres.

L'on travailla toute la nuit jusqu'à 7 heures. Peu avant l'aube nos nefs se déplacèrent dans
un petit bois d'étranges arbres à feuilles filamenteuses identifiés ensuite sous le nom
terrestre de "Pinus Montana".

La galerie ouverte dans le sous-sol d'une longueur de 4 mètres et d'une profondeur de 8
mètres fut étayée avec des cintres extensibles modulaires d'un alliage de Magnésium très
léger.

Elle se maintenait à une température très élevée (quelques 500 degrés) bien que la fusion
au moyen d'un processus énergétique nucléaire des produits ou des composés du
sous-sol s'accompagne ensuite d'un refroidissement très rapide. De plus il était nécessaire
de résoudre le problème de la condensation de vapeur d'eau sous forme de petits nuages
qui en émergeant de la galerie en une haute colonne pouvaient révéler notre présence. Il fut
nécessaire d'obturer la bouche du tunnel ou galerie avec une plaque de plastique et de
recueillir aussi par aspiration les fumées produites à partir de la combustion des
substances organiques du sol.

AVANT LE PREMIER JOUR SUR LA PLANÈTE TERRE "29 MARS 1950".

Le nouveau jour réserva aux expéditionnaires un beau et nouveau spectacle. Pour la
première fois ils se trouvaient face à un nouveau monde, une structure géologique nouvelle.

Le ciel était plus indigo que sur UMMO. De nombreux strato-cumulus couvraient ce jour là
le ciel de la région. Bientôt furent remarquées deux structures artificielles (habitations
humbles) situées à 1,3 km et 1,9 km respectivement.

L'origine des lumières aperçues le matin fut rapidement éclaircie. Elles correspondaient aux
petites localités de DIGNE et LA JAVIE.

La forme anarchique des étranges constructions attira notre attention. Dans DIGNE
apparaissait dominante, une étrange tour que nous sûmes bientôt correspondre à une
ancienne cathédrale catholique de style Roman du XIII siècle.

Les instruments optiques de fort grossissement révélèrent les images des premiers êtres
terrestres. L'on ne notait aucune activité exceptionnelle ou de la nervosité parmi ces
personnes sûrement ignorantes de la présence de nos frères dans leur voisinage.

On trouva, à 200 mètres, d'étranges piliers prismatiques avec d'autres matériaux. Tout était
en ruines. On se trouvait devant la première œuvre enregistrée et provenant d'êtres
humains terrestres. Plus tard nous avons su qu'il s'agissait d'un ancien petit hangar pour le
stockage d'aliments, mais la découverte remplit nos frères d'émotion.

On prit des échantillons des piliers et on radiographia l'intérieur.

L'analyse montra la présence d'une substance agglutinante de mélange complexe dans
laquelle intervenait du sulfate calcaire, des alumines et des petites quantités d'oxydes
minéraux (plus tard nous avons su qu'il s'agissait d'un ciment sur-sulfaté) et de fragments
de roche et sable en proportion et dosage presque constant (plus tard nous avons su qu'il
s'agissait d'agrégats pour le béton). L'analyse interne de ces colonnes présentait des
baguettes de composition ferrique évidente.

Il s'agit peut être à partir d'ici de la 4° lettre, sans en-tête sur les documents espagnols.

CORRECTIONS DE PETITES ERREURS DANS LES TRANSCRIPTIONS

Dans les rapports précédents nous vous avons fait un résumé historique de notre arrivée
aux environs de DIGNE (FRANCE), département des Basses Alpes. Trois de nos
vaisseaux descendirent en un point situé à un niveau de 7,3379 k près de la ville française
déjà citée.

L'instant de notre OAWOLEAIDA (nous appelons ainsi le processus physique d'inversion
des corpuscules subatomiques qui permettent l'orientation de tels vaisseaux à travers un
autre axe dans les voyages spatiaux) a été enregistré par nous dans la version horaire de la
planète Terre comme 4 heures, 16 minutes TMG, (avec une marge d'erreur de plus ou
moins 6 secondes), en date du 28 mars 1950.

Six de nos frères (quatre GEE et deux YIEE) descendirent ce matin là (voir le rapport que
nous vous avons remis). Nous vous disions que la première opération réalisée fut de
creuser une galerie pour mettre les équipements des expéditionnaires et qui puisse en
même temps servir d'abri préservé face à une hypothétique attaque des terrestres.

DÉTAILS SUR LA GALERIE CREUSÉE

On entreposa dans cette galerie des aliments synthétisés qui auraient permis à nos frères
de survivre durant 310 jours

Le 29 mars 1950, ils terminèrent les travaux d'adaptation de la Galerie souterraine. Il fut
nécessaire d'accélérer la réfrigération de ses parois pour permettre le stockage du
matériel.

Les ingénieurs terrestres peuvent être surpris par ce fait en rapport avec la réfrigération.
C'est parce que nos méthodes d'excavation sont différentes de celles des terrestres. Nous
utilisons la fusion à très haute température des roches, sables et limons du terrain, en
contrôlant l'expansion des gaz qui sont immédiatement transmutés en azote et oxygène.
En plus d'obtenir une plus grande rapidité, nous évitons ainsi de multiples effets
secondaires comme les expansions qui ont lieu au moment de la transformation de
l'anhydride en gypse par contact avec l'eau

Bien entendu on réalise à l'avance une étude géologique du terrain. Non pas par des
méthodes sismographiques ou de sonde électrique mais par l'analyse avec un procédé
stéréographique semblable aux rayons X terrestres; On obtient ainsi une image qui révèle
non seulement la composition des différentes strates mais aussi la position des vides
situés à une grande profondeur.

Les systèmes de coffrage gardent une certaine ressemblance avec les terrestres. Sur
UMMO on construit par exemple les modules de coffrage "in situ". La silice et le titane des
roches une fois fondus sont transmutés en magnésium et aluminium avec lesquels on
construit les arcs métalliques semblables aux cintres terrestres.

Nous disions qu'il fut nécessaire d'accélérer les travaux à cause de l'inquiétude qui pesait
sur les expéditionnaires. En premier lieu on ignorait si les conditions ISODYNAMIQUES DE
L'ESPACE allaient varier dans les IUW suivantes (IUW = unité de temps de UMMO) en
empêchant le retour dans des conditions de temps acceptables, du reste de l'équipage.

En second lieu, la nuit antérieure les ASTRONEFS avaient été transportés vers un bosquet
de pins voisins, mais malgré cela on craignait la possibilité qu'ils puissent être vus par des
habitants terrestres.

ADIEUX DES EXPLORATEURS ET TRIBULATIONS

Il était donc pas prudent de les laisser stationner là et le 29 mars à 2 heures du matin
(heure française) les explorateurs et les membres de l'équipage célébrèrent un émouvant
départ. Nous avons des images de ce départ. Les mains de chacun sur la poitrine de son
frère comme c'est notre coutume, indiquèrent le moment du départ. PERSONNE NE
PRONONCA UNE PAROLE. LES YEUX DISAIENT TOUT.

Trente membres d'équipage montèrent dans les vaisseaux. Rapidement ceux-ci
commencèrent le processus de l'AIAIEDUNI (les zones superficielles extérieures élèvent
leur température jusqu'à l'incandescence) de cette manière les germes vivants sont
détruits pour obtenir une stérilisation parfaite; cette mesure est nécessaire car aussi bien
les micro-organismes que les virus peuvent être inversés dans leurs dimensions et réaliser
le voyage spatial, arrivant jusqu'à notre planète.

Les trois nefs s'élevèrent à une hauteur de six kilomètres. Les explorateurs contemplèrent
leur disparition apparente quand se produisit à cette altitude la seconde OAWOLEAIDA
pour le retour.

29 MARS 1950. PREMIÈRE EXPLORATION

Ce même jour deux de nos frères reçurent l'ordre de réaliser une première exploration à
une certaine distance de la galerie pendant que les autres poursuivaient les travaux dans
celle-ci.

L'entrée de la galerie se trouve sur l'un des contreforts montagneux de la région, pas très
loin du pic du "Cheval Blanc". De là-bas l'on domine toute la vallée dans laquelle coule la
rivière Bléone. Avec un bon instrument optique on voit parfaitement les édifices de DIGNE,
sa vieille cathédrale et même fragmentairement l'on peut observer le Bès et quelques
tronçons du chemin de fer. On peut également observer parfaitement le hameau de La
JAVIE et quelques constructions humbles des environs. Comme information intéressante
nous vous dirons que l'historique galerie existe encore, renfermant à l'intérieur une partie de
l'équipement scientifique d'origine qu'emmenèrent nos frères.

Son accès est parfaitement camouflé. Le jour, peut-être pas très lointain, où nous NOUS
PRÉSENTERONS OFFICIELLEMENT aux Organes gouvernementaux de cette planète
nous ferons la dotation de ses installations au gouvernement français, comme
remerciement symbolique de notre civilisation à celle des Terriens.

La première exploration de nos deux frères, effectuée dans la soirée du 29 mars donna un
résultat imprévu pour nous. Pour vous l'incident peut vous paraître vulgaire et de ce fait
vous jugerez notre pondération ingénue et même comique, mais le résultat impressionna
fortement nos frères.

Pour mieux nous faire comprendre, il est nécessaire que vous vous placiez dans le cadre
mental d'hommes qui venaient juste d'arriver sur une planète inconnue dont ils ne
connaissaient, au niveau des moyens d'expression, que quelques sons modulés
enregistrés par nos équipes de détection radioélectrique et dont le jargon inintelligible
n'offrait pas encore des bases sérieuses d'étude.

Vers les six heures de l'après midi de cette date, ADAA-66, fils de ADAA-65, maraudant
dans les environs en compagnie d'un autre frère et pendant qu'ils arrachaient par-ci par-là
des petites branches et des feuilles pour les analyser ensuite, dans les arbustes inconnus,
observa aux environs de deux grands arbres, des pierres amoncelées et noircies. La
structure des fragments de roche permettait de les identifier comme étant des calcaires;
des cendres répandues autour faisaient deviner qu'elles avaient été utilisées pour un feu,
mais ce n'était pas cela le plus intéressant.

A 3 mètres ils localisèrent des fragments d'une planche blanche jaunâtre, flexible et fragile,
froissée et pleine de caractères ou signes de manière évidente écrits par des êtres
humains. Trois d'entre eux paraissaient tachés par des matières fécales. Une multitude
d'animaux volants inconnus prirent leur envol (on peut penser qu'il s'agissait de mouches et
moucherons).

La découverte fut jugée transcendantale et ils retournèrent immédiatement à la galerie.

La structure microscopique de ces feuilles fut très vite analysée. La texture était inconnue
pour nous, en effet sur UMMO l'on n'utilise pas la pâte de cellulose pour la fabrication du
papier.

Les signes ou caractères codés révélaient qu'ils n'avaient pas été manuscrits mais
imprimés au moyen de moules standard. Sans aucun doute, l'on avait employé un liquide
pour l'impression (encre d'imprimerie), ceci était étonnant pour nous car en effet nos
anciens systèmes d'impression de caractères pour leur lecture, soit employaient un
système électrostatique de projection de poudre colorée, soit brûlaient légèrement la
surface de la feuille imprimée.

Actuellement nos systèmes de fixation d'images et de caractères se basent sur le virage
des molécules de la feuille où l'on va procéder à l'impression, les transmutant en d'autres
de type chromatique; c'est à dire que l'on ne transfère pas par l'intermédiaire d'un caractère
d'encre mais que l'on provoque une réaction chimique sur la surface imprimée elle-même.

La présence de matières fécales constitua au début une énigme. L'analyse de l'excrément
révéla la présence de cellules épithéliales sans doute issues des glandes intestinales
humaines.

ÉTUDE ET HYPOTHÈSE SUR LE MATÉRIEL RECUEILLI.

L'on fit une liste des hypothèses probables. La plus soutenue était de lui attribuer un
caractère rituel.

Peut-être les humains, quand ils étaient en désaccord avec les idées exprimées dans un
document écrits, le barbouillaient-ils avec leurs matières fécales. Entre ces suppositions
l'on fit également celle qui maintenant semble évidente à tous. (Sûrement un berger avait du
utiliser ce fameux journal à des fins hygiéniques).

Vous comprendrez mieux cette polémique en sachant que les enfants d'UMMO ont depuis
la naissance, un dispositif dans le rectum dont le conduit final ou tuyère sort par l'anus.

Les matières fécales sont liquéfiées par un processus de transformation par enzymes,
ensuite un autre processus de gélification et d'expulsion électrostatique élimine du tube
expulseur les résidus qui pourraient encore s'y trouver. Il n'est dons pas nécessaire de
procéder au nettoyage après défécation comme le font les terrestres. D'autre part nos
ancêtres employaient une substance spongieuse pour le nettoyage après la défécation.

Mais sans aucun doute c'était l'origine des résidus qui tâchaient le quotidien ou journal
(comme nous le savons bien maintenant).

Ces fragments sont déjà historiques pour nous. L'original, dont il manque une feuille et
divers fragments, est conservé sur UMMO tel qu'il fut trouvé, conservé à l'intérieur d'une
masse gélatineuse et à température constante par une technique qui vous est inconnue et
grâce à laquelle une structure biologique est conservée à basse température avec un
contrôle des degrés des températures en chaque point, car certaines zones ou tissus ne
supportent pas de basses températures sans que la congélation de l'eau ne provoque la
destruction de la cellule pendant que dans d'autres points, il convient de les maintenir à un
autre niveau thermique.

Ce fameux exemple du journal qui a constitué le premier document imprimé que nous
avons pu obtenir correspond à un numéro publié en langue française du "FIGARO" Samedi
- dimanche 25-26 mars 1950.

Les caractères étrangers laissèrent nos frères perplexes. Le plus encourageant et
suggestif de cette étrange pièce étaient les dessins et les photographies (bien sûr nous
ignorions la simple technique de la photogravure directe).

Sur la page que nous avons identifié par la suite comme étant la première, apparaissait
précisément une caricature signée par un humoristique français J. Sennep ( NdR : ne serai
ce pas Sempé ?) ; c'était un croquis d'une bombe Nucléaire d'Hydrogène avec sur son
ogive la caricature d'un homme politique français. La légende était la suivante:

Batailles parlementaires
S'ils nous embêtent, nous avons la bombe H

On notait aussi des grands titres comme:

L'URSS EST FAVORABLE A UNE SESSION SPÉCIALE DU CONSEIL DE SÉCURITE
POUR RÉGLER LES DIFFÉRENCES EST-OUEST

et d'autres comme:

SÉRIE NOIRE DANS L'AVIATION TROIS CATASTROPHES AÉRIENNES ONT FAIT 19
MORTS

AIDE IMMÉDIATE A L'INDOCHINE

Au dos du papier, taché par les excréments, il y avait une image qui était très intéressante
pour nous. On voyait un être humain adulte avec deux enfants (nous ne pouvions identifier
clairement le sexe). Ensuite nous avons su qu'il s'agissait d'une dame avec des enfants
des deux sexes. On pouvait apprécier la facture des vêtements (n'oubliez pas que l'un de
nos casse-tête était constitué par la vérification de la manière dont vous étiez habillé).

Au-dessus du dessin apparaissait un texte qui, à ce moment là, était inintelligible pour nous,
et qui disait MONDIAL NURSERY.

Pour finir de nous tromper sur le type de vêtements terrestres, apparaissait dans une autre
page du journal (page 6) une photo d'un autre être humain (une dame) vêtue à la mode
classique correspondant à la représentation théâtrale de "Malborough" de Marcel Achard,
représentation qui venait de s'achever au théâtre de Marigny.

Cette découverte documentaire était pour nous donc d'une importance primordiale. Mais
nous ne connaissions aucun moyen scientifique pour pouvoir interpréter les caractères. Il
n'y avait pas de relation directe entre les images et les textes. Nous ignorions si ces
symboles représentaient des chiffres ou des idéogrammes ou si l'on pouvait considérer
comme représentatifs de sons complexes ou de phonogrammes sans intégration.

Que faisait ce document en pleine campagne? Nous ne pouvions croire qu'il avait été posé
là pour nous étant donné que l'excrément présentait des symptômes de dessèchement
commencé bien avant notre arrivé sur la planète Terre.

Lettre 5

SECOND JOUR SUR LA PLANÈTE TERRE

Le 30 mars 1950, deux de nos frères virent des animaux vertébrés avec des protubérances
pointues sortant du crâne. Au total ils en comptèrent huit. Elles paraissaient situées à une
distance de 350 mètres terrestres.

L'on donna des ordres opportuns pour une approche en étant pourvus d' équipements de
défense. Nos frères allaient couverts de vêtements. Leur aspect extérieur était celui de
vulgaires bleus de travail terrestres très serrés.

CARACTÉRISTIQUES DU VÊTEMENT

En réalité il s'agit d'une fine pellicule qui a été pulvérisée sur l'épiderme du dos, des bras et
des jambes.

C'est une substance dont la base principale est constituée par un composant de silice en
dissolution colloïdale dans un produit volatile. Ce liquide en étant pulvérisé sur la peau
évapore immédiatement le diluant laissant cette dernière recouverte d'une légère couche ou
pellicule opaque et poreuse de caractère anti-électrostatique. C'est le seul vêtement que
nous utilisons quand nous travaillons en contact intime avec la nature.

COULEUR
Sa couleur varie en fonction de certaines circonstances de travail. En général il faut utiliser
un code couleur quand un tel équipement est utilisé sur notre planète. Cependant nos
frères d'UMMO déplacés à cette époque adoptèrent une couleur grise dans un souci de
camouflage efficace. Nous vous expliquons ces petits détails car l'incident que nous allons
vous raconter fut à cette époque là très surprenant pour nous.

Nos deux frères se mirent en marche vers le troupeau d'animaux que nous vous avons
indiqué. Il s'agissait simplement de vaches et de bœufs mais à ce moment là un tel animal
inconnu sur UMMO nous était totalement étranger. Seule l'évidence des mamelles
permettait d'identifier le sexe de ces êtres.

Enfins ils arrivèrent aux environs de ce groupe. Avant de s'approcher d'avantage, ils
commencèrent les opérations habituelles d'enregistrement de sons et images et le procédé
de détection des champs électrostatiques et gravitationnels émis par ces animaux. Se
trouvant à une distance de 15 mètres terrestres ils observaient avec fierté la conduite
particulière de ceux-ci, qui tout en ayant remarqué la présence de nos frères, continuaient à
paître sans bouger.

PRÉSENCE DE L'ENFANT

Soudain apparût de derrière un grand rocher des environs un être humain. Sans doute
adolescent, vêtu d'une forme étrangère à nos toilettes.

Ses vêtements ne ressemblaient pas aux images qui avaient été enregistrées jusqu'alors.
Le sexe de l'enfant s'avéra être masculin, mais au début il fut impossible de l'identifier en
tant que tel. Il s'agissait d'un enfant de 11 ans qui surveillait le troupeau de son père, mais
tout cela nous devions le savoir plus tard comme nous vous le raconterons.

La surprise et l'inquiétude instantanée de nos frères furent très élevé. Sans bouger de leur
position, ils sollicitèrent des instructions du Chef de la base souterraine en utilisant un code
digital pour que le nouvel arrivant n'observe aucun mouvements des lèvres.

L'enfant avait dans les mains une substance blanc-jaunâtre (Pain) qui contenait aussi un
produit noirâtre (il s'agissait sûrement de confiture ou de charcuterie), qu'il mangeait
tranquillement sans se troubler devant la présence de nos frères qu'il regarda avec
attention sans paraître trop surpris.

Le jeune enfant leur adressa quelques mots évidemment inintelligibles. Ensuite, en voyant
qu'il n'obtenait pas de réponse, il s'approcha encore plus et en mettant les mains devant le
front, il les regarda avec plus d'attention. Il est étonnant de constater la série d'équivoques
qui suivit.

Analysant par la suite la conduite de l'adolescent (il s'appelait Pierre), il fut évident que le
geste de se mettre la main sur le front était simplement pour se protéger du soleil étant
donné que nos frères étaient de dos au soleil, mais ils interprétèrent une telle mimique
comme un salut et ils firent le même geste, ce qui dut surprendre encore plus l'enfant.

Le jeune français, en voyant l'attitude passive de nos frères, appela son troupeau et se
retira en saluant timidement.

Les explorateurs qui, durant tout l'incident n'avaient pas bougé de leur poste suivant ainsi
les instructions du Chef de notre groupe, retournèrent à la Galerie Base profondément
préoccupés.

Immédiatement commença un débat pour étudier la situation. La surprise fut si grande que
l'on n'avait même pas enregistré des images de l'enfant terrien, ce qui aurait peut-être aidé
moyennant l'analyse des gestes à interpréter l'attitude de celui-ci.

La situation fut jugée si grave qu'ils décidèrent qu'il convenait de se mettre absolument en
contact télépathique avec UMMO, mais après tout il était juste de reconnaître que des
situations comme celle-là et même pires avaient été prévues devant l'arrivée sur Planète
Terre.

Le degré d'incertitude sur ce qui pourrait arriver était si insoluble, que l'on opta pour les
mesures de défense et de protection qui se révélaient les plus adaptées dans cette
situation. L'entrée de la Galerie fut fermée et camouflée, décidant de ne pas sortir de là
avant un temps de 60 heures. L'unique contact avec l'extérieur était constitué par les
dispositifs d'aération et ceux de vision optique et d'enregistrement des images, sons et
champs de forces.

TROISIÈME JOUR SUR LA PLANÈTE TERRE

Le 31 mars 1950, et 23 heures depuis l'incident sérieux que nous venons de vous raconter
on n'observa pas de signes extérieurs anormaux, aussi bien dans les environs que dans le
village de la JAVIE (le seul accessible par les champs optiques des équipements
d'observation). Le 31 donc, vinrent croiser à une distance de 630 mètres le groupe de
vaches vu la veille (neuf exemplaires cette fois-ci) et le même UGEE. Cette fois-ci son
image fut captée fidèlement au niveau de ses mouvements et amplifié si bien en ce qui
concerne les détails de sa morphologie physiologique que de sa tenue.

Dans les 25 heures qui suivirent, on capta les images de deux autres êtres qui croisèrent le
champ optique d'observation, mais à une plus grande distance de la route suivit par l'enfant.
Il s'agissait de deux hommes adultes.

En faisant un bilan rétrospectif des ces journées, nous devons nous étonner de ce qui
arriva. L'effet ayant été déduit plus tard après diverses discussions avec les personnes qui
prirent part aux événements. Par exemple, il est incroyable que l'enfant Pierre...... (nous
omettons son nom pour des raisons évidentes) qui vit actuellement, ne se soit pas plus
étonné par notre tenue et ne court pas nous dénoncer à ses parents ou aux autorités de
DIGNE.

Ce jeune qui jamais ne connu véritablement notre identité bien que nos contacts avec lui
(nous continuons à le contacter) furent fréquents, confessa que les étranges "vêtements
serrés" n'attirèrent jamais son attention. Deux ans auparavant il avait vu trois topographes,
Allemands ou Suisses, prenant des mesures dans les environs et la seconde expérience
ne le surprit pas d'avantage. Il dit qu'il nous prit pour ce que nous étions en réalité, des
"étrangers".

La curiosité enfantine insatisfaite l'induisit à nous rencontrer de nouveau pour la satisfaire et
il n'eût pas le courage de dire quoi que ce soit à son père craignant avec raison que celui-ci
conseille de ne pas s'approcher d'inconnus. Il confessa sa désillusion quand il constata le
lendemain (le 31) que les étrangers n'étaient pas là. (Souvenez-vous que ce jour là nos
frères n'eurent pas le courage de sortir, s'attendant à une possible réaction des terriens).

Durant les moments qui précédèrent la seconde sortie, on s'occupa à confectionner avec
des lames de substance flexible et élastique de couleur grise des tenues qui ressemblaient
vaguement aux vêtements des adultes dont les images avaient été captées le 31.

Les boutons furent imités avec un alliage d'aluminium, même si on ignorait encore la
véritable fonction de ceux-ci.

Les cravates furent confectionnées avec de la pâte de couleur noire et d'une seule pièce
car le nœud et la bande vus sur les images ne permettait qu'une idée de leur aspect
topologique extérieur.

Et comme de la poche de l'un des sujets aperçus sortait un mouchoir, on imita même ce
détail, (tout en ignorant sa fonction), en faisant dépasser d'une fente d'un soi-disant
costume une feuille froissée de produit alimentaire synthétique qui se présente sous forme
de fines lamelles.

Maintenant nous réalisons avec horreur l'effet qu'aurait produit cette tenue de nos frères
s'ils s'étaient promenés dans la rue principale de DIGNE. Aucun observateur terrestre
n'aurait confondu les tissus classiques qui servent pour les vêtements classiques avec
cette grossière imitation. Cependant les critères rigoureux de nos frères évitèrent ce
danger. Il s'agissait seulement de sortir pendant la nuit ou la fin de la soirée.

2 AVRIL 1950, ÉPREUVE DE L'ALIMENT TERRESTRE

Le 2 avril 1950, après avoir vérifié que notre présence ne semblait pas avoir provoqué
d'alarme, et tout en admettant l'hypothèse plausible que même si les terrestres informés de
notre présence étaient en train de nous surveiller en secret, il fut décidé de sortir en plein
jour pourvus des vêtements improvisés imitant le style terrestre.

Nos deux frères avaient avec eux cette fois-ci des équipements d'enregistrement et de
défense, un exemplaire du message rédigé avec des symboles idéographiques
d'interprétation facile dont nous avons déjà parlé dans les documents précédents d'un
fragment du journal FIGARO trouvé les jours précédents éparpillé au sol et couvert
d'excréments.

L'on décida d'aller à la recherche de l'enfant terrien qui, habituellement accompagnait les
mammifères vus quelques jours auparavant. En les voyant, l'enfant salua avec les mains
sans que nos frères comprennent exactement s'il s'agissait d'un geste hostile, de salut ou
d'alarme; ils optèrent donc pour rester arrêtés en attendant la réaction de l'adolescent.
Celui-ci s'approcha semble-t-il sans peur, et il dut demander quelque chose.

Cette fois-ci il semblait surpris en voyant les vêtements plus étranges que le jour antérieur,
bien qu'il se fut agi cette fois-ci d'imitation de vêtements terrestres. Il est aussi curieux de
constater que l'enfant les reconnut malgrè la différence de tenue.

L'enfant sortit un étrange récipient (il s'agit d'un thermos) et leur offrit son contenu après
avoir défait un autre paquet contenant des aliments. Une discussion par gestes très animée
commença. Un de nos frères tout en sachant le risque qu'il prenait au cas où les aliments
auraient eu leurs protéines orientées dans l'autre sens ( vous savez que les molécules
protéïques peuvent être dextrogyres ou lévogyres) osa accepter les viandes pour ne pas
éveiller d'autres soupçons tout en prévenant son frère de refuser.

Ce fut la première fois que l'un de nos frères ingurgita des aliments terrestres. Ceux-ci,
finalement, ne furent pas nocifs. Ce détail qui peut vous paraître secondaire est en réalité
d'une importance transcendante car il confirme l'hypothèse qui établit une même orientation
moléculaire pour tous les être vivants du COSMOS à l'encontre de l'un des postulats de
l'hypothèse quelque peu décadente de la parité dans l'orientation, selon laquelle "la
probabilité pour que sur une planète surgissent les piliers moléculaires organiques orientés
dans le sens dextrogyre est statistiquement la même que dans le sens lévogyre".

L'enfant terrien ne paraissait pas très étonné du langage de nos frères. Pendant que
ceux-ci pensaient étonnés et stupéfaits, que l'enfant n'était pas surpris du fait que ces êtres
venaient d'une autre planète.(N'oubliez pas qu'alors nous croyions encore que les terriens
comprenaient tous leurs langages, dont des fragments avaient été différenciés par nos
spécialistes qui avaient capté vos émissions radioélectriques).

En un mot: pendant que le berger prenait nos expéditionnaires pour de simples étrangers,
ceux-ci étaient convaincus que l'adolescent avait deviné leur origine extraterrestre.

L'ENFANT EST PROMU PROFESSEUR DE LANGUE

Un de nos frères commença la tâche immédiate de signaler divers objets pour que l'enfant
traduise dans sa langue le signifié. Le petit comprit très vite ce que l'on attendait de lui et
très fier de son rôle de professeur, il traduisit en français une riche gamme d'objets et de
verbes faciles.

Nos frères sortirent le fragment du journal en langue française et l'enfant quoique avec
certaines difficultés, lut parfaitement des paragraphes entiers.

Vous ne pouvez imaginer la joie intérieure de nos frères. Les gestes et les mots de l'enfant
étaient enregistrés optiquement et phonétiquement sans que celui-ci s'en aperçoive.

Nos frères de la galerie souterraine suivaient les évènements fidèlement grâce à un
équipement transmetteur d'ondes gravitationnelles. Vous-même pouvez vous douter de
l'importance que revêtait pour nous, non seulement de connaître la signification de quelques
phonèmes en langue terrestre (en l'occurrence en français) mais aussi l'interprétation
phonique des symboles ou lettres imprimés sur un document, même si nous ignorions
encore leurs significations profonde.

Dans cette journée, 119 mots correspondants à des objets visibles dans la campagne, à
des parties du corps humain et à des verbes représentant quelques actions topiques telles
que "PRENDRE", "MANGER", "BOIRE", "RELEVER".. etc. dans leur forme infinitive nous
furent révélés par cet enfant terrien.

Lettre 6

Dans les chapitres précédents, nous avons relaté succinctement les journées historiques
qui ont précédé notre arrivée sur cette planète, comme, par exemple, l'arrivée de trois nefs
dans une région proche de DIGNE (Basses Alpes: Françaises).

PREMIERS MOIS DE VICISSITUDES EN FRANCE.

Dans les paragraphes suivant, nous voulons réaliser une synthèse historique de nos
premiers mois en France: jusqu'à ce que l'UMMOAELEWE (Conseil Général de la Planète
UMMO), au su des informations réunies par le groupe d'explorateurs tendant à prouver (ce
qui était inconcevable avant) la possibilité, pour nous, de nous mêler incognito aux êtres
humains, décide de modifier le plan d'observation et nous ordonne de nous disperser sur la
Terre.

Pour des raisons facilement compréhensibles, nous tairons le nom de quelques citoyens
de la République Française qui ont été en contact avec nous durant ces quelques
semaines (nous avons d'ailleurs de bonnes raisons de croire qu'ils ne soupçonnèrent
jamais notre identité).

Quand, au long de ce récit, nous omettons une date, taisant le chiffre référence du jour,
nous le faisons sciemment, craignant que cette date aux mains d'un expert, ne conduise à
une identification qui pourrait nous être préjudiciable.

Nous avons aussi renoncé à nourrir cette histoire de quelques faits, d'inégales valeurs
anecdotiques, qui constituèrent des jalons importants dans le processus de notre
assimilation clandestine éventuelle au Filet Social Terrestre.

Il s'agit de certains contacts pris avec des personnes et des entités officielles (de
l'administration Centrale et, en certains cas, Municipale) de l'État français. Ces contacts,
pris grâce à des noms et nationalités frauduleux, ont toujours été enregistrés, d'une
manière ou d'une autre, dans des archives, et nous préférons donc, pour des raisons
évidentes, ne pas les mentionner.

Les Services Administratifs et Techniques du Gouvernement français de cette époque
n'eurent jamais conscience de notre arrivée sur le Territoire français. Les indications, filtrant
à travers la presse locale et les rumeurs circulant parmi les paysans, concernant les
quelques traces visuelles de notre descente, se perdirent dans le fatras des articles publiés
dans la presse française traitant des apparitions, sur l'ensemble de la planète, de
Soucoupes Volantes.

De plus, à cette époque, le Gouvernement Français avait des problèmes beaucoup plus
graves à traiter. Par exemple, le cabinet Bidault se heurtait, à ce moment là, aux problèmes
posés, par les conflits sociaux dans les secteurs du Gaz et de l'Électricité , sans parler de
la guerre d'Indochine sur laquelle se concentrait l'attention des spécialistes français.

D'autre part, les services de renseignements français, "deuxième bureau", avaient reçu des
renseignements inquiétants d'après lesquels les troupes nord-coréennes établissaient un
plan d'invasion du territoire autonome du sud ce qui aurait pu aggraver de manière
incontrôlable la tension mondiale sur la planète.

De telle sorte que, si les services techniques avaient eu la possibilité de faire parvenir, dans
les hautes sphères, les vagues indices que nous avions pu laisser filtrer par inadvertance,
en raison de l'inexpérience de nos frères, méconnaissant alors la langue française, ceux-ci
ne furent pas pris en considération.

En effet: En 1959, quand nous avons effectué, dans les milieux officiels, un sondage secret
pour retrouver des documents secrets mettant en avant l'éventualité de notre arrivée sur la
Terre dans le sud de ce pays, sous quelque forme que ce soit, il nous fut impossible de rien
trouver.

ISOLEMENT DANS LA GALERIE ET ÉTUDE DE LA LANGUE

Maintenant, nous allons expliquer comment un jeune berger français (qui vit toujours (NdR:
en 1967)), sans se douter de notre identité, nous lisant les articles de presse et nous
rapportant les "ont dit", nous montre de manière inattendue pour nous qu'il nous était
possible de traduire en français nos expressions verbales et de comprendre le sens de
votre écriture. Nos frères décidèrent de s'isoler quelques temps dans notre base
souterraine pour assimiler les quelques notions idiomatiques obtenues de manière si
précaire. Toutefois, beaucoup d'articles imprimés dans les coupures de journaux restaient
inintelligibles, mais nous captions continuellement les émissions de la radiodiffusion
Française ce qui nous apporta une grande aide.

Il était extrêmement regrettable pour nous de ne pas disposer d'équipement capable de
recevoir les images de télévision. Ils arrivèrent aussi, grâce à la réflexion des ondes sur la
troposphère, à recevoir faiblement les émissions radiophoniques provenant de pays
étrangers et, dont, naturellement, le sens nous était incompréhensible.

ENTRÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS DANS UNE HABITATION TERRESTRE

Le 24 avril 1950 marque une date historique pour la première expédition UMMO.

A cette époque nous n'avions qu'une idée très rudimentaire de la structure sociale qui
régissait la mystérieuse planète Terre.

Nous avions repris contact avec l'enfant français qui, bien que de culture élémentaire, apprit
à nos frères le sens de certains mots clef qui les renseignèrent suffisamment sur certains
aspects aussi importants que l'existence de nations autonomes, la notion de l'argent et
autres coutumes spécifiques des êtres terrestres.

Le jeune français fournit deux exemplaires de la presse française, Le Monde du 22 avril et le
Figaro du 17 avril, informant tous deux des bruits de graves maladie qui circulaient à propos
d'un certain Staline. L'enfant savait seulement que Staline était "celui qui commande aux
communistes" mot que nos frères rencontrèrent souvent et qui était, pour eux, plein de
mystère.

Une dépêche, en date du 23 avril, et parue dans le Monde du 24 informant, par exemple,
qu'un certain CHIANG KAY SHEK avait décidé d'abandonner l'île d'Hainan, dont la capitale,
Hanoï était occupé par les communistes.

Il nous fut impossible de savoir du jeune français, si le mot Chiang se rapportait à une
machine, une entité, un groupe social ou un humain.

Mais nos frères avaient appris quelque chose d'extrêmement important: il n'existait pas, sur
cette planète d'unité de langage ni de structure sociale. Les humains terrestres se
rassemblaient par grands groupes de culture et de morphologie particulière, et, pour
incroyable que cela puisse paraître, il était possible de se présenter à un groupe, ou à une
nation, en se faisant passer pour membre d'une autre. Il était possible de simuler une
langue existante sans créer le doute.

Le 24 avril (1950), on fit le plan de pénétrer dans une habitation qui se trouvait à 17,4 km de
notre base, pour surprendre ses habitants et, sans leur faire de mal, pratiquer un certain
nombre de larcins dont ils recevraient compensation dans le futur (comme il en fut en
1952).

Celle-ci fut la première des quatre atteintes à la propriété que nous avons commises dans
le département des basses alpes et des dix huit autres commises en France et en Suisse.

Jamais, au cours de ces actions, les victimes ne subirent de sévices corporels et toujours
elles reçurent des compensations. Dès que nous eûmes la possibilité de disposer d'argent,
sans avoir à le voler, de falsifier des papiers d'identité et de connaître les caractéristiques
de quelques armes, nous décidâmes d'arrêter ces rapines bien qu'à nos yeux elles soient
justifiées.

La nuit du 24 avril 1950, quatre de nos frères pénétrèrent dans une maison isolée en pleine
campagne.

Auparavant l'endroit où se trouvèrent les habitants de cette maison avait été reconnu par
nos sphères détectrices (se propageant à une altitude quelconque et captant son et
images).

A trois heures du matin, le 23, les ouvriers, qui dormaient dans un appartement, un couple,
propriétaire de la maison, et leurs trois enfants furent anesthésiés en plein sommeil.

(NdR: Cette famille a été retrouvée; elle avait d'ailleurs déposé plainte, pour les vols dont la
liste suit, à la Gendarmerie de Dignes)

Ont été dérobé: soixante dix mille francs (anciens) approximativement, des vêtements, des
pièces d'identité (à partir desquelles nous en fîmes de fausses), deux stylos billes, un
hygromètre représentant une religieuse, des clefs, des timbres-poste, un paquet de lettres
et factures payées se rapportant à un tracteur, plusieurs journaux périmés. Des livres
spécialisés sur l'élevage du bétail, un texte expliquant les phases d'une moisson et la notice
d'un tracteur. Une encyclopédie enfantine, un rouleau de papier hygiénique, un peu de
désinfectant pour plaies, un réveil matin, deux ampoules électriques ( que vous, en
Espagne, vous appelez "bombillas"), un morceau de savon. Nous arrachâmes un
interrupteur électrique et le compteur électrique. En plus, quelques pièces détachées du
tracteur, des tubes de médicaments sous forme de dragées, un cartable avec des devoirs
scolaires, six paires de chaussures d'homme et deux de femme (tout ce qu'il y avait), le
poste de radio, une bouteille de jus de citron, deux pommes de terre, un calendrier mural,
un sécateur et un quinquet.

Une partie de ce butin fut camouflé à quelques quatre cent mètres en attendant d'aller le
rechercher la nuit suivante, le reste fut transporté dans notre base souterraine.

Les huit jours suivants furent entièrement consacrés, par nos frères, à analyser ces curieux
ustensiles, essayant de comprendre les textes imprimés et les images prises de l'intérieur
des appartements. Tout était fascinant. Nos frères avaient visité ces étranges maisons
chaulées, examinant les meubles faits d'une substance qui ne leur sembla pas d'une
origine végétale.

TECHNIQUE DE L'OPÉRATION

En éclairant à travers les fenêtres avec une lumière telle qu'on ne pouvait la remarquer,
UURIO-79, fils de ISAAO-5, UCRYI-19, fille de OBAA-7 et ADAA-66 fils de ADAA-65 (mort
sur Terre en 1957), furent les premiers, dans l'histoire, à observer une habitation terrestre.

L'opération était menée par ODDIOA-1, fils de ISAAO-132.

Sur un grabat dormaient deux terriens sous l'effet d'un gaz anesthésiant. Bien que sachant
déjà que, sur Terre, les femmes se laissaient pousser les cheveux, nos frères ne purent
déterminer tout de suite leur sexe respectif. On leur retira leurs vêtements en en prenant un
petit morceau.

Les deux corps furent partiellement dénudés, et on préleva de la sueur des aisselles et du
bas ventre. On préleva aussi des échantillons de poils venant de la tête, des bras, du pubis
et des jambes, des échantillons de mucosité nasale, de poils et de sécrétion de la vulve.

En plus des objets emportés, des fragments de meubles, d'ustensiles, de carrelage et de
parement, furent prélevés et codifiés en fonction des images prises des objets auxquels ils
se rapportent (en images sont des sortes de photos tridimensionnelles).

Il ne fut pas possible de prélever de la salive sur aucun des terriens. Dans une veste
emportée on trouva, en plus, un briquet et des cigarettes. En même temps nous pûmes
prélever des fragments sur des vaches présentes dans un enclos.

Nous dûmes anesthésier deux chiens qui commençaient à hurler (ceci est la description la
plus juste des notes enregistrées à cette date).

ANALYSE DES OBJETS SOUSTRAITS

Aussi étrange que cela puisse paraître, nous constatâmes avec regret que, malgré le grand
nombre d'échantillons et d'objets en notre possession, si l'analyse effectuée nous
renseigna exactement sur leur composition chimique, il n'en fut pas de même quant à leur
fonction ou utilité.

Par exemple, il nous fut impossible de déterminer l'utilité des morceaux de savon. Toutes
les méthodes employées pour trouver l'utilité du "quinquet" conduisirent à un échec.

A part cela, ce fut merveilleux de trouver que le moteur du compteur fonctionnait sur du
courant alternatif et de voir comment les indications portées sur le cadran frontal étaient
liées à l'énergie. Mais il nous fut impossible de déterminer si cet appareil servait à mesurer
le temps ou une autre grandeur périodique quelconque.

La fonction d'un vieux réveil matin nous intrigua pendant quelques temps. Dans un premier
temps nous avons craint que cet appareil, s'il était constitué d'un émetteur, présente un
risque de faire découvrir nos frères. Les caractéristiques purement mécaniques furent
rapidement découvertes. A cause de sa sonnerie nous doutions sérieusement de son
utilisation en tant qu'appareil à mesurer le temps.

Ampoules électriques: Pour prélever un fragment de filament, nous perçâmes prudemment
le verre de l'ampoule électrique; ce fut une grave erreur qui retarda beaucoup notre
connaissance de l'utilité de cette ampoule. Les filaments s'oxydèrent rapidement et
fondirent quand on les soumit à une tension croissante.

Cigarettes: Les cigarettes furent identifiées grâce à des photos prises antérieurement.
Nous crûmes qu'il s'agissait d'un dispositif émetteur d'un gaz permettant aux terriens de
respirer plus facilement. Nos frères furent assez déconfits de ne pas trouver, à l'intérieur,
les mécanismes compliqués auxquels ils s'attendaient. L'énigme n'en fut que plus forte.

Argent: Mais il ne fit aucun doute que l'importance de l'argent en billets de banque, des
vêtements et des chaussures dépassait largement celle des autres objets.

Nous comprenons fort bien que les graves extorsions que nous avons pratiqué dans cette
famille française pacifique soulèvent chez vous l'indignation, bien que cette famille fut
largement indemnisée ultérieurement. Nos frères furent préoccupés par les conséquences
de telles actions. Toute sortie fut interdite à tous, et les alentours furent observés tout en
préparant tous moyens de défense. Mais à part l'agitation dans la ferme et les allées et
venues de quelques terriens entre la ferme et le petit village, rien ne semblait anormal. Au
cours de la même nuit, on put récupérer la partie du butin cachée dans les environs.

(Lien sur lettres 57 - site "les lettres Ummites")
 
 

                           Fin de la nouvelle version
 
     Page Précédente
                                 Introduction