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Paradoxe cohérent du perfectionnisme Je n'ai pas résolu le paradoxe opposant l'esquisse au parachevé. Quand décide-t-on qu'un texte est terminé, bien comme il est ? Quand peut-on dire, par exemple, que l'esquisse n'en est plus une, sinon prête à être présentée sous forme d'esquisse ? Cette façon de considérer mon travail (écriture comme dessin) va presque à l'encontre de mon perfectionnisme, et en cela il y a un nouveau paradoxe. Ou plutôt : à travers la tentative de parachèvement de l'ébauche, de l'esquisse, mon perfectionnisme fait sens, se révèle cohérent. Être perfectionniste, c'est aussi se vouer à l'imperfection, en ce que le travail ne sera jamais parfait. En ce sens, il m'apparaît cohérent que je m'inscrive dans une démarche prônant une esthétique de l'inachevé, de l'imparfait. (2003) |
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