1989-1990
   "Ça m’a fait du bien de partir de Bordeaux. J’avais le petit train-train quotidien, Julie allaitaccoucher, alors j’aurais eu les beaux-parents derrière pour dire ce qu’il fallait faire en pas faire. Et je voulais quelque chose de bien pour Michael. C’est pour cela que je suis parti à Marseille et j’en garde un très bon souvenir.

   Quand je suis arrivé à l’Olympique de Marseille, on m’a dit que j’allais jouer avec Karl-HeinzForster et Carlos Mozer. Forster s’est blessé et j’ai donc joué en défense avec Carlos. Mais jen’ai pas été bon dans cette équipe.

   Quand je suis arrivé, Bordeaux venait de vivre une saison difficile et avait terminé 13ème du championnat. Ca a été très dur pour moi. J’étais blessé à la cheville, l’entraîneur ne me faisait pas confiance. Ce fut dur également car je venais de quitter Bordeaux, la meilleure équipe de France, et en arrivant à Marseille je tombais dans l’inconnu.

   Sur le plan sportif, ça a été une année difficile. Mais dans la vie de tous les jours, c’était super. Quand nous sommes arrivés, nous avons été accueillis à bras ouverts. Les gens ont été très gentils. Là-bas, il fait toujours beau, il y a le soleil, les gens sont toujours de bonne humeur. En un an à Marseille, je me suis fait plus d’amis qu’en dix ans à Bordeaux. Et on a gardé des contacts, on se téléphone souvent.

   Je m’entendais très bien avec Carlos Mozer, comme ma femme est d’origine portugaise. Il y avaitune bonne ambiance dans l’équipe, on faisait des barbecues les uns chez les autres. C’était leparadis, avec le soleil, on avait une piscine, une belle maison… J’ai gardé des amis, on se plaisait énormément là-bas. Mais à 22 ans, il fallait que je joue, je n’allais pas être payé à ne rien faire ! Au mois de février-mars, j’ai commencé à bien jouer, à être bon et j’ai décidéde partir. Je suis parti pour Auxerre, parce qu’on me garantissait de jouer au poste que j’affectionne…"