Une deuxième version des textes de négociations de l'Accord de la zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) devrait être prête à être dévoilée lors de la septième réunion officielle des ministres responsables du commerce concernés qui se tiendra à partir du 31 octobre à Quito, en Équateur. Ce dévoilement se fera moins attendre, promet-on, que celui de sa première version lors du Sommet des Amériques en 2001 à Québec.
Le document de travail sera une nouvelle occasion de faire le point sur le processus de négociation entrepris en 1995 et devant se conclure, entre les 34 pays impliqués, au plus tard en janvier 2005. À l'instar de sa version précédente, il devrait essentiellement être constitué d'une longue série d'articles placés entre crochets afin de signifier qu'ils ne font toujours pas l'objet de consensus.
La date exacte de ce dévoilement doit être fixée à l'occasion de la réunion interministérielle de Quito. «Une fois décidée, la publication de cette nouvelle version préliminaire devrait prendre beaucoup moins de temps que la dernière fois, explique André Lemay, porte-parole du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international. Des mesures ont été prises pour que l'on ne revive pas les mêmes problèmes qu'à Québec.»
Question de traduction
Censée être une démonstration de la transparence du processus de négociation en cours, la publication de la première version de ces textes avait eu lieu trois bons mois après la fin du Sommet des Amériques en avril 2001. Les milliers d'opposants au projet qui s'étaient rendus à Québec y avaient alors vu une odieuse manoeuvre des gouvernements visant à cacher la nature et les implications des négociations en cours.
L'impression laissée à cette occasion s'est révélée si mauvaise et si durable que l'un des principaux porte-parole canadiens dans le dossier, le haut fonctionnaire Marc Lortie, devait encore se défendre, le mois dernier, de toute intention du genre. Le délais, répétait-il, était uniquement attribuable à la nécessité de traduire ces textes techniques dans les quatre langues officielles de la ZLEA. Si les versions anglaise, française et espagnole se révélaient, en effet, relativement faciles à obtenir compte tenu de l'expérience du Canada dans le domaine et du nombre de pays hispanophones sur le continent, poursuivait-il, il en était autrement de la version portugaise destinée au Brésil. À Québec, on a voulu traiter tout le monde sur le même pied et ménager les susceptibilités des Brésiliens déjà fortement réticents aux négociations en cours. «On a choisi d'attendre, disait le mois dernier Marc Lortie, mais il y a eu un coût politique à payer.»
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