Mini-sommet de l'Organisation mondiale du commerce - Le Sheraton prend le relais du Reine-Elizabeth
    PC
    Le Devoir
    Édition du samedi 19 et du dimanche 20 juillet 2003

    Ottawa - Les ministres du Commerce de la plupart des États industrialisés -- et d'une poignée de pays en développement -- prendront part au minisommet de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui doit se dérouler à Montréal du 28 au 30 juillet prochain.

    En tout, 25 pays seront représentés, plus l'Union européenne qui regroupe 15 États. Les États-Unis, le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Suisse et Hong Kong y seront, mais aussi la Chine, l'Inde, le Brésil, le Mexique, le Pakistan, l'Argentine, la Corée du Sud, le Bangladesh, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l'Égypte, la Guyane, le Kenya, le Lesotho, le Maroc, Singapour et l'Afrique du Sud.

    L'événement aura finalement lieu à l'hôtel Sheraton du centre-ville de Montréal, a confirmé le ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international, qui en assure l'organisation. Plus tôt cette semaine, l'hôtel Reine-Elizabeth, où devait se dérouler le sommet, a annulé la réservation d'Ottawa, invoquant des motifs de sécurité.

    Des regroupements «altermondialistes» planifient effectivement des affrontements entre manifestants et policiers, «dans le but de faire déraper» la rencontre -- voire de forcer son annulation.

    Les contestataires reprochent notamment à l'OMC de «réduire la capacité des gouvernements d'implanter des politiques progressistes en matière de travail, de santé, de sécurité sociale et d'environnement», ainsi que de «mettre en péril les droits des populations de décider de leur propre avenir».

    «La réunion met en scène quelques pays qui vont discuter de ce qu'ils vont faire adopter par les autres ensuite», affirmait le mois dernier une porte-parole de la Convergence des luttes anticapitalistes, Mélanie Sylvestre. «Il n'y a rien de démocratique là-dedans.»

    En dévoilant la liste des pays participant au sommet, le ministre canadien du Commerce international, Pierre Pettigrew, a tenté de rassurer les contestataires quant au but de la réunion.

    «Il est clair qu'à quelques semaines de la rencontre ministérielle de Cancun [mi-septembre], nous devons envoyer un signal très clair, dans le domaine de l'agriculture par exemple, que les membres de l'OMC ont à coeur la réussite des négociations, afin que les pays en développement puissent profiter pleinement de la mondialisation et permettre une amélioration accélérée de la qualité de vie des peuples les plus pauvres de la planète», a-t-il déclaré à la Presse canadienne.


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