Foire des alternatives à Montréal - Pour une mondialisation différente des discussions de Cancún
    Geneviève Otis-Dionne
    Le Devoir
    Édition du lundi 8 septembre 2003

    Divers groupes de la société civile organisent cette semaine une Foire des alternatives à Montréal pour proposer aux gens une mondialisation différente de celle qui sera discutée du 10 au 14 septembre à Cancún lors de la ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

    Du 8 au 11 septembre, la population pourra participer à différents débats au Café de la Petite Gaule, dans le quartier de Pointe-Saint-Charles. Vendredi soir, un spectacle est prévu sur la scène de la salle Marie-Gérin-Lajoie de l'UQAM, avec au menu de la danse, des chansons, des conférences et de l'humour politique.

    Samedi dans la journée, sur la place Émilie-Gamelin à Montréal, les gens trouveront des stands d'information, de l'animation et plusieurs ateliers de formation. Différents groupes, dont la Fédération des femmes du Québec, CANEVAS (Collectif d'action non violentes autonomes), CAP-Monde (Convergence pour l'avenir des peuples du monde), ATTAC-Québec (Association pour la taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens) et ÉquiTERRE seront présents pour répondre aux questions du public.

    «Nous avons le droit de dire non [à la mondialisation actuelle], dans la mesure où nous avons des alternatives à proposer», affirme Lorraine Guay, de la Fédération des femmes du Québec. «Nous voulons mener des débats sur le type de monde dans lequel on veut vivre. Jeter un regard critique sur ce qui ne fonctionne pas, mais aussi proposer des idées qui sont novatrices et qui son susceptibles de changer l'allure du monde», ajoute-t-elle.

    Un nouveau courant

    Mme Guay explique que cette Foire représente le nouveau courant militantisme des altermondialistes qui veut dès aujourd'hui «changer les choses et ne pas attendre à demain. Il faut en parler, mais surtout agir. Le commerce équitable est d'ailleurs un exemple intéressant de gestes concrets», souligne Mme Guay.

    Ce soir, sur le thème L'Agriculture dans l'avenir, se déroulera le premier débat au Café de la Petite Gaule. «La question agricole est centrale à la ministérielle de Cancún et c'est important qu'on en parle également à Montréal», soutient le représentant de l'Union paysanne, Antoine Gendreau-Turmel.

    M. Gendreau-Turmel dénonce notamment le «vision économique» de l'OMC sur l'agriculture. Il mentionne que le dumping alimentaire exercé par les États-Unis dans les pays du Sud «détruit la sécurité alimentaire à moyen et à long terme des pays pauvres et détruit la production locale». Il ajoute que les OGM se répandent à grande vitesse dans l'ensemble des pays, «mais on peut encore agir et freiner le problème», précise M. Gendreau-Turmel.

    Le représentant de l'Union paysanne rappelle que le commissaire de l'ONU pour les droits de la personne «a affirmé qu'il y avait des conflits actuels ou potentiels entre les accords de l'OMC, notamment au niveau de l'agriculture, et les traités internationaux sur les droits humains qui incluent le droit à l'alimentation, le droit à la santé et le droit à l'autodétermination».


    FAIR USE NOTICE: This page contains copyrighted material the use of which has not been specifically authorized by the copyright owner. NoNonsense English offers this material non-commercially for research and educational purposes. I believe this constitutes a fair use of any such copyrighted material as provided for in 17 U.S.C § 107. If you wish to use copyrighted material from this site for purposes of your own that go beyond fair use, you must obtain permission from the copyright owner, i.e. the media service or newspaper which first published the article online and which is indicated at the top of the article unless otherwise specified.

    Back to Resist the WTO