Jarist - Amazalin - Hornf


L'histoire de trois héros?




***

* * * Chapitre 1 * * *

Le soleil se couchait à peine lorsque Jarist alla vers la demeure de son maître. Il répétait son scénario dans sa longue tête. Devant la porte, il prit une grande respiration et serra son médaillon caché sous sa grande toge noire. L'heure était venue, son maître l'avait bien entraîné, il savait maintenant beaucoup sur les secrets de la magie des dieux… Il avait appris beaucoup. Mais il devait accomplir la plus dure des épreuves : l'épreuve finale ! Il fit une courte prière à son dieu, récita quelques paroles incompréhensibles pour le commun des mortels et entra… La porte percuta le mur mais ne fit nul son. Le silence était mystifiant mais nécessaire à sa mission. Il se pressa vers son maître qui, à son habitude, s'était endormi sur un livre de prière au dieu de la lumière. Jarist sorti son poignard, le porta à la gorge de son maître et lui fit une nouvelle ouverture de la gorge à l'oreille. Le maître regarda son jeune élève, son meurtrier, sans rien comprendre pendant que son sang coulait sur le livre sacré. Le jeune apprenti, maintenant devenu son propre maître, referma la porte laissée ouverte. Il enleva les deux bagues au cadavre ainsi que son médaillon en forme de soleil. Il ajouta à sa bourse les bagues et cracha sur le médaillon et le souilla de sang. Il attendit ensuite que le silence divin se dissipe, ce qui ne pris que quelques secondes de plus. Il posa les mains sur le mort et invoqua de nouveau son dieu… Peu de temps suffire au défunt avant de se relever. Le regard vide l'ancien maître regardait son ancien élève. "Je suis le maître maintenant" s'écria le jeune Jarist mais nulle réaction n'apparut autour de lui. Jarist quitta la demeure de son ancien maître, un sac bien remplis à la main. Il retourna à la ruelle où il avait laissé ses affaires personnelles. Une heure plus tard, il serait déjà loin de cette petite ville perdue.

* * *

Dans une clairière au creux de la forêt, Amazalin lisait un grand livre sombre. « De la poussière de rat brûlé… Ou je vais trouver ça maintenant… » marmonnait-il en se grattant derrière ses longues oreilles pointues. Il avait quitté la communauté où il avait grandit depuis longtemps. Les chants sous les étoiles ou encore les ballades dans la forêt à la recherche de baie sauvage ne l'avaient jamais attiré. Il avait toujours eu un étrange sens de la curiosité pour tout ce qui touche à la magie… Mais cet art n'était pas pratiqué dans son petit village elfique. Il dut le quitter pour poursuivre ses rêves mais jamais il n'eut de véritable mentor. Il n'avait jamais la patience d'attendre avant d'apprendre les sortilèges plus puissants. Il vola quelques grimoires et tomes magiques à chacun de ses maîtres de passage. Il fut relativement chanceux mais il dut voyager, voir même fuir souvent… Aujourd'hui, à plus ou moins trois années à pied de sa terre natale et deux semaines de sa dernière acquisition magique, il rêvait encore de pouvoirs toujours plus grands.

* * *

Hornf marchait dans les souterrains avec son nouveau groupe, une troupe de marchand dirigé par un grand et mince elfe noir. Il avait pour but d'aller échanger leur marchandise à la Grande Place de la ville d'Imloza, la capitale du pays. Le groupe, hormis Hornf, consistait en trois orques garnit de cottes de maille et d'épées, d'un gobelin robuste munit d'un marteau et, du leader, un drow sans arme apparente, mais ni Hornf, ni les autres du groupe n'oserait le confronter. Quant à lui, Hornf, était de race des nains. Il eut déjà été un jeune et vaillant guerrier. Il avait souvent tué ceux de la race de ses compagnons actuels. Mais aujourd'hui, tout ça n'avait plus d'importance. Sa vie en tant que guerrier du Clan de la Hache Argentée était terminé. Son ancien clan l'avait bannit. Tout ça parce qu'il les avait protégés de la Grande Bête ! Si cette dernière avait choisi une autre cible que lui pour son venin acide, il serait sûrement un héros de guerre… Mais non! La créature le défigura… Peu après, il fut jeté dehors tel un mendiant. Voilà à quoi Hornf pensait en escortant la marchandise vers la surface.

* * *

Le soleil était levé depuis quelques heures déjà quand Joan arriva devant la maison de son maître. Son maître avait rarement l'habitude d'être en retard ou pire de ne pas se présenté pour la messe en l'honneur de Luminis. Mais aujourd'hui, il n'était pas venu. Le grand prêtre avait envoyé Joan, un des deux disciples de Maître Karail. Joan trouva la porte de son maître légèrement entrouverte. Il poussa sur la porte… Un sentiment étrange lui serra la poitrine, comme si une odeur malsaine lui montait au nez, mais à l'intérieur de lui-même. La porte continua d'ouvrir d'elle-même laissant apparaître Maître Karail. « Maître ! Monsieur, vous êtes en… Aaaaah ! » Son maître lui enfonçait un poignard dans le cœur… Toggarn arriva sur les lieux. « Qu'est-il arrivé ? » Demanda-t-il d'un ton sec. Le garde le regarda de pied en cape. Un grand homme, pas très costaud, avec un regard fin mais noir. À première vue, ces vêtements n'avaient rien d'exceptionnel, sauf peut-être pour le ceinturon qui ressortait de la cape qui dissimulait le reste, à l'exception de la pointe d'une épée. « La dame ici déclare avoir vu, un peu avant l'heure du dîner, le jeune garçon tomber devant la porte de Maître Karail. Son mari est ensuite aller à son aide mais il fut attaqué par ceci ! » Dit le garde en pointant d'abord la dame qui pleurait la mort de son mari, et ensuite Maître Karail debout dans la pénombre du cadre de porte, la gorge tranché, poignard à la main, immobile. Toggarn avança à quelques pas de la porte, apercevant le second garde qui avait une vilaine blessure à l'épaule, il arrêta à environ 2 mètres de la porte. Maître Karail ne brochait pas, toujours immobile. "Je crois bien que nous ayons affaire à un zombie" Annonça Toggarn d'un ton confiant. "Il doit garder la porte…" Il sortit son épée et avança dans l'entrée. Maître Karail bougea soudainement pour éventrer l'ennemi qui entrait sur son domaine. Son coup, lent mais précis, ne toucha que la cape de Toggarn qui, d'un grand coup d'épée, le frappa au cou. Aucun sang ne coula de cette nouvelle plaie, mais la tête ne tenait maintenant que par la peau du côté gauche. Étrangement, cela ne sembla pas arrêter le mort, qui revenait avec un puissant mais toujours lent coup au flanc gauche. Mais la vitesse de Toggarn fut son avantage, ramenant son épée de justesse pour parer le poignard. Profitant toujours de sa rapidité, il attaqua par la gauche. Sa frappe trancha le reste du cou. La tête tomba… Suivi du corps. Maître Karail ou plutôt son corps, ne bougeait plus.

* * *

 « Je dois aller en Maraor. » Se dit Amazalin en consultant un de ses parchemins. Il pris ses affaires et prit direction vers l'ouest. La forêt était calme malgré le vent qui soufflait d'une bonne force. Heureusement pour l'elfe, il avait tout de même appris comment survivre en forêt dans sa jeunesse rebelle. Sans toutefois l'admettre, il aimait bien le calme de la nature. La troupe de soldat ne remarqua pas Amazalin caché dans l'arbre. L'elfe les observait… Le cherchait-il, la nouvelle de l'elfe voleur de magie avait-elle déjà atteint ce coin isolé ? Se demandait-il. Peu importe, il devait retourner à la civilisation pour traverser le fleuve sur sa route, il devait trouver une barque ou un bateau pour traverser. La nage n'était pas une option, il y perdrait trop d'information de ses livres et parchemins…

* * *

Il avait le sentiment d'être observé depuis quelques minutes, mais rien d'autre que son instinct lui disait que quelque chose ne tournait pas rond. Le grand elfe souriant stupidement à son habitude en pensant à ses futurs profits, les orques pensaient sûrement à manger, mais Hornf avait les nerfs au vif, il sentait le combat à venir. Il dépassa son compagnon de voyage préféré, le gobelin, le seul qui montrait un léger respect ou plutôt crainte envers lui. Il regarda autour, mais rien d'anormale ne surgit… Rien, sauf une roche qui bougea pour le frapper. La roche se transforma rapidement en cible pour le nain. Sa hache frappa dans le bras d'un troll bien dodu. Le drow commença à réciter quelques paroles, pendent que les orques déposèrent la marchandise et sortirent leurs armes, quant au gobelin, il alla protéger la marchandise en se cachant dans un des sacs. Deux autres trolls surgirent de chaque côté pour se mettre à table. Hornf continuait de trancher le troll devant lui en petits morceaux mais celui-ci n'arrêtait pas de se régénérer. « Espèce de viande de rat crue, arrête de te refaire, sinon je ne t'aurais jamais ! » Criait-il pendant que l'elfe noir grillait le troll de droite à l’aide un cracha de flamme magique. Celui de gauche goûtait au bras de l'un des orques. Les deux autres orques se couchèrent sur l'ordre de leur chef elfique… Juste à temps pour évider la spirale de feu qui frappa l'orque manchot et le troll. Hornf, épuisé demanda : « Du feu pour flamber ma viande de troll hachée ! »

* * *

Amazalin longeait le fleuve. Il voyait la fumée dans le ciel qui indiquait sa proximité avec la ville. Les derniers rayons de soleil disparaissaient à l'horizon. La nuit s'annonçait sombre. Les vents du nord soufflaient d'énormes masses nuageuses noires. Suivant le courant de l'eau, Amazalin espérait trouver un moyen de traverser discrètement le fleuve. « Voilà ma chance ! » Pensa-t-il tout haut en approchant d'une petite maison près de la berge avec un bateau amarré devant. Il y avait de la lumière, la maison semblait tranquille mais habitée… L'elfe attendit environ deux heures avant que la lumière cède la place à la noirceur. Il patienta encore un peu avant de s'avancer près de la maison. Il sortit quelques herbes sèches de son petit sac et, en les jetant au pied de la porte, récita quelques mots incompréhensibles pour le commun des mortels, suivit de : « Le bateau à dut se délier et partir au gré du courant, quelle chance qu'il se soit échoué sur la rive opposée. » Ensuite Amazalin alla vers le bateau, le détacha, le poussa et embarqua pour laisser le bateau dériver sur quelques mètres avant de ramer vers l'autre rive.

* * *

Le petit groupe arriva à un avant poste d'une petite ville marchande. L'elfe noir regardait au creux de la profonde noirceur attendant le retour du garde qui était partit chercher la réponse de son chef. Les caravanes marchandes n'étaient pas choses rares, mais un marchand drow dans une cité majoritairement gnome, l'était. Le garde messager réapparu des ténèbres et annonça que le groupe pouvait continuer vers le village, à la condition qu'il soit toujours escorté par lui-même. Le drow accepta les termes sans discuter… Il avait besoin d'un lit douillet, dormir dans la nature sauvage des sous-terres n'est pas de tout repos. C'est trois dernières semaines avait été longues, les orques étaient épuisés et son seul guerrier traînait de la patte depuis quelques jours. Après avoir négocier des chambres pour tous à l'auberge. Il invita sa troupe à prendre une table. « Nous allons rester ici pour trois ou quatre jours. » Annonça-t-il. « J'ai pris trois chambres, deux pour vous et une pour moi. Vous avez deux repas par jours et un bain que je vous suggère fortement de prendre… » Sur ce, il partit suivit par le garde qui le suivrait pour tout le temps de son séjour dans la ville. Hornf regardait les autres. Les deux orques n'avaient pas encore parlé, mais s'était clair qu'il ne partagerait pas leur chambre avec le nain. Il se disait la même chose. « Bon ! Allons donc mener nos affaires à nos chambres. On viendra bouffer après. » Sur ce, il se leva et alla à l'arrière aux chambres. Hornf ne s'était pas sentit aussi propre depuis quelques mois. Il se promenait dans les rues de la petite cité gnome. Ses cousins de race construisaient leur ville un peu de la même façon que les nains avec un goût plus naturel. Dans sa ville natale, les rues étaient droites, taillées, modifiées et non laissées à leur état naturel. La nature souterraine était façonnée afin de favoriser l'efficacité. Les gnomes avaient plus de respect pour la nature souterraine, mais l'efficacité n'était pas laissée à l'abandon non plus. Les allées et les couloirs étaient tout simplement moins travaillés. Le garde suivait l'elfe noir, il allait vers la place du marché. Trois marchands se trouvaient sur place, deux marchands gnomes et un humain. Le drow fit un tour rapide de leur affaires mais il n'avait besoin de rien… Enfin rien de matériel, mais un massage lui ferait le plus grand bien. Le nain se rendit au marché à son tour, il retrouva son patron en train de parler avec le marchand humain, un grand gaillard assez corpulent, avec un nez particulièrement retroussé. Il fouina à son tour dans les étalages. Il trouva une petite broche, simple, finement travailler, en forme de petit scarabée avec deux minuscules pierres qui formaient les yeux. Il offrit cinq pièces d'argent au gnome qui lui en redemandait quinze… Il s'entendirent pour onze. Hornf fixa sa nouvelle acquisition à son tabard gris charbon. Le gnome, satisfait de son profit, regarda le nain. Il se demandait ce qu'un nain pouvait bien faire avec un drow. De nombreuses batailles se lisaient dans ses yeux, son visage était marqué par une forte brûlure, le côté gauche était le plus atteint, peu de barbe y poussait. De plus, ses vêtements étaient de vraies loques. Ce qui lui fit dire : « Si vous êtes intéressé, monsieur, j'ai aussi des habits qui vous feraient sûrement. Et je crois que l'humain à peut-être un remède miracle pour faire pousser les poils perdus. » Hornf, surpris par l'idée de retrouver sa belle barbe perdue, se perdit quelques secondes dans des souvenirs lointains avant de se faire réveiller par l'elfe noir qui lui parlait. « Si tu veux perdre ton temps et surtout ton argent, écoute ce qu'il te dit. Sinon, laisse-les faire… Ils n'ont rien de magique. » Murmura-t-il avant de quitter vers l'auberge. Après quelques autres secondes de considération, il dit au marchand qu'il y pensera et rejoignit le drow.

* * *

En se réveillant, le marin alla humer l'air à sa porte, le soleil se levait à peine. « Nom d'un loup de mer ! Mon bateau est… » Il arrêta, et réfléchit quelques secondes… « Non, mais quelle chance qu'il se soit échoué de l'autre bord ! » Sur ce, il se prépara pour aller demander de l'aide à son plus proche voisin afin de rejoindre son bateau.

* * *

Jarist marchait sur la route depuis plusieurs heures, une nuit de marche intensive l'avait épuisé. Il avait besoin de manger et de repos. Il décida de continuer quelques minutes de plus afin de parvenir à un petit boisé près de la route. Quant il fut arrivé, il sortit une petite couverture de son sac et se coucha dessus. Il fouilla encore dans son sac de voyage pour y trouver son pain. Une fois l'estomac à moitié remplis, il ferma les yeux pour dormir.

* * *

Amazalin se réveillait de sa courte sieste. Il avait bien du chemin à faire et le temps jouait contre lui. Il se mit en route tout de suite après avoir grignoté quelques racines comestibles. Il avait encore une bonne semaine de marche avant d'arriver. « Dans la grande cité humaine d'Imloza, il sera facile de me reconnaître… Je devrai trouver des rats avant… » Pensa-t-il. Il marchait depuis déjà plusieurs heures, le soleil avait dépassé son zénith quand un petit dard se ficha sur sa cuisse. Étonné, l'elfe regarda le bout de bois finement taillé qui avait planté sur le petit grimoire qu'il plaçait dans la poche de sa culotte. Heureusement pour lui, son étonnement disparu rapidement et laissa la place à son instinct de survie. Il sauta derrière l'arbre le plus près. Des bruits de pas avançaient vers lui. Il pensa rapidement à ses sortilèges, il n'avait pas encore vu son prédateur, il ne pouvait pas lui suggérer de partir, ni le grillé avec du feu magique, de plus la forêt brûlerait avec lui… Il se leva d'un bond, fit quelques pas rapides vers l'arrière et invoqua d'une voix sombre. Son ennemi ne comprit pas les mots, mais vit le résultat. Une flèche sortie des doigts de l'elfe et lui frappa au ventre, mais curieusement la flèche ne le perfora pas, mais l'éclaboussa plutôt d'une substance fortement acide. Amazalin vit son adversaire, une créature plus grande que lui, toute verte, avec de grandes dents, garnit d'un collier d'ossements et de quelques limbes de tissus. L'homme-lézard se roulait parterre en beuglant des mots que l'elfe ne comprenait pas, mais il comprit vite qu'il essayait de prévenir ses amis. Le sorcier sorti sa dague et sauta à la gorge de son ennemi. Bien que le reptiloïde essaya de se combattre, la dague fut trop rapide, elle lui enleva la vie en trois coups. L'elfe regarda rapidement autour de lui, pris la minuscule fiole dans lequel se trouvait le poison de son adversaire mort, et se faufila furtivement au travers la forêt d'un pas pressé. Il n'avait pas l'intention d'attendre la tribu au complet.

* * *

Il était parti peu de temps après sa courte bataille avec le zombie. Toggarn avait accepté l'offre du grand prêtre de la petite ville de Krish, c'est-à-dire de trouver et de ramener le coupable du meurtre de Maître Karail, de Joan l'apprenti et de l'époux de la dame témoin. Le clergé lui avait promis une somme de deux cent piques d'or pour le responsable. Toggarn se doutait bien qu'une petite ville comme Krish ne puisse pas se permettre de payer une telle somme mais il accepta tout de même. Le respect et la réputation qui ressortirait de cette capture lui suffirait assez. Avant de partir, il avait questionné plusieurs gens du village. Trois hypothèses plausibles étaient ressorties de ses rencontres. En tenant comptes qu'il faut des pouvoirs très spéciaux pour animer un mort. Soit que des étrangers étaient venus dans la nuit pour voir le Maître et qu'ils avaient des comptes à lui rendre, soit qu'un démon a passé chez lui, ou bien que l'un de ses élèves lui en veuille. La première possibilité fut rapidement éliminée par Toggarn puisque personne n'est arrivé dans le village depuis qu'il était arrivé voilà une semaine. La seconde n'était pas très plausible d'avance et aucune autre trace d'une créature surnaturelle n'était présente. Ce qui laissait finalement la troisième possibilité, Maître Karail avait deux apprentis, Joan et Jarist. Joan étant décédé, le choix s'arrêtait sur Jarist. De plus il manquait à l'appel. Il avait pourtant participé à la cérémonie du levé et du couché du soleil la veille. Depuis, nul ne l'avait aperçu. Le choix du chasseur s'arrêta donc sur lui. Il demanda une description le plus détaillé possible de l'apprenti. Et il partit du village, un sac à dos remplis de vivre et d'équipement personnel.

* * *

Sir de Coflahan chevauchait en direction du port, suivi par son fidèle écuyer. Voyageant rapidement, il ne voulait pas arriver après son rival. La piste, quasi inexistante, semblait aller vers le pays de Maraor. Heureusement pour lui, il avait eu la chance de rencontrer un vieux druide qui avait eu des nouvelles d'un elfe solitaire qu'il traversait la forêt en direction de la cité portuaire au sud-ouest. Moran, l'écuyer suivait son maître depuis maintenant 3 mois, il n'avait jamais cru que se serait aussi long de capturer un simple elfe voleur. Mais leur proie avait été un vrai défi. Pour Sir de Coflahan capturer l'elfe était rendu son but ultime. Il en avait assez de se faire humilier à chaque rencontre. Celui qui avait volé son frère, le Grand Mage de son beau royaume. Son frère avait fait jurer à son frère cadet de le capturer et de le ramener dans une cage. Damaniel de Coflahan avait accepté avec joie, enfin une preuve de se faire valoir à sa famille. Son père l'aurait nommé chevalier lors de sa réussite. Mais son ennemi ne l'entendait pas ainsi. Le voleur s'était sauver avec le grimoire le plus important de la collection. Le moment n'aurait pu être plus mal choisi, les seigneurs rivaux de la famille Coflahan avaient attaqué le mois suivant le cambriolage. Le Grand Mage n'avait donc pas tous ces sorts pour défendre ses terres. Le royaume de Coflahan perdit beaucoup de terres et perdit également leur Grand Mage dans la bataille. Damaniel reçu la nouvelle deux semaine plus tard. Depuis lors, la capture du fuyard était sa raison de vivre. En le capturant, il vengerait sa famille, son frère, son pays et son ego.

* * *

Ils avaient repris le chemin un jour plutôt que prévu. L'elfe noir semblait un peu stressé, un peu plus sur ses gardes qu'à l'habitude. Il verrait le soleil pour la première fois bientôt. Toute sa jeunesse on lui avait appris à craindre la lumière du soleil, que la lumière de l'astre suspendu dans le ciel le brûlerait. Mais il y a déjà quelques semaines, peu avant son départ, on lui avait dit que lui-même ne brûlera pas au soleil, seulement ce qui avait été créé par la magie des profondeurs, la sorcellerie drow. Puisant son énergie dans les radiations des profondeurs, à la surface, elle n'avait plus aucun effet. Bientôt, il verra tout cela par lui-même.

* * *

Le démon lui courrait après, il était pris au piège. La chose le dévorait du regard... Dans sa tête, il entendit : « Tu dois les trouver ! » Il se leva d'un bond, regarda autour de lui... Il était dans un boisée, sur le bord de la route. Il avait encore fait un cauchemar. Depuis qu'il avait trouvé le livre de la prophétie de Malagnar, il faisait ce genre de rêves. Il ramassa ses affaires à la hâte, et repris son chemin. Des bruits de sabots approchaient. Jarist s'arrêta et se planta au milieu du chemin. Il vit un cavalier qui allait d'un bon pas dans la direction de sa ville natale. Apercevant Jarist, le cavalier ralenti pour observer l'inconnu. « Bonjour, mon bon ami. » Dit Jarist d'un ton simple, mais qui avait tout le poids d'un envoûtement. « Ah ! Mais bien le bonjour à vous aussi, mon cher monsieur. Vous avez besoin d'aide ou de tout autre chose? » Ajouta le cavalier, qui venait de passer de méfiant à chaleureux en un instant. Quelques minutes de pourparler suffire pour qu'il embarque Jarist pour le porter à la ville d'où son cheval et lui venaient.

* * *

Dans la noirceur des couloirs supérieurs des sous terres, Hornf arrivait à ressentir le souffle du vent extérieur. Contrairement à son maître actuel, il avait déjà connu la lumière du soleil. Mais la crainte que le soleil amplifie ses blessures de guerres à la figure lui donnait encore plus de rage au cœur. Les humains étaient encore moins tolérants que son peuple, jamais ils n'accepteraient un nain hideux comme lui. Une autre semaine de marche sans vraiment de danger passa. Son groupe dut se cacher d'une troupe de gobelins qui patrouillait les limites de leur territoire, mais ceux-ci ne les virent pas. Ils étaient arrêtés pour dormir, l'elfe noir regardait sa précieuse carte, les deux orcs dormaient déjà, transporter la marchandise était assez pénible, le gobelin s'amusait avec une petite roche. Hornf, quant à lui, regardait ses compagnons... Non, il n'était pas comme eux mais il n'était pas si différant non plus, les gobelinoïdes étaient des esclaves depuis leurs plus tendres enfances, sans savoir vraiment pourquoi ils ne pouvaient pas résister aux ordres de l'elfe noir. Mais ils avaient tout de même chacun leur caractère. Leur maître, que même Hornf appelle maître, avait eu une toute autre enfance. Seul fils d'une famille marchande, il était parti sur cette mission afin de prouver son savoir-faire... Enfin c'est ce que Hornf pensait, il avait eu affaire plusieurs fois au drow et celui-ci semblait jeune et un peu hésitant dans les situations nouvelles. Mais il n'en était pas moins dangereux pour autant, son arsenal magique l'impressionnait. Jamais il aurait cru voir autant de couleur mortelle sortir des doigts d'un être vivant... Mais demain il affrontera son plus grand ennemi, la lumière.

* * *

Marchant sur la grand route, il regardait au loin. La dernière ville qu'il avait visitée l'avait relativement bien accueilli, celle-ci ferait de même. Sauf si la nouvelle d'un elfe voleur de magie voyageant seul était déjà parvenue aux oreilles des villageois... Mais il devait se rendre à la ville afin de trouver son dernier ingrédient.

* * *

Le cavalier arrêta son cheval devant l'auberge, donna une pièce au garçon qui se portait volontaire pour s'occuper du cheval. Et aida Jarist à descendre. "Merci, vous m'avez sauvé bien du temps " Dit Jarist avec un sourire malicieux. "Si vous me payez la tournée, vous n'aurez plus de dette mon cher" ajouta le cavalier avec un clin d’œil. Ils allèrent donc prendre un verre.

* * *

Damaniel de Coflahan entrait par la porte sud de la haute ville d’Izmola, capitale du pays de Maraor, voisin de son pays d’origine, le pays montagneux de Fayregh. Suivant l’étiquette, il alla se présenter au château. Fier de son sang noble, il demanda une audience auprès de sa majesté. Flatteries et plaisanteries passées, le jeune noble parla de sa quête. « Mon défunt frère me demanda donc de lui retrouver son livre de sortilège ainsi que le voleur en question. Mon enquête me mena dans différente ville de mon pays. Plusieurs thaumaturge avait connu le même sort que mon frère. Le principal livre de sort envoler après l’apparition dans leur vie d’un elfe à l’allure maladroite mais véritablement très fin d’esprit. La poursuite me porta dans le magnifique royaume qu’est le vôtre… C’est alors que j’eus la nouvelle de la mort de mon très précieux frère par notre ennemi commun du nord, les Garaq. C’est effectivement une tragédie pour tous, principalement votre famille. Nos drapeaux étaient en berne à la suite de cette terrible nouvelle. Ce geste me touche. Mais ce n’est que lorsque que je capturerai ce voleur que j’aurai droit de commencer pleinement le deuil de mon frère aîné. Si vous avez besoin de quoi que ce soit pour accomplir voter devoir, je me ferai un plaisir de vous les fournir cher ami. »

* * *

Jarist quittait la ville avec le cheval de l’homme qui l’avait si gentiment apporté à la ville. L’ancien apprenti savait que son sort de charme finirait par s’estompé, il s’était arranger pour que l’homme ne se pose plus de question sur la véritable nature de leur nouvelle amitié. Chevauchant vers le nord, il arriverait bientôt à la capitale. Quelques jours encore et il pourrait se fondre dans la masse pour continuer ses recherches.

* * *

Amazalin trouva, sur le bord du ruisseau qui servait principalement d’égout à la grande ville, les rats qu’il cherchait. Il put récupérer assez de leurs poils afin de concocter assez de focus pour ses sorts qui lui donnerait le pouvoir d’être inaperçu. Se promenant, il trouva l’entrée d’une grotte, un endroit parfait pour y passer la nuit. Demain, il sera à l’intérieur de la ville. Il devra être très prudent. Mais selon lui, le jeu en valait la chandelle. Ses sources lui avaient dit que le vieux fou était le seul à posséder le secret de la poudre magique qu’il convoitait. Bientôt, il sera le seul à détenir ce mystérieux secret.

* * *

Toggarn arriva à l’auberge où Jarist avait offert une cervoise à son nouvel ami. Le chasseur pénétrait à l’intérieur au moment où la femme de l’aubergiste cria. Son cri de frayeur fut poussé parce qu’elle venait de trouver le corps d’un homme coucher dans son lit recouvert de sang. Même les murs en étaient couverts. Au moment ou elle commençait à reprendre son souffle, elle cria de plus belle. Le cadavre se leva du lit ! Toggarn se précipita vers les chambres, et arriva juste a temps pour tirer la femme de la chambre, une seconde de plus et le mort-vivant la mordait. Il dégaina son arme, le mort fit un pas vers lui pour le griffer. Reculant afin d’éviter le coup, il cria à la femme de fuir. Ce qu’elle fit à toute vitesse. L’aubergiste arriva à son tour, une expression d’horreur se lut sur son visage en apercevant le mort qui avançait vers l’étranger. « Si vous avez une arme, planter la lui dans le dos pendent qu’il s’occupe de moi ! » Demanda Toggarn. L’aubergiste sortit une dague de sa botte et avança vers le cadavre animé qui se tourna afin d’affronter sa nouvelle proie. Étonné le chasseur en profita tout de même pour attaquer les jambes du monstre. Sa lame affilée trancha net une des jambes… La créature rampa pour continuer son attaque, mais l’aubergiste, malgré son lourd poids parvint à reculer afin d’échapper aux griffes du monstre. Toggarn mit fin à la malédiction en transperçant la colonne vertébrale du zombie.

Grimpant sur son cheval, Toggarn fut, encore une fois, remercié d’avoir sauvé l’auberge du monstre. Il avait eu suffisamment d’information pour être maintenant certain que l’apprenti du vieux Karail était derrière tout ceci. Et qu’il allait vers la capitale.

* * *

Hornf eut le sentiment que quelqu’un le regardait, mais sur le manche de sa hache, il fit halte. Une silhouette apparut en face de l’elfe noir. Un humain, de taille moyenne, mais tout habiller en noir. Le drow a prime abord surpris, eut l’air satisfait quand l’homme lui montra sa bague. « Voici notre contact dit-il à l’intention du nain qui tâtait encore sa hache… Soit heureux, ton payement sera bientôt en ta possession! » Hornf eut de la misère à y croire. Mais peut-être cette fois ça fonctionnera ? Son visage sera-t-il enfin guérit ? Le drow avait besoin de ne pas lui mentir…

* * *

Amazalin entendit des voix plus loin dans la grotte, il s’était caché magiquement quand un homme sombre était entré dans la grotte. Il l’avait suivit. Ses frères avaient toujours eu raison, sa curiosité le mettrait en difficulté, mais quelque chose lui disait d’aller voir.

* * *

Jarist chevauchait, les heures passaient, la route était déserte. Le soleil tombait à l’horizon, il voulut pousser le cheval encore un peu avant qu’il ne fasse totalement noir. Il ne fit pas la souche sur la route, le cheval et son cavalier firent un grand plongeon. Jarist ouvrit les yeux quelques mètres plus loin. Le cheval se tortillait de douleur.

* * *

Chevauchant sur la même route, le chasseur trouva un cheval mort et sec, comme si toute vie avait été drainée de l’être… Il fit rapidement le lien entre la souche et la jambe cassé du cheval. Il décida de faire halte pour la nuit afin que son destrier n’ait pas le même sort. Demain, il aurait enfin à faire face à Jarist, le jeune avait complètement perdu la tête. Comment quelqu’un pouvait en être rendu là ? En le regardant dans les yeux demain, il verrait peut-être. Mais sa mission ne faisait plus aucun doute, Jarist devait être arrêter mort ou vif.

* * * Chapitre 2 * * *

Hornf marchait depuis plus d’une cinquantaine d’heure, il avait encore des éclats de miroir dans le visage… Le drow l’avait trahi… « Ce miroir te rendra ta beauté d’enfant. Avait-il dit. Reste devant vingt-quatre heures et tu seras enfin normal. »

Un elfe marchait à côté de lui. Il ne comprenait pas pourquoi l’elfe l’avait aidé mais il lui avait sauvé la vie. Le drow seul n’avait pas été un problème tellement il fut surpris que le nain l’attaque mais les orcs qu’il avait pris comme gardes personnels était plus expérimentés qu’ils ne paraissaient. L’elfe, qui semblait seulement passer par hasard, en avait paralysé deux et avait détourné l’attention de l’humain en habit sombre suffisamment assez longtemps pour qu’il le coupe en morceaux.

Deux autres heures passèrent et Hornf s’arrêta et s'écroula d’épuisement. Amazalin lui sorti le nez de la boue et lui trouva un endroit plus confortable pour dormir… Il veilla sur lui toute la nuit et au matin, un repas de pain sec et de baies sauvages l’attendait. Hornf rejeta l’idée du repas empoissonné, pourquoi quelqu’un qui aurait pu le tuer en dormant l’empoisonnerait-il au matin? « Merci. Dit-il en prenant une bouchée. Mais de rien, vous savez, c’est une chance que… Commença l’elfe. Vous savez, je les aurais sûrement tous eus sans vous! Coupa le nain honteux d’avoir eu l’air si faible la veille. …Que d’avoir trouvé des baies rouges comme celles-ci, d’habitude elle ne pousse que beaucoup plus tard en saison. Oh! Si vous le dites étranger. Moi je connais plus les sous-terres. Si vous voulez vous nettoyer, il y a un lac a quelques pas d’ici. Pourquoi m’avoir aidé? Demanda Hornf en avalant quelques baies. » L’elfe resta silencieux quelques secondes et puis répondit comme s’il commençait une méditation : « Un jour, je voyageais seul sur une route et j’ai vu un homme frapper un chien sauvage pour le faire décamper. » D’accord, mais… Coupa le nain Un autre jour, j’ai vu une meute de chien sauvage mangé un homme. Poursuit l’elfe. Eh! Et hier vous avec vu un chien botter le cul à une meute d’homme? Nous pourrions dire cela. Dit l’elfe en ouvrant les yeux. Je m’appelle Hornf, je suis un voyageur des sous-terres depuis si longtemps que j’ai oublié à quoi ressemble le soleil. Et vous mon ‘sauveur’, qui êtes-vous? Mais quelle tristesse de ne pas avoir vu le soleil depuis longtemps! Bien que j’aime mieux la nuit, le soleil est comme le sein perdu de ma mère qui me réchauffait quand je n’étais qu’enfant. Je comprends qu’il vous manque même si vous, sans aucun doute, le niez.. Bah! Peut-être aimez-vous mieux un bon bain de sang, peut-être avez-vous mordu le sein de votre mère et y avez pris goût. Répondit l’elfe souriant étrangement. Le sang et le soleil sont bénis de ne pas être ma mère… Vous me plaisez bien, Hornf qui n’a pas vu le soleil luire depuis trop longtemps. Je me nomme Amazalin. J’ai parcourut plus de la moitié des forêts de notre beau pays, mais je ne pensais jamais que ce serait dans la première galerie sous-terre que je trouverais un compagnon tel que vous. Moi j’ai toujours cru que je trouverais un elfe sous-terre! Répondit sarcastiquement le guerrier armuré. Les deux nouveaux compagnons éclatèrent d’un rare et honnête rire. Et Hornf vu le soleil pour la première fois depuis près de dix ans. Peut-être que finalement il s’ennuyait de sa mère comme disait son nouveau compagnon… Mais à partir d’aujourd’hui il ne se cacherait plus sous terre.

* * *

Le jeune homme marchait, le monstre le poursuivait. Il l’avait vu en cauchemar, il n’y avait plus d’issue possible. De la plaine partout. A pied, il n’y avait plus aucune façon d’y échapper. Encore adolescent, il se croyait tout de même prêt. Il sortit sa masse d’arme et prépara le terrain, il choisit d’attendre à la croisée de trois chemins. L’un menait à la capitale, un autre vers l’ouest et l’autre était celui qui l’avait porté jusqu’ici. Il se remémora quelques cantiques que son défunt maître lui ait enseignés.

Au loin deux silhouettes approchaient sur le chemin de l’ouest, une plus grande et mince, l’autre petite et bouscaude. De l’autre côté, un cavalier fonçait. « Ah non! Voilà la bête! » Dit tout bas Jarist. Les deux hommes derrière étaient sûrement de mèche avec le cavalier! Pourquoi trois hommes pour moi? Pensait le jeune homme. Le cavalier arriva à quelques mètre du jeune homme : « Jarist! Lâche ton arme et rend toi. Tu dois me suivre, la justice l’exige! Tes crimes ne doivent pas rester impunis! » Non! Votre justice n’est rien pour moi! Je vous tuerai moi-même et ferai marcher votre carcasse contre vos propres enfants si vous approchez! Répliqua l’adolescent. Ton insolence est donc sans fin! La prime sera aussi bonne si je te ramène mort, tu sais! Et crois-moi, je vais te ramener! Jura Toggarn. Les deux silhouettes arrivèrent au moment où le cavalier fonçait sur Jarist. Ce dernier bloqua le coup de cimeterre avec sa masse. Le cheval se retournait pour faire à nouveau face à l’ennemi quand un des deux voyageurs demanda : « Oh la! Que se passe-t-il ici? Rien qui ne concerne un elfe et un nain voyageant tranquillement. » Répliqua sèchement du haut de son cheval l’homme et il fonça de nouveau sur le jeune humain. Qui bloqua de justesse l’estoc du cavalier. Ensuite il invoqua une bénédiction divine et son courage lui revint. Lors de la charge suivante, il eut l’avantage et frappa la cuisse du chasseur Grimaçant de douleur, il s’éloigna à nouveau et voulut saisir son arc. « Mais mon cher, vous savez, ce n’est pas du jeu! » Revendiqua l’elfe. Il chantonna des paroles secrètes et le cheval tomba endormi. Son compagnon nain pouffa de rire. Jarist eut le temps de foncer sur l’homme avant qu’il ne puisse se relever de son cheval. Mais l’homme bloqua la frappe du novice. Il répliqua avec une série de coup et feinte qui donna beaucoup de mal à Jarist. « Tu sais l’histoire de la meute de chien sauvage, Hornf? Demanda l’elfe Bah! Oui! Nous pourrions en devenir une nous même en ce moment. Et tu sais que les meutes sont habituellement plus efficaces que les solitaires. Comme toute réponse le nain chargeait déjà vers les deux duellistes. Amazalin sortit sa flûte et souffla vers un des humains. Le plus âgé des deux reçut le dard sur la tempe. Jarist, ébahi, se retourna vers le nain qui chargeait. Son adversaire voulut en faire autant mais les muscles de son cou lui refusaient tout mouvement jusqu’au moment où une hache les délia et ce pour toujours…

Le nain pointa sa hache vers le jeune homme : « Et lui? Je ne crois pas qu’il ne soit un problème pour nous mon cher. Répliqua Amazalin. Je… Je ne comprends pas vos intentions, mais aujourd’hui vous m’avez libéré des griffes de ce monstre. Répondit l’humain. Monstre? Demanda le nain incertain. Tout est toujours une question de point de vu. Répondit l’elfe. Mais dites-moi, est-ce bien vos paroles : ‘et je vous ferai marcher contre vos enfants’ ? » Eee… Alors? Menaça de sa hache Hornf. Oui, j’ai dit ça… Parfait, alors faites-le! Dit joyeusement l’elfe C’est que… Que? Toujours pointant de sa hache. Que je ne peux pas sur les corps sans tête… Hornf, tu vois, je te l’avais bien dit que couper la tête des gens n’aidait pas notre cause! Répondit Amazalin. Bah! Ce n’est pas comme s’il n’y en aura pas d’autre sur notre chemin! Mais possèdes-tu vraiment ce pouvoir? Demanda les yeux brillants, l’elfe. O… Oui. Parfait! »

* * *

Les trois firent rapidement connaissance, et ils saisirent rapidement que leur rencontre ne devait pas qu’être une heureuse coïncidence. Hornf, qui comprenait moins bien l’entropie des forces cosmiques, avait un peu de mal à comprendre la raison, mais quand Jarist et Amazalin comparèrent leurs notes. Il fut évident que les prophéties de Malagner et le secret que l’elfe convoitait étaient interconnectées. Faire équipe devint donc une nécessité. « Donc, nous trouvons d’abord la recette pour cette mystérieuse poudre, et ensuite nous trouvons où se cache l’artéfact que décrit Malagner. » Dit le jeune homme pour récapituler. Ça paraît trop simple, si vous voulez mon avis. Répondit le nain, septique. Si c’était simple, d’autre que nous aurait déjà tenté tout ceci. Enchaîna l’elfe. Demain nous devons donc aller dans la haute ville pour vol… emprunter le secret au thaumaturge de renom qu’est Svial l’estropier. L’estropier? Il y a tellement longtemps qu’il boite que le surnom est devenu son nom. »

L’auberge était remplie de bord à bord, les bardes jouaient leurs meilleurs airs, les paysans et paysannes dansaient joyeusement. Dans le coin de l’endroit Hornf buvait son pichet de bière, Amazalin cuvait son vin et Jarist dormait déjà sur la table. L’humain n’avait pas la résistance des nains, Amazalin l’avait prévenu! « Tu crois que nous avons une chance de réussir que ce que le ‘fameux’ Falyster, dont le jeunot a parlé, à presque réussit? Demanda Hornf. Aucune idée, mais je sens que les pestes qui vivent joyeusement ne seront pas heureuses de savoir ce que nous planifions. Répondit Amazalin. Bah! Ils ne perdront pas que leur joie quand ils sauront… Mais tu sais comme moi qu’à long terme ça ne change rien, autant les nains que les elfes ne peuvent concurrencer avec le rythme de fécondations de la ‘peste’ que nous voulons irradier. Ils reviendront et repeupleront les contrées sur leurs ancêtres… Et sur nos cadavres. Buvons donc a cela alors! »

* * *

L’apprenti de Coflahan visitait les auberges en posant des questions aux aubergistes en leur décrivant un elfe fourbe, et qu’il y avait une récompense pour toute information. Quand il parla à l’aubergiste où les trois comploteurs résidaient, le tenancier lui donna leur numéro de chambre en échange de quelques piques d’or. L’écuyer coura chercher son maître. Le prince de Fayregh arriva à son tour a l’auberge et sans attendre défonça la porte. Surpris, il regarda partout. Pour trouver la chambre vide. Il alla voir l’aubergiste à son tour. « Où sont-ils? » Demanda-t-il insistant. « Ils ont quitté, il y a à peine dix minutes sir. J’ignore leur destination. Peu de gens se promène dans les rues la nuit, vous allez les retrouver facilement ! » Moins certain, Damaniel de Coflahan retourna à son cheval et commença patrouiller les rues. Chose certaine, sa proie était en ville et il ne la lâcherait pas !

* * *

Passer inaperçu avec un déguisement d’invisibilité était presque un jeu d’enfant, il trouvèrent facilement la maison de ‘l’estropier’. Un riche manoir sur un seul étage. Hornf monta la garde devant la porte d’entrée tandis qu’Amazalin s’occupait d’ouvrir la serrure. « Ne faites pas de gestes trop brusques, ça gâcherait votre invisibilité et je ne peux plus vous le faire pour le moment. » Chuchota l’elfe. Sans le savoir Jarist appuya sur une alarme magique qui réveilla le vieux propriétaire du manoir. Ce n’est pas la première fois que des intrus osaient voler sa demeure. Mais jusqu’à maintenant, personne n’avait réussi. Un foyer avait encore des braises chaudes dans le salon, une épaisse odeur d’encens couvrait la place. Le thaumaturge devait être au lit depuis peu. Une porte s’entre ouvrait tranquillement, les trois compagnons préparaient leurs armes de prédilection. Amazalin fut le premier à voir que quelque chose de l’autre côté de la porte, c’était un gobelin ! Il semblait perdu. Hornf avançait le plus doucement qu’il le pouvait vers lui, les gobelins regarda dans sa direction et dit dans sa langue : « Papa ? » Une voix grave résonna ensuite de la pièce d’où il venait, une invocation magique. Le gobelin se quadrupla. Hornf apparut quand il donnait un coup de hache au premier gobelin. Qui disparut sur-le-champ. « Des illusions ! » Souffla l’elfe. La voix résonna de nouveau, une poudre lumineuse tomba du plafond de la salle, découvrant le contour des deux cambrioleurs invisibles. « Vous allez souffrir de votre intrusion, voleur! » Déclara la voix. Amazalin donna un coup de sa flûte magique sur le gobelin le plus près de lui. Il disparut à son tour. Jarist récita à son tour une formule finissant par le nom du nain. Celui-ci sentit une force nouvelle en lui, le sang pompait plus vite dans ses veines, rien de ne pouvait plus l’atteindre pensa-t-il. Jusqu’au moment où les deux gobelins restant l’attaquèrent et le toucha dans un revers de son armure, quasi parfaite. Du sang en sorti. Le gobelin riait de plaisir. Comme toute réponse Hornf oublia la précision au dépend de la puissance de frappe et visa la taille du gobelin à sa droite, comme aucune résistance n’apparut et continua la course de son arme jusqu’au dernier gobelin, qui parvient à mettre sa petite épée sur la route de la hache. L’épée vibra tellement fort que le gobelin du reculer pour ne pas perdre pied. Hornf revint à la charge et cette fois le gobelin ne put esquiver l’attaque et vit son sang baigner les pieds du nain avant de mourir. Amazalin entra dans l’autre pièce, un bureau recouvert de papiers trônait au centre de la place mais personne en vu. La même voix parla du coin de la pièce, avant que la phrase soit terminée, l’elfe avait soufflé dans sa flûte. Mais le dard atterrit sur le mur. Une série de lame sortait de la main d’un humain âgé qui venait d’apparaître dans le coin où le dard avait cogné. Amazalin se plaqua au sol juste à temps. Jarist entra ensuite, en fonça sur le vieil homme masse première, suivit du nain. Le mage eut le temps de réciter un nouveau vers. Sa peau devint de marbre. Juste avant de frapper, Jarist sortit sa gourde et tonna une référence divine en aspergeant son ennemi. Hornf lui ne ralentit pas et frappa de toutes ses forces. Le thaumaturge esquiva avec une aise enfantine. « Vous pensez m’avoir avec vos petits tours de passe-passe ?  Demande-t-il avec sarcasme. Svial l’estropier, donne-nous le secret de la poudre des âmes et tu vivras! Répliqua l’elfe. Ce secret n’est qu’une légende, pauvres fous. Alors nous fouillerons votre esprit une fois que nous vous aurons tué. Ajouta Jarist. Maintenant Amazalin! » L’elfe eut pour toute réponse de sortir un sachet de poudre de le lancer au mage. Le contact du contenu de la gourde et la poudre fit une vague de chaleur même pour l’elfe qui était le plus loin. Les cris d’agonie du vieux sorcier furent réduits au silence par Jarist qui se concentrait sur la salle. En même temps le nain abattait le coup final de sa hache. Ensuite, Hornf mis une couverture sur le corps en flamme. Le feu s’estompa aussi rapidement qu’il avait débuté.

« Assez efficace cette combinaison. Déclara le guerrier à la hache. Très, je dirais même trop. Seul les idiots transportent les deux éléments sur eux… Commenta Amazalin. Le marchand sera ravit quand il aura son pourcentage. Ajouta Jarist. En attendant, fouillons les milles et un papier qui se trouve ici. Je vais monter la garde, c’est plus votre boulot que le mien. Dit Hornf désintéressé. Fouillant toute la nuit, l’humain et l’elfe trouvèrent finalement les informations voulues, et quelques petits trésors intéressant.

* * * Chapitre 3 * * *

« Falyster était un grand sorcier de renom sur la côte ouest mais personne ne savait qu’il était aussi un nécromancien! Enfin personne jusqu'à ce qu’il lève une armée de mort et sème la terreur dans tous les villages de la côte. Dit Jarist à Amazalin assis en face de lui, de l’autre côté du feu. Ca n’explique guère comment son artéfact c’est perdu… Je sais… La rumeur émet l’hypothèse qu’au moment de sa chute, il ait donné son fardeau à son apprenti. Et il l’aurait vendu à un marchand en échange d’une fortune. C’est là, les dernières nouvelles qu’avait mon ancien maître avant de mourir. C’est noble de ta part de continuer l’œuvre de ton maître. Le vieux fou, tu veux dire, il ne faisait qu’étudier… Étudier… Moi je veux cet artéfact pour moi! Ah! Soupira l’elfe sans surprise. Tu serais mieux de dormir maintenant.

* * *

Le jeune prince parcourait tous les recoins de la ville quand un messager lui transmit une note. Il apprit que un important mage de la ville avait été assassiné et volé. Il soupçonna tout de suite sa proie. Visitant es lieux du crime, inspectant tous les recoins, ils fut surpris de constater que le voleur n’avait pas opéré seul. Malgré ce fait inhabituel, il trouva la preuve qu’il recherchait, un long cheveu au reflet argenté, peu d’être possédait une chevelure luisante comme les elfes. Le détrousseur de magie avait encore frappé, sous son nez en plus. Pendent une courte seconde, il se dit que l’elfe était très futé pour lui échapper mais il attribua plutôt la faute à la chance. Il se rappela son pauvre frère, mort parce que le cambrioleur avait pigé dans ses magies les plus puissantes, le laissant lui et sa famille sans protection. Il le retrouverait ! Un jour ce voleur fera l’erreur qui lui coûtera la vie. Mais pour l’instant, il devait attendre un autre signe, c’est-à-dire un autre vol… Pour le moment, il n’avait plus aucune idée sur la prochaine cible du renégat. Il retourna au château d’Izmola, peut-être obtiendrait-il plus d’information parmi la haute classe.

* * *

« Tu sais Hornf la dernière fois que je t'ai vu sourire à pleine dent, c'était lorsque ta hache défonçait le crane du gobelin qui t'avait appelé papa! Dit Jarist avec son sourire en coin habituel. Bah, ça lui apprendra! Répliqua Hornf dans un rire qui ferait frémir les plus jolies dames du pays! Les sentir jusqu’ici nous devrions parlant de gobelins, leur camp n’est plus qu’à quelques mètres… » Signala Amazalin en sortant sa flûte-sarbacane et plongeant ses dards dans un liquide visqueux.

Longeant une palissade de fortune du camp dans le plus mortel des silences qu’invoquait Jarist, les trois foncèrent vers une ouverture ou plutôt un trou dans la palissade. Hornf aperçut le premier le spectacle habituel d’une journée dans un village gobelinoïdes; il y découvrit un calme identique à une nuit d’un village humain. Ces petites créatures avaient beaucoup trop peur du soleil pour y rester exposer longtemps. Hornf avança vers ce qui lui semblait être le bâtiment principal du village, une hutte en petit bois et en paille plus grande et mieux construite que ses voisines. Amazalin le suivait. Malgré ses légers pas elfique, il faisait autant de bruit que son lourd compagnon précédent. Jarist, le dernier en file, maintenant encore le silence magique.

Hornf défonça avec aise le mur de côté de la hutte. A l’intérieur, deux gardes de service restèrent bouche bée : pourquoi un nain défonçait-t-il leur hutte? Leur question resta sans réponse dans leur esprit, Amazalin eut vite fait de leur lancer une pincée de poudre en récitant un vieux cantique elfe qui les plongea dans un sommeil profond. Et grâce au soin de Jarist, ces gardes ne se réveilleront plus jamais.

Jusqu'à maintenant tout semblait aller selon leur plan. Ils continuèrent à l’intérieur de la hutte, pour tomber sur ce qu’il cherchait : le chef. Celui-ci dormait sur une panoplie de différentes peaux, entouré par des femelles gobelins. Derrière lui se trouvait un coffre, vieux mais en bon état. Jarist fit signe à l’elfe de s’occupé du coffre. Mais avant qu’il puisse se rendre, trois carreaux d’arbalète fonçaient sur lui. Il évita le premier de justesse, le second lui transperça la cuisse gauche et le troisième le rata misérablement. Trois Gobelins, sortaient de la salle voisine et semblait crier à leur chef de se réveiller. Mais malgré tous leurs efforts, ils étaient muets. Jarist maintenait toujours son silence. Hornf fonça vers les arbalétriers. Amazalin fit une roulade et se mit à couvert derrière le coffre. Jarist, tout sourire, resta planté au centre de la salle, concentrer.

Le gobelin rechargeait encore son arbalète quand Hornf lui arracha l’épaule du corps avec une charge trop puissante pour n’importe quelle créature faite de chair et d’os. Le second gobelin dégaina une épée, un jouet comparer à la hache du nain et fonça sur son ennemi. Il ne réussit qu’à toucher son bouclier. Le troisième gobelin se dirigea vers son chef et le secoua pour le réveiller.

Amazalin souffla et son dard toucha le troisième gobelin qui s’écroula comme une pierre sur son chef qui ouvrait les yeux. Il comprit vite qu’il était en très mauvaise posture, il se dégagea de sous son soldat. Hornf repoussa le gobelin, feinta un coup haut et décocha un bon coup de pied qui fit rougir de douleur le gobelin. Celui-ci répliqua avec un estoc aux jambes du nain mais son armure était trop épaisse. Et il comprit trop tard que le nain avait déjà la motion finale en cours et que ceci sera sa dernière heure. Jarist avança au pied du chef, lui sourit et lui tendit la main. Étonné, le chef pensa que peut-être voulait faire la paix avec lui. Quand la main de Jarist toucha celle du chef, celui-ci vit un à un ces ancêtres pour finalement sentir son essence vitale lui échapper au profit de l’humain. Il ne sait comment mais il réussit à se reculer assez pour prendre son poignard sous une peau près de lui. Il allait le planter dans le cœur de l’humain quand il reçut à son tour un dard. Il ne pouvait même plus cligner les yeux et il reçut un coup de masse sur la tête de la part du clerc qui mit fin à sa vie.

« Bon alors, tu l’ouvres ce coffre? Dit Jarist en terminant sa concentration du silence magique. Très drôle… Dit Amazalin, occupe-toi plutôt de m’enlever ce carreau d’arbalète avant que ça s’infecte! Je vais surveiller la porte en attendant que vous vous obstiniez… Dit le nain. Sage, mon ami. »

Jarist soigna magiquement Amazalin qui se mis sans attendre à ses outils pour ouvrir le coffre. « Et voici finalement la pierre de Falyster! Dit Amazalin.

Difficile à croire qu’un tel trésor était en possession de si minable gobelin! Dit Jarist. Bah! Ces créatures ont un don pour trouver les meilleurs choses dans la merde des autres. Dit Hornf. Alors quelqu’un a maintenant une brillante idée pour nous sortir d’ici sans que le village entier soit alarmé? Dit Amazalin. » Jarist et Hornf se regarda sans trop de conviction. « Je sais, je sais, je dois encore tout faire! » L’elfe commença à invoquer et il disparut, il invoqua à nouveau et Jarist disparut, encore une fois et ce fut au tour du nain. Hornf, tu crois que tu peux être assez silencieux même si tu es invisible? Bah! Non! Mais au moins ils ne me verront pas! Partons! »

L’alerte était sonnée dans le village. La patrouille qu’ils avaient presque exterminée, il y a de cela une heure, revenait de peine et de misère. Ils profitèrent de la diversion pour quitter par l’arrière du village. Hormis un enfant gobelin qui se sauva à toutes ces petites jambes en entendant des pas métalliques qui venaient de nul part, personne ne les importuna et ils quittèrent le petit hameau Gobelin.

* * *

Marchant sur la route, après un arrêt de quelques jours, ils étaient repartis. Le soleil brillait à son zénith. « Les braves ne savent pas toujours pourquoi ils se battent, mais ils se battent tout de même, voilà pourquoi je ne pense pas que je suis brave. Déclara soudainement Amazalin! Bah! J’ai vu des dizaines de race se battre pour l’idée que leur justice était la meilleure et finalement ils se sont tous entrent tué pour une idée qui ne venait même pas d’eux mais plutôt du plus fort ou du plus beau d’ente eux… J’aime mieux me suivre moi-même, comme ça, je ne me force pas à la bravoure. Répliqua sur un ton monocorde Hornf. Très sage mon ami… Mais si jamais nous rencontrons des braves qui défendent la veuve et l’orphelin et qui nous déclare ennemi de leur civilisation parce que nous détenons l’objet d’un monstre légendaire? Il faudra tout de même être brave pour résister à ces ‘braves’ gens. Dit Jarist, en allongeant son expression. Pff! Affronter des imbéciles ce n’est pas toujours de la bravoure, dans certain cas c’est du suicide. Et j’aime bien quand des gobelins se suicident sur moi! Nous savons bien, ô noble nain, que votre hache aime bien manger du gobelin, mais aimerait-elle manger des nains ‘imbéciles’ prônant cette dite bravoure au nom du juste et droit? Souffla l’elfe. Nains, hommes ou même elfes, qui me refuse mon droit de vivre librement méritent une morsure de cette magnifique œuvre d’art. Répondit Hornf en faisant tourner sa hache. Ah oui, liberté! Tant que ma liberté sera d’accord, je serai content de voyager avec vous, mes amis! » Dit en souriant Jarist.

* * *

Hornf chargea, mais sa hache ne fit qu’une légère entaille. Amazalin chanta un cantique et toucha l’arme à la main de Jarist lui faisant un clin d’œil. Le squelette géant frappa à son tour, Hornf para de justesse avec son bouclier et vola en arrière. Même sans muscle apparent, les os animés étaient vraiment très fort! Jarist chargea à son tour, sa masse qui illuminait maintenant d’un bleu pale frappa à la cage thoracique du mort, des os éclatèrent. Le squelette frappa en direction de Jarist mais Hornf plus rapide dévia l’épée titanesque. Jarist n’eut le temps de dire merci que le nain avait, encore une fois, perdu l’équilibre et tomber à la renverse. Amazalin pris une bougie et la lança sur le tas d’os, qui pris feu. Jarist se rappela que ce truc lui avait déjà sauvé la vie auparavant mais malheureusement pour lui les os ne se consumèrent aucunement. Il frappa de toutes ses forces vers la boîte crânienne de la créature mais elle dévia à son tour. Hornf se lança à nouveau dans la mêlée, il frappa la jambe de l’adversaire. Celui-ci répliqua par une série de coup qui égratigna au flanc l’armure du nain. Jarist en profita pour frapper de plus belle et fit mouche sur la colonne vertébrale du mort. Ce dernier s’écroula, la magie qui enchantait ses os, dissipée.

« Ne traînons pas. Si j’avais enchanté un squelette de cette force, c’est que je trouverais ça important que personne ne puisse savoir le secret de cet endroit. Dit Jarist. Ce mur est… est… Anormal. Le coupa Amazalin. Et ça sonne creux. » Ajouta Hornf en cognant sa hache contre la paroi du mur. En fouillant un peu, la troupe découvrit une porte cachée. Suivant les dédalles sombres, ils aboutirent à une pièce ronde. Ronde et vide. « Je ne sais pas pour vous, mais moi je n’aime pas beaucoup cet endroit, dit l’elfe Trop calme. Ajouta Hornf.

Que faites-vous dans ma demeure, mortels? Dit une voix d’outre tombe! » Une forme fantomatique apparue devant eux. Semi-translucide, blanche, un spectre d’une personne d'une époque passée se tenait droite devant eux. « Bon… Bonsoir ô vénérable défunt… Commença Jarist. Qui ose souiller la tombe du plus illustre des morts? Qui mérite pire châtiment que la mort même? Qui ose? Gulp! Ravala Amazalin. Spectre, si vous êtes ou étiez celui que je crois, vous comprendrez que je n’avais nul choix que de venir déranger votre éternel sommeil afin de réveiller votre précieuse pierre. Déclara Jarist Ma pierre? Comment un simple mortel comme vous pense réussir à maîtriser le pouvoir infini de cet artéfact qui, à l’âme en peine que je suis, a volé plus qu’une vie? Quel plaisir il sera de vous tourmenter pour l’éternité! Je libérerai votre âme si, en échange, vous m’expliquez son fonctionnement. Réveiller la pierre et vous trouverez votre paradis ou si vous préféré votre enfer. Hahaha! Ambitieux mortel, penses-tu vraiment mériter ce secret. »

Le spectre s’avança et frappa Jarist. Une vague d’énergie négative le frappa, le faisant frissonner jusqu’au sang. Amazalin se concentra et transmit par son toucher une énergie nouvelle à l’arme du Nain. Hornf fit tournoyer sa hache et la planta dans ce qui devait être le spectre, peut-être avait-il cligné des yeux, mais le spectre se trouvait mystérieusement légèrement à côté de sa frappe. Jarist invoqua à son tour une prière le protégeant contre de futur attaque énergétique tel que le spectre venait de faire. Le spectre frappa de plus belle mais sa main fut bloquée par la nouvelle force magique de Jarist… Hornf profita du moment de surprise du fantôme pour frapper à la tête, son coup eut pour tout succès d’apporter encore plus de fureur à l’âme morte. Il frappa le nain, qui se sentit aussi faible que lorsqu’il avait à peine trente ans! Amazalin envoya des disques magiques qui frappa l’esprit tour à tour. La forme spectrale se brouilla quelque peu. Le Nain y replongea son tranchant, tandis que Jarist fracassa sa masse contre l’apparition, les deux firent effet. Dans un spasme intense de douleur, le spectre recula et à son tour invoqua les arcanes, la pièce s’emplit de feu. Amazalin réussit à se camoufler sous sa cape, Hornf du s’en remettre à l’endurance légendaire des nains et Jarist sourit à belle dent en se remerciant d’avoir mis une protection contre les énergies magiques. Hornf s’avança et frappa à nouveau, le coup frappa le mur et pour faire voler quelques éclats de pierre. Amazalin lança le contenu d’une fiole sur l’esprit qui se mit à brûler à son tour. Jarist frappa avec toute sa vigueur et avec toute la vigueur que lui accordait les dieux. Il fit mouche. L’elfe lança ensuite une pincée de poudre d’âme sur l’apparition. L’esprit commença un tourbillon étrange sur lui-même. « Utilise le pierre! » Cria Amazalin. Jarist plongea la pierre au cœur du tourbillon fantomatique. « Falyster, retourne dans la cage éternelle de cette pierre, que ton âme maudite soit pour toujours à mon service! » Récita Jarist tel un commandement La pierre s’illumina et le tourbillon fut remplacé par le néant. Le calme, un sinistre calme s’imposa. Hornf s’assis par terre et dit : « Moi, j’ai besoin de repos! Amazalin aide le, nous devons sortir d’ici. » Jarist complètement comblé par une puissance nouvelle quitta la salle. Amazalin, aidant Hornf à marcher, suivait.

* * *

« Vous savez compagnons, je ne pensais vraiment pas avoir la force de vaincre une telle chose, mais nous avons réussi, nous avons la pierre de Falyster, et nous avons capturé Falyster dans la pierre, mon ancien maître doit se retourner dans sa tombe! Jarist, un jour ton ambition nous perdra tous. Dit en souriant Amazalin Bah! On a la pierre, on a l’âme de la pierre. Que faisons-nous maintenant? Hornf, c’est toi qui voulais te reposer il y a à peine 4 heures et déjà tu es prêt à repartir? Je n’ai pas besoin de deux ans pour me reposer, moi! Je crois que, dans un avenir très rapproché, Jarist décidera que nous allons marcher vers le nord ayant comme but d’établir un campement, peut-être, près d’un certain champ de bataille. Un endroit où selon les légendes, des milliers seraient morts lors une guerre, une immense et terrible guerre. » Les yeux de Jarist s’illuminèrent : « Oui, il me semble que se serait une destination parfaite. Vous allez vraiment faire lever une armée de mort? Dit Hornf un peu dégoutté. Des héros viendront faire face avec leur foi et leur justice, remplis de ce que tu appelleras du courage, peux-être pourras-tu te battre pour ta liberté à nouveau? Répondit Amazalin comme dans une transe. Eh! J’en ai connu des personnes avec l’esprit un peu tordu. Mon ancien patron, un elfe noir, était difficile à battre. Je croyais que c’était le pire opportuniste qui pouvait exister mais lui au moins il n’était pas atteint par la folie des grandeurs… » Accusa froidement Hornf. L’humain regarda la pierre comme toute réponse L’elfe sourit. Le nain remit son casque : « Ça doit être pour ça que je m’entends bien avec vous. » Les trois éclatèrent d’un rire lugubre dans une noirceur quasi totale qu’était cette nouvelle lune.

* * *

Marchant vers le nord, la troupe de la pierre rencontrèrent une caravane qui allait justement vers le nord. Ils furent accueillis aisément et purent profiter du luxe de voyager à bord de carriole plutôt que de marcher. Deux, trois, quatre jours passèrent, jusqu'à ce qu’une barricade bloque le chemin. « Des gobelins! » Cria-t-on à la tête de caravane.

Hornf fonçait déjà sur eux quand les marchants donna l’ordre aux mercenaires qui les escortaient d’attaquer. Jarist se contenta de donner une malédiction aux gobelins, tandis que Amazalin souffla dans sa flûte-sarbacane sur les gobelins trop aventureux.

Hornf revint couvert de sang, du sang noir de gobelin, et la majorité des mercenaires vivait toujours. Le chef des marchands était plus qu’heureux de sa décision de les avoir fait monter à bord. Une décision qu’il dut regretter lorsque le poignard doré de Jarist enleva la vie à lui et ses compagnons dans leur sommeil le soir même.

Dirigeant maintenant une caravane nouvellement acquise vers les plaines du nord, Jarist avait une quinzaine de zombies gobelins et zombies humains à ses trousses. Le pouvoir de la pierre était semble-t-il en communion avec lui. Faisant d’une pierre deux coups, l’équipement disponible dans la caravane servit à équiper chaque zombie.

Établissant un campement au milieu de la plaine, la grande plaine où repose, selon les légendes, des milliers de soldats. Hornf de garde, Amazalin et Jarist étudiaient le terrain. Amazalin était plus curieux que Jarist sur la nature véritable de la pierre mais il savait que seul la magie divine pourrait lui donner le plein potentiel. Et il savait que Jarist lui croyait, tel a toujours été sa force, il a toujours cru qu’il réussirait, et que rien ne pouvait l’arrêter…

Les jours passèrent, les morts se levaient, squelettes pour la plupart, obéissant aux commandes de Jarist. Amazalin et Hornf commençaient à trouver le temps long. Mais Jarist n’était pas reconnu pour sa patience et un mois plus tard Jarist, au coucher du soleil, ordonna à son armée de plus de cinq cents revenants d’aller vers le nord et d’exterminer toute forme de vie! Deux jours de plus et les trois repartir à leur tour vers le nord.

* * *

Prêtres et soigneurs s’occupaient des blessés. Heureusement pour les citoyens, la capitale avait une forte milice. Mais ce n’aurait pas suffisant pour repousser l’attaque. Le vrai héros de la nuit passée était un dénommé Trempton, un gaillard musclé arborant fièrement les emblèmes du Maraor. La rumeur voulait qu’à lui seul il ait défait l’armée des ténèbres. En réalité, le simple fait qu’il ait été lui-même au front sur-le-champ de bataille suffit à donner le courage aux hommes et à vaincre la peste de revenant attaquant la ville.

* * *

« Tu crois qu’il y a eut des survivants? » Demanda Jarist. Certainement! Au minimum un cavalier solitaire allant prévenir la prochaine ville. Hornf, tu as fouillé toutes les maisons? Bah non! Mais même les animaux sont morts, deux jours c’était peut-être un peu trop, ça sent la putréfaction partout… La mort sent mauvais, j’approuve ardemment, mais dans ce cas-ci, la mort a apporté la mort à un village déjà sans vie! Amazalin, tu crois que les zombies vont toujours vers le nord? Sauf si tu commandes autrement, c’est ce qu’ils font et feront toujours. Ce sont des marionnettes, tu n’as qu’à leur tirer les fils. Excellant! Passons quelques jours ici afin que la pierre nous reforme une armée. Hornf, tu crois que l’auberge a encore de la bière? Oh! Oui!

* * *

« Nécromancien! Tu es allez trop loin! Tu dois mourir pour tes immondes crimes! Je te trouverai et te punirai! Que Luminis guide ma main et la dirige vers ton châtiment ! » Tu crois qu’il sait ou nous sommes? Chuchota Jarist caché dans une des maisons. Non, sinon il ne gueulerait pas ainsi pour nous faire sortir. Répliqua Amazalin. Bah! Alors sortons lui montrer que nous sommes ici, dit Hornf un peu trop fort. Il ne doit pas être seul, peut-être des archers cachés… Les animaux morts, tu crois pouvoir relever ceux là aussi? Ensuite Hornf pourra charger le cavalier pendent que je me poste à une des fenêtres pour surplomber le combat. Toi Jarist… Je contrôle les bêtes!

Trois vaches boitant péniblement fonçaient sur le cavalier, il leur fit face et s’engagea vers elles pour les abattre. Hornf sortit du building pour le surprendre. Amazalin surveilla si d’autres oseraient se pointer le nez. Le cavalier esquiva la première passe d’arme d’Hornf. Il répliqua par trois coups rapides que le nain bloqua avec aisance, il devait le tester. Amazalin aperçu une ombre aller vers le dos de son ami, il lança une bougie à ses pieds, le sol explosa! Et un mystérieux personnage roula à couvert derrière des tonneaux.

Hornf s’esclaffa : « Le monsieur à cheval est trop peureux pour faire face à l’ennemi seul? Face au mal pure, la préparation est de mise! Mais face à toi, ma lame seule sera suffisante. » Répliqua l’humain, avec conviction. Hornf avait réussit à faire dire au héros monté qu’il n’était effectivement pas seul. Amazalin avait du comprendre le message. Mais il s’était découvert… Il fonça aller retrouver Jarist.

Hornf, fit mine d’attaquer les jambes du cavalier, mais revint avec un coup qui toucha sous le cheval. L’homme comprit trop tard que sa selle venait d’être rapidement détacher. Il tomba à la renverse. Hornf allait porter le coup de grâce quand il reçut une décharge électrique dans le dos qui le stoppa net!

Jarist finissait sa deuxième prière quand Amazalin le secoua en même temps que le bruit de la décharge électrique. Ils se regardèrent inquiet. Une ombre planta une épée sur l’armure de Jarist. Heureusement pour lui, celle-ci amortie beaucoup l’impact. Amazalin prit sa flûte et souffla une note dans vers cou de l’ombre. Qui résista au poison! Jarist fit volte face et découvrit un homme dans la vingtaine avancée, épée et dague en main. Il invoqua un drain de vie et toucha son adversaire qui parut surprit de la force de l’attaque. Amazalin invoqua, à son tour, des disques qui frappèrent de plein fouet l’homme dans sa cape sombre.

Le cavalier se releva et fonça sur le Nain, par réflexe, il dévia le coup de son bouclier. Et répliqua par un double estoc au flanc opposé. Le second traversa la défense du guerrier de foi, le blessant sommairement. Le blessé recula d’un pas, une flèche toucha l’armure du nain, mais sans y pénétrer. « Si c’est comme ça que vous jouer… » Hornf, fonça vers le bâtiment d’où la flèche venait d’être décochée.

Le sombre homme lança une boule à l’elfe qui ne put esquiver. La boule explosa et répandit une glue verte collante qui empêcha Amazalin de bouger librement. Souriant, l’humain à la cape sourit. Jarist eut comme réplique un cri aigu, tellement aigu que l’humain fut forcé de mettre ses mains aux oreilles, il y découvrit du sang… Le prêtre du mal profita de cette torture pour l’achever avec un grand coup de masse à la tête, son crane craqua.

Le cavalier à pied allait poursuivent le nain, mais les zombies de vaches s’interposèrent. Bien qu’il les élimina facilement, sa proie avait déjà gagné une bonne longueur d’avance. Le nain monta l’escalier et découvrit une table renversée qui bloquait le chemin. Augmentant sa vitesse pour la défoncer. Il arriva face à face avec un pic de lance. Elle transperça son épaule malgré son épaisse armure. Mais la charge du nain ne s’en trouva que de très peu ralenti. La table cassa en deux et le semi-homme derrière ne trouva aucun mot pour se décrire ce qui venait de se passer. Il laissa tomber sa lance pour sortir une rapière. Le nain continua sa course vers lui et attaqua avec une telle fougue qu’il enfonça sa hache dans le plancher de bois. Le petit homme vit la chance lui sourire, s’étant mis sur le côté pour échapper au coup mortel, il pointa vers le flanc du nain. Loin d’être à bout de souffle Hornf pivota légèrement pour échapper à l’assaut, lâcha le manche de sa hache planté dans le plancher et saisit la main de son adversaire. Il lui arracha la rapière des mains et lui donna un coup de gantelet métallique sur le nez. Le semi-homme roula en arrière abasourdi. Des pas montaient l’escalier.

Jarist aida Amazalin se déprendre pour sortir cette colle. Ils allèrent ensuite dans la rue. L’elfe aperçu une forme entrer dans le bâtiment voisin duquel on entendait clairement des sons de combat. « Hornf a besoin de soutient, allons-y! » Souffla-t-il à l’oreille de Jarist.

Hornf reprit sa hache et allait donner le coup de grâce au semi-homme quand son coup fut bloqué par l’épée de son précédent antagoniste de la rue. « Ne bouge pas 'peck', tu seras le prochain! » Déclara-t-il à l’intention du petit homme. Le cavalier sans monture fit tourner son épée pour bloquer le prochain coup de hache et répliqua par une série de moulinet que même un nain expérimenté comme Hornf eut du mal à parer.

Le sorcier montait l’escalier, essayant de faire le moins de bruit possible, il pouvait déjà apercevoir son ami Trempton combattre un féroce nain en armure sombre, il prévoyait lui lancer le plus de fragment magique possible ou encore un autre éclair dès qu’il aurait monté sur la prochaine marche. Il ne comprenait pas pourquoi son corps ne répondait plus, il avait senti une légère piqûre à la nuque… Amazalin se fit dépasser par Jarist, qui poignard en main, termina le questionnement du sorcier.

Hornf, trop concentré à parer les attaques de l’homme, n’aperçut pas le semi-homme se mettre derrière lui. Il tomba à la renverse, trébuchant dût au bâton que le petit personnage mit entre ses jambes. Trempton allait frapper le coup de grâce quand Jarist lui flanqua un coup sur la rotule du genou droit, les os de la jambe se fracassèrent. Jarist allait donner un nouveau coup mais le guerrier fut plus rapide et sa lame frappa la main droite du prêtre, sa main d’arme. Jarist, grimaçant de douleur, en perdit sa masse ainsi que deux doigts. Amazalin empêcha l’homme de profiter de l’occasion en lui lançant une bougie. Une fois prit en feu l’homme eut beau tourner et rouler sur lui-même, il était trop tard. Hornf était déjà sur pied et abattait sa hache vers sa nuque.

Le semi-homme attaché devant lui, Jarist lui décrivait les pires tortures imaginables. Il le narguait avec ses trois doigts restant. Hornf était épuisé. De tous les adversaires qu’il avait affrontés dans sa vie, le cavalier devait certainement être le meilleur. Amazalin lui méditait, il avait épuisé la majorité de ses pouvoirs d’arcane.

Les heures passèrent jusqu’à la tombée de la nuit, après sa prière Jarist pris ses deux doigts tombés et après une récitation divine, la peau et les os de reconnectèrent à sa main.

« Que fait-on du nabot? Demanda Amazalin. - On lui donne une minute d’avance et on court après. Répliqua Hornf. - On pourrait lui arracher la plante des pieds juste avant. Ajouta Jarist. - Je vous comprends parfaitement, mais d’un autre point de vue, nous devons trouver une façon de dire aux gens de ne pas se mettre au travers de notre route. Mort ce semi-homme ne pourra pas faire ce message mais vivant oui. » Expliqua Amazalin. - Oui, laissons-le partir à cheval et retourner à la prochaine ville… J’ai une excellente idée… Venez… » Déclara Jarist.

* * *

Le soldat baillait au corneille, une autre journée de garde se terminait presque et tout est tranquille. Il ne s’en plaignait pas par contre, mieux valait que rien ne se passe plutôt qu’une armée de mort-vivants comme celle qu’il y avait eu, il y a moins d’une semaine. La basse ville avait été saccagée par ces monstres, mais les remparts de la haute ville les avaient stoppés. La garde avait été doublé depuis. Et le grand héros local et ses alliés étaient partis investiguer la source du mal. Il allait bailler de nouveau quand son voisin à une dizaine de mètre cria, un cavalier approche!

En formation, le capitaine et ses six hommes bloquaient la rue. Depuis l’attaque tous étaient accueillis de la sorte. Les hommes eurent la surprise de leur vie, ainsi que le dégoût de leur vie en apercevant un semi-homme attaché sur le dos, sur le cheval bien connu qu’était la monture de Trempton. Un semi-homme sans bras, les oreilles tranchés, un œil manquant à son orbite. « Par les dieux, c’est Premdonis! » Le semi-homme toujours vivant malgré la torture, fut accueillis par le haut prêtre de la ville, il raconta ce qu’il avait vu et ce qu’il avait enduré. La nouvelle fit rapidement le tour de la ville. Dans les jours qui suivirent, la nouvelle vint même aux oreilles du roi d’Izmola.

* * * Chapitre 4 * * *

Le roi Aglisyk, souverain du pays de Maraor invita ses conseillés ainsi que le sir Damaniel de Coflahan, le prince du pays voisin et allié de Fayregh. « La situation est terrible, hier encore j’ai perdu près de cent hommes à combattre ce qui semble être une armée infinie de mort-vivant. Nous ne pourrons bientôt plus affronter ces hordes de monstres… Nous devons en savoir plus sur ce phénomène. Nous avons des informations d’une source fiable mon seigneur. Lança un des conseillés. Vient-elle sur les ragots de ce semi-homme? Effectivement votre majesté, mais ce semi-homme faisait équipe avec le très réputé Trempton, gardien héros de la foi selon le haut prêtre de l’église de Luminis. Alors, quelles sont les véritables nouvelles ? J’ose espérer que les rumeurs ont empiré les choses… Premdonis, le petit homme, dit qu’il a vu trois êtres, respirant clairement et volontairement la volonté du grand mal. Le premier, celui qui a torturé le pauvre rescapé serait un apprenti prêtre, un des moines qui était venu annoncer la mort du haut prêtre de Krish, Karail de son nom je crois, dit que la description ressemble l’ancien apprenti de ce défunt moine. Il l’aurait assassiné et transformé en zombie il y a de cela quelques semaines. Par Luminis, quel démon est-il devenu ! S’exclama le roi. L’autre serait un nain, un affreux nain. Son visage serait si difforme qu’il est difficile de savoir s’il est vraiment un cousin des nains au sud d’ici. Mais selon le semi-homme, il était l’égal du héros Trempton en fait d’arme! Est-ce monstre-nain qui a abattu notre champion ? Effectivement… Et le dernier tyran serait un elfe, sûrement un elfe sauvage à en croire Premdonis. Avait-il des habits sombres, une flûte et plusieurs livres avec lui? Demanda de Coflahan anxieux. Je ne suis pas certain pour les livres, mais pour la flûte et les habits, c’est ce que l’on m’a rapporté. Répondit le conseillé. Diantre! C’est avec eux qu’il se cache! C’est l’elfe qui a volé les sorcelleries de mon défunt frère, messire. Cracha le prince. Je vois à la lueur de vos yeux que vous souhaitez toujours la vengeance au nom de votre frère. Auriez-vous avez une suggestion à nous faire mon cher ‘cousin’? » Demanda le roi. Après un moment de réflexion, il se leva et déclara : « Avec l’aide de vos meilleurs hommes, je trouverai ces traîtres. Je vous débarrasserai du nain qui a osé tuer votre héros, je vous ramerai la tête du tueur de prêtre et je vengerai ma famille en rapportant les restes de cet elfe à mon père. »

* * *

Sombre et froide était la nuit. Le nain s’amusait avec l’épée de Trempton, une belle lame. Dommage que ce ne soit une hache se disait-il. Jarist lisait pour la millième fois la même ligne à haute voix : « De leur doigt, ils affronteront le mal qui ronge, perdront l’accent de la dérision s’engouffrant loin de la rivière de sang, enfin leur seul salut mendieront. » Amazalin copiait une autre page dans son livre personnel. Avec les toutes les richesses de la ville fantôme, il avait pu facilement pu trouver assez d’encre magique pour s’amuser à copier les milles et un sortilèges qu’il avait acquis durant les années et qu’il n’avait eut le temps de comprendre. Une nuit commune si on se fiait aux derniers jours mais la tension était a son comble. Le dernier combat les avait presque fait tomber, le hasard avait seulement tourné en leur faveur. Qu’en serait-il de la prochaine fois. Tous savaient mais nul n’en parlait.

« La prochaine vague je vais l’envoyer vers Krish. Pensa tout haut Jarist. Ton village natal ? Demanda Amazalin. Oui. C’est la que j’ai vu la lumière et que je l’ai renié pour toujours. Moi, j’ai revu la lumière en compagnie d’Amazalin il y a de ça a peine quelques jours. Dit Hornf d’un ton léger. Tu voudrais voyager vers le sud et que l’on s’attaque a ton peuple Hornf ? Questionna Jarist. Hum… Peut-être lorsque tu auras fini de t’amuser avec tes zombies. Contrairement aux humains, chaque nain a été entraîné au maniement des armes. Ce n’est pas une petite armée de mort qui les effrayera. Parlant de petite armée. Que ferons-nous après avoir épuiser notre réserve ? La capitale ne tombera pas avec seulement des squelettes ou des zombies frappant sur les grands murs de la haute ville. Ils auront vite fait de les détruire avec leur foi et leur flèches. Demanda l’elfe rêveur. Je vois ta crainte aussi. Nous nous sommes sans doute dévoilés trop tôt. Mais maintenant, certains alliés infernaux joigneront notre cause. Nous devrions recruter des forces. Peut-être dans les montagnes. Que déteste plus les nains, les orcs ou les gobelins ? Répliqua Jarist. Les gobelins ! Au moins les orcs on un certain honneur de guerre. Les gobelins sont des pestes… Donc nous irons au sud recruter des pestes ! Et même morts, ils se battront pour nous! Délara Jarist

* * *

Jeowin survolait la plaine, il devançait son maître de quelques mètres. Ne voyant rien a l’horizon, l’aigle revint auprès de son ami. Sans même se parler Jeowin et Thalavie se comprenait. Depuis bientôt deux ans qu’il voyageait ensemble, il n’avait encore jamais vu le spectacle immonde de la semaine dernière, des animaux de ferme s’attaquant à la communauté paisible de la forêt. Vivant en harmonie avec le cycle naturel de ses meilleurs amis les animaux, Thalavie avait utilisé de tous ses talents pour repousser les monstres. Encore d’apparence jeune, elle était d’une beauté remarquable, une beauté sauvage. Toute jeune elle était tombée en amour avec la nature. Allant de plus en plus souvent dans les bois, un jour elle en a fait sa résidence permanente. S’assurent de permette à la forêt d’être toujours belle et tranquille. ‘Sa forêt’ comme, elle l’appelle souvent, n’accepte pas les monstres et elle a toujours sut garder le contrôle de la situation jusqu’à ce que ces animaux démoniaques attaque sans raison évidente.



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