La Meuse, 30/08/2001
Plus de 4 buts de moyenne par match, les canonniers ont déjà frappé fort
Dans ce contexte, la palme revient à Carlsbourg qui renvoie Redu sur un net 6-1. Les troupes de Claudy Depierreux ont pris de la bouteille et ont trouvé en Philippe Léonard un régulateur. Le vice-président Jean-Luc Oury ne tombe pas dans l’euphorisme mais constate : « Même si on a parlé de Philippe Léonard et du piston Jérôme, c’est toute l’équipe qu’il faut englober dans le succès. Il y a longtemps que nous n’avions plus évolué de la sorte à domicile. Même quand Redu est revenu à 2-1, nous n’avons pas douté. Preuve que nous avons gagné en maturité ». Un test important attend les Carlsbourgeois dimanche, le voyage à Arville situera vraiment leur valeur. Quant à Redu, il tentera de se reprendre contre Corbion afin de ne pas déjà subir le stress des années antérieures.
Le score de 4-1 qui sanctionne la rencontre Tenneville-Vesqueville pourrait faire croire que le succès des anciens pensionnaires de P2 fut facilement acquis. Et bien non, comme l’explique le délégué local : « Nous avons dû attendre la 85e pour être totalement rassurés. Jusque-là, ils nous ont mené la vie dure. C’est toutefois une bonne entrée en matière pour nous. Nous tâcherons de confirmer contre Villance ». On se doutait que la phalange d’Alain Philippe serait plus costaude que lors des défunts championnats. En tenant la dragée haute à un ténor, elle vient d’entrée de jeu de le prouver. On pourra juger un peu mieux la valeur réelle des Vesquevillois à domicile dans le prometteur derby face à Saint-Hubert.
Dès vendredi soir, Bouillon avait ouvert le bal face à Sugny. C’est le feu follet local Salpetier qui faisait sauter le verrou et par le fait même plantait la première rose de la saison. Jusque-là, les Macus s’étaient bien défendus alors que les locaux cherchaient toujours leurs marques. En scorant juste avant les citrons, les hommes du président Godard assuraient l’essentiel. La deuxième période fut nettement meilleure avec une circulation de balle plus rapide et un jeu plus lié. Le nouvel entraîneur, J.-P. Baudoin, explique : « Nous n’avons pas pu peaufiner l’équipe pendant la période de préparation d’où les hésitations du premier time. Par contre, je suis content du 2e. Il était important d’engranger dès le départ. Pour nous, le véritable travail va seulement débuter. Nous allons tenter de faire progresser ce groupe de 18 ou 19 joueurs. Nous aurons des ambitions. Nous jouerons chaque rencontre pour la gagne et aussi pour se faire plaisir ». On n’était pas trop déçu du côté de Sugny, même si on était venu avec certains espoirs. Les 45 minutes initiales laissent entrevoir certaines possibilités, peut-être la condition physique fait-elle encore défaut?
Jean-Marc François, l’entraîneur de Poix, estime la victoire des siens face à Corbion logique, mais il ajoute de suite : « Nous avons eu la réussite pour nous. Les Frontaliers touchent par deux fois du bois dans les dernières minutes. Je pense tout de même que nous méritons les trois points. Nous avons pratiqué un bon foot qui nous a surpris nous-mêmes. Une bonne prestation qui en attend d’autre, j’espère ».
Un gros morceau attend les bleu et rouge dans leur voyage à Fays/Veneurs qui vient de s’incliner à Villance par un petit but d’écart. C’était un des sommets de la journée. Les hommes du président Defays se créaient une multitude d’occasions mais ne se rassuraient qu’à la 70e. Le joueur-entraîneur, Fabian Boulard : « Notre victoire est tout à fait logique au vu des possibilités de la première mi-temps. Nous aurions dû plier le match avant le repos. Nous nous sommes fait peur d’autant que Fays est sorti de sa coquille en fin de partie ». Et la suite : « Grâce à ces trois points, nous irons à Tenneville sans complexe et avec moins de pression ».
A l’écoute des résultats, beaucoup s’étonnaient du nul réussi par Haut-Fays à Tellin. Les Nordistes, bien organisés défensivement, malgré les franches occasions tellinoises et un coup de réparation manqué par Picard, résistaient jusqu’au bout. Le coach, Freddy Laurent, rentré au bercail, donnait ses explications : « Nous faisons le dur apprentissage de la P3. Haut-Fays qui jouait avec 5 défenseurs a fait preuve d’une saine agressivité. Chez nous, l’engagement était parfait. La conclusion faisait défaut. Alors on s’énerve et on gaspille encore plus. Nos joueurs sont jeunes, ils doivent s’attendre à une telle réception chaque semaine. Encore heureux que Hoscheit nous sorte deux arrêts miracles dans les dernières minutes ».
Le derby entre Awenne et Arville a renvoyé les deux équipes dos à dos. Du côté d’Awenne, on regrette les deux penaltys légers qui ont permis aux Arvillois de revenir dans le coup. Les locaux ont toutefois prouvé qu’ils étaient déjà bien en jambes et Arville, lui, sera toujours un candidat au top 5.
Jean-Pol Grosvarlet