La Meuse, 20/09/2001

Début de campagne fort chahuté

 

    Il n’y a plus un seul maxima après le nul de Tellin à Villance, Tenneville en profite pour prendre le commandement.

 

    Difficile de se situer dans cette série qui compte un nombre impair de clubs et qui oblige certains (pas toujours d’accord d’ailleurs) à jouer le mercredi au risque d’amputer leur noyau. Bouillon ouvrait le bal vendredi au pied du château en recevant Redu. Aucun problème pour les Bouillonnais, de suite à l’aise face à un adversaire limité qui n’a jamais fermé le jeu et qui a fait preuve d’une sportivité exemplaire. Le président local Guy Godart : « Chapeau à ces joueurs et à leurs dirigeants. Aucun geste de mauvaise humeur, ni d’agressivité mal placée ». A propos du match ? « Difficile de nous faire une idée. Nous avons voulu privilégier le recrutement offensif. Nous risquons d’avoir des problèmes derrière. Il faudra peut-être revoir l’organisation défensive pour rencontrer les plus costauds ».

    Les voisins communaux de Corbion essuyaient le même revers que les gens du Pays du Livre à Fays/Veneurs, une équipe en net regain de forme et qui, après deux revers successifs, devait une revanche à ses partisans. Le début de championnat est loin de satisfaire l’entraîneur Daniel Jacques qui ne cède toutefois pas à la panique : « Les vacances ont perturbé la préparation. L’absence prolongée de Luc Martin n’explique pas tout, mais perturbe le secteur offensif. Il fallait les trois points pour rester collés au bon wagon ».

    Corbion aussi espérait plus, c’était un jour sans, avec un manque flagrant de combativité. Il a fallu l’entrée du joueur-entraîneur Jean-Pierre Lebec pour voir les Canaris sauver l’honneur.

    On savait que Tellin finirait par décoller. L’occasion était belle d’aller taquiner Villance dans son fief. Bien organisées, les troupes de Freddy Laurent étaient venues pour le nul. Un tout grand Tichon a peut-être privé les rouge et noir d’un petit plus même si la fin était pour les visités.

    On en finit pas de parler derby chaque semaine dans l’entité de Saint-Hubert qui vit au rythme des saines querelles de clocher. On attendait les Borquins de pied ferme à Awenne. Une partie agréable qui se termine par un partage de frères et qui ne fait les affaires ni de l’un ni de l’autre. Pas loin de là, Arville qui sans faire de bruit pointe en 3e position atomisait Poix.

    Joseph Weles vient de conduire ses ouailles à trois succès consécutifs qui les hissent au sommet. Il fallait attendre une heure pour voir les Tennevillois débrider la rencontre. Jusque-là, les Carlsbourgeois dont on ne soulignera jamais assez le renouveau et la combativité avaient limité les dégâts. Le finish de Tenneville faisait la différence.

Sugny étonne de plus en plus et s’est permis de malmener Vesqueville qui restait sur quelques bonnes prestations. En menant 0-2, les Frontaliers ont poussé les rouge et blanc dans leurs derniers retranchements ne se faisant rejoindre que dans les arrêts de jeu.

 

Échos 3d

La preuve pour Bouillon et Fays

Et la preuve par 7 pour Julien Salpetier ! Le feu follet bouillonnais a frappé fort dans la nocturne de vendredi. 7 buts et une présence de tous les instants dans les 18 mètres, un vrai renard des surfaces.

La preuve par neuf aussi pour Jean-Pierre Lebec dans la rencontre entre Fays/Veneurs et Corbion : « Preuve que lorsqu’on n’en veut pas, on ne peut rien revendiquer. Je suis déçu. A la place de mes joueurs, je serais honteux. Il faut que les mentalités changent ».

Retour à Bouillon avec le mécontentement du secrétaire Gérard Leyder : « Ce championnat est plus que bizarre. On oblige certains à jouer le mercredi sous prétexte qu’ils ont l’éclairage. Chez nous, 4 titulaires, tous étudiants, seront absents. Où est l’équité dans tout cela ? ».

Même son de cloche chez le délégué Guillaume à Tenneville : « Nous devons faire avec, c’est frustrant pour nous. D’autres auront plus de facilités au moment de jouer. Pour moi, les dés sont pipés ».

C’est la cata à Redu, 0 point et 22 buts encaissés en trois sorties. Il y a de quoi s’inquiéter. On envisage des renforts, on voudrait se tourner vers le voisin français. N’est-il pas trop tard pour faire son marché ?

Jean-Pierre Grosvarlet

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