La Meuse, 11/10/2001
Les «sans grade» se rebiffent
Poix et Carlsbourg qui végétaient en fin de tableau se paient le scalp de Villance et Bouillon.
Le temps plutôt clément n'a pas inspiré les artificiers. Moins de 3 buts de moyenne par match, ils nous avaient habitués à mieux. Pas moins de 4 rencontres se sont terminées par le plus petit écart. La palme revient à Poix perdu dans les profondeurs du classements avec ses 3 petites unités : il a surpris Villance qu'on & déjà connu plus fringant. « Les 20 dernières minutes furent pénibles, avoue le délégué local. Heureusement, Bernard Pierson, notre dernier rempart était dans un grand jour. »
La défaite des protégés de Fabian Boulard isole Tenneville en tête. Les bleu et blanc reviennent victorieux d'un difficile déplacement à Sugny. Les Frontaliers ont laissé très forte impression face à une des grosses cylindrées. Sans un exceptionnel Gueben, la bande à Guy Albert pouvait revendiquer le nul. Le public revient au Stade Radelet, c'est un signe. Du côté de Tenneville, on peut se montrer satisfait. Ce long et difficile déplacement est derrière lui, le revers de Villance ajoute un plus.
Saint-Hubert a quand même remis les pendules à l'heure et requinquer un peu son moral. Le succès contre Tellin ne rassure pas du tout José Roset : « Ce ne fut pas un grand match de notre part. Meilleur et plus volontaire que le précédent certes, mais encore en-dessous de notre valeur. L'essentiel était de stopper la spirale après trois revers consécutifs. » Le noyau restreint pousse souvent José Do Rosario à parer au plus pressé dès qu'un ou l'autre fait défaut.
Carlsbourg a joué un mauvais tour à Bouillon en lui prenant les trois points au Bois de la Mohy. La partie fut loin d'emballer le spectateur. On sentait que le premier qui marquerait emporterait l'enjeu. Bouillon a déçu face à des locaux bien organisés qui tendaient un double rideau devant leur gardien Samuel Denis auteur d'une prestation impeccable comme celle de son vis-à-vis Patrick Thomassint. Voilà deux jeunes gardiens dont on reparlera souvent.
Benoît Pochet était furibard après la défaite de ses Corbelots qui recevait Awenne. « C'est scandaleux. L'arbitrage frôle le ridicule. C'est honteux d'être traité comme cela. A croire que nous ne pouvons pas en gagner une... Nous essayons de remettre le club sur les rails. On nous met des bâtons dans les roues chaque semaine. Les joeurs font leur possible mais le moral en prend un coup. » Dans cette grisaille, le délégué ajoutait : « Je suis content de la réussite de Sugny qui prouve que dans notre petit coin , on peut faire des résultats. » Un difficile déplacement à Tenneville attend les Frontaliers. Un bon résultat ou une bonne prestation remonterait le moral.
En terres nordistes, Fays n'a pu mettre les trois points dans sa gibecière. En ce week-end d'ouverture de la chasse, les Veneurs de Léon Jacques pourtant habitués à tirer tous azimuts depuis quelques semaines ont buté sur la troupe bien organisée du président Etienne Goire bien décidé à vendre chèrement sa peau. Le nul ne semblait contenter personne car finalement il équivaut à une défaite.
Même si le résultat est négatif à Redu, les hommes du village du livre retrouvent des couleurs. Depuis belle lurette, ils n'avaient plus fait jeu égal avec l'opposant. La courte défaite face à Vesqueville va-t-elle les relancer et les sortir de l'ornière ? Une première réponse déjà à Arville le prochain week-end au cours duquel tous les regards seront tournés vers Villance qui accueille Sugny. Pour une nouvelle surprise ?
ECHOS 3D
« Ca faisait longtemps » (Daniel Golinvaux, Redu) :
« Nous venons de livrer notre meilleure rencontre. Malgré la défaite, un petit vent d'optimisme souffle sur le club. Au moins, nous n'avons pas été ridicules. »
« Notre stade revit »(José Dehart, Sugny) :
« Une belle assistance pour recevoir, certes, un leader mais j'ai remarqué pas mal de gens du coin. Le foot refait recette. C'est déjà une grosse satisfaction pour nous. »
« Certains baissent de régime » (Jean-Pol Baudouin, Bouillon) :
« Une défaite que je pressentais au vu du manque d'engagement. Nous avons mal joué le coup. Nous n'étions pas volontaires même si l'adversaire était bien organisé. Chez nous, certains baissent de régime. »
Jean-Pol Grosvarlet