La Meuse, 18/10/2001

Les tendances se dégagent

    Tenneville, étonnamment accroché par Corbion, doit tolérer le retour de Villance.

    Derrière, les candidats au top 5, Arville, Fays/Veneurs et Awenne placent leurs pions. Sugny et Bouillon, battus pour la deuxième fois en quinze jours, lâchent du lest.

    Le leader qui recevait un Corbion en plein doute n'a pu faire mieux qu'un match nul, arraché dans les dix dernières minutes. Les Corbelots héritaient même d'une occasion en or en fin de partie. Le délégué François Guillaume admettait : « Corbion mérite son point. Nous n'étions pas dans un bon jour. Ils nous ont fait douter jusqu'au bout. »

    Villance ne musardait pas en chemin et rassurait ses partisans en infligeant à Sugny sa plus grosse défaite. Fabian Boulard et les siens ont remis les pendules à l'heure. Charles Dubois, le délégué, ne bradait pas son plaisir : « Nous étions les plus forts. Le doute qu'aurait pu engendrer le revers à Poix n'est jamais apparu. Il faut dire que le bon départ a facilité la chose ainsi que le découragement des Frontaliers. Une bonne circulation de balle, beaucoup de réalisme, voilà les leçons à retenir. » Confirmation attendue à Corbion la semaine prochaine. Pour Sugny, ce coup d'arrêt ne doit pas hypothéquer le bon parcours. Les Macus ont paru nerveux terminant même à dix, David Adam étant rentré aux vestiaires avant les copains.

    Jour de ducasse à Arville mais pas jour de fête au terrain. Le président Hénin : « Que ce fut mauvais ! Zéro sur toute la ligne, Redu a commencé à 9 et ne voulait même pas jouer. Il a fallu insister. Un rideau de 9 joueurs devant le rectangle nous a gênés. Ce n'est pas une excuse. A oublier au plus vite. » Il faudra être rudement plus costaud pour ne pas rentrer bredouille de Haut-Fays qui vient justement de faire le plein à Vesqueville. C'était jour de kermesse aussi chez les Vesseux. Leur baisse de régime après le café n'y est pas étrangère. Pourtant Pêcheur, Henrotin et Lorant ont tout tenté. En face, Lavallée, dans un grand jour, écartait tout et empêchait les rouge et blanc d'être à la fête. Difficile à manier ces Nordistes qui, l'air de rien, confirment leur dernière campagne.

Carlsbourg s'en tire bien !

    L'entité paliseuloise ne convient pas aux Bouillonnais. Après avoir subi la loi de Carlsbourg, voilà que Fays/Veneurs vient empocher les trois points au pied du château. Une différence toutefois, les Godefroids en voulaient et se procuraient un paquet d'occasions. Finalement, ce sont les plus réalistes qui ont émergé. On peut néanmoins s'interroger sur la suite des débats si le but de Fabrice Poncin n'avait pas été refusé en fin de première armure. D'autant que la fin de partie était locale mais le duo Martin-Arnould jouait le coup comme ils l'ont déjà si bien fait.

    Carlsbourg qui vient de matcher 2 anciennes gloires du foot provincial s'en tire finalement bien avec un 4 sur 6. Après avoir défait les Bouillonnais, le voilà qui accroche Saint-Hubert revenu tout doucement à son meilleur niveau et qui a fait plus que le jeu au Bois de la Mohy. Les Carlsbourgeois, amputés de leur ligne d'attaque, ont fait mieux que de la figuration.

    Avalanche de buts à Tellin-Poix, de quoi confirmer le net retour en forme des buteurs avec une moyenne de 5 buts.

ECHOS 3D

« Ah ! La ducasse... » (Alain Philippe, Vesqueville) :

« Le match de la veille entre célibataires et mariés a laissé des traces. Ce n'est pas une excuse. Sincèrement, nous méritions le point. » Alain Philippe n'avouait pas qui des mariés ou des célibataires étaient les plus frais...

Gérard Leyder (Bouillon) : « Déçu du résultat, pas de la manière »

« Nous nous créons une flopée d'occasions. La réussite nous boude. C'était nettement meilleur qu'il y a 8 jours. Rien à reprocher aux garçons, ils ont fait le maximum. »

« Carlsbourg redresse la tête » (Jean-Luc Oury) :

« Après avoir défait Bouillon, nous accrochons une autre grosse entité. La volonté des garçons fait plaisir à voir. Un coucou tout particulier à Benoît Moline gravement blessé et qui revient après trois ans avec le but d'ouverture qui nous remet en selle. »

La double casquette d'Alain Philippe

Ce que le coach vesquevillois ne dit pas, c'est qu'il est aussi l'entraîneur des juniors provinciaux de Champlon, un club auquel il est attaché puisque l'un de ses fils y joue aussi en équipes d'âge.

Jean-Pol Grosvarlet

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