La Meuse, 08/11/2001
Revoici les clubs de l'entité borquine
Les deux leaders, Tenneville et Villance, pètent la forme et enfilent les perles même si la menace borquine se précise.
Le joueur-entraîneur de Villance, Fabian Boulard, confiait à l'aube de la campagne : « Dans un tel championnat, il sera impératif de ne rien gaspiller contre les « petits » et faire preuve de vigilance dans les matches dits faciles. » Jusqu'à présent, ses ouailles ont presque réussi le parcours parfait si ce n'est le couac de Poix. Les jaune et bleu possèdent la meilleure attaque et la meilleure défense. Dans le derby communal, ils ont mis de suite la pression sur une équipe amorphe et sans ambition de Redu, dixit le délégué Jean-Luc Golinvaux : « C'était jour de kermesse et certains n'y étaient pas. Nous avons été dominés de la tête et des épaules par une bien belle équipe qui devrait aller loin. »
Gaspillage interdit devait être aussi le mot d'orde de Joseph Weles à ses joueurs qui ne musardent pas en chemin prenant toutes leurs sorties au sérieux. Bien charpentée, la formation tennevillopise saute un à un les obstacles et s'appuie sur le tandem Rode-Leemans, toujours dans les bons coups. La victoire à Haut-Fays ne souffre aucune discussion. Trois bons points avant le difficile déplacement à Fays/Veneurs qui sera déjà au pied du mur.
Arville s'est imposé sans problème dans le derby communal. Alain Philippe retrouvait dans le camp d'en face Yves Quevrin et Johan Roussiaux, deux vieilles connaissances qui allaient lui rendre la vie dure. Le coach vesquevillois très fair-play ne cherchait pas d'excuse et s'inclinait devant plus fort. « Tout d'abord, un off-day total de notre part. Les absences de Paulus et Schinckus n'expliquent pas tout. Nous sommes tombés sur une équipe qui joue vite et juste. Pour moi, la meilleure rencontrée cette saison. » Les troupes de Francis Sion se devront de confirmer dans un difficile déplacement au pied du château de Godefroid. Les Bouillons qui finalement reviennent avec les trois points de leur déplacement à Poix seront d'un autre calibre.
En menant 2-0, les troupes de Jean-Pol Bauduin pensaient avoir fait l'essentiel. Debière les rappelait à l'ordre avant la pause. La deuxième période, émaillée de décisions arbitrales de mauvais goût, permettait aux Bouillonnais, grâce à un maître-tir de Decamps, de se relancer.
Sugny n'a pas à rougir de sa défaite face à St-Hubert. José Dehart : « Un match fort fermé, une bataille d'entrejeu et puis ce but sur coup de coin qui nous a déstabilisés. Dans une telle rencontre, le petit détail fait la différence et ce petit détail était chez eux. A part les points perdus, on ne doit nourrir aucun regret. »
Awenne réalise la bonne opération en ramenant les trois points de Fays/Veneurs au terme d'une partie qui a vu les plus opportunistes s'imposer et dans ce registre on peut faire confiance à Serge Vandenbergh. Les Sabotiers pointent en troisième position et affirment leurs prétentions.
ECHOS 3D
L'entité borquine fait main basse sur le top 5
Awenne, Arville et St-Hubert apparaissent dans le peloton de tête derrière les dux meneurs que beaucoup qualifient d'intouchables. N'est-ce pas trop tôt alors que la moitié du parcours n'est pas encore atteinte ? Mais n'est-ce pas trop vite condamner Sugny, qui pourrait être la révélation, et surtout Fays/Veneurs ou encore Tellin et Bouillon qui reviennent au galop ?
« Ah ! Ce banc ! »
Jean-Luc Golinvaux le délégué de Redu ne contestait pas la victoire du voisin Villance. « Que voulez-vous lorsqu'on regarde les joueurs qui sont sur le banc et lorsqu'on connaît ceux qui ne sont même pas sur la feuille, on ne peut que s'incliner. Ils remplacent d'un coup trois joueurs et on ne voit pas la différence. »
Corbion et Carlsbourg, aller-retour
Ces deux clubs s'affrontaient pour la deuxième fois en 4 jours. le président-joueur Stéphane Maqua : « Malgré l'absence de 4 titulaires, nous avions la rage de vaincre. Il nous fallait les trois points, nous aurions déjà dû les prendre à l'aller. Ce ne fut pas académique mais, pour nous, seul le résultat comptait. »
Jean-Pol Grosvarlet