La Meuse, 22/11/2001
En route vers un duel ?
Vu la manière avec laquelle les meneurs sautent les obstacles, on se demande si le titre peut encore échapper à l'un des deux.
Tenneville et Villance semblent faire fi de toutes les embuches et comme derrière ça patauge ferme, le profit est total. Arville, Awenne et Fays/Veneurs battus, on voit réapparaître, dans le lot des candidats au top 5, St-Hubert bien sûr, mais aussi Tellin et Bouillon que l'on avait peut-être condamnés trop tôt. A mi-parcours, plus de la moitié des formation restent concernées pour le tour final.
Bouillon réussit le parcours parfait depuis son cours revers à St-Hubert. Leurs 13 points glanés en 5 rencontres les ramènent sur les talons des formations de pointe, tout en ayant matché Arville (2 fois) et Awenne qui sont loin d'être des manchots. En déplacement à Awenne, les Godefroids ont bien géré leur première période en répondant du tac au tac aux poussés de Hautot et Dehuy. « Une bien belle équipe, jeune, volontaire et bien organisée et qui su profiter au maximum des contres. Elle en surprendra plus d'un », constatait le délégué Thierry Folie. Cette défaite met fin à une bonne passe qui avait ramené les Sabotiers dans les hautes sphères.
Arville s'incline pour la deuxième fois de suite à domicile. Battus par Tenneville ou par Jérémy Rode (auteur des 4 buts), les Arvillois perdent tout doucement pied. « Marquer trois buts au leader, obtenir trois penaltys et ne pas prendre les trois points, je ne sais plus ce qu'il faut faire », se lamentait le président Hénin. Il était temps pour Tenneville d'engranger le maximum car Villance n'a laissé aucune chance à Vesqueville. Il augmente encore son capital-buts déjà bien fourni de 6 unité. A ce rythme-là, la troupe de Fabian Boulard sera centenaire avant la fin de la campagne. « Nous étions fort déforcés », commentait Alain Philippe au repos forcé et tenu au courant par la capiston Pierre Henneaux. « Cette équipe de Villance est trop forte pour nous, les garçons ont fait leur possible. »
St-Hubert rapplique à grands pas et se replace remarquablement. Les Borquins n'ont pas fait de cadeaux aux gens du pays du livre qu'ils ont pourtant longtemps côtoyés. Beaucoup d'amertume dans les propos du délégué local Jean-Luc Golinvaux. « Nous avons tenu le coup un quart d'heure, après ce fut la débandade. Nous vivons une saison pourrie. Le moral n'y est plus. Ce sera difficile de remonter la pente. »
Haut-Fays a écrasé un Carlsbourg qui méritait mieux à l'issue des 45 première minutes. Une fameuse bouffée d'oxygène pour les Nordistes qui venaient d'encaisser 24 buts en 4 semaines.
Fays/Veneurs a perdu tout le bénéfice de son beau succès face à Tenneville en se laissant surprendre à domicile par Tellin qui trouve assurément son rythme de croisière. Les fers de lance faysans, Arnould, Cottin et Collard n'ont pas trouvé la faille. Même l'entrée de Luc Martin après les citrons ne changeait pas le scénario. « Nous avons eu les occasions. La malchance et peut-être la maldresse nous ont privés d'au moins un point », confiait le délégué Pierre Leclerc.
Corbion sort vainqueur du derby frontalier. Pourtant la rechute de Gaël Lebec et son retrait forcé ne laissaient rien augurer de bon. Heureusement papa Lebec tient toujours la forme et apportait le but du succès dans un derby certes acharné mais très sportif.
ECHOS 3D
« Enfin, après 31 rencontres ! »
Le gardien Lavallée de Haut-Fays est aux anges... « Cela faisait 31 rencontres à domicile que nous prenions au moins un but. Cette fois le boulier affiche un zéro. Dire que j'ai dû attendre tout ce temps... »
Blégny : un nom à retenir
Le transfuge français de Redu apporte un peu de lumière dans les brumes du bord de Lesse. Régulièrement cité, il ne tardera pas à attirer les convoitises.
L'avis du président-joueur de Corbion
Stéphane Maqua (Corbion) : « Un bon derby, de l'acharnement, une plus grande présence de notre milieu de terrain, le tout sous un excellent arbitrage. Quelques petits noms d'oiseaux auour du terrain, c'est cela aussi un derby. »
Jean-Pol Grosvarlet