La Meuse, 29/11/2001

Toujours à l'aise, les meneurs

    Le retour de Tellin dans le top 5 n'est pas vraiment une surprise.

    Les gens du village de la cloche viennent de signer un 21/21 qui les amène en 3e position. Toutefois à une longue portée de fusil des deux échappés. Le succès des gars de Freddy Laurent en terre nordiste mit du temps à se dessiner. Il est vrai que dans les perches des Orangés, un certain Lavallée sort des prestations 5 étoiles depuis plusieiurs semaines. Il a encore maintenu les siens longtemps dans le coup.

50 réalisations

    Les deux meneurs s'imposent sans problème. Si le déplacement de Tenneville à Vesqueville (très déforcé) ne fut pas une promenade de sante, la victoire fut acquise malgré tout aisément. Les artificiers tennevillois se sont heurtés à un grand Moncousin. Alain Philippe, du haut de ses béquilles, n'a rien perdu du spectacle : « Tout comme Villance, c'est du costaud. Il aurait fallu un effectif au complet pour espérer les inquiéter. Le forfait de dernière minute de Pierre Henneaux n'a rien arrangé. »

    Cette plantureuse victoire permet aux garçons de Joseph Weles d'atteindre eux aussi la barre des 50 réalisations.

    Les voisins de Sugny et Bouillon se quittent sur un nul qui laisse un goût amer à chacun tant les occasions de faire basculer la rencontre furent nombreuses. Tout avait purtant mal commencé pour les Macus réduits à 10 dès la 2e minute et menés 0-1. Leur volonté fut récompensée sur un coup d'accélération de l'inévitable Guirao.

    S'il ne voulait pas laisser filer Awenne, Arville se devait de prendre la totalité de l'enjeu. Mission accomplie par la abande à Francis Sion qui s'est créé les plus fortes opportunités avant la pause et qui cette fois n'a pas manqué le penalty qui amenait le 3-1. Raymond Godfrois, le délégué, expliquait : « Je crois que c'est mérité du fait même des occasions. Awenne a forcé le premier quart d'heure de la reprise puis s'est éteint. » Les Arvillois rejoignent les Sabotiers et gardent toutes leurs chances dans cette bagarre pour un des 5 premiers fauteuils.

    Déception chez Pierre Leclère, le porte-parole de Fays-les-Veneurs : « Villance est plus fort que nous, c'est certain mais au vu du jeu développé et des situations dangereuses, nous pouvions espérer plus. Chez eux, une demi-occasion, c'est but ; chez nous, il en faut plusieurs pour concrétiser. » Cette seconde défaite d'affilée at home risque d'hypothéquer la suite de la campagne.

    En réalisant le maximum sur ses deux prestations à la maison, Corbion recolle au ventre mou et voit à quelques encablures les maillots de Sugny et Fays. La victoire contre Poix, indiscutable, fut marquée par la prestation du jeune Pierre Poncelet dans tous les bons coups et auteur d'un superbe but.

Pas de miracle

Il ne fallait pas s'attendre à une partie de haut niveau entre Redu et Carlsbourg, les eux lanterniers. En menant 0-2, les Carlsbourgeois pensaient avoir assuré l'essentiel. Claudy Depierreux : « Après plusieurs semaines de disette, ils ont cru que plus rien ne pouvait leur arriver. Incompréhensiblement, la peur s'est installée et a tout fichu en l'air. » A la décharge du coach bouillonnais, il faut avouer que son noyau se réduit comme peau de chagrin.

ECHOS 3D

L'avis du président Etienne Goire (Haut-Fays) :

« Un très beau match, positif de notre part après un mois catastrophique. Tellin nous a dominés mais nous avons montré plus qu'en 4 semaines. » Celui du président-joueur Stéphane Maqua (Corbion) : « L'équipe se soude pati à patit : un spaghetti avait réuni les joueurs à midi, une petite mise au vert en soi. Un match bien géré et abordé avec l'envie de bien faire. »

Freddy Laurent (Tellin), la différence dans les duels :

« En gagnant presque tous les face à face, mes garçons ont mis la pression. C'est cela le foot de P3, il fallait qu'ils comprennent. » 

Un curé sportif... L'abbé Denis déssert les paroisses d'Arville et d'Awenne, il avait offert le ballon du derby, un geste apprécié qui n'a porté chance à ses ouailles aprce qu'il serait un fervent supporter d'Awenne. Les Arvillois lui pardonneront ce parti pris et lui ont déjà donné l'absolution.

A propos de Sugny-Bouillon, José Dehart :

« Correct dans les deux camps, une belle assistance, pas de geste anti-sportif et un suspense de tous les instants. La victoire pouvant chosisir son camp à tout moment. »

Jean-Pol Grosvarlet

Retour