La Meuse, 14/02/2002
Déjà quatre tickets pour le top 5 ?
Villance contraint au nul à St-Hubert lâche un peu du lest, ce dont profite Tenneville net vainqueur à Poix.
Tellin et St-Hubert prennent plus qu'une option pour une place dans le tour final. On savait que la tâche des Villançois en terre borquine ne serait pas aisée. Malgré leur armada offensive, les Jaune et Bleu n'ont inscrit qu'un tout petit but et ont pu compter sur un superbe Tichon pour sauver le point. José Roset analysait : « Chacun peut avoir des regrets. La victoire aurait pu basculer dans un camp comme dans l'autre. Nous avons dû nous accrocher dans le dernier quart d'heure. A 10 contre 11, ce n'était pas évident. » Ce nul concédé par les Verts a pour conséquence la perte du troisième fauteuil au profit de Tellin net vainqueur de Carlsbourg. Le trou se creuse entre les quatre premiers et leurs poursuivants. Un Certain Tellin vs St-Hubert attirera les regards le prochain week-end. Le vainqueur pourrait prendre une belle option pour une place sur le podium. Surtout que Tellin semble bien en jambes. Sa victoire sur le terrain de la Mohy ne souffre aucune discussion. Le vice-président local, Jean-Luc Oury en est conscient : « C'est trop costaud pour nous. Ils font très bien circuler le ballon et vous balladent dans tous les sens. » L'entraîneur tellinois, Freddy Laurent qui vient d'être opéré des ligaments croisés avait le triomphe modeste. « On ne peut nous juger sur cette prestation, l'opposition était faible. Nous sommes restés appliqués nous efforçant de bien jouer. » A Tellin, on doit regretter le départ manqué quand on voit à quelle allure on remonte dans les tablettes.
Tenneville n'a eu aucune peine a venir à bout de Poix. Jérémy Rode (4 buts) a pesé de tout son poids sur la défense adverse. Pourtant les quarante-cinq premières minutes des Tennevillois n'étaient pas dignes d'un leader. Après la savon passé par Joeph Wéles à la pause, les échanges s'accéléraient et les buts tombaient.
Sugny a tenu un bon quart d'heure face à Awenne qui semble avoir oublié le couac de Villance. La paire Vincent-Dehuy a fait sauté le verrou frontalier. Guirao et Albert ont bien tenté de secouer la machine mais en vain. José Dehart : « Nous étions trop légers et encore courts physiquement. A partir de l'ouverture u score, il fallut ramer pour revenir. Leurs contres étaient payants. »
Redu a du mal à aligner deux sorties consécutives sans défaite. Fays/Veneurs est allé s'imposer sans trop forcer au Pays du Livre. Les coups de patte d'Eddy Quoilin ont eu raison du courage des locaux qui faisaient douter les Faysans pendant un bon quart d'heure. C'est une bonne remise en jambes pour les hommes de Daniel Jacques qui semblent aller au devant d'un calendrier plus facile.
Un nul sanctionne le déplacement de Bouillon à Haut-Fays au terme d'une partie d'un faible niveau. Les Nordistes croyaient tenir le bon bout en doublant la mise juste après les citrons. Les cartes rouges de Dhamen et Laffut allaient brouiller les cartes. C'est dans les toutes dernières secondes que Denoncin arrachait le point pour les Godefroids. Le président Bouillonnais Guy Godart restait amer : « Certains chez nous croyent que c'est arrivé. Il y en a qui n'ont plus l'esprit de groupe. C'était une bien pâle prestation, indigne d'un club comme le nôtre. »
ECHOS 3D
La trêve la plus longue.
Cela fait deux mois que Corbion est privé de compétition. Depuis le 9 décembre, les Corbelots n'ont plus chaussé les crampons. Lors de la reprise, ils étaient bye et dimanche dernier, le match contre Arville était remis. Pas facile à gérer cette situation.
Retour de J.-P. Wavreille aux commandes à Redu.
Jean-Pascal Wavreille avait dirigé Redu en tant que joueur-entraîneur au cours de la saison dernière. Il avait remis son tablier de coach mais était resté comme joueur. Cette saison, il terminera comme joueur-entraîneur suite au départ de Patrick Houillon.
St-Hubert se cherche un président.
Jacquy Graftiaux, le président borquin, a décidé de passer la main en fin de saison. Il remettra son mandat. On cherche déjà un successeur mais son départ ne risque-t-il pas d'en entraîner d'autres? Une réponse dans les semaines à venir.
Jean-Pol Grosvarlet