La Meuse, 21/02/2002

A deux pour le titre ?

    On pourrait peut-être titrer « Une journée pour rien » car en tête du classement aucun changement n'est à noter. Mieux même, les deux meneurs Tenneville et Villance profitent du nul entre Tellin et St-Hubert pour creuser un peu plus l'écart. Il semble bien que le titre ne puisse échapper au duo de tête. Les Tellinois accusent 11 unités de retard et les Borquins, 12, la mission paraît impossible.

    Tenneville n'a pas fait dans la dentelle face à Sugny venu à 10 et apparamment démobilisé. L'armada offensive des Bleus s'est fait plaisir. Joseph Wéles a fait tourner son effectif. Le gardien Guében a aussi particpé à la fête en inscrivant un penalty et en évoluant dans le jeu en fin de partie.

    Pendant que les leaders s'en donnaient en coeur en joie, Villance suait sang et eau pour venir à bout de Poix devenu sa bête noire puisqu'à ce jour la bande à Jean-Marc François est la seule à avoir infligé une défaite aux jaune et bleu. Fabian Boulard et les siens avaient pourtant fait le plus dur avant les citrons. C'était sans compter sur le courage des visiteurs qui, une fois revenu à 4-3 ont fait douter leurs hôtes. Charles Dubois, le délégué local poussait un ouf de soulagement : « Nous avons ramé dans les dernières minutes. Nous les avons laissés revenir dans le parcours. Nous repensions au match aller. Ce ne fut pas du grand Villance mais l'essentiel est sauf. »

    Derrière les deux intouchables, Tellin et St-Hubert s'en retournent dos à dos. Les 45 minutes initiales étaient équilibrées et le score de parité à la pause logique. Le deuxième acte sera tout à l'avantage de St-Hubert qui se heurtera à un Benoît Hoscheit en super forme et qui finalement sauvera le point. Freddy Laurent, le mentor tellinois n'avait pas trop de regrets : « Ce fut une partie d'un bon niveau, supérieur à ce qu'on voit hanituellement. Nouis empochons un bon point surtout au vu de la prestation borquine du deuxième time. » Au pied du château, Bouillon a pris sa revanche sur Carlsbourg grâce à l'opportunisme de Nicolas Gérard. Mais il a quand même fallu attendre le penalty de fin de partie pour se rassurer définitvement. Léonard et Depierreux ayant chaque fois remis les leurs dans le course. Les Bouillonnais restent à une portée de fusil de Awenne avant de se déplacer en derby à Fays/Veneurs. Une partie importante dans l'optique du tour final d'autant que le quatuor offensif faysan Martin-Cottin-Collard-Arnould retrouve tout son punch au bon moment : « Cette deuxième victoire consécutive fait du bien. Nous voilà relancés pour réaliser l'objectif, c'est-à-dire le top 5. »

    Beaucoup de satisfactions dans les propos d'Alain Philippe après la victoire de Vesqueville face à Redu. « Tout d'abord nous abandonnons la lanterne rouge et ensuite nous ajoutons la manière avec un très bon Pierre Henneaux à la manoeuvre. Mais je ne peux retirer personne du lot. »

    La courte défaite des Corbelots à Awenne risque d'hypothéquer leur fin de saison. Eux qui ont presque joué tous leurs derniers matches à la maison. Les Frontaliers ont mené deux fois à la marque mais s'inclinent tout en fin de partie sur un coup de patte de Hautot, laissé jusque-là sur le banc pour indiscipline et qui faisait mouche à sa première touche de balle.

ECHOS 3D

Bouillon relancé.

La victoire face à Carlsbourg a relancé Bouillon dans la lutte pour le cinquième fauteuil. Jean-Pol Bauduin, le coach : « Bien sûr que nous y croyons encore, surtout quand on voit les résultats de cette journée. Certes trois clubs restent en lice pour le dernier ticket. Nous jouerons crânement notre chance. »

La lanterne change de mains.

Les rouge et blanc de Vesqueville abandonnent la lanterne rouge pour le plaisir d'Alain Philippe : « C'était le but du jeu aujourd'hui et nous comptons bien sûr ne pas la récupérer. Plusieurs garçons retrouvent la forme. C'est de bon augure. »

Les démons de Sugny ?

Les saisons précédentes, Sugny avait la fâcheuse habitude de souvent s'aligner avec un effectif réduit. Pour la première fois cette année, il n'était pas au complet. Les vieux démons ressurgiraient-ils ? Il faut espérer que non pour ne pas gâcher le bon début de campagne.

 

Jean-Pol Grosvarlet

Retour